visites pastorales   



 

 

les visites pastorales

 

Les visites pastorales relèvent de la fonction épiscopale. Régulièrement les Evêques en personne ou à défaut leurs collaborateurs immédiats (les vicaires généraux ou grands-vicaires comme on disait alors) ont à organiser ces visites.

Si aujourd’hui ces visites visent à rencontrer la communauté chrétienne et à connaître ce que vivent les divers groupes d’apostolat, sans oublier la présentation des réalités humaines, économiques et sociales du quartier ou de l'espace rural visité, jadis elles concernaient davantage le contrôle de la bonne marche de la vie paroissiale (pratiques ecclésiales, moyens cultuels, insititutions - par exemple le conseil de fabrique)

 

Parfois un questionnaire préalable demande de répondre à un ensemble de questions qui permettent d‘avoir quelque idée de la situation. Au jour de la visite, le "visiteur " rencontre les enfants du catéchisme et s’assure de leur bonne instruction religieuse. Ensuite un questionnaire très détaillé accompagne la visite des lieux : église, chapelles, sacristie, cimetière. Un relevé précis est fait de l’état des lieux (toiture, pavement, vitraux, porche etc …(tout cela est fort instructif quand on compare 2 visites assez proches, ainsi celles  de 1831 et 1841, comme nous avons pu le faire), les objets de culte et linges, les ornements liturgiques (touts est compté, l’état des vêtements indiqué).

 

Un compte-rendu de visite est ensuite dressé, prescrivant quelques modifications à apporter (mur d'enceinte au cimetière par exemple ou croix en son milieu) ou l'achat de quelque équipement cultuel.  

 

Il arrivait que dans tel ou tel lieu, l’Evêque donnait la confirmation. Cet événement est alors consigné dans les registres paroissiaux. Ainsi à La Magdelaine le 9 avril 1867, la visite  faite à cette paroisse comporte la bénédiction de l'autel et le sacrement de confimation conféré à plusieurs jeunes.

 

 

 

En 1816

Mgr Primat. La mort le surprit dans une visite pastorale le 17 octobre 1816," il fut frappé d’un apoplexie foudroyante, comme il s’était retiré dans une chambre particulière, où il priait à genoux, se préparant à la célébration des saints mystères" (i.e la messe), au cours de la confirmation qu'il allait conférer   Biographie toulousaine ou Dictionnaire historique de personages…,1823, p.207. A vrai dire, il mourut à Toulouse -  [in Philippe Wolff, histoire du diocèse de Toulouse, on donne la date du du 12 octobre; d'autres écrivent le 10 - date la plus fréquemment citée, mais une autre notice donne le 18 ...!?]. On peut dés lors comprendre qu'il fut foudroyé le 10 à Villemur  - comme le dit d'ailleurs Manières, archiviste diocésain, et mourut le 12 à Toulouse.

 

 

En 1863

-         dimanche 8 mars : station à Fronton – de là Mgr est allé à Villaudric

-         mercredi 11 mars : station à Bessières – de là Mgr est allé à Mirepoix

-         jeudi 12 mars : station à Villematier – de là Mgr est allé à La Magdelaine

-    vendredi 13 mars : station à Magnanac - de là Mgr est allé à Sayrac

-         samedi 14 mars : station à Bondigoux – de là Mgr est allé à Layrac

-         dimanche 15 mars : station à Villemur - de là Mgr est allé au Born

-         lundi 16 mars : Cepet – Gratentour.  

 

en 1897 paraît cette note [Semaine catholique de Toulouse - 1897 p 309 – visites pastorales]

Dans  sa lettre qui accompagne son itinéraire pastoral (visites), Mgr l‘archevêque donne des avis à MM les curés chez lesquels il doit venir.

Mgr arrivera dans chaque paroisse vers 17 h 30, et se se rendra directement à l’église, où il prendra la parole après que M. le curé lui aura exposé publiquement, en termes généraux, l’état moral et religieux de ses ouailles. Le lendemain sa Grandeur dira la mess à 7 h, fera la cérémonie de la confirmation à 8 h, après avoir intérrogé les enfants sur le catéchisme. Une courte allocution leur sera adressé par un prêtre du doyenné. On se rendra ensuite au cimetière s’il est voisin de l’église, et si le temps le permet. Mgr y donnera l’absoute et y parlera quelques instants. Dans le milieu de la journée Sa Grandeur visitera les écoles libres, les pauvres, les malades et les notables paroissiens. La lettre se termine par ces lignes : " désirant faire plus ample connaissance avec mon clergé  je n’accepterai l’hospitalité que dans les presbytères, et je vous prie de ne pas vous effrayer de cette décision, car je désire que vous me receviez très simplement "[NDLR, ce qui suggère qu'avant il n'en était pas ainsi, l'évêque pouvant aller souper et dormir chez quelque paroissien notable ou chatelain].

 

 


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