Villemur - ville protestante   



 

 

Villemur, ville protestante

 

Non mentionnée par Joseph Roman pour la période antérieure à 1562 dans la note complémentaire qu'il a rédigée pour la nouvelle édition de l'Histoire Générale du Languedoc.

 

Villemur n’appartient pas aux toutes premières villes touchées par la Réforme. On indique par ex un temple construit à Bressols après 1561.

C'est précisément en 1561 que le Conseil général (de la ville) commence à se préoccuper du calvinisme naissant  à Villemur et des réactions passionnées dans la population (cf Sevène p. 25). On peut penser que la situation demeure assez paisible puisque le conseil général (de la ville) accueille en janvier 1563 la demande du chapitre collégial  de Saint-Etienne de Montauban de résider à Villemur  et d'y faire le service divin dans la chapelle de Saint Roch (cf Sevène p. 29).

Villemur possède dés 1570 une Eglise réformée.

 

Après s'être saisi de Villemur le seigneur, Antoine de Latour de Reynès
fit pendre quelques catholiques. Selon la tradition, l'éxécution eu lieu
au sommet d'un coteau proche de la ville.   

 

Les registres de l’Eglise réformée de Villemur couvrent la période 1574-1625

Reyniès s’empare de Villemur en octobre 1572 ; sa prise de possession amena la domination du parti protestant à Villemur (Sevène p. 34).

Un temple est signalé à Villemur en novembre 1584

le  siège de Villemur est de 1592.

 

L’Eglise de Villemur sera privée de protecteur et de temple en 1627

Le culte réformé fut supprimé à villemur par arrêt du 28 février 1684.

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Les phénomènes font l’objet d’observations et d’analyses. Quelles explications?

On souligne (cf Jeannine Garisson, les protestants du Midi, 1559-1598, pages 69-70)

-         un pays riche

-         l’importance des bourgs : Gaillac, L’Isle, Rabastens, Villemur

-         une aire de diffusion à partir de Montauban : St Martial, le Fau, Genebrières, St Nauphary, Corbarieu, Reyniès, Verlhac, Villebrumier,  Villemur, Montbartier.

-         Villemur est une ville maîtresse, frontière avec la Quercy et le Rouergue. 

-         Dans la première partie 1574-1581, il y eut à Villemur 347 convertis, ce qui est un chiffre important sur une population estimée entre 2000 et 2500 habitants. Presque autant de femmes que d’hommes. Ainsi sur les 347 convertis on dénombre 197 hommes et 150 femmes.

Les notables ont précédé l’adhésion populaire. Des ruraux des villages voisins, une vingtaine,   s’agrégèrent à la communauté protestante de Villemur, principalement durant la première période. Les gens des campagnes villemuriennes semblent  avoir eu des appartenances aussi bien catholiques que protestantes. La  moins forte attraction protestante dans les campagnes, durant la deuxième période, peut résulter d’un suivi catholique davantage marqué.

On peut se demander si la persistance de prénoms de l'Ancien Testament que l'on retrouve chez certaines familles [ex : Isaac] n'indiquerait pas une provenance calviniste.

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Villemur appartient au colloque du Bas-Quercy.

 

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Le culte protestant eut son temple, son consistoire et son pasteur.

 

L’existence d’un temple est signalée à la date du 7 novembre 1584, dans le procés-verbal de la réunion consulaire, qui fut tenue après le prêche.

 

Un acte du 13 octobre 1607 (chez le notaire Timbal) mentionne la présence de Pierre Charles ministre de la Parole de Dieu, pasteur de l’église de Villemur

Et un autre acte du notaire Custos, du 25 juillet 1614, constate un accord intervenu dans le temple, entre les consuls et les anciens du Consistoire d’une part, et le ministre Paul Gauside pour le service de l’église réformée, aux gages annuels de 400 livres tournois et le logement.

 

Le dimanche de Pentecôte 1615 eut lieu un incident entre les 2 communautés : une procession catholique  passant près du temple causa l’interruption de la prédication du pasteur. Plaintes mutuelles. Il fut décidé qu’à l’avenir la procession se ferait soit avant soit après le prêche qui commençait à 8 h. (cf 11 février 1628)

Sources : Adrien Escudier, Histoire de Fronton et du frontonnais, tome 2, p 253-254

 

Le culte

Le culte fut établi à Villemur en 1570. Il s'y déroula de manière continue (sauf de décembre 1621 jusqu'au commencement 1624, et de 1625 à à 1627 où le culte est rétabli).

 

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le temple

A l'extêmité de la place, il y a la salle du Grail, une chapelle désaffectée. Elle servit longtemps de salle de réunions. C'est en ce lieu, nous apprend-on [M. Peyre], que s'élevait le temple protestant au XVIè siècle. A l'arrière la rue se dénomme rue du temple. voir Note ci-dessous

 

 

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édit de Nantes (1598)  article XXII

XXII. En suite de l'édit pour la réduction du sieur duc de Joyeuse, l'exercice de ladite religion ne pourra être fait en la ville de Thoulouse, faux-bourgs d'icelle, et quatre lieues à la ronde, ni plus près que sont les villes de Villemur, Carmain et l'Isle-en-Jourdain [2 mai 1598, articles secret]

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Quelques familles protestantes   

cf registres EC Villemur - 1574-1625

 

-  de 1562 à 1574 :  familles Reynes, Mestre (Villemur, Mirepoix)

-  de 1574  (commencement du registre) à 1584 (création du temple) :  familles  de la Croix (Layrac), Casse.(Mirepoix), Baudouin (Villemur), Terrancle (Varennes), Rivière (Layrac), Sabatier (Tauriac/Montvalen), Joube/Jouve (Villebrumier), Barbe (Mirepoix), Mestre (Villemur; Mirepoix ; Reyniès), Soulier (Bondigoux), Mossier (layrac), Beaumond (Mirepoix)

-  de 1584 à 1598 (édit de Nantes) :  familles Gardettes (Villemur), Prunet, Couderc, Maury (Villemur), Reynes (Layrac), Hugonenc, Busquet (Villemur), Audibert (Villebrumier), Pendaries, Brusson.        

-  de 1598 à 1625 : familles Prunet, Couderc,  Cruzel/Esquié, Chaubard (Varennes).

 

Autres familles : Fargues, Gayraud, Soulié, Clairac (Villemur), Cailhan, Bosc, Vacquié, Saint-Martin, Gay, Labouisse, Causse, Casse,

Plusieurs familles de Verhac : Moulinié, Roumaniac, Gineste, Quercy, Castela, Roques, Boyer.

 

- au moment des guerres, de l'édit de Nantes et de la position de Villemur, comme ville  habilitée à avoir le culte réformé [1598] :

- Marcel Esquié dans ses commentaires généalogiques mentionne que les Esquié étaient protestants.

- on a aussi ailleurs indiqué des Brusson (cf la chanson des blés durs).

- Michel La Trobe, de Villemur-Varennes du Pech de Moret, ascendant de Jean Joachin La Trobe, intendant aux Archives de la guerre en France (vers 1827) 

Des registres BMS protestants de Villemur sont connus pour la période 1577-1681

Les registres, dont quelques uns sont conservés aux Archives nationales, donnent pour la seule année 1577 :

  • 122 baptêmes
  • 35 mariages ou publications de bans
  • 43 actes de réception de nouveaux membres, ayant embrassé la religion réformée.

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vers 1750, on dénombre 34 familles protestantes à Villemur et dans le  consulat.  source : Georges Frèche - Toulouse  et la région Midi-Pyrénées au siècle des lumières vers 1670-1789, ed. Cujas                                                  

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quelques ministres/pasteurs de l’Eglise de Dieu à Villemur

  • Benoit ( en 1577)
  • Ardit ou Ardy (en 1591)
  • Jean Gardesy de Montauban (1597-1602)
  • Forgeau (1602-1604)
  • Paul Gauside

 

Guillaume BENOIT

1595-fev 1600

pasteur à Marvejols puis à Villemur.

Son fils Marc Antoine est pasteur à Montauban en 1603.

Marc Antoine BENOIT

BENOIT (MARC-ANTOINE), fils de Guillaume Benoit, pasteur de Marvejols, puis de Villemur. Selon Cathala-Couture, auteur d’une Histoire du Quercy, c’était un homme savant et sensé. Noue acceptons l’éloge de la part d’un écrivain qui ne saurait être suspect de partialité ; mais nous sommes obligé de relever une erreur du même historien, qui prétend que Benoît, soutenu par le parti modéré, fut élu pasteur de Montauban en 1610, malgré les efforts de Béraud, qui voulait faire nommer son fils. Les listes d’Aymon nous apprennent que Benoît remplissait dès 1603 les fonctions pastorales dans cette ville. C’est aussi en qualité de pasteur de Montauban qu’il fut député par la province du Haut-Languedoc au Synode national de Saint-Maixent, tenu en 1609. A cette époque, il était déjà en guerre ouverte avec son collègue. Béraud, à la tête des exaltés, l’avait même forcé à abandonner son église ; mais le Synode du Haut-Languedoc, assemblé à Pamiers, avait ordonné de le. Rétablir. ?éraud appela de cette décision au Synode national, et fit soutenir son appel par les sieurs de Noulens  [Nollent ?] et Vaure. Il demandait on qu’on éloignai Benoît ou qu’on lui permît de s’éloigner lui-même. Le Synode ne voulut point y consentir ; il exigea que les deux pasteurs se réconciliassent,
à défaut de quoi le prochain synode national les enverrait tous deux desservir d’autres églises. La réconciliation n’eut pas lieu. D’une humeur douce et d’un caractère paisible, Benoit s’adressa, en 16l 2, au Synode national de Privat, devant lequel il se présenta en personne, accompagné du lieutenant – criminel de Montauban, LaViale, pour le supplier d’employer son autorité à lui procurer un peu de repos. Sur le rapport des commissaires Perria, Ferrand, de  Malleret, Glatinon et Bonnet, l’assemblée décida que si, jusqu’au prochain synode provincial, Benoit n’était pas demandé unanimement par l’église de Montauban, il serait placé ailleurs. C’était le sacrifier à son impétueux collègue, et l’on n’a pas lieu de s’étonner s’il regarda cet arrêt comme peu équitable. Aussi, lorsque le Synode du Haut-Languedoc voulut l’envoyer desservir l’église d’Albias, avec les témoignages les plus honorables d’ailleurs, il refusa de quitter Montauban.
Le Synode national de Vitré, en 1617, lui ordonna en vain, ainsi qu’à Richaut, pasteur de Moissac, de se rendre au poste qui lui avait été assigné ; il fallut, pour qu’il obéît, que celui d’Alais le censurât et le suspendit comme coupable d’une rébellion manifeste contre l’ordre et lu discipline ecclésiastique. Richaud ne fut pas traité avec moins de sévérité ; mais le Synode se montra plus indulgent  envers Du Mas pasteur de VerIhac, qui ne résidait pas non plus ;  il lui accorda un mois de délai. — Parmi les capitaines qui serviront sous Saint-Michel à Montauban, nous trouvons un Benoît ; serait-ce le fils de  notre pasteur ?

La France protestante : ou, Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l’Histoire  p177-178 MM Haag, tome 2, 1847.

Paul CHARLES

1606

2° fils de Michel Charles

élu pasteur de Villemur en 1606, puis professeur de philosophie

Pierre CHARLES

décédé à Montauban le 2 mars 1651

époux de Magdelaine de Lalauze, (1608- 1646)

originaire de Montauban ; un fils nommé également Pierre mourut à Marseille.

Un acte du 13 octobre 1607 (chez Me Timbal) le mentionne comme ministre de la Parole de Dieu et pasteur de l'Eglise de Villemur.

? CHARLES

1593-1595 ;

août & sept 1606

Pasteur et ministre à Villemur en 1593

FORGEAU

1602-1604

 

Jean GARDESI ou GARDEZY

1597-1602

Fils de notaire ;  Etudes à Genève.

Pasteur à Villemur (1597- 1602)

Délégué au synode de Castres en 1599,

Il fut adjoint au Président lors du 21° synode national.

A été pasteur à Mauvesin dans l’Armagnac.

Il fut envoyé à St Jean d’Angély pour calmer la communauté, suite au changement du pasteur d’Amours.

voir article de l'Assoc. de l'Hist du Protestant. franç. 1891 p 651 [non consulté]

Paul GAUSSIDE

en 1614, un acte chez Me Custos constate un accord intervenu dans le temple entre les consuls et les anciens du Consistoire d'une part et le ministre Paul Gauside, pour le service de l'Eglise Réformée, aux gages annuels de 400 livres tournois et le logement.

 

GAUSSIES 1624

 

 

Le 15 septembre 1593 :

Jour de Colloque à Villemur

par Charles, ministre de la Parole de Dieu

ont assistés :

-         M. Estaing, ministre de Montauban,

-         M. Gardezy, ministre de Saint-Antonin,

-         M. Cazalet, ministre de Caussade,

-         M. Lafont, ministre de Bruniquel

 

Les colloques du Bas-Quercy se sont tenus à Villemur en 1596 et 1597.

 

Ephéméride

 

le 4 juillet 1587 : testament de Claire Chaubard épouse Laville fait plusieurs legs charitables, notamment à l'hôpital un fonds pour la construction du temple (ce dernier legs de 400 livres tournois).

 

le 21 septembre 1597 : Jehanne Lamnette femme à feu Léonard BIROT notaire Royal à Salvagnac a fait réparation publique pour être allé à la messe - (par devant Me Gualiouse, ministre).

 

Une délibération de d'octobre 1622 nous apprend que les ornements du culte catholique ont été cachés à Toulouse pour éviter qu'ils ne soeint dérobés par les protestants.

 

Les registres catholiques remontent à mars 1609. L'Evêque de Montauban,

le 29 août 1611, Mgr Anne de Murviel fait son entrée solennelle à Villemur  avec diverses cérémonies (confirmations, etc...).

1613, reprise régulière du culte catholique.

 

Le culte réformé sera supprimé par décret le 26 février 1684.

Lors de la révocation de l'édit de Nantes (18 octobre 1685) on signalera une soixantaine de chefs de famille qui abjurent (59 exactement, ceci est mentionné dans la délibération du du 2 septembre 1685).

 

Des villemuriens calvinistes émigrèrent : Pierre Pessonnière est à Genève en 1700 où il  rétracte son abjuration. Un vieux marchand, David Martin, logeait avec son fils pendant quelques semaines en 1688 à l'hotellerie du Sauvage à Saint-Gall; on cite encore Jacques Delprat et aussi les 3 enfants du notaire Custos. Sans doute y en eut-il d'autres encore.Car Villemur souffrit sérieusement de la Révocation. Leur départ a pu peser sur la situation économique (cf cf 1705, requête adressée au roi, afin d'obtenir la modération de la redevance qui lui était due pour l'inféodation des moulins - ) une des causes indiquées de la diminution des revenus, est  la désertion des gens de la R.P.R. qui habitaient Villemur.

 

 

Sources :

 l'Eglise réformée de Villemur, Gaston Tournier,  Bulletin de l' Association de l'Histoire du Protestantisme français, 1936, p. 26-33. 

 

 

        Le temple de Villemur 

q       Dans un premier temple, un premier local de manière provisoire 

q       le 4 juillet 1587 : testament de Claire Chaubard épouse Laville fait plusieurs legs charitables, dont un fonds pour la construction du temple (legs de 400 livres tournois  - biens situés aux Filhols).

q       En 1615, il est de coutume de faire  le prêche sous la maison commune, le premier local étant devenu trop petit.

q        Après l’Edit de Nantes, un nouvel édifice meiux approprié : le 22 juin 1602 « achat à Jean Vergner pour 500 livres par ceux de la R.P.R., de Villemur, d’une maison et jardin confrontant avec la maison appelée l’escolle qui servait pour lors de temple pour y bâtir et édifier un temple ». Ce nouvel édifice -  réalisé ou en voie de réalisation en mai 1619 -  était proche du château et des remparts.

      Un document catholique de 1627 indique : « le temple est éloigné de 36 pas de la muraille de la   ville et de la contrescarpe du château ; il y a deux petites maisons joignant le dit temple possédées par des habitants de la R.P.R., regardant la dite muraille de la ville, y ayant une petite ruelle et une petite maison après, y ayant 12 pas ou environ de la contrescarpe dudit château ».

q       Louis XIII, devenant le maître de Villemur,  s’empressa de déposséder les protestants en 1627  et de donner leur temple aux Pères minimes de Toulouse (ce que confirme un mémoire de 1651, établissement qui cédé ensuite aux capucins), mais l’exercice de la P.R. fut autorisé, et on leur accorda «  maison et lieux commodes dans la ville, pour l’exercice de leur religion ». G Tournier pense que cette promesse ne fut pas tenue, car on ne trouve pas trace de ce nouvel édifice… Communauté en butte à l’hostilité du clergé catholique et des autorités civile, le troupeau réformé diminua considérablement et fut finalement rattaché comme annexe à l’Eglise voisine de Verlhac-sur-Tescou. Rien ne subsiste du temple, sauf le souvenir de son emplacement (la rue étant celle du « temple », près de la muraille et de la contrescarpe du château ). A pentecôte 1615, les protestants célèbrent leur culte sous la halle ou maison commune [le temple trop petit les jours de fête?]

q       Sevène (p. 47 note)  écrit par ailleurs  : quel fut l’emplacement du temple ? Un plan disposé à la mairie désigne en des lieux différents 2 rues et une place du temple. Le livre terrier de 1645 mentionne aussi 2 rue du temple, mais parmi les désignations qui sont relatives aux propriétés riveraines de la rue du temple aboutissant à la rue de Grall, on trouve au folio 134 v° la mention suivante ‘’ Antoine Laval, brassier, tient maison dans la présente ville et rue du Temple, confrontant d’un côté avec le temple vieux, du dernier jardin du temple neuf’’       

Sources Gaston Tournier et Amédée  Sevène

 

 

 Les synodes des Eglises Réformées et  l'Eglise de Villemur

 

P 192 XV synode national tenu à Montauban-15 juin 1594

Sur la reconnaissance faite par M. Guillaume Benoit, qu’il a taché d’avancer son fils Marc Antoine à l’Etude des Saintes Lettres, afin qu’étant employé au ministère, il en put percevoir de la consolation, et que néanmoins à son insu, et sans son consentement, le dit Marc Antoine son fils a été employé au ministère pour l’Eglise de Marvejols, dans la province du Bas-languedoc : après avoir ouï ce que les députés ont voulu alléguer et tout ce qui a été remontré de la part du dit Marc Antoine, qui n’ a accepté le ministère du dit Marvejols, que pour un temps et sous condition que son dit père en fut content : le Synode a accordé le dit Marc Antoine à l’Eglise de Villemur unie au coloque du Bas-Quercy, pour lui servir de pasteur propre, à condition toutefois qu’il servit la dite Eglise de Marvejols l’espace de trois lois, dans lequel temps le coloque de Gévaudan, et de la Province du Bas-Languedoc est chargée de payer audit Marc Antoine, dans 6 semaines après qu’il sera de retour, en icelle, tant les arrerages qu’elle lui doit, que le Quartier courant, et à faute de ce faire ledit Benoit est en liberté de s’en venir incontinent servir soin Eglise de Villemur, et cela par l’avis et l’approbation de son coloque, suivant la Discipline ecclésiastique

 

292

synode national tenu à Gap – 1 octobre 1603

Villemur pasteur Forgeau

 

324 synode tenu à la rochelle – 1er mars 1607

Charles pasteur de l’Eglise d’Albias représenté par son fils ministre de Villemur

Objet : la résidence des pasteurs auprès de leur troupeau

Le sieur Charles le fils fera désormais sa demeure et sa résidence dans l’Eglise de Villemur. Et quant à ce qui concerne l’Eglise de Puylaurens, à laquelle il prétend avoir été donné absolument, et à l’Eglise de Villemur par prêt seulement : la Compagnie en a remis la connaissance et le jugement au Synode Provincial du Haut Languedoc et de Haute Guyenne, en attendant lequel il servira l’Eglise de Villemur

 

412

synode national tenu à Privas – XI –24 mai 1612

Sur l’appel relevé au nom de M. le maréchal de Lesdiguières, Vicomte de Villemur, de l’ordonnance du Synode provincial tenu à Revel, qui suivant l’arrêté d’un coloque précédent ordonnait que le sieur Charles, pasteur du dit Villemur y demeurerait, nonobstant l’instance faite au contraire ; la compagnie après avoir ouï le rapport des Commissaires députés pour examiner toutes leurs productions, et entendu le dit sieur Charles, avec le sieur de Belluion, gouverneur de Villemur, envoyé par ledit seigneur maréchal, adhérant aussi audit Appel, a jugé ledit sieur Charles censurable pour s’être trop mêlé d’affaires politiques, et rendu porteur vers ledit Seigneur maréchal d’un cahier d’accusation diffamatoires contre le dit Sieur Belluson et rapporté des Mémoires de la part du dit Seigneur Maréchal, contraires à son intention. De même aussi le dit sieur Belluion a été censuré, pour n’avoir pas formé ses plaintes en première instance devant le Consistoire, et ensuite au Coloque et au Synode Provincial suivant l’Ordre de la discipline, et pour avoir souffert que sa famille se soit séparée du Corps de l’Eglise de Villemur, jusqu’à aller communier dans d’autres Eglises ; et attendu le peu d’espérance que le dit sieur Charles puisse, continuer, avec repos, son ministère de la dite Eglise, elle sera pourvue d’un autre pasteur, par le prochain synode de la Province, sans que, pour ce que dessus, son ministère n’en demeure aucunement flétri, et il sera pourvu d’une autre Eglise commode. Et les dites parties ont été mutuellement réconciliées, avec promesse d’assoupir la mémoire des choses passées, et de vivre désormais en concorde fraternelle. Et ledit sieur Charles s’étant plaint des frais insupportables à son Eglise, il est enjoint à la Province d’y pourvoir charitablement.

 

Sources BNF - internet [Gallica] - Tous les synodes nationaux des Eglises reformées de France, auxquels on a joint des mandements royaux, et plusieurs lettres politiques, sur ces matières synodales, intitulées doctrine, culte, morale, discipline, cas de conscience par M. Aymon Jean, 1710

 

 

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