Villemur : des seigneurs aux vicomtes   



 

 

Villemur

des seigneurs aux vicomtes

 

Voir les pages consacrées

aux seigneurs de Villemur

à Pierre de la Voie

et à la Maison de la Voie

les différents vicomtes

 

La vicomté

Le roi Philippe V aliène, en 1319, la seigneurie de Villemur en faveur du chevalier Pierre de la Voie, neveu du pape cadurcien Jean XXII. Jacques de la Voie, dernier vicomte, sans postérité, aliène à son tour la vicomté de Villemur, en 1425, en faveur du comte Jean III – de Grailly – comte de Foix.

 

 

La guerre de Cent ans [1345-1453]

 

Le traité de Brétigny [1360] ayant cédé au roi d’Angleterre le Quercy, l’occupation anglaise n’a pas touché directement la région de Villemur, relativement épargnée. La tradition l’écrit : « la place de Villemur possède l’honneur de n’avoir jamais été prise, notamment par les Anglais », les troupes au service du roi d’Angleterre se trouvant en bordure du Quercy, à hauteur de Monclar-de-Quercy. Un maire de Villemur, le 28 août 1788, fait mémoire des dégâts subis par Villemur du fait de leur passage, et contredit par là l’affirmation antérieure. Jean Baptiste Subsol, dans une allocution retraçant les grandes heures de Villemur, par suite de la convocation des Etats-Généraux, ne donne-il pas, comme explication au peu d’archives municipales existantes :  « cette ville fut quelque temps au pouvoir des Anglais, Dans leur retraite, ils emportèrent les actes les plus précieux. […] Ce n’est pas sur une simple tradition que nous relatons ces faits. [un premier] détail que nous avons présenté est soutenu par le répertoire qu’on a donné des actes et titres déposés à la Tour de Londres, dans lequel on voit en note, des privilèges de cette ville[1] ».

 

Durant la période d’incertitude qui suit la mort de son vicomte Jean de Foix [1436], Villemur est prise par la compagnie de Rodrigo de Villendraut, comte de Ribadéo, et par son beau-frère, Gui, bâtard de Bourbon, qui se sont emparés de plusieurs lieux des environs de Toulouse en 1439 et étendent leurs déprédations dans toute la sénéchaussée. La ville n’est dégagée qu’au prix d’une transaction financière avec les deux chefs routiers, rançon de 3.000 écus d’or, aux dépens de la ville et de la sénéchaussée de Toulouse.

 

 

 

C’est dès lors la longue présence des maisons successives de Foix, d’Albret (1425-1496) : Henri de Navarre, devenu Henri IV, devient le dernier vicomte de cette lignée. Il vend en 1596 la vicomté au duc de Lesdiguières, haute figure militaire et politique, lieutenant-général, puis gouverneur du Dauphiné.

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En 1623, le roi Louis XIII rachète la vicomté qui repasse à nouveau dans le domaine royal. Mais en 1643 elle  est aliénée, avec faculté de rachat, et acquise par le chevalier Louis Ardier, seigneur de Vineuil (1643-1648) qui la revend au chevalier Bernard de Fieubet-Caumont (1658-1666).

 

Louis XIV fait retourner en 1666 la vicomté dans le domaine royal. Il en est ainsi sous le règne de Louis XV. Celui-ci, à son tour, la cède dans un contrat d’échange du 17 mai 1719 au comte de Belle-Isle. Ce dernier la garde jusqu’en 1730.

 

Les soixante dernières années précédant la Révolution voient deux aliénations. D’abord, la vente faite à Joseph Bonnier de la Mosson (1731-1744), ayant pour héritier sa femme (1745-1764)[2] qui transmet son bien à  Louis Constantin de Batz de Castelmore, fils de son second mari Louis Gabriel de Batz de Castelmore (1764-1775). La vicomté est alors vendue, en 1775, à Guy Ménoire de Beaujau, dernier seigneur de Villemur (1775-1790). Dans ces années, la seigneurie de Villemur vient agrandir les propriétés d’aristocrates fortunés, vivant à la cour et établis aussi à Montpellier, pour Bonnier de la Mosson ou à Bordeaux pour Ménoire de Beaujau.

 



[1] Camille Trégant, Histoire de Puilauron, de la baillie de Villemur à la commune de Varennes, op. cit ., p. 94 : « pour exécuter les ordres de sa Majesté, nous avons visité exactement les archives de cette ville, mais malheureusement ayant été dégradées en plusieurs occasions, ces archives se trouvent réduites à très peu de titres et documents anciens ». Il énumère parmi les causes : Villemur au pouvoir des Anglais, et le siège de Villemur.

[2] L’année 1764  meurt Constance Gabrielle Magdeleine de Monceil de Louraille, veuve  de Joseph Bonnier de la Mosson ; 1775, acquisition par Guy de Ménoire de Beaujau.


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