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VILLEMUR

photo crédit paroisse Villemur
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« Patrimoine des communes de la Haute Garonne »
M-P Flohic éditions, tome 2, 2000 |
Archives diocésaines (2008) |
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Le premier édifice construit à l’emplacement actuel est dédié à St Jean, amis jugée trop petite l’église subit des transformations. A la fin du XIV0 elle est reconstruite dans le style gothique, selon les plans de Jean Maurin. Les guerres de religion la détruisent en partie et l’évêque de Montauban dont dépend Villemur reçoit un arrêté concernant l’état de l’église de Villemur.
En 1856, le projet de construction d’une nouvelle église prése,nté par lr curé Fieuzet est adopté. Les travaux commencent, en 1857, sous la direction de l’architecte départemental Pierre Esquié. Brusson aîné chargé de la construction termine la nef et le chœur en 1856. Sous l’égide du curé Robert se termine l’aménagement de la nef et l’édification du clocher en 1875.
Le cul-de-four [voûte qui a la forme d'une moitié de coupole] de l’abside peinte par Bénézet (1835-1897) fait l’objet d’un contrat signé en mai 1862. Cette peinture murale traite
- du combat des bons anges contre les rebelles mettant en valeur St Michel,
- des scènes de la création
- le sermon sur la montagne (en dessous)
deux panneaux sur le côté, se faisant face :
- la chute du paganisme
- le triomphe de l'Evangile |
Eglise du XIX° - 1857-1859
*Bénédiction de la 1ère pierre
le 24 juin 1857
* Bénédiction de l’église
le 2 juin 1859 (Ascension) [devant être consacrée plus tard] par Mgr. Mioland qui décédera subitement le 16 juillet 1859, présents M. Roger vg, François Fieuzet, curé, Antoine Brusson maire.
* Consécration de l'église
le mardi 3 novembre 1863 par Mgr Desprez.
voir le récit de ces évènements
sur cette même page, ci-dessous. |
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paroisse |
Diocèse
civil
(au sein des Sénéchaussées) |
Diocèse ecclésiastique
avant 1803
(Evêché)
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Saint Patron |
Patronage
Possession de |
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VILLEMUR
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MONTAUBAN |
MONTAUBAN |
St Michel |
Eglise St Michel :
l'évêque de Montauban partageant la dîme avec le curé et le chapître St Etienne de Toulouse
(cf Bullet. arch. T-G 1913 p. 117)
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Ancienne
église St Jean:
[évêque de Montauban]
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paroisse |
Diocèse
Civil
(au sein des Sénéchaussées) |
Diocèse ecclésiastique
avant 1803
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Saint Patron |
Patronnage
Possession de |
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Stes ECARIETTES
Annexe de Villemur
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MONTAUBAN |
MONTAUBAN
Annexe de Villemur |
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Chapitre St Etienne Toulouse
[3/4 dîme] |
Quelques repères
concernant l'église Saint-Michel
Cette présentation historique reprend – avec quelques additions – celle qui fut éditée dans un dépliant par l’office du Tourisme de Villemur, à partir des éléments rassemblés par Marcel Peyre dans « Villemur du passé au présent. ».
Cet édifice religieux est le quatrième sanctuaire construit en ce lieu même .
La première église, dont on ne sait rien était consacrée à St jean. Devenue trop petite, elle fut transformée puis en grande partie reconstruite à la fin du XIV°' siècle et placée sous la protection de St Michel.
Jean Maurin, maître d'œuvre de cette nouvelle église était un artiste prestigieux qui fit d'importants travaux aux Jacobins de Toulouse ?
Au cours des guerres de religions, L’église eut beaucoup à souffrir. Mutilée au cours des combats saccagée par les huguenots, elle fut fermée au culte pendant plusieurs décennies.
A la renaissance du catholicisme, l’état de délabrement de l'église nécessita de nouveaux travaux qui débutèrent en 1615. Cette reconstruction fut entreprise par étapes, sans plan préalable, avec des moyens insuffisants
Un tel édifice ne pouvait défier les siècles.
En 1856 la reconstruction s'impose aussi pour une autre raison : c'est que l'église est devenue trop petite pour une paroisse en pleine expansion démographique. Cette année là, la reconstruction d'une église nouvelle à la place de l'ancienne est décidée. Le projet, cher au curé-doyen Fieuzet, curé de la paroisse depuis 1834, va enfin se réaliser.
On compte seulement sur les dons et offrandes des paroissiens pour, en un premier temps, édifier les murs extérieurs et poser la couverture.
Un nouveau local affecté provisoirement au culte est aménagé en un temps record à l’hospice St Jacques Greniers du Roy). Les services religieux sont assurés avec la même pompe par M. le curé assisté par ses trois vicaires. Le service d'ordre comprend un suisse, deux sacristains et un bedeau.
La construction de la nouvelle église commence en 1857 sous la direction de l'architecte départemental Pierre Esquié que l’on dit avoir des ascendances villemuriennes ; M. Brusson aîné entrepreneur, est chargé de la construction Malgré des moyens financiers limités, le gros oeuvre de l'édifice, en deux ans, sera en place. De mai 1857 à juillet 1859, furent construits, le chœur les murs extérieurs de la nef et le toit.
Les donateurs furent nombreux Les humbles contribuent à la construction de l'église, en journées de travail ou par des dons en nature, notamment des gerbes de blé.
En juillet 1859 fut célébrée la première messe par M. le curé Fieuzet peu de temps avant sa mort (août 1859). L'église n'étant pas encore terminée, c’est au curé Robert, son successeur, qu'incombera la charge de terminer l’édifice.
La pose des vitraux et la construction de la voûte furent les prochains travaux.
En 1862 un lustre central est installé au-dessus du chœur.
Il reste à décorer les murs du chœur. On fait appel à un peintre toulousain célèbre: Bernard Bénézet, auteur de très belles peintures murales des églises , du Taur et de St Nicolas.
Le maître autel tout de marbre et d'onyx oeuvre du sculpteur toulousain Sicardou, est mis en place en 1863. Le curé doyen et ses conseillers croient bien faire en surmontant ce maître autel d'un immense ciborium qui masque en grande partie les peintures du chœur. Furieux, le peintre Bénézet défigure les personnages à qui il avait donné les traits de certains villemuriens. Il les remplace par d'autres personnages peu flatteurs. Il faut attendre le milieu de ce siècle pour que le curé Mittou parvienne à enlever le ciborium permettant de découvrir l’œuvre de Bénézet. En 1863 l'aménagement intérieur de l'église est complété par un lambris de boiserie placé autour du chœur, il est l’œuvre d'un artisan villemurien Gourdou.
Le clocher est édifié en 1875 il reçoit la grosse cloche appelée "le souc" (le billot). C'est la pièce la plus ancienne du monument car elle provient de l'église précédente ainsi que la cloche plus petite qui aurait été refondue en 1874. Deux cloches nouvelles viennent prendre place entre ces deux ancêtres : l'une Augustine , don des fabriciens, l'autre Marquise, offerte par les fidèles. La grande cloche, baptisée Germaine sera mise en service en 1892.
M. François Mayzen, successeur de M. Mittou, réalisa l’aménagement du sanctuaire, conformément aux normes liturgiques de Vatican II (autel en fer forgé, en marbre ensuite).
Le Père Philippe Bachet, chargé de la paroisse fit restaurer l’orgue de Maurice Puget. La restauration a été effectuée par Gérard Bancells. L’instrument rénové fût inauguré le dimanche 17 février 2008 en présence de Mgr Hervé Gaschignard, évêque auxiliaire de Toulouse [nouvellement ordonné, le 6 janvier], de M. Fauré, maire de Villemur et d’élus. Mgr Gaschignard fût reçu à la mairie où lui fut remise la médaille de la ville. Un concert fut donné l’après-midi par M. Stéphane Bois. On ne peut oublier que Villemur est la patrie de M. joseph Darasse dont le fils Xavier fut un musicien, organiste et compositeur de renom. C’est Xavier Darasse qui le 18 juin 1961 avait inauguré solennellement le nouvel instrument créée pour l’église de Villemur (1960).
et Office duTourisme Villemur - CLIC
Consécration de la nouvelle église le mardi 3 novembre 1863
On nous écrit de Villemur :
Notre ville vient d’avoir une magnifique fête [NDLR 3 novembre 1863], celle de la consécration de son église. La population attendait avec impatience ce jour, que Mgr l’archevêque lui avait promis lors de sa visite pastorale [NDLR : le dimanche 15 mars 1863]. Toujours digne de sa religion et fidèle à son antique piété, cette paroisse a voulu être à la hauteur des touchantes cérémonies et des riches bénédictions qui devaient embellir son temple. Cette maison de Dieu avait été admirablement préparée par le talent de l’architecte Esquié et par le pinceau de M. Bénézet, qui ont dignement répondu aux généreux sacrifices des habitants de Villemur. On peut dire que les onctions sacrées ont trouvé des murs dignes d’elles, et que les bénédictions du Pontife sont tombées dans un sanctuaire dont la richesse ferait envie aux grandes cités. On a remarqué surtout le maître autel et les sculptures de son ciborium tout en marbre, œuvre de M. Sicardou de Toulouse. La veille de cette fête, Mgr l’archevêque fut reçu aux portes de la ville par la population tout entière et accompagnée triomphalement à l’Eglise, au milieu des chants de joie. Sa grandeur a été complimentée par M. le curé-doyen, et lui a elle-même adressé quelques paroles pleines d’à-propos.
Un grand nombre de prêtres et de laïques du voisinage s’étaient rendus à la solennité. On remarquait, parmi ces derniers, M. Gasc, conseiller d’Etat. Le sermon a été prêché par le R.P. Vert, prêtre du Sacré-Cœur de la maison de Toulouse.
Semaine catholique de Toulouse – 1863 – p. 413
Bénédiction de l'église le 2 juin 1859
2 juin 1859 - Bénédiction de l’Eglise de Villemur
L’an de grâce et le deuxième jour du mois de juin, fête de l’Ascension, notre nouvelle Eglise dont la première pierre avait été posée le jour de St Jean 1857, après la démolition totale de l’ancienne, fut reconstruite en entier, par la charité des fidèles, et par le zèle et le dévouement de M. Brusson aîné, Maire de Villemur, sur l’assise de la vieille dans l’ espace de 67 semaines de travail, sans y comprendre la saison des 2 hivers précédents. Elle se compose de 4.600 mètres cubes de maçonnerie, toute à chaux et à sable, ayant coûté 43.000 francs sauf les voûtes, le clocher et l’ornementation qui doivent se faire plus tard. L’église n’étant encore carrelée, qu’avec du mortier de béton, ne fut point consacrée, elle fut seulement bénie par Monseigneur Jean Marie Mioland assisté de M. Roger Vicaire Général et Jean François Fieuzet, curé-doyen de Villemur.
Après cette cérémonie, Mgr qui était arrivé la veille, dit la sainte messe à 8 heures, et administra le sacrement de confirmation à 180 personnes qui avaient fait en grande partie quelques jours auparavant la première communion. Monseigneur se proposait de venir consacrer plus tard notre Eglise, lorsque une mort presque subite et prématurée vint l’enlever au diocèse de Toulouse et à notre affection le 16 juillet 1859.
En foi de quoi les jour, mois et an que dessus.
5 juin 1859 : Premier baptême célébré dans la nouvelle église : Anne Pélissier
13 juin 1859 : Premier mariage célébré dans la nouvelle église : Pierre Maux et Jeanne Gay.
Bénédiction de la première pierre de la nouvelle église
24 juin 1857
24 juin 1857 - Bénédiction de la première pierre de l’église de Villemur
Bénédiction et pose de la première pierre de l’Eglise St Michel de Villemur.
L’an de grâce mil huit cent cinquante sept, et le vingt quatre du mois de juin, fête de Saint Jean Baptiste, sous le glorieux pontificat de notre Saint-Père le Pape Pie IX et sous le règne de l’empereur Napoléon III, Nous Jean François Fieuzet, curé-doyen de Villemur, diocèse, archidiaconé et archiprêtré de Toulouse, délégué par Monseigneur Jean Marie Mioland, Archevêque, à l’effet de bénit et de poser la première pierre de la nouvelle église à construire sur l’emplacement de l’ancienne qui menaçait de s’écrouler, pour nous conformer aux cérémonies prescrites en pareil cas par le rituel, avons commencé par planter la veille à l’endroit où doit être établi le maître-autel une croix de bois, tout en nous rendant en procession au lieu où devait être béni le feu de la Saint-Jean, puis le susdit jour vingt quatre juin, quatre hommes portant une plaque de marbre blanc formant un carré de 50 cm, ayant une croix gravée aux 4 angles avec cette inscription :
« bâtie en juin 1857
sous l’invocation de St Michel
Curé Jean François Fieuzet
Maire, Antoine Brusson »
Accompagnés des Autorités de la ville, des membres composant le Conseil Municipal et le Conseil de Fabrique, nous sommes partis processionnellement à 9 heures du matin de l’église provisoire pour nous rendre devant la croix de bois plantée le jour précédent. Là, après avoirt chanté le psaume quam dilecta tabernacula …avoir jeté de l’eau bénite sur le lieu où la croix était placée et chanté l’oraison pour bénir l’emplacement choisi pour la construction de la nouvelle église, nous nous sommes rendus aux fondations creusées pour le clocher, nous avons béni la susdite plaque de marbre, devant servir de première pierre et nous l’avons placé au milieu des dites fondations en y déposant une médaille de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge, une pièce de Cinq francs à l’effigie de Napoléon III, de deux francs, d’un franc, de cinquante centimes, de vingt, de dix, de cinq, de deux, et d’un centime, recouvrant le tout d’une autre pierre d’égale dimension.
Ensuite, nous avons béni les fondations ouvertes en les aspergeant d’eau bénite, pendant qu’on chantait en chœur le psaume 85 fundamenta ejus…l’aspersion terminée, nous nous sommes rendus devant la croix où nous avons chanté les versets, répons et oraisons marqués dans le rituel.
Lecture faite, séance tenante, du présent procès-verbal, les autorités et autres membres ci-dessus désignées l’ont signé avec nous et nos vicaires. Après nous sommes rentrés dans le même ordre dans notre église provisoire en chantant le Te deum.
Fait à Villemur,les jour, mois, an que dessus.
Brusson, maire (en tout une cinquantaine de signatures – dont le curé du Born)
Un orgue à Villemur au XVI°
1556 vit un orgue trouver place dans l’église de Villemur.
C’est un événement marquant dans l’histoire de la cité.
Il témoigne d’une approche nouvelle de la liturgie et de la musique sacrée,
comme aussi d’une manière dont la ville de Villemur se considère et se met en scène
dans un espace « culturel » nouveau par rapport aux autres villes de la région toulousaine, albigeoise ou montalbanaise.
Orgue de Villemur
1556 en le 8 juillet André de la Costure compositeur d’orgues à Galan ?? en Comenge a confessé avoir passé marché en commande sur serment avec monsieur Vaissié consul-connu et Simon Godinelle rendu de la ville de Villemur au diocèse de Montauban …jurant et arguant de leur jeu bien en discours et payant dans 6 semaines prochaines venant la trompe que concerne - premièrement 3 portenom pour le bon jeux des flûtes en leurs orgues de l’eglise de Villemur aménagée, requierent : plus ? fer au jeu de timbales d’étain et l’orbe souscelle de tout orgue en nature d’accord aucun prix si le besoin en est possible - en le couvert leur tournerons plus haut 2 leviers en dessus 7/12 ?? pour nettoyage et réparations – si ordre boucherons ? ? 28 d’étain et 18 de plomb pour faire es jeux de timbale et régler ?? les anches plus que moins mauvais sur orgue et elles auront ? taille en réduction 12 ou 10 seulement et le reste payerons comme continuera le besoin coupelles et échassier par Albert dans les 6 semaines, ce jour le frère Pierre … faisons,
….Despumette de Este demeurant à Borbone (houlborne) de Sougre à Carbonne,
Lev de La Costure, Pierre et Mathurin Cosin de Villemur et Johan Rabineau etc
Sources : relevé d’un chercheur, AD Haute-Garonne – copie aimablement communiquée par M. Sengès
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Correspondance au sujet de l'église
29 décembre 1856
Fieuzet, curé de Villemur.
16 février 1857
17 mai 1859, lettre de la préfecture, reconstruction de l’église, demande de secours,à Mgr.l’Archevêque.
Monseigneur,
J’ai l’honneur de vous transmettre ci-joint le dossier d’une demande formée de la commune de Villemur dans le but d’obtenir un secours de 24384 fr. destiné à couvrir avec d’autres ressources à la dépense des travaux de reconstruction de son Eglise paroissiale.
Je prie votre grandeur de vouloir bien examiner cette demande et de me renvoyer le dossier le plutôt possible avec son avis sur le secours demandé.
Veuillez agréer
31 juillet 1862, Préfecture de la HG 2° division – secrétariat Général à Mgr l’archevêque concernant la demande de la fabrique d’autorisation d’aliéner une rente de 111 fr sur l’Etat et d’en employer le capital au paiement de la soulte due au trésor à raison de la conversion et à la dépense des travaux projetés à l’église
Note dépêche transmise à M. le curé le 4 septembre 1862
17 octobre 1862, Préfecture de la HG 2° division – secrétariat Général à Mgr l’archevêque concernant la demande de la fabrique d’autorisation d’aliéner une rente de 111 fr sur l’Etat et d’en employer le capital au paiement de la soulte due au trésor à raison de la conversion et à la dépense des travaux projetés à l’église
Note – écrit à M. le curé le 20 octobre 1862
11 mars 1863, Préfecture de la HG 2° division à Mgr l’archevêque
L’emploi du produit de la vente de cette rente Melle de Vacquié partie remboursement de la soulte due au trésor à raison de la conversion d’autre rente et le surplus au paiement des travaux effectués à cette église
7 décembre 1863 – le Curé Robert à Monseigneur
J’ai l’honneur d’envoyer à Votre Grandeur les titres des vicaires Collion er Sabatié et de la prier de proroger leur pouvoir. J’ai l’honneur de solliciter de votre grandeur l’autorisation d’ériger dans mon église le chemin de croix, déjà existant au cas qu’il ait perdu sa bénédiction par la démolition de l’ancienne église dans laquelle il était établi ;
L’autorisation d’ériger dans la chapelle de la congrégation des filles de Villemur le chemin de croix afin que ces filles puissent gagner les indulgences qui y sont attachées, lorsqu’elles pratiqueront l’exercice du chemin de croix dans leur chapelle
Daignez agréer.
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1382
Dans les registres de Me Bertrand de Cans de Toulouse [découvert par Jean Contrasty]
Le 18 aout 1382 Jean Maurin s’obligeait vis-à-vis de Pierre Mélet, prêtre demeurant à Toulouse, originaire de Villemur, à construire jusqu’à complet achèvement le chevet de l’Eglise Saint Michel, conformément au plan d’une église dédiée à St Jean, érigée en ce même lieu. IL était stipulé que le nouvel édifice serait plus large de demi brasse et plus élevé en proposition. Pierre Mélet fournit ciment, charpente, cintres, ferrures, plomb, pierres gafonnières pour le scellement des gonds et la clef du ciborium (ici notre Lestrade, il s’agit du point central du chevet où viennent se grouper les arcs de la voûte). Il ferait aiguiser les outils et ferait creuser les fondements, mais ceci sous l’expresse surveillance du maître d’œuvres. Un immeuble avec 2 lits serait tenu à la disposition de J. Maurin et de ses serviteurs. Pierre Mélet restait chargé d’ approvisionner d’eau les constructeurs pour fabriquer le mortier et ‘’éteindre la chaux’’. Le sanctuaire achevé on devait dresser trois autels de brique. Délai accordé, un an à partir de la Toussaint prochaine. Prix : 300 fr d’or payables, 100 fr immédiatement, 100 fr dés que la maçonnerie atteindrait l’emplacement réservé aux chapiteaux, 100 fr dés que se dessineraient les ogives de la voûte. Sauf les ‘’pierres gaffonnières’’ pour scellements, l’entière construction admettait la seule brique plane, à la voûte comme aux murs. Pour ce motif le 29 août 1382, Jacques Bonaud et Jacques Dupuy promettaient à J. Maurin 8.000 briques au pris de 28 florins d’or, aussitôt payés, avec engagements de fournir en temps opportun, le reste des briques nécessaires.
Présentation par Jean Lestrade de deux artistes toulousains du XIV°: les frères Jacques et Jean Maurin
Revue Historique de Toulouse janvier 1922, p. 10 (Lestrade) et actes en lation produits par Contrasty p.17-18.
L’église de Villemur a fait l’objet d’une publication d’une brochure
« Les églises de Villemur sur Tarn »
éditée par l’Association des Amis de Villemur Historique, 2007
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