VILLEMATIER   



 

 

VILLEMATIER

 

 

               

                         photo crédit paroisse Villemur

 paroisse

Diocèse

 civil

(au sein des Sénéchaussées)

Diocèse ecclésiastique

avant 1803

 

Saint Patron

Patronage

Possession de

VILLEMATIER

 

TOULOUSE

TOULOUSE

Annexe de Bondigoux du dioc de Montauban

Descuret en 1784

 St Pierre

aux liens

Le chapitre de l’abbaye Moissac

[1/2 dîme]

 

Villematier est commune depuis juillet 1907. Ses habitants sont les villematiérains.

Villematier a appartenu de manière constante au diocèse de Toulouse

L’église est sous la titulature de saint Pierre-ès-liens selon l’écriture ancienne [ou saint-Pierre aux-liens, on écartera la lecture rencontrée saint Pierre des liens (1er août)

On rencontre comme dénominations  : Vilamater (vers 1160), Villamaterio vers 1317 ; 1538 : Rector ecclesie Sancti-Petri, de Villamaterio.

L’étymologie renvoie à  Villa et nom d’un propriétaire « Mathier »

La dîme appartient au  chapitre de l’abbaye de Moissac [1/2 dîme] et au  curé [1/2]

Le droit de nomination à  la cure est à l’évêque  de Montauban et au chapitre de Moissac.

Le seigneur temporel est le Vicomte de Villemur, et le co-seigneur, M. le marquis de Buisson d’Aussonne.

Villematier appartenait au consulat de Villemur, puis à la commune de Villemur jusqu'en 1907.

 

On relève comme co-seigneur, Buisson, marquis d’Aussonne [1742]. Le premier à porter le titre de seigneur de Raygades est Guillaume, fils de Jean-Jacques, né en 1597, seigneur de Raygades et de Lasalle. Jacques du Buisson, déjà décédé lors du mariage de sa fille en 1694, est désigné comme chevalier, marquis d'Aussonne, seigneur de Raygades, aussi conseiller du Roi en ses Conseils, premier président en la Cour des Aydes, ayant épousé Catherine de Raynaldy. Il a pour frères Mathieu-François, prêtre, chanoine du chapitre métropolitain et grand chantre, puis président de la Cour des Aydes à Montauban. Autre François-Mathieu, fils de Jacques et de Catherine de Raynaldi, est lauréat en 1684 des jeux floraux, et, plus tard, élu mainteneur ; ses filles sont ainsi désignées : Charlotte-Françoise, dite Mlle de Raygades, Aimée-Irénée dite Mlle de Sayrac. François-Mathieu Buisson, chevalier, marquis d'Aussonne, seigneur de la Salle, de Raygades, de Sévérac, de Villematier et autres places, dénombre ses biens le 9 avril 1742. A la Révolution, Henri Martin  dans les Documents relatifs à la vente des biens nationaux [op.cit., p. 187] mentionne la propriété de Bois-dessus, située au-dessus de Raygades, d’une superficie de 60 arpents de terre [35 ha], estimée 22.000 livres, venant s’ajouter aux biens d’Aussonne, Seilh et Cornebarrieu.

 

 

Des traces d’occupation ancienne, gallo-romaine, ont fait l’objet de relevés archéologiques sur deux sites, entre Albouy et Port Haut  d’une part et à Castelfort d’autre part. Il faut ajouter le site de Sagnes.

 

 

1 -  possession de l’abbaye de Moissac au XIe siècle

 

L’église Saint-Pierre de Villematier entre dans le patrimoine de l’abbaye de Moissac en 1073, reçue par Hunaud, successeur de Durand : « Donation faite par Atto Mardus du consentement de ses enfants et neveux et d’Isarn Evêque de Toulouse à saint Pierre apôtre et aux couvents de Cluny, et de Moissac de l’église fondée à l’honneur de saint Pierre, et située en l’Evêché de Toulouse, et des droits ecclésiastiques que Seidonia Dame de Saint Rustice tenait du dit Atto » - ou  plus exactement At Inard. 

Ecclesia  de Vilamater apparaît pour la première fois dans la liste des paroisses constituant

l’archidiaconé de Villelongue donnée par le cartulaire de Saint-Sernin, liste que l’on situe entre 1156 et 1167.  

 L’abbé Salvan écrit  : « un seigneur du pays, toulousain,  nommé Auttemart céda  à l'abbaye de Moissac, et à Hunaud qui en était abbé, le lieu et l'église de Saint-Pierre de Villematier situés dans le Toulousain. Izarn confirma cette donation ». 

 

Villematier devient annexe de Bondigoux au XIIIe siècle  

Le saisimentum de 1271 ne mentionne pas Villematier parmi les territoires du baillage de Villemur.

 

La bulle de Clément IV, donnée à Pérouse, en  décembre 1266 est « adressée à l’Abbé du couvent de Moissac, par laquelle du fait de la modicité des revenus de la cellérerie, infirmerie, chantrerie et hôtellerie du couvent de Moissac, l’abbé avait uni à ces offices [diverses] églises dont celle de Villematier du diocèse de Toulouse, dépendante du monastère, il confirme ladite union ».

 

Le prieuré

La première occurrence du prieuré de Villematier qui nous soit connue, date de 1295. Le prieuré, considère-t-on, a été créé après 1240. Il est, semble-t-il, dans un premier temps uni à celui de Lobaressés, puis attaché en 1240 à l’hospitalier de Moissac.

En 1330, le prieuré de Villematier est temporairement distrait des revenus de Moissac. Il est donné le 25 juillet 1330 à Foulque de Laury, moine de Cluny.

L’abbé de Moissac, Aymeric, unit le 2 juin 1378 le prieuré de Villematier à la cellérerie.

Nicole de Peña, pour la période 1295-1334, nous donne une liste de prieurs de Villematier:  Raymond B. (1295), Gilabert de Puylaurens (1324-1330), Foulque de Laury, moine de Cluny (1330), Pons Peitavin (1331).

 

Le 6 novembre 1420, l’abbé et le chapitre de Moissac, en chapitre général, unissent à l’office de l’hospitalier le prieuré de Villematier.

Le 12 juin 1445, a lieu la fulmination d’une bulle du pape Eugène IV par l’official de Toulouse ; son procès-verbal fait mention de l’union de l’église de Villematier aux offices de l’abbaye.

 

Le Pouillé du diocèse de Toulouse de 1538 présente ainsi la situation de la paroisse de Villematier :  « Le recteur de l'église Saint-Pierre, du lieu de Villematier. - C'est l'annexe de l'église Saint-Pierre, du lieu de Bondigoux, laquelle est l'église paroissiale principale, située au-delà du fleuve du Tarn, dans le diocèse de Montauban. - Il a les cas - Guillaume Faure, de la ville d'Angoulême, nouveau recteur, a des Lettres de non résidence et des lettres de régence pour Henri Guiollas et Jean Constans, prêtres, vicaires ».

  

Le chapitre de Moissac percevait la moitié des fruits décimaux. La moitié des charges du sanctuaire et de la sacristie de l’église incombait à la communauté, l’autre moitié était à la charge du chapitre de Moissac. En 1601, un arrentement des fruits décimaux du prieuré de Villematier est fait par frère Barast de Saux, religieux hospitalier du monastère de Moissac à Jehan Mathieu et Michel Andrieu de Buzet.

 

 

2 - Après les guerres civiles et religieuses

C’est seulement au temps des guerres civiles et religieuses que nous recueillons à nouveau quelques informations. L’église a été brûlée en 1570 [Elle fait partie des 45 églises et chapelles du diocèse de Toulouse, brûlées ; 37 avaient été détruites, 23 en ruine]. Elle est encore dévastée en 1580 lors d’incursions ruineuses. Au début du XVIIe siècle, il est toujours fait mention du prieuré de Villematier.

 

3 - A  la Révolution

L’inventaire des biens nationaux hors les terrains de l’ancienne église de Sainte-Escariette ne mentionne pas de bien particulier de provenance  ecclésiastique sur Villematier. Les revenus sont comptabilisés avec ceux de Bondigoux. Quant à la métairie  la « ritourio » elle appartient à l’église de Villemur ; elle est évaluée 14.000 livres. Par contre, il est fait mention des biens des nobles : le domaine de Castelfort appartenant aux Dufaur-Bérat, de 99 arpents [58 ha], évaluées 31.400 livres, les Constances, aux Vacquié de 95 arpents [55 ha], et la métairie de Bois-dessus appartenant aux Buisson d’Aussonne de 60 arpents [35 ha], évaluée 22.000 livres. 

 

A la suite de la démolition des clochers, les matériaux des clochers sont  vendus aux enchères  Le 30 mai 1794 [11 prairial an II], il est décidé que les  tuiles et débris provenant  des pointes des divers  clochers qui ont été abattus seront vendus aux enchères, cela a lieu le 15 prairial an II [3 juin 1794]. Ceux de Villematier sont acquis par Pendaries pour  33 livres.

 

Les  chapelles privées doivent être démolies. Ainsi, le citoyen Pie est-il sommé de démolir la chapelle de sa demeure.

 

 

Saint Pierre-ès-liens  [1818] ou Saint-Pierre-aux-liens [1841], fête 1er  août  

Cette appellation « aux liens » fait mémoire l’apôtre Pierre à un moment particulier de sa vie : il est prisonnier en l’an 43 à Jérusalem, chargé de chaînes. Un ange, dans la nuit qui précédait son exécution le réveille et le délivre, les chaînes tombant de ses mains et de ses pieds, et  le conduit au-dehors  de la ville [Actes 12,6-11].

La date du 1er août commémore la consécration au Ve siècle de la basilique romaine où l’on vénère les chaînes de saint Pierre.

 

 4 - XIXe siècle

La revendication municipale

Villematier se constitue en municipalité en 1790, faisant retour à la commune de Villemur  à la fin de l’année 1790. Entre 1802 [an X] et 1804 [an XII], Villematier est à nouveau compté parmi les municipalités.

En 1812, un projet de division de la commune de Villemur se propose de créer quatre municipalités dont celle de Villematier, composée de Villematier (509 habitants), La Magdelaine, Sayrac, l’ensemble comprenant 988 habitants.

En décembre 1853 une demande de Villematier d’être distraite de Villemur, pour sa seule section, est faite à l’Empereur ; demande reformulée avec la Magdelaine en décembre 1856. Villematier refait sa demande, le 26 septembre 1876, pour elle seule à nouveau, d’être érigée en commune séparée, transmise au Préfet en 1877. Le 1er avril, la commission syndicale élue imprime son avis.  Mais il faudra attendre la loi du 22 juillet 1907 pour que la commune soit érigée.

 

Le tragique événement de 1888

Un événement dramatique ayant fortement ému la paroisse de Villematier se produit : « A l’église, au moment où on faisait le chemin de la croix, un homme de vingt et un ans lança du haut de la tribune, au milieu des assistants, une sorte de bombe contenant une trentaine de cartouches. Plusieurs personnes furent légèrement blessées et tout le monde s’enfuit. L’auteur de l’accident a été arrêté par la gendarmerie de Villemur, mais avec peine, parce qu’il présentait un revolver chargé. On croit qu’il agissait sous l’influence d’un accès de folie ».

 

 Au XXe siècle

L’abbé Touzel organise à Villematier une mission paroissiale en 1954. Un petit oratoire dédié à Marie, est construit pour commémorer cette mission en bordure du chemin du presbytère, sur le coté sud-ouest de l’église ; une plaque porte cette inscription : « Pax, Mission 1954, Caritas ».

Des restaurations sont faites à l’église, les murs sont repeints en bleu ciel, la chaire enlevée, les places des statues redistribuées.

 

Familles et patronymes de Villematier

- Dufaur dit Bérat, propriétaire du domaine de Castelfort à Villematier, comme « premier  page du Roi », ayant des biens à Montjoire (le domaine du Colombier), les châteaux de Bérat et de Capens et leurs métairies, le moulin de Marquefave et le manoir et métairie de « Mondomin » à Poucharramet. On peut identifier le comte Vital François Théodore Dufaur-Coarraze, baron de Bérat, ancien page de Louis XVI, lieutenant colonel en retraite (1871-1852).

- M. Gabriel Chapelon-Grasset, né à Villemur en 1848 et décédé en 1885, sorézien (1859-1864), poète, propriétaire du château de Peyraux Villemur, mobile en 1870, conseiller général du canton de Villemur de 1877 à 1885.  La famille Chapelon possède une chapelle domestique aux Peyraux (1852).

- Parmi les noms de familles de Villematier on relève :  Bonnadieu, Bétirac, Bosc, Constans, Emboulas, Esculié, Gay, Malpelat, Ramondou, Roumagnac, Santoul, Sudrié, Vacquié, Viguier.

 

 

L’ÉGLISE SAINT-PIERRE-AUX-LIENS

 

 

 

 

1 – Une première église attestée au XIe siècle

L’église Saint-Pierre de Villematier entré dans le patrimoine de l’abbaye de Moissac en 1073.

 

2 - Au XVIIe siècle

Nous ne retrouvons l’église de Villematier qu’après les guerres civiles et religieuses, l’église ayant été brûlée et dévastée.

L’église actuelle a été rebâtie après les guerres civiles et religieuses en 1616 selon l’acte passé chez Me Pendaries le 13 novembre 1616 : " depuis quelques jours, les maitres-maçons qu'ont ont entrepris les murailles de l'église, ont commencé de travailler et désirent travailler jusqu'à la fin de la besogne" [ 3E 21766 f° 204]. 

 

Travaux du XVIIIe siècle

En 1731 des réparations sont à réaliser par  Bertrand Darasse et Antoine Constans ; l’année suivante elles restent à faire. A la suite de l’effondrement en partie du toit en 1738, l’église se trouvant dés lors à découvert, des travaux sont faits au début de l’année 1739 au toit de la nef de l’église.

 

En 1742, le  procès-verbal de la visite pastorale apporte des précisions sur l’église alors : la nef est assez grande pour contenir les paroissiens., elle n’est pas voûtée, mais bien couverte, elle n’est pas plafonnée, Il n’y a ni obit, ni fondation, ni confrérie ; le cimetière est en état et bien fermé, le clocher manque de quelque réparation.

 

En 1787 il est question de reconstruire le clocher  - 1200 tuiles sont prévues pour cela. Le devis des travaux à effectuer cette année-ci mentionne un bénitier en pierre de montagne couleur grise d’une valeur de 30 livres.

 

Après la Révolution  

Un état et devis estimatif des  réparations à faire à l’église succursale de Villematier  est dressé  en exécution de l’arrêté du Préfet du départ du 12 germinal an XI [2 avril 1803] :

« rétablir le clocher demande 1200 briques, la croix de fer 10 fr., une cloche 250 fr., pour le plancher du sanctuaire il faut deux pièces appelée lambourdes en bois de sapin ayant 4 cannes de longueur chacune sur 9 à 10 pouces de hauteur et 8 pouces  d’épaisseur. 

Chapelle Notre-Dame : réparation du plafond en se servant de plancher du sanctuaire et de celle qui sont au plafond. Plus pour la réparation du toit de l’église il faut quatre chevrons de 4 cannes de long. Pour  arme une fenêtre de l’église il faut 3 barres de fer. Plus il faut faire une petite fenêtre à la sacristie qui a 2 pieds de largeur sur 3 de hauteur, laquelle fenêtre doit être armée de 3 barres de fer longueur de 3 pieds 4  pouces. Plus pour réparer l’anneau de la porte du cimetière. Plus pour refaire un paillebart du cimetière de 30 toises de long sur une toise de long puis au fondement, montant avec la paille et la bruyère. Total 850 fr. 5 centimes ».

En mars 1811, le plafond de l’église, comme aussi de la chapelle Notre-Dame, est refait à neuf.

 

     

     réparations de 1818, d'après plan ADHG

 

Des travaux au XIXe  siècle

- le clocher en 1818

l'église agrandie en 1851-1852 sur le coté nord

- avec de nouveaux aménagements en 1860.

 

Travaux de 1818

En 1818, la reconstruction du sanctuaire et du clocher font l’objet d’un devis.Il était noté : « le mur principal de la clôture de ladite église sur lequel reposait le clocher qui, fut démoli pendant la Révolution, menace une ruine très prochaine, ayant décliné très sensiblement de son aplomb ».  En avril le conseil de fabrique réitère sa demande, à savoir : la réparation du mur, la construction du clocher, l’achat d’une cloche. Un plan et un devis de François Constans est du  20 et 30 mai 1818. Le projet comprend notamment 4.000 tuiles et une croix de fer de 1,5 m. la  hauteur est de 7 m et la largeur de 4 m, l’épaisseur étant de 77 cm « à prendre sur le toit de l’église  jusqu’à la hauteur du cordon où est placée ladite flèche qui sera réduite de 55 cm  jusqu’en son entière hauteur, au dessus, une croix de 1,50 m. Il sera orné de trois ouvertures » . Le plan des travaux de 1818, outre le clocher, comprend la sacristie, mais non les chapelles, construites plus tard.

Le même devis comprend aussi un piédestal et une croix en bois de chêne au milieu du cimetière. Alors on entrait dans l’église, en traversant le cimetière.

 

En 1840 le curé va faire clôturer le cimetière sans trop se soucier de l’accord municipal, avant que l’ouverture envisagée au milieu du mur comprenant le clocher ne soit décidée, ce qui permettrait alors de séparer l’église du cimetière. En fait c’est par le côté droit que l’on entrera dans l’église, comme antérieurement, mais sans plus devoir traverser le cimetière comme cela se faisait jusqu’alors. La raison donnée réside dans la mise en conformité avec les statuts synodaux, les cimetières ne devant plus servir de lieu de passage. 

 

En 1846, la fabrique de l’église de Villematier est autorisée à construire à ses frais et joignant l’église, au nord « les fonts baptismaux, et l’emplacement des chaises », un escalier d’accès au clocher étant prévu.

 

Travaux de 1852

Il  y est aussi question de l’agrandissement de l’église. La délibération du Conseil de fabrique du 10 juillet 1851 mentionnant, outre la toiture, le plafond, la partie du mur du cimetière et la partie du mur de la sacristie,  que « l’agrandissement de l’église a été reconnue à l’unanimité ». Quant au devis estimatif, il est du 30 avril 1850.

Ces réparations sont entreprises en 1852, notamment le remaniement de la toiture, le plafond du chœur - démoli et refait à neuf, et aussi une partie de la sacristie. Ces travaux doivent être exécutés par Arnaud Brusson, entrepreneur en Travaux publics, convenus le 8 mai 1852. Cette désignation est remise en question pour être à nouveau confirmée, conformément aux modalités prescrites, faisant l’objet d’un nouvel engagement, lors de la nouvelle soumission du 12 octobre 1852, en conformité avec le devis initial de 958 fr. du 14 septembre 1850.

Le clocher est remanié lors des réparation effectuées sur l’ensemble du bâtiment. Le mur porteur du clocher est entièrement en briques pour plus de solidité, alors que ceux de la nef ont à la base un mélange de galets et de briques très souvent utilisé dans la région.

 

Le 5 septembre 1852,  le nouveau curé se plaint que « les murs sont à 2 m d’élévation et qu’il n’a aucune ressource » 

 

Le curé Donnadieu poursuivra les travaux d’agrandissement et en avancera les sommes nécessaires. Dans une lettre du Conseil de fabrique, il est dit : «  le bâtiment de l’église est beaucoup trop petit […] M. le curé a fait personnellement l’acquisition d’un terrain adjacent à l’église tout le long du sanctuaire et qu’il offre d’abandonner pour l’agrandissement de l’édifice tout à fait indispensable pour ne pas exposer une partie des fidèles à être privés d’assister aux offices divins ».

Le curé écrit le 5 janvier 1859 : « les principales réparations sont terminées, tout le mobilier de l’église est  remis à neuf, mon successeur n’aura qu’une seule chose à faire de l’église, c’est une voûte ». En 1859 sont  aussi mentionnés des travaux  effectués par le curé Donnadieu à la chapelle de la  Sainte Vierge. 

 

Travaux de 1860

Le nouveau curé Jean Guillaume Tissier, dés son arrivée, le 10 décembre 1859, demande et entreprend  une série de travaux, au  long de 1860 : la construction d’une tribune, l’installation d’un plafond ; derrière l’autre, il fait faire une grande ouverture pour y mettre des vitraux comme aux autre fenêtres, il a fait aussi placer d’autres vitraux. C’est aussi la mise en place de trois cloches : « J’ai acheté 1.500 fr. de cloches ; j’ai vendu les vieilles 800 fr. ». 

 

Le Conseil de fabrique, en  août 1868, envisage « d’exhausser les murs trop bas de l’église, où l’on suffoque en été », de réparer le plafond de l’église  qui tombe en ruine  et de reconstruire la tribune. Mais la municipalité, «  vu  le mauvais état de ses finances, se contente d’émettre le vœu que le département ou l’Etat vienne en faveur de ladite paroisse » . Cette demande  est sans suite. 

Dans une lettre au Préfet, en 1877, les habitants de Villematier attirent son attention  sur le mauvais état de l’église. Celle-ci demanderait de grandes réparations. Ils parlent « d’église délabrée, véritable danger pour les fidèles ».

 

En 1881, de nouveaux travaux sont à réaliser à l’église: la poutre du plafond est vermoulue. La réparation est jugée urgente et doit être effectuée le plus tôt possible. En fait les dégâts sont plus importants que prévu : il y a nécessité de démolir une plus grande étendue du plafond. Cependant, rien n’est réglé, puisque quatre ans après, le plafond doit être refait à neuf sur une surface de 123 m². En mai 1885, on est toujours au même point. Les travaux  vont, en fait, concerner la toiture, charpente et plafond.

 

L’église est orientée [est]

Les mesures dans  œuvre sont en longueur :   24,68 m, largeur : 7m, 03 m, hauteur :  6,14 m.

 

                                               

Art campanaire

En 1831 et 1841, lors des visites pastorales, on ne  relève une seule cloche.

Une cloche est donnée en 1852 par la famille Chapelon 

Trois cloches sont mises en 1860, les  ‘anciennes’ cloches étant vendues.

En 1849, des travaux sont engagés pour créer une tribune.

Des travaux sont projetés en 1850. Les plan et devis établis gracieusement par Brusson jeune, paroissien de Villematier (Sagnes)..

 

Bibliographie

-Evariste Andurandy,  Inventaire ou répertoire général des actes titres documents et des archives du vénérable chapitre de Saint-Pierre de la Ville de Moissac diocèse de Cahors, tome 1er, Moissac,1730 [Mairie de Moissac]

-Chantal Fraïsse,  Moissac, Histoire d’une abbaye,  éditions La Louve, 2006,

-Lafont,  monographie de Villematier (des instituteurs) ADHG -  Br 4°585

-Adrien Lagrèze-Fossat,   Etudes historiques sur Moissac, 1872, réed. 1993-1994

Treignac, 4 vol. Paris, réédition, 1994.

-Axel Mussigbrod, Die Abtei Moissac – 1050-1150, München,

-Aymery de Peyrac, [abbé de Moissac de 1377 à 1406], Chronique des abbés de Moissac, éditée, traduite et commentée par Régis de la Haye, Moissac, Katholieke universiteit Nijmegen,  Masstricht, 1994,

-Christian Teysseyre, AREC, Eglises et chapelles du canton de Villemur-sur-Tarn, Portet-sur-Garonne, 2011


 

Les filles de la croix de Saint-André, installées à Colomiers en 1836 par Mgr d’Astros, s’installeront à Villematier entre 1849 et 1851

L’église de Villematier au XIX°

 

L’église est en construction quand arrive l’abbé Etienne-Jean Simon Donnadieu en 1852

Il poursuit les travaux et en avance les sommes nécessaires. Il quitte la paroisse le 15 août 1859

 « dans le cas où je quitterai Villematier, je laisse l’église dans un état de décence et de propreté, les principales réparations son terminées, tout le mobilier de l’église est remis à neuf, mon successeur n’aura qu’une seule chose à faire de l’église, c’est une voûte » écrit-il le 5 janvier 1859.

 

Il a établi une congrégation des fille de la Croix de Saint-André. Sœur Zénon en sera la supérieure en 1860. La communauté a un fermier.

_______________________

 

Son successeur l’abbé Jean Guillaume Tissier, curé de Villematier en 1859

-  fait construire une tribune, 280 fr. payée le 22 avril [1860 ?]

-  fait mettre le plafond, 260 fr payé le 1er mai 1860. 

-  fait ériger un chemin de croix (demande du 10 décembre 1859),  acheté 150 fr ; payé le 15 avril à M. Lacavalerie, Rue de la Pomme.   

- fait mettre des vitraux -  Les vitraux étaient encore à ma charge mais la fabrique par une délibération du mois de janvier voulut en accepter la responsabilité payable en 2 annuités. Pourquoi la fabrique de Villematier a-t-elle voulu accepter la responsabilité de ces vitraux ? En voici la raison. J’ai payé 260 fr pour elle, puisqu’il y avait une voûte en papier qui ressemblait, lorsque la porte était ouverte, à une mer agitée par la tempête. 3 fois la Sainte eucharistie m’ a été enlevée du ciboire et j’ai eu à éprouver toutes les peines du monde à recueillir les saintes espèces. Certes la réparation était urgente.

- fait mettre 3 cloches : « J’ai acheté 1500 fr de cloche [3 NDLR]; j’ai vendu les vieilles 800 fr ».

 

Ses dépenses furent rapidement engagées dés son arrivée.. Ceci lui valut des oppositions

Ainsi une lettre de Constans du 8 janvier 1860 donne une description des travaux pour dire qu’il a tout bouleversé, malgré une délibération - il a construit dans l’église :

1° une tribune qui est inutile, parce que l’église étant déjà assez grande pour a population,

2° Il a changé le chemin de croix et a fait vendre l’ancien, un dimanche sur la porte de l’église, à raison de 10 sous chaque tableau.

3° il a fait faire un plafond en planches et derrière l’autel il a fait une grande ouverture pour y mettre des vitraux,

4° enfin aux autres fenêtres il a fait aussi placer d’autres vitraux.

Aujourd’hui tous ses travaux sont finis.

 

 

 

  

 plan des modifications apportées à léglise de Villematier

(suppression de l’accès par le cimetière) – lettre Fieuzet, 12 juin 1840.

 

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Fait divers

à Villematier en 1888

Nous trouvons dans un journal de Paris le récit d’un événement dramatique qui a fortement ému la paroisse de Villematier, près de Villemur.

A l’église, au moment où on faisait le chemin de la        croix, un homme de vingt et un ans lança du haut de la tribune, au milieu des assistants, une sorte de bombe contenant une trentaine de cartouches. Plusieurs personnes furent légèrement blessées et tout le monde s’enfuit. L’auteur de l’accident a été arrêté par la gendarmerie de Villemur, mais avec peine, parce qu’il présentait un revolver chargé. On croit qu’il agissait sous l’influence d’un accès de folie.

 Semaine catholique de Toulouse, 1888, page 282

 

 

Les filles de la croix de Saint-André, installées à Colomiers en 1836 par Mgr d’Astros, s’installeront à Villematier entre 1849 et 1851

L’église de Villematier au XIX°

 

L’église est en construction quand arrive l’abbé Etienne-Jean Simon Donnadieu en 1852

Il poursuit les travaux et en avance les sommes nécessaires. Il quitte la paroisse le 15 août 1859

 « dans le cas où je quitterai Villematier, je laisse l’église dans un état de décence et de propreté, les principales réparations son terminées, tout le mobilier de l’église est remis à neuf, mon successeur n’aura qu’une seule chose à faire de l’église, c’est une voûte » écrit-il le 5 janvier 1859.

 

Il a établi une congrégation des fille de la Croix de Saint-André. Sœur Zénon en sera la supérieure en 1860. La communauté a un fermier.

_______________________

 

Son successeur l’abbé Jean Guillaume Tissier, curé de Villematier en 1859

-  fait construire une tribune, 280 fr. payée le 22 avril [1860 ?]

-  fait mettre le plafond, 260 fr payé le 1er mai 1860. 

-  fait ériger un chemin de croix (demande du 10 décembre 1859),  acheté 150 fr ; payé le 15 avril à M. Lacavalerie, Rue de la Pomme.   

- fait mettre des vitraux -  Les vitraux étaient encore à ma charge mais la fabrique par une délibération du mois de janvier voulut en accepter la responsabilité payable en 2 annuités. Pourquoi la fabrique de Villematier a-t-elle voulu accepter la responsabilité de ces vitraux ? En voici la raison. J’ai payé 260 fr pour elle, puisqu’il y avait une voûte en papier qui ressemblait, lorsque la porte était ouverte, à une mer agitée par la tempête. 3 fois la Sainte eucharistie m’ a été enlevée du ciboire et j’ai eu à éprouver toutes les peines du monde à recueillir les saintes espèces. Certes la réparation était urgente.

- fait mettre 3 cloches : « J’ai acheté 1500 fr de cloche [3 NDLR]; j’ai vendu les vieilles 800 fr ».

 

Ses dépenses furent rapidement engagées dés son arrivée.. Ceci lui valut des oppositions

Ainsi une lettre de Constans du 8 janvier 1860 donne une description des travaux pour dire qu’il a tout bouleversé, malgré une délibération - il a construit dans l’église :

1° une tribune qui est inutile, parce que l’église étant déjà assez grande pour a population,

2° Il a changé le chemin de croix et a fait vendre l’ancien, un dimanche sur la porte de l’église, à raison de 10 sous chaque tableau.

3° il a fait faire un plafond en planches et derrière l’autel il a fait une grande ouverture pour y mettre des vitraux,

4° enfin aux autres fenêtres il a fait aussi placer d’autres vitraux.

Aujourd’hui tous ses travaux sont finis.

 

 

 

  

 plan des modifications apportées à léglise de Villematier

(suppression de l’accès par le cimetière) – lettre Fieuzet, 12 juin 1840.

 

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Fait divers

à Villematier en 1888

Nous trouvons dans un journal de Paris le récit d’un événement dramatique qui a fortement ému la paroisse de Villematier, près de Villemur.

A l’église, au moment où on faisait le chemin de la croix, un homme de vingt et un ans lança du haut de la tribune, au milieu des assistants, une sorte de bombe contenant une trentaine de cartouches. Plusieurs personnes furent légèrement blessées et tout le monde s’enfuit. L’auteur de l’accident a été arrêté par la gendarmerie de Villemur, mais avec peine, parce qu’il présentait un revolver chargé. On croit qu’il agissait sous l’influence d’un accès de folie.

 Semaine catholique de Toulouse, 1888, page 282

 

    

             

                                                            

 

 


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