VILLAUDRIC   



 

 

 

VILLAUDRIC

 

Eléments pour une histoire de Villaudric

 

 

 

 

 

Villaudric est une ancienne bastide, sans occupation antérieure, semble-t-il.

Il n'y a quasiment pas de vestiges archéologiques à Villaudric. Seul, sur le site "le moulin" sur la gauche, en bordure d'un chemin de terre (aujourd'hui la rue du moulin),  un peu au milieu du tronçon de route en direction de Vacquiers [D 63 d] i.e. route de Gourdis, entre la route de Fronton à Villaudric [D 29] et celle allant de Bouloc à Villaudric [D 63]. Relevé de 1979 lors de labours d'un atelier de débitage de silex (meule fragmentée en silex) - néolithique ? - cadastre D 544/545. Peut-être quelque autre vestige à la limite d'Entourettes. 

On relèvera l'appellation "le camp de Villaudric" à Bordeneuve. Prés de cet endroit se trouvait, selon le dire de Destarac, un chateau fort, un peu à l'est, en briques rouges, entouré de murs et de fossés ; ce chateau de Tourrel appartenait  au grand Trésorier Tourrel, et par la suite aux héritiers de Dominique Bigouze ; en ruine au XIXe siècle.

Les forêts s'étendaient alors sur ce plateau, prolongeant celles de Vacquiers. 

Villaudric a appartenu de manière constante au diocèse écclésiatique de Toulouse

L’église est sous la titulature de saint Julien.

Le patron et  collateur du bénéfice : Prieur de Notre Dame de la Daurade

 

On rencontre comme dénominations  :  ecclesie de Vilaldrig (vers 1160), 1274 : in honore de Villaudric, 1377 : Villaudrico. L’étymologie renvoie à  la Villa  [comme Villematier], grande domaine médiéval + le nom d’un propriétaire d'origine germanique Alderic/Aldric... [plutôt que « Audricensis » d'origine gallo-romaine comme l'indiquait l'instituteur Destarac].

 

La terre de Villaudric cessa de relever d’un seigneur ecclésiastique pour passer sous la juridiction d’un seigneur civil.

 

La dîme appartient au  prieur de l'abbaye bénédictine ND de la Daurade [2/3 dîme] et au  curé [1/3]

Le droit de nomination à  la cure appartient à l’évêque  de Toulouse

Le prieur de la Daurade « propriétaire foncier », est aussi seigneur temporel de la localité

 

Villaudric est commune depuis 1790 - du canton de Villemur en 1790, en l'an IX du canton de Fronton.

Ses habitants sont les Villaudricains (aines).

La population : 561 en 1742 ; 722 en 1982 ; 979 hab en 1991.

 

 

Les premiers témoignages -<1156-1167>

Un témoignage des années 1156-1167

L’église de Villaudric fait partie des églises mentionnés dans la liste des églises constituant l’archidiaconé de Villelongue (ecclesia deVilaldrig, III den. Tourn).

 

1240

Dés 1240 la bulle de Grégoir IX cite parmi les possessions de la Daurade, Saint Julien de Villaudric, église et villa. De fait, c’est par le prieur de la Daurade, Galhard de Miramont qu’est présenté le prêtre Jacques de Scalerie, installé par l’évêque de Toulouse dans la chapellenie de St Julien de Villaudric, archidiaconé de Villemongue, le jeudi après la fête de Saint Nicolas

Chabanel J de,  De l’esdtat et police de l’église ND dite la Daurade à Toulouse, 1625 

P 350 Douais la reconstitution de Villaudric au XVe siècle. BSAMF

 

1271

Le sénéchal de Carcassonne, chargé Philippe III le hardi  fait assigner au commencement d’octobre les barons et seigneurs hommagés du comté dont il reçoit le serment de fidélité au nom du roi en 1271des seigneuries du district de Villemur, dont Villaudric.

 

 

1279 -l' église appartenant au prieuré de N-D la Daurade

Procès entre Saint Sernin et le prieuré de la Daurade au sujet des dimaîres des églises de Saint Christophe [Villeneuve-les-Bouloc ?] et Saint Julien de Villaudric dont les limites sont fixées par un jugement arbitraire- ADHG Saint-Sernin, 101 H 502.

 

Le temps des malheurs

Guerre de cent ans et peste

 

Guerre de cent ans 

"Les Anglais sous les ordres du Prince Noir pénètrent dans le Quercy, le Rouergue et le Haut-Languedoc et dévastent ces riches contrées, après s’être emparés de Montauban. Villemur subit leurs exactions ainsi que la région placée sur la lisière du pays au pouvoir des ennemis". C'est ce qu'écrit Adrien Escudier.  Mais ceci relève plus d'une vraisemblance que d'un fait certifié.

 

Le fléau de la peste

Une tradition orale veut pour arrêter les progrès du fléau les habitants aient ortganisé une pocession solennelle autour du village le 20 janvier four de Saint Fabien. En cette circonstance, ce jour là, fut depuis jour chômé et fêté religieusement par la population  Escudier cf. p.8

 

 

Un tournant décisif

1 / la  paroisse s’est  dépeuplée et se trouve  ruinée à cause des guerres et des mortalités.

2 / en 1470,  la coutume  est concédée à Villaudric par Amaric de Sénerges, prieur de la Daurade le 8 octobre 1470.

3 / la petite communauté sera repeuplée au début du règne de Louis XI grâce aux privilèges accordés par le prieur.

 

lire la charte de Villaudric

 

NB : la traduction donnée par Douais comporte deux fautes  - lire « herme dépouillé » et non « herme dépeuplé » p 9 – Paücy et non Pons

 

 

1538 - Pouillé du diocèse de Toulouse

"Le recteur de l'église Saint-Julien, du lieu de Villaudric. - 1l les cas. - Philippe de Cambolas est recteur, dispensé de résider; Jean Delort a des Lettres de régence. Le prieur de la Daurade est prieur de ce lieu et prend deux portions des dimes, le recteur perçoit la 3ème partie. On dit que le prieur présente lors de la vacance; on croit cependant que l'archevêque confère la cure de plein droit. La cure vaut 140 liv. t."

'Rector ecclesie Sancti-Juliani, loci de Villaudrico. Habet casus,. - Dus Philippus Cambolacii est rector et habet de non resid~endo, et de Regimine Dus Johannes. de Orto. Dus prior Deaurate est ibidem prior, capiens duas, partes decimarum, et rector iterciam; et ferunt ipsum presentare, adveniente vacatione; verumtamen creditur quod Dus archiepiscopus confert pleno jure. Valet CXL li. t.

 

Au XIIe siècle

Un vaste territoire-enclave aux portes de Villaudric, Sayrac, Magnanac.

Les ressources ne firent pas du reste défaut aux Hospitaliers pour les frais de leur établissement à Fronton; car nulle part ailleurs ils ne se virent entourés de plus nombreuses marques de sympathie. C'est en premier lieu, Athon de Gajac qui cède au commandeur Eschafred ses fiefs d'Artongs et de Gajèncs, vaste territoire limité par ceux de Nohic, des Termes, de Magnanac, de Sairac et de Villaudric ; cession approuvée par les suzerains, Bernard Wilhelm et Jourdain de Villemur (1167).

M-A Dubourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse, commanderie de Fronton, 1883, p. 265

 

 

 

Villaudric au temps des guerres civiles et religieuses

 

 

Pierre Roux consul deVilleneuve dit qu’en février dernier 1570 les ennemis « auraient brulés l’église du lieu de Villaudric de laquelle ne demeure que les murailles ; les rétables,n coffres, bancs, autels et tout ce qui était dedans fut brumé » rtémoin du fait dépos 1 mai 1570 [p. 116]

Id Arnauld Py consul de Saint-Sauveur et Jean Lafont de Villaudric. Texte aux Arch nat

 

En l’absence du recteur et des vicaires – ceux-ci avaient un trop bon motif d’être absents ! – les consuls ou les marguilliers de cette paroisse dressèrent les articles préparant la Visite de 1586,  ils écrivent :

" l’église de Villaudric a été brulé et ruinée par les hérétiques (en février 1570) et n’est demeuré rien sinon une petite chapelle où se fait le service divin et l’administration des sacrements – nul autre autel que celui est dans ladite chapelle – les reliques de ladite église furent dérobées et profanées lors de la ruine de ladite église  faite par les hérétiques et il s’en trouve encore quelques unes, mais on ne sait spécfier le nom. –  Villaudric est si près des hérétiques  que d’autrefois ils ont tué les vicaires du lieu ce qui est cause que maintenantles prêtres ne veulent point y demeurer ? " 

 

Pour donner les sacrements aux paroissiens le seigneur de Villaudric fait venir un prêtre de Fronton

Par la suite des « courses et invasions des hérétiques [les fondations obituaires] sont perdues et les biens, occupés par particuliers habitants du lieu ».

 

Jean Baricave visite cette paroisse le 19 septembre 1596 Il consigne

«  l’église paroissiale de Villaudric a été brûlée par les reistres, et depuis ce temps là n’ a été rebâtie, tellement ne rets que le fons de l’église qui est une chapelle voûtée ; tout le reste est démloli fors que 4 ou 5 pas hors de la chapelle, où sont les murailles, lesquels faudrait couvrir et fermer, faute de quoi la voûte se corrompt par la pluie., A caus de ce dans ladite église il n’y a point de réserve du Saint sacrement ni de fonts baptismaux, mais quand on baptise on se sert d’eau commune avec un plat ou aiguière de maison » [p. 334]

" Il y souloit voir 2 vicaires et il y a plus de 25 ans qu’on n’y en a vu , et à présent il n’y en a aucun. Il y a environ 6 x 20 âmes de communion et des pauvres veuves13, enfants orphelines 7 ou 8".

 

En1581 le recteur de Villaudric déchargé entièrement des charges, tout comme le recteur de  Sayrac, de Villematier, le recteur de Leves et Layrac [p. 125].

 Sources  : Lestrade, Les Huguenots dans le diocèse de Toulouse, 1933

 

 

Villaudric à la Révolution

 

Il est des lieux où la Révolution n’a jamais connu de défaillance, sans que les rivalités avec les communes voisines aient pu jouer un rôle déterminant : ainsi Buzet et Villaudric.

 

A Villaudric les frères Cabié, négociants d’origine paysanne et « républicains un peu exagérés appuyés par un curé très attaché aux intérêts de la petite paysannerie, ont su maintenir l’hostilité aux grands propriétaires forains, très dominants dans cette région. [Santoul Révolution et contre révolution p 194]

 

Le clergé réfractaire et constitutionnel

Le dernier curé au moment de la constitution civile du clergé se nommait Jean-Antoine Laroque.

En 1791, le curé était Dougnac, insermenté, il quitte la paroisse. Il est resté à peine trois mois.

Le curé constituionnel de Bouloc, Galet, assure un moment le service (septembre 1791).

Jean-Antoine Pouch prêtre - par serment et élection devient curé constitutionnel. Il a 28 ans, il prend possession de la paroisse le 9 octobre 1791. Dénoncé le 20 prairial an III comme « terroriste » pour avoir été le président de la société populaire et du comité de surveillance de Villaudric, mais il ne semble pas être davantage inquiété et il reprendra son ministère. [Jean-Claude Meyer, p 274].

Il assurera aussi le service de la paroisse de Sayrac. On lui doit une lits précise des curés durant 160 ans.

Il est parfois dit que l'étrange et terroriste curé Peyrusse, qui demeura plusieurs années à Villemur, fut chargé de Villaudric. Affirmation que rien n'est venu jusqu'à présent confirmer.

Jean-François Laroque reprend possession de son église en 1798 (il avait érté curé de Villaudricavant Dougnac de février 1789 à l'été 1790] et assure le mlinistère à Villaudric de 1798 à 1801.

 

Au concordat 

Laroque est toujours en place. Comme Barrère, à la paroisse du Terme, il a traversé toute la Révolution.

Jean Pierre Depeyre vient ensuite en 1804.

[Jean-Antoine Pouch est au Concordat nommé à Ondes; Il sera un temps sans fonction de 1815 à 1824, nommé à Layrac en 1826, année où il meurt dans cette paroisse].

 

Biens nationaux

Inventaires des biens d’églises

- Fabrique de l’église : presbytère, grange et jardin et terres , estimation 2.250 livres

- Minimes de Toulouse – à Petusou- maison, chai et terres. 8.860 livres

- Obit, terre, 100 livres

- Une croix prcessionnelle en argent, estimée 65 livres

- L’hospice de la Grave avait des rentes à Villaudric pour une valeur de 15.021 livres.

 

A Petusou, les Minimes

La Pandoule, donné au curés de sVillaudric vers le XIVe siècle.

[A Mondaut demeuraient Béziat et Marty]

 

inventaire des biens nobles

- Malpel avocat, condamné, avait des terres à Villaudric, 33 arpents, 9 pugnères, 18 boisseaux, , bien non estimé.

- Mongaillard, parent d’émigré, château, métairie de « Busquette » de la »Valette », de « Fontaines » 400 arpents, situés dans les municipalités de Bouloc et Villaudric, bien estimé 179.662 livres

 

Biens nationaux adjugés

-Maison ; chai et terre, 27 arpents, 4 pugnères aux religieux Minimes de Toulouse, bien  estimé  8.883 livres, bien adjugé 9.850 livres à Deffariat, perruquier à Toulouse, le 14 mai 1791

-Vigne et bousigue, 1 arpent à l’obit du lieu, estyimé 100 livres, bien adjugé 175 livres, à Dorliac, négociant à Toulouse, le 28 mai 1792.
-Presbytère
du lieu, dépendances et jardins, 4 boisseaux, bien adjugé 2.250 livres à Ducros propriétaire, le 19 thermidor an IV.

Biens de première origine (clergé) - superficie vendue : 16 ha, 57a, 29 cent.[p. 576]. Superficie relativement faible par rapport à d’autres lieux. Pas de biens nobles vendus (pas directement de là). 

Les frères Cabié achèteront des biens hors Villaudric, notamment à Sayrac (presbytère, mais surtout les biens ders Minimes, la partie de Petusou sur Sayrac, 45 pugnères 4 boisseaux, bien estimé 11.750 livres, adjugé 11.750 livres à Cabié, forgeron à Villaudric), à Villemur, pré de l'obit de Villemur).             Sources, Henri Martin, Inventaire des biens nationaux dans le département de la Haute-Garonne, Distric de Toulouse, Privat, Toulouse, 1916.

l'église Saint-Julien

 

 

quatre édifices sont repérables

1/ Une première église est attestée avant 1160

2/ reconctruction en 1538

3/ reconstruction  en 1641 [source Allegre] de l'église brûlée  au début des guerres de religion (1570).  

4/ au XIXe siècle, l'église est démolie pour être reconstruite, sur un terrain juste à côté, 1852-1858 

 

1/ Une première église

celle citée dès 1160.

 

2 / l'église de 1538

l'église reconstruite.

 

1536 -  Construction de l’église

"Instrument de noble Bertrand de Narbonne" signé à Toulouse dans la maison prieurale de St Pierre des cuisines.

Dépendante du monastère de Notre Dame de la Daurade, elle fut reconstruite en 1536, en 2 fois. On bâtit d'abord le choeur, la nef fut élevée ensuite.

Le 13 juin 1536, les décimateurs signent le bail à besogne du chœur  de l'église avec 2 maîtres-maçons de Villemur : François Reynés et Bertrand Malbert.

Le choeur devait être bâti en bonnes briques et mesuré 4 cannes de longueur dans œuvre, 4 cannes ½ de largeur et 5 de hauteur.

6 contreforts soutenaient à l'extérieur la poussée des voûtes et correspondaient à l'intérieur à 6 piliers qui supportaient les branches d'ogive qui se réunissaient en une belle clef de voûte.

3 fenêtres étaient prévues pour l'éclairage du sanctuaire. Une sacristie devait être bâtie entre 2 contreforts.

Les maçons avaient 3 ans pour faire ce travail ; ils devaient laisser des "liaisons" pour faciliter la future construction des murs de la nef.

Ils étaient rayés 200 livres à la St Jean Baptiste, le reste de jour en jour, à  mesure de la construction.

 

Raymond Corraze – Revue Historique de Toulouse – 1937,  tome 24, De quelques églises rurales et de leur état civil - 1939, p. 119

 

Une chapelle a été batie sans doute en 1536 par Jean de Pins (1470-1537), conseiller clerc au Parlement, ambassadeur à Vensise et à Rome, évêque de Rieux

3 / l'église reconstruite après les guerres civiles et religieuses

l'église est brûlée et ruinée en 1570. Lors de la visite pastorale du   cardinal de Joyeuse, le 19 septembre 1596, il est noté : " rien n’ a été reconstruit – il ne reste qu’une chapelle voutée au fond de l’église, mais non couverte"

La reconstruction intervient avant 1641, au vu des éléments fournis lors de la visite pastorale

visite du  20 juillet 1615 - déclaration du recteur : "l’église est lambrissée de bois autour des parois ; Il n’y pas de fonts baptismaux ; Il n’y a pas de sacristie, ni d’armoire pour les ornements. Le clocher est en brique. Il y a 2 autels". [sources : ADHG 1 G 626] 

 

visite pastorale de Mgr de Monchal 27 janvier 1642 - déclaration du curé : " Il y a un autre autel dédié à ND qui est au bas de l’église au côté septentrion, bâti de briques …Une image de ND dans une niche, 6 petits chandeliers de bois. Pas de sacristie"

-PV de la visite de Mgr de Monchal:  "L’église mesure 12 cannes de longueur et 4 cannes de largeur, Batie en brique et bien blanchie…point voûtée…une partie au bas… couvert de planches tout contre la petite muraille qui sépare la nef du presbytère, il y a une chaire à prêcher avec un surciel d’aise et de sapin. Le grand autel bâti de briques et au-dessus couvert de pierre- 2 petits degrés de bois peint ; un beau tabernacle tout doré pardessus, doublé de taffetas au-dedans, un crucifix doré, un grand crucifgix peint à l’huile avec une corniche (cadre) de bois peint, un surciel de toile peinte. Au dessus de l’autel un lampadaire en laiton à 6 branches. A côyté de l’autel, côté évangile, un banc du recteur et un autre pour le seigneur. Du côté épitre, il y avait une sorte de sacristie. A cause de la proximité de l’autel il a été ordonné qu’elle soit otée. La lampe du Saint-Sacrement est à dorer".[sources : ADHG 1 G 626]

 


     

Villaudric, emplacement de l'ancienne église (contre le chateau)                 intérieur de l'église en 1849

 

L’église comprenait comme ailleurs la tribune du seigneur et le banc des consuls (1732)

 

4 / la nouvelle église de 1858

 

Après avoir tergiversé entre réparations et agrandissement, ce que ne souhaitait pas la mairie, on va décider finalement la reconstruction, vu l'état de l'édifice... et le déplacement de l'église, pour lui donner davantage d'espace.

 

 

     plan église, intérieur,  1853

1852 - 1858 : translation et reconstruction de l'église.

 

1841 projet de construction d’un vaste porche (18 x 18) en vue de dégager l’église de l’escalier du clocher et de stocker les chaises

1849 15 septembre - projet de l’architecte Petit : reconstruction de la charpente à la Philibert Delhorme

1852  le mur mitoyen (avec M. de Pons) n’étant pas assez solide pour supporter l’exhaussement des murailles – la commune est obligée de reconstruire l’église en entier, on décide de démolir pour refaire une nouvelle église plus grande -

1853 on commence les démolitions et on décide en septembre de construire sur un nouvel emplacement offert par Jean Béziat en échange de l’emplacement de l’église démolie

En décembre gros œuvre achevé, mais les vices de construction sont tels qu’on arrête

1854 Esquié intervient

1855 le chantier reprend mais en place du chemin de croix

1857 : construction du porche et de la tribune

1858 le 24 octobre, bénédiction de l’église inachevée

1858 construction chapelle Ste Germaine

1860 carrelage de la sacristie nord

1862 : décoration des chapelles ND et Ste Germaine

1863 projet de clocher

1865 le porche a servi de base au clocher ; les  fonts baptismaux et réduit pour les chaises

Flèche octogonale entourée de 4 clochetons pyramidaux 34 m haut porte ogivale

1880 construction des fonts baptismaux en marbre blanc

L’abbé Caussat fait bâtir la chapelle du Purgatoire  à droite , puis la chapelle de Saint-Joseph à gauche. Les peintures ont été réalisées par joseph colombe de Sayrac

 

 

Chronologie de l’église

Dépendance du prieuré ND la Daurade. Le curé est un prébendier de la cathédrale et ne réside pas

 

XVIe siècle

En 1536 bail à besogne pour la construction du chœur ; la construction de la nef a lieu plus tard

Une chapelle a été batie par Jean de Pins (1470-1537), conseiller clerc au Parlement, ambassadeur à Vensise et à Rome, évêque de Rieux

 

1570 église est pillée et  brûlée (1568 selon Escudié p. 98  selon l’indication aproximative – vers 1568 -  donnée lors de la disite pastorale de 1596 ; on suivra Plutôt les dates données par les témoins cf. l’ouvrage de Lestrade sur les Huguenots : 1570)

Il ne reste qu’une chapelle voûtée  avec un autel au fond de l’église, non couverte au toit dégradé. Là se fait le service paroissial en 1852 il y a une chapelle mal placée au fond de l(‘église là où devait être la porte

 

XVIIe siècle

L’église a dû être reconstruite avant 1615, lorsqu’ elle est visitée par le Vicaire général. Le procès-verbal de la visite précise que l’église n’a pas encore reçu la bénédiction et en donne la description. La grande cloche est bénie le dernier jour de septembre 1646. Elle était adossée, à l'est et au nord, aux murailles du château. Allegre indiquait 1642, se fiant à la seule visite de Mgr de Monchal.

1615 l’église est latérale, lambrissée de bois. Pas de fonts ni de sacrtistie. Le clocher de briques.

1642 visite de Mgr de Monchal bonnes précisions sur l’état de l’édifice ; l’église n’est pas consacrée

1684 visite de Mgr de Colbert : il faut lambrisser, faire un autel et un retable, construire la sacristie

 

XVIIIe siècle

1736 l’église a été carrelée. L’autel est muni d’un retable, la sacristie est construite

Clocher foudroiyé vers 1738

En 1742 état des lieux par le curé Pérès : ni voûte, ni plafond, vitres cassées, mauvais état de l’autel, nef à blanchir, autel instable, la sacristie est plafonnée, bien pavée, munie de bonnes fenêtres – 1 mur, côté nord de la nef menace ruine (il est en pisé). Le toit est à refaire.

 

XIXe siècle

Dés que s’installe le curé Chaubard (1848), la question des réparations à effectuer à l’église est posée. Projet de réparation et d’agrandissement. Un désaccord a lieu sur la décision ;: réparation ? agrandissement ? En juillet 1852 est arrêté le projet, dernier plan dressé par l’architecte Petit au jugement de M. Esquié, architecte département, ayant reçu du Préfet la mission de se rendre sur les lieux et de s’entendre avec M. Petit et les diverses parties.

Le 24 juillet 1853, les travaux sont mis en adjudication. Antoine Brusson, de Villemur, est  déclaré adjudicataire, avec un rabais de 24,25 %. La démolition de la vieille église commence le 29 août et, le 7 septembre, on ouvre les fonda­tions de la nouvelle.

La famille Falguière s’oppose à ce projet d'échange prétendant avoir des droits de sépulture dans la chapelle Notre-Dame depuis avant 1670. ; il est passé outre à cette opposition et la construction est menée rapide­ment puisqu'elle était à peu près terminée vers le 15 décembre. 

Mais des malfaçons de construction sont constatées. L'entrepreneur doit reconnaî­tre que des lézardes se sont produites en plusieurs endroits de la maçonnerie, qu'une partie des murs n'est pas d'aplomb, que les contreforts n'ont pas la largeur pres­crite et que, généralement, les mortiers n'avaient pas été passés au crible.

Cet état de choses est présenté dans un rapport circons­tancié au nouveau préfet. M. Migneret, qui délégua aussitôt M. Esquié avec ordre de se rendre sur les lieux pour cons­tater l'exactitude des griefs élevés par l'Assemblée commu­nale.

Le rapport de l'architecte au préfet fut très partial. Les travaux enfin reprennent le 21 mars 1855. Fin avril, la toiture était terminée. Reste encore la voûte qui, commencée dans les premiers jours de juin, est achevée vers la fin du mois suivant, quoiqu'il reste encore à placer colonnettes et chapiteaux et à faire le plâ­trage des murs.

M. le curé Chaubard prend possession de l'église, après une simple bénédiction autorisée par l'archevêque de Toulouse, Mgr Mioland, le 15 août 1855.

 

 Elle a 24 mètres de long sur une largeur de 9 m. 50.

 

En 1863, le  projet de clocher est formé. En 1865 le porche sert de base au clocher ; les  fonts baptismaux et réduit pour les chaises. La  flèche octogonale est entourée de 4 clochetons pyramidaux. Le clocher mesure 34 m de haut ; yant une porte ogivale

1880 on construit  fonts baptismaux en marbre blanc

 

Le 30 mai 1856, fut érigé un nouveau Chemin de la Croix remplaçant celui qui avait été érigé le 25 septembre 1822.  La cérémonie de 1856 est présidée par M. Pouilh, ancien curé de Bondigoux, en présence du doyen Adrien Rouziès, curé de Fronton, du maire Raymond Cabié, du Conseil municipal et du Conseil de Fabrique. Ces tableaux furent donnés par les femmes de Villaudric (Note du Curé Chaubard).

 

Une statue en bois sculpté doré représentant la Vierge Mère, tenant l'Enfant Jésus dans ses bras. Statue classée, elle remonte au XVIIe siècle, achetée et léguée à l'église de Villaudric, par la famille Pérès, au cours du XVIIIe siècle.

 

Chapelle bâtie en 1858 et dédiée à la bienheureuse Germaine Cousin, de Pibrac.

 

La tour, commencée en même temps que l'église, attendait toujours son clocher

Après une étude approfondie et en tenant compte de la situation financière de la commune, le Conseil de Fabrique, d'accord avec le Conseil municipal, trouva le projet présenté trop grandiose et le devis trop élevé. On fit remarquer à l'architecte « qu'il n'était pas nécessaire d'ériger à Villaudric un clocher avec les dimensions portées dans le plan, mais qu'il serait mieux de faire dresser un nouveau projet plus simple et par conséquent moins coû­teux » (8.547 fr. 60).

Aussi un nouveau plan fut présenté par la Fabrique au Conseil municipal, le 14 février 1864. Le devis, dressé par l'architecte, s'élevait à 5.135 fr.

L'Assemblée communale s'empressa d'approuver le plan dans son ensemble, mais, à son grand regret, ne put prendre l'engagement de venir en aide à la Fabrique, malgré sa pro­messe de contribuer à la construction du clocher pour une somme de 3.000 francs.

Une demande de secours fut adressée au ministre des Cultes qui accorda une subvention de 500 francs.

 

 

 

1855 nouveau chemin de croix

1857 : construction du porche et de la tribune

1858 construction chapelle Ste Germaine

1860 carrelage sacristie nord

1862 : décoration chapelle ND et Ste Germaine

1863 projet de clocher

1865 le porche a servi de base au clocher ; les  fonts baptismaux et réduit pour les chaises

Flèche octogonale entourée de 4 clochetons pyramidaux 34 m haut porte ogivale

1865 presbytère éloigné (curé Chaubard)

1880 construction des fonts baptismaux en marbre blanc

1889 construction de la chapelle du Purgatoire

 

 

Les cloches :

L’église, qui possède actuellement trois cloches, tandis que l'ancienne n'en avait que deux.

L'une datant de 1643, l'autre, moins importante, de 1646 (Voir Pièce justificative, n' 13, p. 126). Cette dernière fut réquisitionnée à l'époque de la Révolu­tion et il ne resta que la première, autour de laquelle on lisait en exergue : « Parrain, noble Jean-François Séguier. Sancte Juliane ora pro nobis. Marraine, Colombe-Jeanne Marty. Marrouilh, recteur (1643) ».

On ne disposait donc que de la vieille cloche, datant de 1643. C'est alors que M. Chaubard, sur sa demande, fut autorisé par le Conseil de Fabrique à ouvrir une souscription dans la paroisse pour l'achat d'une « nouvelle cloche plus forte, afin que le son s'entende de plus loin ».

En 1888 cette cloche restante est refondue par le fondeur toulou­sain Vinel. Ses flancs portent la première inscription de 1643 et, au-­dessous, le témoignage de son nouveau baptême :« Parrain, Jean Béziat; marraine, Elise Bouziguet; Exu­père Béziat, maire; Joseph Roig, curé; baron de Pigache de Sainte,-Marie; Raymond Cabié; Guillaume Blessou; Fran­çois Roumagnac, fabriciens; Vinel, fondeur à Toulouse (1888) ».

Viennent par la suite deux autres cloches en 1878 : Dériés, la première « Je m'appelle Désirée. « Parrain, Alphonse, baron de Pigache de Sainte-Marie; marraine, Mm' Ernest de Pons, née de Roux, de Puivert; Mme Paule Castela, baronne de Pigache; M. Ernest de Pons, maire; Jacques Amat, adjoint; Antoine Chaubard, curé (1878) ».

La seconde, donnée à l'église par les époux Cabié-Roumagnac, elle porte l'inscription suivante : « Parrain, Raymond Cabié; marraine, Victorine-Fran­çoise Roumagnac; M. Ernest de Pons, maire; Jacques Amat, adjoint; M. Antoine Chaubard, curé (1878) ».

Cloches :  1747 Saints Fabien et Sébastien, 1739 Sainte Juliane ; 1878, deux cloches : Désirée et Victorine 

 

Culte et dévotions

Les reliques de sainte Appolonie, disait-on, étaient jadis dans son reliquaire se trouvant dans la chapelle de la Vierge avant 1700.

Il existait une confrérie de Saint Fabien très ancienne p 104. Le 20 janvier était jour de fête

 

Topographie : église, cimetière,  presbytère et la mairie

 

-L’église : confrontant du levant et septenrtrion le château et ses dépendances ; midi jardin devant la maison curial et place publique ; couchant, le passage public de l’église public de l’église au château.

-Le presbytère confrontant par passage et place publique n°439, avec maison chai et jardin confrontant du levant et septentrion les dépendances du château, et du levant ders Garrigues, boulangers ; midi le cimetière. C’est M. Ducros qui achète ce bien et le revend plus tard à Jean Béziat, ainé.

La question su presbytère sera l’objet  de nombreuses difficultés surgissant entre le maire falguière et le curé Depeyre à partir de 1807.

Mme Danceau née Pérés fait un don  dans ce but en juillet 1818. Le maire Falguière cède une maison avec cour et jardin située à l’entrée du village  venant de Fronton, acquise en janvier 1818 des héritiers Béziat [Me Campmas notaire à Toulouse, section A 280, 281, 282 – 9 ares 20 centiares].Le presbytère restera là jusqu’à l’exécution de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Il le demeure ensuite, loué à la paroisse. Par la suite, il sera en contre-bas près de l’ancien cimetière.

-Le cimetière, à côté, n° 443. 

Le cimetière est transféré  à la suite d’une décision de novembre 1873. (au quattier de Gourdis, terrain de Clamens).les nouvelles inhumations se font dans le nouveau cimetière à partir du 19 avril 1874.

cf. Adrien escudier - Monographie de Villaudric

- La mairie (face au café) fut créée avec une école en 1864 sur une maison achetée à Béziat.

 

les seigneurs et le château

 

-Le Seigneur François de Séguier prend possessions du fort, des terres et dépendances de Villaudric en 1565. Celui-ci appartenait à une famille montalbanaise. François de Seguier, seigneur de la Gravière et sénéchal du Quercy, acquit également la seigneurie de Bouloc.

 

Le cardinal de Richelieu s’arrête à deux reprises au château, le 19 août 1629, la veille de son passage à Montauban où il y ordonne la destruction des fortifications et le lendemain, avant de regagner Paris.

 

- La famille de Paucy hérite du château (1713).

 

- Au  sortir de de la Révolution, le château est propriété du marquis  Jean-Baptiste de Percin de Mongaillard de la Valette. Celui-ci, en effet, au retour de l'émigration, réussit à récupérer ce chateau  dont il a hérité de sa grand mère, Marthe de Paucy. Il fait du chateau de Villaudric sa résidence principale.

 

- C'est ensuite la famille de Pons. Le château ayant été acheté par le comte Joseph de Villèle  [1773-1854] en 1830. Sa fille Henriette le reçoit en dot lors de son mariage avec Louis Honoré Félix de Pons [1804-1886]. Ernest de Pons est le petit-fils du comte Joseph de Villèle ; il devient maire de Villaudric [1871 - 1881].

Les propriétaires actuels en sont les descendants et héritiers des de Pons (Mme Françoise d'Argoubet -  sources : site sur le château de Villaudric et éléments de généalogie).

 

 

 

 

Famille de Séguier

-François de Séguier est dit seigneur de Villaudric le 29 février 1568 lors de l’hommage au roi Charles IX. Jacques de Séguier épouse en 1685 Antoinette de Bertier. La dernière marie Anne épouse au début de 1713 messire Jean Baptiste de Jean Baptiste de Paücy.

-Jean Baptiste de Paücy , fils de Nicolas et petit-fils de Louis contracte mariage en 1713 avec Marie Anne de Séguier Paücy [Louis de Paücy est mort le 25 juillet 1678 « 16 rue Nazareth près de l’église Saint-Barthélémy » (auj. rue du Languedoc où se trouve au même numéro, l’hôtel de la Belle Paule].

Leur fille unique Marthe, née en 1713,  épouse le 10 mai 1740 Charles Maurice de Percin, marquis de Montgaillard, comte de Caumont.  Le Marquis de Lavalette, seigneur de Villaudric  avait parmi ses possessions  outre le château,  une veille masure de moulin à eau située à la mouline, les métairies de la Busquette et la Valette ( le tout 340 éminées, 4 boisseaux) et la Fontayne située sur Bouloc.

Le dernier Percin de Lavalette, Charles Bernard Joseph, colonel au régiment de Guyenne et chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-louis, épouse Marie louise de Cluzel. Ses deux fils émigrent au temps de la Révolution en Angleterre. Ils rentrent en France après 1798 reprenant leurs biens mis sous séquestre et gérés par la nation.

Marie Bernardine Françoise Louise née à Paris en 1810

[Pauline Percin a épousé James de Mac-Mahon, ascendant du maréchal]

 

 

 

 

Le château est reconstruit dés le début du XVIIe siècle sur les caves médiévales ayant échappées à la destruction du château  (incendie) lors des guerres de religion. Il s’agit d’une habitation d’une famille noble. Le bâtiment actuel remonte pour l’essentiel à la fin du XVIIème et au XVIIIème siècles (les deux ailes latérales sont plus tardives : 1824).  

 

En juillet 1808, l’empereur Napoléon 1er séjourne plusieurs jours comme en témoigne l’argenterie frappée à son effigie.

 

le chateau

 

Familles anciennes :

-Bigouse : maison à l’entrée du village venant de fronton dés 1470. Jean de Bigouse, ecuyer (1737) Dominique de Bigouse contrôleur au pays de Rivière Verdun (1668). Victor de Bigouse est élu maire en juillet 1835, puis en décembre 1840 et 1846.

-Falguières dés 1470. Les Falguière sont anoblis. Falguière sieur de Blancal (1653). Jacques Falguière est inhumé en 1677 dans la chapelle Notre-Dame, tombeau de ses ancêtres (Jeanne Chambon + en septembre 1727 à 92 ans était l’épouse d’un autre Jacques Falguière). 

Jacques François Falguière  avocat + 1737, inhumé dans la chapelle de la Vierge. Dominique falguière procureur au Sénéchal époux de Marie Malfré.  Jean Jacques Jérôme Falguière, procureur au Parlement de Toulouse, maire en [ ? ] Jean François Joseph Falguière est élu maire en janvier 1809 et en juillet 1816

- Paücy dès 1470.

 

Plus récemment

-Cazes, marchand à Toulouse,  maison au village aux Arceaux, maison par la suite démolie (plus de 90 éminées). Une maison aussi à Génévrières

-Falguière, procureur au Sénéchal (plus de 91 éminées)

-Béziat (Henry) (plus de 77 éminées)

-Pigache de Sainte-Marie – au hameau des martinets,  le baron de Pigache de Sainte-marie épouse Eugénie de Marcorelle

-Adrien Martel avocat au Parlement (XVIIe), puis les Falguière : château de Martel. Puis famille de Najac, ensuite à Jean marie de Marcorelle et enfin au baron Pigache Sainte-Marie (1873).

Jean François,  époux de Marie de Vivès, secrétaire des Finances en la généralité de Montauban(1665), François de Toureil, colonel général de France en la généralité de Montauban 1680), Abraham de Tourreil, conseiller du roi et trésorier de France (1700, 1715) à Bordeneuve, château de Tourreil ou de Tourrel.

-Bourg , propriétaire du domaine des Moureaux (100 éminées, 1 pugnère, 6 boisseaux. Un fils sera prêtre et curé de Sayrac lors du concordat. Capitaine Jean Pierre bernard Louis bourg marié en Espagne à Orihuela en 1802 avec Marie Emmanuelle Josephe Antoinette Moréno mariage convalidé à Villaudric en 1816.

- les Perés l’un trésorier de France (plus de 114 éminées) et l’autre avocat ( plus de 37 éminées). Un curé de Villaudric.

- Raymond Cabié était procureur  juridictionnel de Villaudric

- Charles de Faramond avocat et secrétaire de l’université de Toulouse époux de Marthe de Falguière, ayant des biens à Villaudric. Escudier p.82

 

 

Les Moulins

- le moulin à eau située à la mouline- appartenant au marquis de la valette avant la Révolution. Deux caves voûtées étaient connues au début du XXe siècle de ce qui était devenu le logement du jardinier de M. de Pons. Malbreilh semble-t-il en 1629. Jean Cassaignol en fut meunier en 1663.

 

- le moulin à vent, et ses dépendances – avec maison du meunier n° 309 et 310 section D,  ayant appartenu aux Falguière et aux Bigouse. Meunier des Falguière : Martial Lagrange vers 1666.

 

Trois puits communaux  sont décidés vers 1840 : «  un près du château, un autre après la terrasse de M. de Marsac, et le troisième aux environs de la maison qui sert actuellement de mairie » - avant seule la fontaine du ruisseau.

 

Henry Cabié forgeron à Villaudric, fermier de la forge banale, affermée  avant 1760 par M de Pérés trésorier de France.  Procès contre des habitants ayant établi une forge chez eux.

 

 

                      

Petusou 

Petusou ancienne propriété des minimes de Villemur [et non des capucins, cf. Escudier p 50]
maison, chai et terre achetés par Cabié, forgeron (11.750 livres). Les biens de Pétusou étaient mi sur Sayrac, mi sur Villaudric.

Métairie de 40 hectares environ.

Elle relevait due le censive du marquios d'Aussonne.

Vendue  une première fois en 1781 avant d'être vendue à nouveau comme bien national, la première vente ayant été dénoncée par un voisin, l'acte n'étant pas passé au Bureau des Hypothèques. Ce voisin devient l'acquéreur. A son tour, couvert de dettes, il doit vendre ce bien (cf. correspondance curé de Sayrac).

 

Au rendez-vous de l’histoire :

- 19 août 1629 passage de Richelieu et le 20 (cf. registres paroissiaux -cf. Escudier p. 66)

- Le capitaine Antoine Labrosse commandant 100 hommes d’armes au régiment de La Molière  en garnison à Villaudric en décembre 1628, meurt en 1633 (inhumé dans l’église).

- 12 mousquetaires de la Compagnie de Guiestet sont aussi logées à Villaudric avec deux autres compagnies du corps d’armée du régiment de Sernignan, lesquelles sont restées 15 jours dans le village (16 janvier 1637).

- entre 1914-1918, un hôpital militaire de 25 lits est créé dans l’école pendant la guerre.   

- 20 août 1944 : le massacre de Villaudric. 19 habitants sont tués par les soldats allemands devant le café.

 

 

 

XIXe siècle

- reconstruction de l'église

- construction de la mairie et de l'école

- déplacement du cimétière

 

XXe siècle

- construction  de l'école

- construction de la nouvelle mairie

 

20 août 1944 : le  massacre de Villaudric - 19 morts.

 

La libération de Toulouse a sonné. Les  soldats allemands quittent la ville. Ils remontent vers le nord, hors des grands axes. Ainsi  partie de Blagnac une colonne motorisé de 1200 hommes et 165 véhicules environ arrivent à Villaudric, venant de Bouloc. Celle-ci est scindée en trois, la tête comprenant le commandement, arrivée dans le village, ce dimanche 20 août,  à 13 h  et se trouvant arrêtée au niveau de l’intersection avec la route de Sayrac.

 

Des résistants sont venus à la rencontre des officiers allemands  pour négocier une reddition. Des négociations s’engagent avec le commandant Haverkamp, chef de la colonne, à la sortie du village – la tête Un incident inattendu va conduire à la tuerie. Vers 16 h s’approche de Villaudric la troisième partie de la colonne allemande. A ce moment venant de  Vacquiers et allant sur Fronton pour une mission de ravitaillement, un camion portant 5 FFI. Le chauffeur , Alain de Falguière, 24 ans, est pris au dépourvu à la vue d’une sentinelle barrant la route de Fronton. Il bifurque alors sur Villaudric pour tomber très vite sur la queue de la colonne. Pour sauver le camion le chauffeur ordonne à ses hommes de sauter, l’un d’eux affolé fait feu sur la sentinelle. La réplique est immédiate, le camion est mitraillé, le chargement s’enflamme. Alain de Falguière meurt dans l’explosion du véhicule ; les autres se sont cachés dans un champ de maïs , puis dans les bois, subissent des tirs en rafales, mais s’en tirent sains et saufs. L’alerte est donnée. La nouvelle court la colonne. La tête est ptévenue. Les soldats affolés tirent dans tous les sens. Tout le village se trouve sous les tirs des balles allemandes. Le calme revient par la suite. Les négociations sont rompues. C’est alors que les soldats allemands font sortir toutes les personnes qui se trouvaient dans le café. Elles sont  alignées contre le mur, puis fusillées et achevées au besoin. 15 personnes présentes alors dans le café sont à ce moment tuées. Un des villageois sera le seul rescapé immédiat du massacre, sauvé par les corps effondrés sur lui.

 

A l’heure des Vêpres, 15 h, le curé est sommé de monter au clocher, un officier allemand craignant qu’il ne s'y cache des terroristes. Sur l’église des rafales sont tirées, traversant les vitraux – les 4 clochetons sont sérieusement endommagés, devant être ensuite démolis.

 

Le massacre opéré, la colonne repart doucement sur la route de Villemur, incendiant au passage granges et maisons et en emmenant  deux otages – dont le carillonneur-  relâchés par la suite, dans la côte du Born. Précédemment deux blessés sont amenés en otages et laissés ensuite au bord de la route. Une balle arrache la tête d’une dame dont la maison jouxte l’église.  Un ouvrier agricole polonais demeurant après les arcades a le crâne fracassé à coup de crosses.

 

Sur la route de Villemur, les maisons sont criblées de balles, des paillés incendiés par e tir des balles, des balles tuent un enfant de 10 ans, traversant les volets d’une maison à l’extrémité du village. De même à la dernière maison, Albertine Dast est blessée. Pour dissuader tout acte de résistance, le convoi continuera de semer la terreur sur sa route : incendies de fermes, personnes tuées.

 

Les obsèques des 19 victimes – 15 civils [14 de Villaudric, 1 de Bouloc], 4 FFI [3 de Villaudric, 1 de Fronton : Falguière]  ont été célébrées le 22 août dans la cour du château, présidées par le curé Bernon.

Il y a eu 8 personnes blessées.

 

Le commandant Haverkamp est contraint de remettre son commandement à son second à la demande de ses officiers. Le convoi capitulera dans l’Hérault quelques jours plus tard.

La rue porte la dénomination « rue du 20 août 1944 » ? Une plaque de mabreest apposée sur le mur du café, portant le nom des victimes assasinées par les allemands : 3 FFI de Villaudric, 1 FFI de Fronton. (de Falguière) 14 civils de Villaudric, 1 civil de Bouloc.

 

Sources :  dépliant de l’ONAC : chemins de Mémoire en Haute-Garonne, Villaudric 20 août 1944 et Site de la mairie de Villaudric.

 

Victimes

-présents dans le café :

(1) assassinés - de Villaudric :

*FFI  de Villaudric : Louis Jaylès, Antoine Panassier, Jean-Marie Portes,

*civils : Henri Azéma, Pierre Bruel, Félix Carraro, André Combettes, Fernand Fauré, René Fourcade, Joseph Gay, ; Marius Gazagne, Emmanuel Gineste, Jean Larroque,  François Sirven ;

de Bouloc : Jean Vigouroux.

(2) blessés  de Villaudric : Antoine Bogdanoff, Antoine Dauch, Aristide Escoffre, Geoffroy Ferré, Joseph Galaup, Adrien Jaylès, Emile Valette

- tué au combat : Alain de Falguières (FFI de Fronton),

à  leur domicile (1)  assassinés : Anne Cladet Vve Olivié, André Marrot (10 ans),  Marcel Liwara, (2) blessée : Albertine Dast.

 

 

Sources 

Bibliograohie

- Adrien Escudier, Monographie de Villaudric, Fournié, Toulouse, 1934.

- Jean-Marie Destarac, instituteur de1896 à 1912, monographie de Villaudric, 1904  .

- Hyppolite  Guitard, instituteur  de 1884 à 1888, monographie des instituteurs, avril 1885, ADHG. Cette dernière se fait surtout l’écho des traditions orales.  

         

 


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