vie paroissiale   



vie paroissiale

 

VIE  PAROISSIALE

 

 

 

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1 / les confréries

 

 

Les confréries à Villemur

Etat en 1831

[document préparatoire à  la visite pastorale 

établi par le curé Guillaume Bergerot]

 

 

Il y  a 5 confréries ,

-         l’une en l’honneur du Sacré-Cœur de Jésus, presque toute composée de personnes du sexe;

-         une en l’honneur de N-D du Rosaire composée personnes du sexe 

ces 2 confréries sont munies de privilèges authentiques de Rome, promulgués par l’autorité de l’ordinaire. Elles n’ont point de statut particuliers.

-         Il existe une troisième confrérie sous l’invocation de St Joseph. Elle est très ancienne dans l ‘église de Villemur. Ayant perdu ses statuts, j’en ai rédigé de nouveaux qui furent autorisés par Mgr de Clermont-Tonnerre. Les malheurs du temps ont suspendu leur exécution. Elle devrait être très florissante.

-         Une 4° confrérie sous l’invocation de St Eutrope. Celle-ci avait autrefois des statuts qui ont été égarés, Elle très ancienne ; elle est toute entière composée de tisserants (sic).

-         Enfin une 5° confrérie en l’honneur de sainte Catherine que les marins ont pris pour leur patronne. Elle n’a point de statuts, elle était il y a quelques années très nombreuse. Elle avait formé une coëcation pour l’entretien de la chapelle et pour le soulagement des marins infirmes ou hors de service. Elle ne compte presqu’aucun membre. La fête patronale avait été transférée par l’ordinaire au dimanche après l’assomption de la Ste Vierge elle n’est depuis trois [ans] célébrée que le 25 novembre, presque sans pompe.

-         Il existait, il y a un grand nombre d’années une 6° confrérie en l’honneur de Saint Aubin que les laboureurs avaient pris pour leur patron. Elle était très florissante. J’ai essayé  de le reproduire. Mes efforts ont été inutiles aussi il en résulte que la chapelle dédiée au saint Evêque d’Angers  est la moins décorée.

 

Il existait il y a plus de 2 siècles à Villemur la vénérable confrérie du St Sacrement à l’instar de celle de Rome sous le Pontificat de Paul III dans l’église de N-D dite de la minerve. Lors de l’érection de la confrérie l’évêché de Montauban dont dépendait Villemur avait pour évêque Anne de Murcies. Un temps plus opportun pourrait voir revivre cette illustre confrérie déjà établie dans plusieurs églises à Toulouse.

 

Il y trois congrégations, une  d’hommes, une de filles, une de femmes engagées dans le mariage ou veuves. Celle des hommes n’existe que depuis environ 3 ans . le désir de faire revivre la foi dans les hommes, de les porter à la  fréquentation des sacrements presqu’entièrement abandonnée, m’inspira, il y a environ 4 ans, le dessein de former une congrégation d’hommes. Les filles surpasseront mes espérances. J’eus la douce satisfaction de voir une réunion de différents états, de différentes conditions, mariés ou veufs. Chaque dimanche un grand nombre approchait des sacrements ; aux grandes fêtes on en voyait plus de 100 recevoir la sainte communion à la même messe. Cette congrégation sollicitant depuis longtemps un logement ?? et plusieurs fois j’avais promis de lui soumettre le plan à l’autorité ecclésiastique. Elle est établie sous l’invocation de St Joseph. Ses exercices consistent à se réunir dans une des salles du du presbytère  le premier et le troisième dimanche  de chaque mois à l’issue des offices de la paroisse pour assister à une courte instruction et terminer par la récitation des litanies de St Joseph. Ils assistent aux processions solennelles de la paroisse, précédés d’une croix et se rendaient assidûment aux funérailles ces congréganistes décédées, aux quelles comme d’autres Tobie, ils portaient le corps à la sépulture. J’avais le soin de me munir d’une autorisation de l’autorité civile afin de me mettre à l’abri de toute tracasserie.

Les temps malheureux ont fait avorter ce grand bien. J’ai cependant continué de les rassembler : depuis plus d’un an je me donne à prendre soin du salut des membres épars qui conservent encore les sentiments de piété.

 

J’avais fait aussi l’essai d’une confrérie de jeunes gens. la légèreté de l’âge et plus encore l’empire des passions, fit manquer le projet. Les nouveaux communiants y trouvaient de grands avantages  pour s’affermir dans la pratique des vertus chrétiennes. Elle aussi sous l’invocation de St Joseph et suivait les mêmes exercices que celle des hommes. Les réunions avaient lioeu le second et le quatrième dimanche  du mois.

 

Congrégation des filles – elle avait été formée dans les premiers jours du ministère de mon prédécesseur M. de Gestas

 

Deux congrégations des personnes du sexe, l’une des filles, l’autre des femmes ou veuves.

La première tenait ses séances  dans une des salles du presbytère, au rez-de-chaussée, 

la seconde dans une autre maison particulière de la paroisse à 1 h après-midi.

Celle des filles se portait à plus de 100 et était l’édification de la paroisse par sa piété, son assiduité  aux offices de la paroisse, pour sa modestie et sa régularité celle des femmes ou veuves, quoique moins nombreuses, paraît un grand bien.

Elles sont munies l’une et l’autre de privilèges de Rome, la cour de Rome pour principales fête est la présentation de la Sainte Vierge transférée par l’ordinaire le dimanche après le 21 novembre..

 

 

     2 / les pèlerinages

 

 

Les pèlerins de Villemur à Lourdes en 1898

Arrivés en face de la Vierge [couronnée] à Lourdes le  mardi 4 octobre 1898, les 550 pèlerins de Montastruc, Villemur et de la vallée du Tarn, présidés par M. l’abbé Larroque. Ils gravirent la rampe du midi, contournèrent la basilique et descendirent à la grotte par les lacets. Le RP. Roux, lazariste de Toulouse se fit l’interprète de tous en commentant avec une pété filiale et communicative l’Ave Marie. Les pèlerins de Montastruc et Villemur ont voulu réciter le Rosaire en entier aux pieds de la blanche Madone. Les mystères joyeux ont été récités avant la grand messe, les mystères douloureux avant vêpres et les mystères glorieux avant la procession aux flambeaux. Le R.P. Roux qui avait commenté les 15 mystères prit encore la parole à vêpres. Il dit  à son auditoire que Lourdes était la terre sainte par excellence d’où, comme un cénacle, devait se répandre la vie vraiment chrétienne, par la pratique des sacrements, la fidélité à la loi de Dieu et l’absence de respect humain.

Se trouvaient par ailleurs les pèlerins des doyennés de Fronton et Grenade.

Semaine Catholique de Toulouse, 1898, page 1980 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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