VACQUIERS   



 

 

VACQUIERS

 

Eléments pour une histoire de Vacquiers

 

 

 

 

données générales

Vacquiers, consulat avant la Révolution devient une commune  avec une municipalité en 1790. Elle appartient au canton de Villemur en 1790, de Fronton en l'an IX.

Les habitants se nomment les Vacquiérois (ses).

 

Le sommet du mamelon est à 222 m. Les clochers de Montjoire et Vacquiers, se répondant, établissent une ligne de crête séparant les plaines du Tarn et du Girou

Les ruisseaux de Pouchigue, de Pourrat, de Rieutord et de Canonge

 

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occupation ancienne [romaine] et éthymologie

Vacer (1152), de Vacheriis (1268), de Vaqueriis (1271, Vaqueriis (1377).

A l'évidence, il y a là la désignation d'un espace réservé aux troupeaux.

Vaquier : en occitan selon Ernest Nègre, Vacher, gardeur de vaches ou marchand de vaches. Pour Dauzat, le lieu où l'on élève les vaches

"La toponymie porte à croire que l’élevage occupe une place dans cet espace". cf Panfili p. 356

 

Par la suite, un acte du XIIe siècle, <1117-1121>, contenu dans le cartulaire de Saint-Sernin  parle de la villa de Vacquiers. Dans la  désignation des modalités de l'occupation du sol, nous avons là une situation analogue à celle de Villematier ou de Villaudric, avec une ''villa'' médiévale.

 

 

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                                église de Vacquiers

 

possession de l'abbaye  Saint-Sernin

première mention de l'église de Vacquiers

Entre 1083 et 1108, au mois de mai,  a lieu la donation de l'église de Vacquiers

Bosquet de Vacquiers et son neveu Uc de Vacquiers donnent au clercs servant Dieu à Saint-Sernin leur alleu de Vacquiers situé dans le comté (pagus) de Toulouse, moins la part de l’Hôpital Saint-Rémézy (de Toulouse] et celle de Bernard Manfred de Vacquier  et de ses frères Od, Manfred et Guilhem (signent Ysarn de Villemur, Gauzberto de Vaquies, Hugo de Vaquies) – Cartulaire Saint-Sernin, Pierre Gérard tome 2, vomume 1, p. 553.

 

L'abbé partage les dîmes par portions égales, avec le recteur, 

L'archevêque de Toulouse confère la cure de plein droit.

 

 <1156-1167>

L’église de Vacquiers fait partie des églises mentionnés dans la liste des églises constituant l’Archidiaconé de Villelongue (ecclesia deVacers, III den. Tourn). Vacquiers  appartient à l’archidiaconé de Villelongue ,relevant du diocèse ecclésiastique de Toulouse ( archiprêtré de Montastruc)

 

1170

Les Seigneurs de Villemur  tenaient du côte maternel (dame Saure) des biens entre Tarn et Girou qui furent donnés  à l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem.

Un acte de novembre 1170 établi par l’abbé du monastère Saint-Michel de Gaillac concerne le don d’une église voisine de Vacquiers.

 

 

un castrum [1271]

Dans le Saisimentum  de 1271,  Vacquiers est désigné comme castrum  [castrum de Vacqueriis], avec Montjoire, Paulhac et Bessières et Mirepoix, Roqemaure, Tauriac et bien sûr Villemur.

 

 

Vacquiers appartient par ailleurs au diocèse civil de Toulouse

 

Les seigneurs de Vacquiers

En 1122, lors du don de l’église de Fronton à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, l’acte porte parmi les signataires celle de Bernard de Vacquiers.

En 1218 Athon de Vacquiers et sa femme Bernarde donnent au prieur de Toulouse et au commandeur de Fronton le 1/3 de Vacquiers (bourg) et la 4ème partie de toute la terre.

En 1222 Aton de Vacquiers a la charge de l’Hôpital Saint-Jean de Toulouse – en 1223 il devient commandeur de Caignac.

 

Vital de Vacquiers fut prévôt de Saint-Etienne (1286) ayant succédé dans la prévôté à Bertrand de l'Isle.  (Salvan)

 

 3 frères et sœurs de Vacquiers … famille aristocratique apparentée aux Bovilar

-Bocque de Vacquiers 1173-1178

-Autre Bocque  de Vacquiers 1177-1178

-Guillelma épouse de Amalvin de Bovilar fils de Amalvin de Bovilar 1119/25-1139 et de Wuillelma 1155- 1154

sa fille Genser perd son mari quatorze ans après leur union.

Sources : Didier Panfili, Aristocraties méridionales, Toulousain-Quercy, XIe-XIIe siècles, Presses Universitaires de Rennes, 2010.

 

On relèvera aussi que les seigneurs Raymond et Maffre du Bousquet, fils d'Otimer, seigneur de Vacquiers sont mentionnés dans un acte du 22 févier 1189, octroyant à l'abbé du Grand Selve le droit de pacage sur leurs terres (Escudier p. 143).

 

 L’église de Vacquiers (synthèse CT)

 

La conclusion de Jean Catalo  mérite d’être retenue (1986).

« l’église  était placée au cimetière, avant sa destruction pendant les guerres de Religion [en 1570]. L’édifice actuel a été reconstruit au XVIIe siècle à l’emplacement du château. »

 

Nous faisons notre cette approche, comme celle, semblable, de Jérôme Guillery. A l'état actuel, l'hypothèse d'une église castrale ne parait pas devoir être retenue.

- une première église  au XIIe-XIIIe siècles (attestée en 1156, 1232),

- une église "grande et belle", située dans le cimetière (?), détruite en 1570, lors des guerres de Religion

- une nouvelle église reconstruite par la suite (date difficile à situer -  en 1586 ? avant 1687 en tout cas, où a lieu la béndiction d'un tableau, et 1697 qui voit la bénédiction d'une seconde cloche ND (cf. texte intégral donné par Escudier). Peut-être dans les années 1670.

Le 27 janvier, on célèbre la fête de la consécration et de la dédicace de l'église.

 

Par ailleurs, on observera que les sacrements - baptêmes, mariages -sont célébrés sans difficulté apparente ou relevée, dés l'ouverture des registres en 1595. Des inhumations ont lieu dans l'église même, (cf. Escudier donnant des actes d'un registre aujourd'hui perdu), mais quelle église, l'ancienne vraisemblablement, après une rapide mise en état ?

 

Les multiples notations contenues dans les registres de Vacquiers - coutumier - et relevées par Lestrade conduisent à penser  que l'église est en état avant 1679. On relève les mutiples bénédictions de croix, l'année 1670, dessinant comme un nouvel espace sacré, cent ans après la destruction de l'église - au cimetière même, une grande croix en 1679... même si, cette même année, on plante une croix devant  ce que l'on nomme "la porte du Fort" (Lestrade, SAMF). D'ailleurs le fort est régulièrement mentionné au cours du XVIIIe siècle (cf. documents publiés par Escudier, p. 164 - en 1686 : "maison commune à l'entrée du dit fort... petit batiment construit sur la muraille dudit fort... chemin allant du fort à Saint-Bonet").

Les diverses annotations géographiques du coutumier pourraient indiquer que l'église au XVII-XVIIIe siècles se trouvait à l'emplacement actuel.


Antonin et André Pénavayre se demandent si l'église située dans un cimetière, ne se trouvait pas en fait à l'emplacement actuel, se souvenant d'ailleurs qu'on localisait un cimetière dans la proximité de l'église [novembre 2012].

 

Sources

- Adrien Escudier, monographies de Bouloc, Villeneuve-les-Bouloc et Vacquiers,1933

- Jean Catalo : l'occupation du sol dans le nord-est toulousain jsuqu'au XIIIe siècle, mémoire de maîtrise d'archéologie, sous la direction de P. Bonassié et Gérard Pralaié, TLM, 1986.

- Jérôme Guillery, Les villages castraux du XIe au XIVe siècle dans les cantons de Fronton et de Monatsdruc-la-Conseillère, mémoire d'archéologie, sous la direction de Maurice Berthe et Gérard Pradalié, TLM, 1990, p. 119.

[NB : la date de 1567 avancée par celui-ci, comme date de la destruction de l'église ne parait pas conforme aux témoignages connus [Lestrade] ; de même,  la place de la commanderie de Fronton dans la reconstreuction  de l'église de de Vacquiers en 1569  constitue une lecture inexacte au regard de ce que dit Escudier - p. 100 - il s'agit en fait de l'aide apportée par la communauté de Vacquiers à Fronton pour la réparation de ses murailles et du creusement des fossés].

 

Quand le passage de Saint-Sernin à Notre-Dame ? ...entre 1765 et 1841

En 1769 : le patron est Saint-Sernin [11 octobre 1769, visite du Vicaire général] - source : Escudier.

En 1841, lors de la visite pastorale : N-D de l'Assomption.Source : ADT.

 

chapelle Sainte-Marie

Celle-ci est mentionnée en 1238 dans un compromis entre l'Evêque de Toulouse Raymond et Bernard, abbé de Saint Sernin : l'église Saint-Saturnin avec sa chapelle Sainte-Marie, son dimaire et sa paroisse reste à Saint-Sernin (sources Mgr Vidal 1907).

Catalo se demande si cette chapelle Sainte-Marie  n'est pas à l'origine la chapelle castrale.

A compter parmi les églises détruites en 1570 ("les trois églises"). En tout cas, en 1742, il n'y pas d'autre église ou chapelle sur la paroisse que l'église Saint-Sernin.

 

 

              

          l'église,  le Fort (n° 51-52),  le village -Haut © cadastre 1819 ADHG          église de Vacquiers © André Pénavayre

 

          

       Vacquiers - de l'église à Circou - cadastre 1819 © cadastre ADHG                   ... le quartier du cimetière

 

Gilbert Sincyr, Vacquiers, mille ans d’histoire et cent ans de souvenirs, 2002

L’auteur, devenu vacquiérois, évoque à plusieurs reprises les églises de Vacquiers. Ses  sources et documents consultés  sont les mêmes que ceux ici cités (excepté le patronage de Saint-Benoit, non rencontré par nous jusque là).

 

Où se situe l’église paroissiale ? quand ? et sous quel patronage ? Quelle est la situation de chacune des églises. On constate des hésitations que nous partageons. 

 

-p.14 Le Fort du châteaule forcia - construit au sommet de la butte. Autour du château de profondes douves dont nous retrouvons trace dans les mares qui existaient encore au XIX e siècle au sommet du village-haut, et qui sont donc les derniers vestiges du castrum de Vacquiers. Le château est ici  localisé dans les parcelles 51-52 du plan castral, à l’arrière du côté droit du chevet de l’église (p.143) – Mention est faite du souterrain allant de l’ancien château fort à la maison de Samounret ; traces connues à la tour de droite du porche de l’église où une ouverture fut bouchée en 1947 (p. 47)

Ce n’est qu’au XVIIe siècle que fut construite l’église actuelle sur l’emplacement de la chapelle démolie

 

-p 56 – l’antique église ayant besoin de réparation urgentes (1846) [NDLR laquelle], l’architecte Cambon dressa un devis, qui s’éleva à la somme de 4.183 F. Cette dépense fut prélevée sur les fonds libres de la commune (cette église est sans doute l’église paroissiale qui était située à l’emplacement du cimetière actuel. Cette église consacrée à Saint-Benoît [NDLR – jamais rencontré – source ?]  – jour chômé le 15 janvier - a été démolie en 1873 sous les ordres de M. l’abbé reclus, curé de la paroisse [ NDLR - Source : note Lestrade]).

 

-p 106 - L’autre église dont nous connaissons l’existence passée, est l’ancienne église paroissiale qui était située à l’emplacement du cimetière actuel. Cette église était consacrée à Saint-Benoît. [NDLR source? Lestrade s'interrogeant au sujet de St Bonnet] A Vacquiers, on fêtait solennellement ce saint le 15 janvier, et ce jour était chômé [NDLR Source : Lestrade/ coutumier de Vacquiers; mais il s'agit de saint Bonnet].

 

-p. 107 – une (autre) église du village était la chapelle du château. Transformée en église au XIIe siècle [NDLR source ?], elle fut brûlée pendant les guerres de religions [ source ?], il n’en reste que l’ancienne sacristie et la chapelle Notre-Dame. Elle fut reconstruite au XVIIe siècle, dans ses dimensions actuelles avec le clocher-mur à cinq cloches  (qui seffondra sur la toiture de l’église le 3 juin 1892).

NDLR : La grande et belle église de Vacquiers fut brûlée.

 

La visite pastorale de 1742 a au moins l’avantage de nous indiquer : L’église paroissiale est la seule existante ; elle a pour patron Saint-Sernin.  On garde mémoire de deux autres églises aux extrémités de la paroisse (et il en en est des indices sur les lieux).

Relevons : La seule église ! – pas d’autre dans le village – les autres comprenant quelques vestiges, se trouvant aux extrémités de la paroisse : Saint-Pierre du Bousquet sûrement et sans doute Moissaguel.

 

 

1 / les temps anciens 

 Deux sites sont répertoriés

- la barraque, en contrebas de la forêt 

"L’Acheuléen supérieur qui voit apparaître le débitage Levallois semblait identifié sur la seule station de La Baraque à Vacquiers (Haute-Garonne) mais présentait déjà des indices de transition évidents vers le Paléolithique moyen (Jaubert 2002 p. 49). Ce dernier est également associé aux épandages alluviaux."

- les Tonis, au nord de la commune.

 

Association de Recherches Archéologiques de Villariès     

Habitat rural médiéval de Vacquiers   
de 1982 à 1985 fut programmé le sauvetage de l'Habitat rural Médiéval de Vacquiers


L'Habitat rural de Vacquiers à vocation pastorale, daté milieu XIIIème siècle, est un site de plaine emmotté et fortifié, bornage entre les deux régions, Tarn et Garonne, et deux influences religieuses : Saint Sernin à Toulouse et les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem propriétaires de la chapelle Saint Pierre du Bousquet dont dépend l'Habitat. L'architecture est faite de terre et de bois, pour les deux occupations successives. L'abandon volontaire est à attribuer à l'organisation communale mise en place dans le Comté de Toulouse au XIIIème siècle.

 

Sauvetages programmés de 1981 à 1985 (J. Falco): C'est une motte en plaine, lieu de vie d'une famille de pasteurs éleveurs qui présente deux phases d'habitat. Mise au jour d’une aire de feu, proche du dépotoir Nord (première occupation). Une maison principale et deux dépendances ont été construites dans un enclos. Le creusement d'un large fossé d'enceinte, l'apport des terres à l'intérieur et l' occupation du sommet. La fouille a permis la datation, la compréhension de l'ensemble, la vocation pastorale et "défensif" du site. 

 

En 2001 est  programmé le sauvetage de l'habitat rural médiéval et des fosses d'engrangement de Samounet (120.000 tessons de poteries par exemple sont lavés, répertoriés et parfois assemblés).

 

A été fouillée aussi  à Vacquiers une fosse d'engrangement  

 

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L'Association de Recherches Archéologiques de Villariès a été crée en 1979   

 

Bibliographie :

- Jean Catalo,  Joseph Falco, L'habitat rural médiéval de Vacquiers (Haute-Garonne). In : Sites défensifs et sites fortifiés au Moyen Âge entre Loire et Pyrénées : actes du premier colloque Aquitania, Limoges, 20-22 mai 1987. - [Bordeaux] : Ed. de la Fédération Aquitania, 1990, p. 137-149  (Aquitania. Supplément ; 4)

- C.Gaich ., Céramique et autre mobilier archéologique du site médiéval de Vacquiers (HG) étude et datation, mémoire, Le Mirail. 

 

2 / l'abbaye de Saint-Sernin

 

 

L'abbé de Saint-Sernin possède l'église de Vacquiers  avant 1150, comme aussi la forêt,  les terres et les droits sur terres et gens (paccages 1282, cf. four banal - 1282, 1514).  

 

Raimond Guilhem, abbé de Saint-Sernin, et Gérard prieur de l’Hôpital Saint-Jean de Toulouse – de Villa de Vacquiers – concluent - <1117-1121> - un arrangement concernant leurs droits respectifs à Vacquiers. Gérard est autorisé à labourer et à mettre en culture le 1/3 de la réserve de l’abbé et de percevoir le 1/3 des dîmes et des cens, et des droits de justice, en échange de la défense de la villa de Vacquiers

 

Une ferme est un des biens de l'abbaye, attesté au XVe siècle.

 

Documents de l’abbaye Saint-Sernin de Toulouse relatifs à  la possession de Vacquiers :

 

-Bail à fief par l’abbé et  le chapitre de Saint-Sernin pour le pont de Castelginest en faveur des habitants de Castelginest, Gratentour, Gaffelaze  ou Gafelasse [auj. Saint-Alban] et Vacquiers

1520 [101 H 601]

-Enquête faite à la demande de l’abbé et du chapitre Saint-Sernin contre le procureur général eu sujet des justices des 5 paroisses, Castelginest, Gratentour, Vacquiers, Grisolles, Labastide-Saint-Sernin (entre 1213 et 1233), 1677 [101 H 600]

-Et lettres patentes de Philippe III confirmant une transaction entre le chapitre et l’abbé de Saint-Sernin   et le procureur du roi au sujet des justices des 5 paroisses. 1279 [101 H 600]

-Arrêt du Parlement de Toulouse relatif au four banal de Vacquiers. 1514 [101 H 600] [Saint-Sernin R 10]

-Bail à fief par l'abbé et le chapitre de Saint-Sernin en faveur de Guilhem Patron, pour une terre située à Vacquiers. 1238 [101 H 606]

 -Copie d'une sentence arbitrale relative au différend opposant les habitants de Vacquiers au chapitre de Saint-Sernin (taxes diverses, four banal, droits de pacage etc.). 1282 [101 H 606]

-Confirmation par Jean XXII de la sentence arbitrale de l'official de Toulouse contre le chapitre de Saint-Sernin et en faveur du curé de Vacquiers au sujet de l'augmentation de la portion congrue. 1327

-Reconnaissances faites à l'abbé et au chapitre de Saint-Sernin par des tenanciers des terroirs de Vacquiers et du Bosquet. [101 H 732]. 1353

-Transaction entre le chapitre de Saint-Sernin et noble Raymond d'Aurival concernant une maison à Toulouse, des terres à Grisolles et une ferme à Vacquiers.. 1443 [101 H 606]          

-Collation par le Vicaire général de l'Archevêque de Toulouse de la vicairie perpétuelle de Vacquiers à la présentation de l'Abbé de Saint-Sernin.1532 [101 H 606]       

-Arrêt du ¨Parlement de Toulouse sur le différend opposant le chapitre et Matholy, économe de Saint-Sernin, au sujet de la dégradation de la forêt de Vacquiers.

1589 [101 H 606]      

-Demande du Chapitre de Saint-Sernin faite au Parlement de Toulouse, en vue d'interdire au vicomte de Villemur d'appliquer ses droits de justice sur Vacquiers. 1550 [101 H 606]      

-Lettres adressées à un avocat du parlement, juge de Vacquiers, au sujet de diverses affaires.

1752-1765 [101 H 723]

-Vente de la forêt de Vacquiers par le chapitre (au XVIe siècle).

Procès entre l’abbé et le Chapitre au sujet des coupes du bois de Vacquiers (1664) [101 H 553]

 

3 / le village médiéval de Tonis

 

Le lieudit des Tonis en est le site - dans le quartier de l'église du Bosquet (lieudit Saint-Martin de Tonis). Loin donc à 4 km du castrum, au nord de la commune.

 

Deux sites  « aristocratiques » sont à mentionner, offrant des fragments de trompes de chasse qu’une synthèse en cours  [NDLR 2010] de R. Carme a mis en exergue : ainsi la motte des Tonis à Vacquiers datable du XIe siècle ou encore le site de la motte castrale de Buzet-sur-Tarn). Les Tonis, site castral rural, simple lieu d’exercice du pourvoir. In Didier Panfili, Aristocraties méridionales, p. 292.

 

 

4 / l'église de Vacquiers

localisation de l'église Saint-Sernin de Vacquiers

L'église se trouvait-elle là elle était jusqu'à la Révolution, c'est-à-dire située dans le cimetière ?  

la paroisse avant les guerres 

L'église Saint-Sernin de Vacquiers est possession de l'abbaye Saint-Sernin de Toulouse 

Pouillé du diocèse de Toulouse, 1538

 

12. - Le recteur de l'église Saint-Sernin de Vacquiers. Il a les -cas. - Bérald de Saint-Anatholy, dispensé de résider, a des Lettres de régence pour Jean Bessier. L'abbé de Saint-Sernin. est prieur partageant la dîme, par portions égales, avec le recteur, et il présente lors de la vacance. La cure vaut 400 livres tournois.

 

Rector ecclesie Sancti-Saturnini de Vacqueriis. - Habet casus- - Dus Beraldus de Sancto-Anatholio habet de non residendo et de Regimine pro Duo Johanne Bessier. Dus Abbas Sancti-Saturnini est ibidem prior, diviideris per equas partes cum rectore, et presentat adveniente vacatione. Valet CCCC Iiv. t.

 

 

 

L’église de Moissaguel

Elle st mentionnée dans le cartulaire de Saint-Sernin, donnant la listes des églises relevant de l’archidiaconé de Villelongue <1156-1167> - de Moisaguel - XII den.t.
Le cartulaire – n° 282 - mentionne cette église, usurpée par Bertrand de Villemur en juin 1110  comme d’autres églises, comme le sont les églises de Villariès (Vilarer), Paulhac, Gemil.

On rencontre un Géraud de Moissaguel dont  le nom évoque une lignée de la région de Vacquiers.

 

L’église Saint-Pierre du Bousquet

Cette église est mentionnée  dans le cartulaire de Saint-Sernin parmi les églises constituant l’archidiaconé de Villelongue  <1156-1167> - "de Bosquet "- XII den. t. Cette église est attestée encore en 1353.

Elle se situe au nord de la commune comprenant Noble, Tonis.

 

Possession de l'abbaye bénédictine Saint-Michel de Gaillac, avec des terres. Cette église est donnée par la suite par l'abbaye à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Au mois de novembre 1170, Robert abbé de Saint-Michel de Gaillac (Tarn), au nom du chapitre de ses religieux, donna à l'hôpital de Jérusalem, à Eschafred, précepteur de Fronton, l'église de Saint-Pierre du Bousquet avec tous ses droits et toutes ses dépendances. Il se réserva une redevance annuelle d'une livre d'encens qui serait apportée à l'abbaye, «  le messager devant y trouver son dîner comme un des moines ;  par contre Eschafred s'engageait à donner l'hospitalité à l'abbé et à ses successeurs s'ils passaient jamais par Fronton ou le Bousquet.

 

En 1253-1257 un contentieux sau sujet de cette église surgit entre l'abbé de Saint-Sernin et le commandeur de Fronton, à qui l'abbé contestait ses droits.

Vers le milieu du siècle suivant, l'abbé de Saint-Sernin vient disputer au commandeur de Fronton la possession des dîmes de Saint-Pierre et,  prétendant que cette paroisse n'était qu'une annexe de celle de Saint-Georges (NDLR Saint-Jory) qui lui appartenait, fit enlever violemment en 1253, les récoltes des Hospitaliers. L'affaire remise à l'arbitrage de Pierre du Port, précepteur de Serres, de B. de Prinhac, hôtelier du chapitre Saint-Sernin et d'Arnaud d'Escalquens, se termina à l'avantage de l'Ordre de Saint-Jean. (Juin 1257).


 

Le commandeur de Toulouse est seigneur spirituel, foncier et direct.

De cette église "il ne reste rien., pas un pan de mur, pas une brique, tout a disparu, les ruines même ont péri et son sovenir s'est effacé de la mémoire des habitants de la contrée" (Escudier, p.145) ; Seules traces: le nom du terroir constituant le mamelon de Saint-Pierre.

 



 

   

  localisation des terroirs - castre Vacquiers 819 ADHG

 Saint- Martin (gauche) - Saint-Pierre [du Bousquet] (droite)

 l'église Saint-Pierre à proximité du Rieutort.

 

les guerres de religion

 

Deux prêtres de Vacquiers ont été « tués et massacrés » en 1570 (Lestrade, Huguenots, 80, 115).

 

l'église brûlée en Janvier 1570

l'église comme bien d'autres  a té brûlée. 

L'ancienne église paroissiale de Vacquiers était  vraisemblablement située dans le cimetière. Elle n' pas été reconstruite semble-t-il à cet endroit. 

Antoine Barde, marchand de Bouloc témoigne que les protestants ont brulé les églises de Vacquiers, Montjoire, Cepet, Pienel, Saint-Geniès, Basus Orgueil, Noïc, et sur Bouloc, Saint-Pierre de Lezens Saint-Jean de Montaigut, comma aussi l’oratoire Saint-Yves, et l’église Saint-Christal ou Saint-Christophoul p 80

 

Antoine Carrery notaire de Vacquiers dépose aussi  les églises de Vacquiers et les trois églises annexes, Fronton, les trois églises de Bouloc, Sainte Croix, Cepet, Paulhac, Pinel, Orgueil, Nohic, La Magdelaine ont brulé. (Lestrade p 88)

 

Raymond Castanhyé, laboureur de Montjoire, témoigne que "sur la fin du mois de janvier dernier, il avait vu de grandes troupes des ennemis, lesquels mirent le feu à une belle et grande église du lieu de Vacquiers, laquelle fut entièrement brûlée et consumée, ensemble les joyaux et tout ce qui  était dans ladite église". Il a vu l’église en train de brûler.

 

Témoignent de même Etienne et Pierre Roux. Ce dernier aussi parle de l’église de Vacquiers qui était belle et grande .. le feu a consumé retables, caisses et coffres qui étaient dans l’église.

Il a vu l’église entièrement brûler.

 

Les trésoriers Généraux de France en juin 1581 procèdent à des dégrèvements à la suite des dévastations des bénéfices (terres, récoltes) par les Huguenots en 1580.

Ainsi « Vacquiers, pour la moitié de ce qui est dû au Roi et des taxes de ladite année » (Lestrade p. 115)

Cf. Lestrade, Les Huguenots dans les paroisses rurales du diocèse de Toulouse, Toulouse, 1939.

 

 

 

5/ au  XVII-XVIIIe siècle

l'église reconstruite

L'église de Vacquiers est par la suite reconstruite. La plupart de ces églises endommagées l'ont été au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle. Celle de Vacquiers sera reconstruite là où elle se trouve aujourd'hui. Avant 1687, où a lieu la bénédiction du tableau du maître autel (crucifix) et 1697 où a lieu la bénédiction de la seconde cloche, peut-être dans les années1670, considérant les diverses manifestations religieuses, que rapporte Lestrade (SAMF) qui coïncident avec le centenaire de l'incendie et de la destruction de l'église (cf. supra). 

Petit historique de l’église de Vacquiers : culte, objets, évènements, réparations

 

1570,  l’église qui était grande et belle a été entièrement brulée avec ce qu’elle contenait

L'église primitive « qui était belle et grande » fut incendiée par les Huguenots en 1570.

 

29 octoibre 1616 : visite pastorale de M. Rudelle, Grand vicairee de Mgr l'Archevêque.

 

Le 6 janvier 1686 on planta une croix de mission «  proche de l’oratoire de derrière la ville ». Cette mission eut lieu au temps du curé Trémolet ; elle dura trois semaines.

 

En 1697 [Escudier] - et non 1617 [dossier CDAS] ou 1686 [lestrade] : une seconde cloche est bénie  : St François et la Vierge Marie.

 

En 1742, visite pastorale de l'archevêque donne quelques informations : l'église est dédiée à St Sernin.  

14 avril 1742 – 1 G 618 Etat de la paroisse par le curé

Le sanctuaire bâti solidement è bien couvert – bien carrelé ; vitres en bon état ; autel en bon état et consacré , tabernacle solide ; Pas de retable.

La Nef : assez grande, non voûtée, carrelée avec de vieilles briques – 2 fenêtres, 1 sans vitre.

Le clocher menace ruine.

 

Patron St Sernin ; collateur des bénéfices , l’abbé de Saint-Sernin  qui nomme à la cure

Décimateur : l’abbé prend la moitié des fruits, du four banal ; de la forge banale, fdes terres labourables, des censives et d’une forêt considérable. Il n’y pas d’aumône.

 

Une chapelle du rosaire en assez bon état

 

On garde mémoire de deux autres églises aux extrémités de la paroisse, et il y a des indices sur les lieux.

 

Il y a une fondations pour des messes chaque semaine, 1 confrérie du Rosaire. Il y avait un confrérie du St Sacrement.

 

1 chaire intéressante mais hors d’usage ; confessionnaux inutilisables

 Dans les chapelles 1742

Une antique piéta en bois – à gauche de l’entrée

1ère à gauche : 1 statue grandeur nature en bois peint : Vierge tenant le Christ mort

2ème à gauche – 1 statue ½ grandeur Vierge en platre peint et doré ; 1 buste de saint en plâtre doré

Une confrérie du rosaire non approuvée par l’ordinaire – Iee indulgence approuvée par Mgr de Crilllon

Reliques avec authentiques : St Hyppolite, St Blaise, St Jorgi , ST barnabé, St Jacques ke lmineur. ?

Il y a des obits attachés à la cure et desservis par le curé. 

La piscine [ie fonts baptismaux] ne ferme pas ainsi que la balustrade, la cuvette a besoin d’être rétamée. Les vases des Stes Huiles ne sont pas dans l’ordre.

PV de la visite :

Le sanctuaire : malpropre, doit être lambrissé, il est couvert d’araignées du haut en bas.
La nef doit être vitrée. La muraille du fond doit être réparée, l’intérieur de l’église doit être blanchi ; les portes en très mauvais état ne ferment plus.

E tabernacle, malpropre n’est pas doublé, il doit être refait.

Il n’y pas de retable

L’église n’est pas voutée ; elle a 2 fenêtres dont 1 sans vitre

L’échelle du clocher est à réparer 

La coupe du ciboire est à redorer ; un reliquaire pour les processions, mais pas de reliques.

Une chapelle de N D malpropre mal-tenue, remplie d’araignées – la voute est à racommoder, les souris entrent dans le tabernacls

  

En 1784, le plafond est refait. Refonte de la petite cloche qui est agrandie et bénie. Elle sera enlevée à la révolution.

Refonte de la petite cloche qui est agrandie et bénie en 1785 ; elle sera enlevée à la Révolution.

 

1791 : un inventaire est établi par le curé constitutionnel 

 

En 1817, l'ancienne cloche cassée est refondue et dédiée au St Nom de Jésus; on en rajoute deux autres : Ste Vierge et St Sernin.

 

En 1831, il y a 3 cloches, création d'une quatrième cloche (531 kg, diamètre de 94 cm) ; le plafond est fait de planches, mais la toiture doit être refaite. Les murs sont à reblanchir. Le grand autel et le tabernacle en bois et marbre sont signalés.

PV d’Astros – le grand autel et le tabernacle sont en bois marbré. La voûte est un plafond de planches – les murs sont à reblanchir

La couverture est à réparer.

Pendant des années, la toiture est menaçante.

 

1er mai 1832 – 2 O 1345 – réunion du conseil municipal – la toiture de l’église a besoin d’être recouverte dans son entier (il faudra 2.500 tuiles canal)

 

5-6 mai 1836/37 – ADT – lettre du curé à l’Evêque et réunion du Conseil municipal.

Le curé signaler l’urgence des réparations à faire aux portes et à la toiture de l’église ( architecte Laffon)

Le Conseil décide que les portes Nord et Sud seront fermées à cause des acciodents possibles – on ouvrira la porte sous le clocher

Les fonts baptismaux seront déplacés.

 

En 1837, l’ouverture de la porte sous le clocher oblige à déplacer les fonts batismaux dans le vestibule de la grande porte qui est condamnée.

 

En 1841, piscine baptismale en pierre et bois

Patron de l’église : Notre-Dame de l’Assomption – fête particulière St Marcellin dont l’autel de la chapelle (note manuscrite ADT/ archevêché ; CDAS)

Tabernacle en bois doré ; murs voûte, couverture ; vitraux en bon état.

 

1841 – 2 O 1345

Le salpêtre a dévoré la surface des murs et des butées t dont celles-ci – il y a des excavations de 30 à 40 cm. L’intérieur de l’église n’offre qu’un aspect de ruines ; le frontispice et le clocher en éventail  ( = clocher mur) sont sapés par le temps. Les vitraux sont mal placés et insuffisants. Il faut reconstruire une nouvelle chapelle correspondant à celle qui est au Nord, mais plus large pour y mettre l’escalier de la chaire qui obstrue la nef. – architecte M. Cambon.

L'église est dédiée à Notre Dame de l'Assomption,

 

En 1842 un ensemble de vitraux (9) est arrêté , cinq dans le sanctuaire, quatre dans la nef. Ils sont réalisés par Gesta.

 

1842 – 7 mars – vers 1837 le sanctuaire était recouvert en plafond  en planches salies et usées – les murs dégradés, les vitraux insuffisants et mal disposés. Depuis il a été réparé

Maintenant la nef est dans le même cas, il faudrait construire une voûte et restaurer la tribune qui n’est qu’un plancher surélevé. Il faudrait symétriser les ouvertures des chapelles existantes ; restaurer les vitraux.

 

1843 – 13 juin – 1DT  lettre du curé à l’Evêque. La fabrique veut consrtuire une chapelle à l’intérieur de la nef pour la dédier à St Marcellin, en souvenir d’un voeur fait à ce saint autrefois par la paroisse.

 

En 1843 – érection d’une croix de mission [mission prêchée par les Pères du Calvaire] , croix placée à 6 m de l'église; en 1859, les autorités locales désireront déplacer cette croix. A cet endroit, vers 1830, on avait découvert un reste de croix en pierre  mutilée , haute d'environ 1 m (ADT, 1859).

 

1844 - 22 avril – ADT lettre du curé à l’Evêché demande d’une institution d’une confrérie du St sacrement pour les hommes, les femmes ayant celle du Rosaire vivant.

  

1849 – 18 août – 2 O 1345- séance di Conseil municipal

Le carrelage de la nef de l’église est en très mauvais état (archirecte Peyssiès)

1850 – 1852 – 1853 – ADT, lettre du curé à l’Evêché – la prison est comprise entre la chapelle de la Vierge et la sacristie – cette sacristie est trop petite (3,40 m)

Le conseil municipal veut faire construire une autre sacristie de l’autre côté de l’église. Le curé demande que la prison puisse servir de décharge pour la sacristie.

 

15 juillet 1850 –  2 O 1345 - cahier des charges – les carreaux ( nouveau carrelage) seront placés à losange et disposés à cet effet voir plan

Les carreaux ont  42 cm de côté et 0,05 d’épaisseur ; ils sont pris à Cepet, il faut 1.050 carreaux.

Une plinthe en chêne sera placée tout autour de l’église  à l’exception du chœur est des chapelles sur une hauteur de 0, 25 m

 

29 juillet 1851 – ADT – lettre duré à l’évêché – la toiture en mauvais état avec des gouttières ; le carrelage en mauvais état

 

13 février 1852 – 2 O 1345 – Exposé des réparations à faire à la toiture de l’Eglise : tuiles cassées, chevrons à remplacer, lattes pourries par les gouttières – cheminées  abimées, ce qui provoque des infiltrations dans les murs – tuiles faitières à remplacer.

 

1852 – 19 juillet ADT et 2 O 1345

Délibration du CM au préfet en 1831 : il y a 3 cloches

Le conseil désire acheter une nouvelle cloche, celles de l’Eglise sont de petite dimension, la plus grande ne vaut rien

La cloche sera faite par M. Jean Tonizou, fondeur à Toulouse poids 531 cJg diam 93 à 94 cent métal 80 parties de cuivre rouge , 22 parties d’étain.

 

En octobre 1857,  le curé a l'intention d'élever un monument sur le plateau devant l'église à côté de la croix de la Mission - le jour du Rosaire.Le Conseil municipal s'offre à en faire la dépense, du moins en partie. Ce même jour de la fête du Rosaire sera établie la confrérie du Rosaire de Saint-Dominique. Le 9 février 1859 les autorités locales désireront déplacer cette croix de la mission, croiux érigée en 1843.

 

En 1861, ; 4 août – 1 O 1345 – le conseil municipal décide d’acheter une chaire.

 

Le 3 juin 1892, effondrement du clocher par un cyclone : endommagement du toit, de la voûte, le mur de façade a été ébranlé. Reconstruction de la voûte et du toit.

 

Le clocher et le mur de façade seront reconstruits après 1895 selon de nouveaux plans.

 

1894 –  2 O 1845 – 2 juillet 1894

Devis descriptif et cahier des charges - L’entrepreneur démolira le mur façade et toutes les parties des cloches encore en élévation.

On utilisera les briques des meilleurs fours du pays ; la pierre tendre de charente pierre de Pons ; le bois de chêne et de peuplier  du pays, le sapin rouhe du Nord et le chêne du Nord.

La grand rosace de la face principale du clocher, la croix et la flèche et le paratonnerre feront l’objet de marchés spéciaux.

 

12 janvier, 11 février ; 8 avril – 2 O 1345 lettre du maire au préfet

En 1892, l’ancien clocher s’est effondré lors du cyclone du 3 juin. La chute du clocher a englouti la charpente et la voute de l’église. La municipalité les a fait remettre en état.

Il reste à reconstruire le mur de façade très ébranlé et le clocher

Le ministères des Beaux Arts et des Cultes suggère de supprimer des moulures , des colonnettes, des cauchures, une balustrade, les lucarnes de la flèche et une tourelle de l’escalier pour faire des économies

L’architecte est Joseph Thillet

 

L’ouragan du vendredi 3 août 1892, vers 22 h 30, un ouragan s’abat sur Vacquiers. Le clocher mur s’effondre sur la toiture de l‘église

En octobre, un devis est demandé à M. Thillet. Le coût est estimé à 25.900 F. Le 6 août 1893 le Conseil de fabrique délibère sur le projet de reconstruction du clocher. La proposition de M. Thillet est acceptée, on abandonne l’ancienne forme du clocher-mur qui offre trop de prise au vent et on choisit la forme à pans coupés. Le montant sera ramené à 19.800 F. Mais il faut aussi consolider la chapelle Saint-Marcellin dont a voûte a été ébranlée. En avril 1897 un don est fait pour ériger une chapelle de N-D de l’Agonie à côté de la chapelle de la Sainte-Vierge, offre rejetée au début de l’année 1898. Fin 1906, les travaux sont achevés.

 

 

En 1906,  10 mars V 18  - Inventaire :

2 grosses cloches en bronze (inscriptions illisibles), le maître-autel et son retable, 4 autels (dont 3 en marbre avec tabernacle et 1 autel), etc.  

  

En 1932 : il y a une confrérie du Rosaire et une de la bonne mort.

 

Restauration des peintures murales du choeur en 1955, et celles de la nef en 1964.

Restauration en 2009.

 

   

                     plan église 1850 - la prison au nord, à côté de la chapelle                   

                

                              l'église                                                                 la sacristie et l'ancienne mairie

la paroisse

Les Archives paroissiales de Vacquiers connaissent un  coutumier de 1617 à 1788  présenté par Lestrade dans le Bulletin de la Société Archéologique du Midi de la France en 1901. Il présente des informations religieuses et liturgiques éclairant les modalités du culte à Vacquiers, les fêtes qui y étaient célébrées, le rapport à l'espace (cf.? les processions, notamment les rogations). Ce document comprend un coutumier des Offices et une nomenclature des reliques : St Hyppolite (il y avait d'ailleurs une confrérie qui l'avait pour patron) ; Saint-Blaise, Saint-Georges et Saint-Jean-Baptiste, Saint-Barnabé et Saint-Jacques le mineur, la pierre sur laquelle soupa le Christ avec ses disciples lors de la dernière Cène. et ainsi d'autres diverses pierres vénérables et vénérées.

En 1775 a lieu la confirmation à Fronton, avec énormément de personnes à confirmer. Il n'y en avait pas eu depuis 24 ans. ceci a eu lieu le 8 avril. Le curé écrit avoir conduit les 3/4 de sa paroisse, soit 160 communiants et 140 enfants. Ce sacrement fut conféré au château de Cransac où Mgr de Breteuil évêque de Montauban avait couché, fatigué par la confirmation qu'il avait conféré la veille dans l'église de Fronton à 2.000 personnes, au cours de laquelle il s'était trouvé mal. Ce 8 avril à 10 h,il va donner à nouveau la confirmation à 2.000 autres personnes.

Il y a une confrérie de Saint-Hyppolite. En 1742, on mentionne celle du Rosaire qui a une chapelle.

Archives paroissiales de Vacquiers coutumier de 1617 à 1788 Lestrade

Bulletin  de la Société archéologique du Midi de la France -1901,

 

En 1775 une cérémonie, à Fronton, de confirmation – 300 personnes de Vacquiers au château de Cransac où l’évêque s’était retiré -  M. de Breteuil étant tombé en défaillance par excès de fatigue

Ancienne église paroissiale de Vacquiers située dans le cimetière abandonnée après la Révolution et démolie en 1873, sous le rectorat de M. l’abbé Reclus

 

- 25 janvier Saint Bonnet on solennise annuellement sa fête.

- Pâques – Les 13 processions  sont faites, commençant le jour de Pâques et les jours suivants

- 27  janvier - on solennise la fête de la consécration de la dédicace de l’église dudit Vacquiers. On fait procession par l’église seulement.

- Le 2 juin, jour solennisé pour la grêle qui frappa ce lieu. On fait procession de l’église au cimetière et de là on s’en va vers Circou droit à l’oratoire, et s’en retourne à l’église autour du Fort. [NB Le Circou quartier voisin de l’ancien oratoire détruit. Sur l'emplacement de cet édicule fut érigée la croix del Roc estimée  une sauvegarde contre la grêle et but de procession. Elle a été enlevée vers 1825.

- Le 29 novembre : Saint-Sernin, patron du lieu et de l’église paroissiale ; on va en procession au cimetière. On y célèbre la messe si on veut.

 

Rogations

Le premier jour on va de l’église au moulin où l’on dit un évangile, et un autre à la croix de Moussen [sic] Paul, une autre à la croix qui vient des Toulsas, pour aller au cimetière où on dit la messe et après cela on fait des absolutions i.e. des absoutes,  et là on commence les litanies, et l’on s’en retourne à l’église sans s’arrêter ailleurs.

Le 2° jour l’on va au communal qui va devers Toulouse où l’on dit le premier évangile, et un autre à la croix  qui s’en va à Lucas, et un autre après le pont de Castanet, et de là droit à Saint-Bonet et là on dit un évangile : on y commence les litanies, et puis un autre évangile à la première croix qui est auprès de la maison de Pierre d’Auriol et puis on poursuit les litanies jusqu’à l’église

Le 3° jour, on s’en va droit à la forêt, on dit un évangile près de Circou, un autre près de la forêt, un autre à la Nauze, un autre au chemin qui s’en va à Sarralhon, un autre près de la bourdette de M. Martres, et là on commence les litanies jusqu’à ce qu'on soit arrivé à l’église et on dit la messe.

Un pèlerinage annuel  paroissial à Notre-Dame d’Alet a lieu en mai 1680. Un récit nous est donné avec un ordre processionnel impressionnant. Il y est question de 200 filles. On a peine à voir la foule que ce pèlerinage pouvait représenter.

Un pèlerinage annuel, plus proche, celui de N-D de Bruguières. Un curé, Prades, connut des remontances de la population, exprimées par les consuls pour son manque de zèle à ce sujet.

 

la communauté

En 1569 la communauté de Vacquiers doit contribuer aux réparations des murailles de Fronton et au creusement des fossés, fournissant 10 hommes.

 

Lors de la reprise de combats, au temps de Sainte-Croix, celui-ci, de Fabas, vient cantonner  avec ses sa troupe à Vacquiers, qu’il quitte quelques jours après pour Castres où il rejoint le prince de Condé.

 

En 1688 est entrepris le dénombrement des biens, droits et facultés de la communauté de Vacquiers.

En 1688 la maison publique confronte au levant la Grand Rue et au septentrion l’entrée principale du château.

 

La communauté possédait plusieurs terrains

Un oratoire de briques avait été construit, confrontant au levant le fossé du fort (cf 1688)

Le lieudit Saint-Bonnet.

Les habitants étaient autorisés à faire moudre leurs grains où bon leur semblait. De même pour le four à pain – la forge et le four n’étant pas banaux pour eux. (1688 Escudier p. 104)

La communauté possédait des biens en fiefs concédés en 1557.

Biens concédés par l’abbé Henry le Cléry de Flavigny, abbé (séculier) de Saint-Sernin, « seigneur, haut justicier, moyen et bas foncier et direct de la terre de Vacquiers ».

 

Dans le courant du XVIII e siècle, ici comme en d’autres lieux, une contestation apparaît entre la communauté et le curé (portée devant l’Intendant), au sujet du presbytère.

 

La première reconnaissance connue faite par les consuls en faveur de leur seigneur est du 25 avril 1557.

En 1789, il y a 4 consuls, 7 conseillers politiques, 1e syndic des habitants (Jean-François Salesses) 

Les consuls avaient le droit de porter « chaperon rouge », de juger les affaires de police, mais non de faire procéder à l’estimation des dommages causés dans les terres.

Une autre reconnaissance a lieu le 22 août 1775.

Il y a un juge seigneurial (Desclaux en 1775), un procureur juridictionnel : Jean-Pierre Lafforgue.

Jean Baptiste Miquel est avocat au Parlement

 

La Place publique au faubourg avait un puits commun appelé le puits de las cadennos et un oratoire au milieu de la place

Une autre place existait au faubourg, 1688

Il existait une maison servant d’hôpital, possédé par l’Ordre de Saint-Lazare, plus tard réuni à celui de Castelnau-d’Estrétefonds « souffert » 1688

 

A la Révolution la modeste maison commune  était attenante à l’église au haut du village (Escudier, p. 110)

Une assemblée de toute la communauté s’est tenue dans l’église  en 1790, élisant son premier maire :  François Salesses.

Celle-ci, possession de l'abbaye, est vendue au XVIe siècle.

les moulins

Nous relevons un toponyme les Moulins au bas du village. 

La communauté possédait sur son territoire plusieurs moulins à vent (trois apparemment), exploités par les familles de meuniers Lagrange, Gardelle, Sans, Vinhals.

puits commun : puits de las cadenos

 

    5 / la Révolution

évènements

En 1793, quelques personnes ont brûlé sur la place  publique plusieurs images de saints. L'une de ces personnes - par la suite aliénée - a découvert le buste en pierre de la Maternité divine de Marie, le jette sur le pavé et le casse à l'aide d'un marteau (raconté par le curé en 1857 - ADT).

Le clergé 

Le curé Alpinien Domingon-Bronsac et son vicaire Escouboué, originaire de Montjoire, ont refusé de prêter le serment constitutionnel - ils sont donc réfractaires et insermentés ; ils ont été tous deux déportés.

Un curé constitutionnel est nommé : Antoine Darlès (1791). Rejeté par la population, il démissionne le 23 février 1794.

Jean-Baptiste Gayral, originaire de Fronton, né en 1756 - fils de Pierre, avocat au Parlement et de Marie Olivier - prêtre réfractaire, se cache à Vacquiers, propriétaire d'une petite maison située à Saumounet (cadastre section A n° 136). En 1795, il est recherché, mais n'a pu être découvert. Mais le 26 octobre 1795, il fait acte de soumission aux lois de la République conformément à la loi du 30 mai 1795, pour pouvoir exercer le culte de l'Eglise catholique, apostolique et romaine (demande du 4 août 1795). En effet le 21 février 1795, la Convention  avait décrété la liberté des cultes tout en les plaçant sous la surveillance des municipalités ; il suffisait de faire une demande d'exercice de culte et une déclaration de soumission aux lois. Il meurt en 1828, enterré au cimetière de Vacquiers. Il a été curé de Vacquiers de 1795 à 1828.

Les biens nationaux

Source : Henri Martin - documents relatifs à la vente des biens nationaux - district de Toulouse, Privat, 1916.

propriété de l’Etat : Les fossés du fort

En janvier 1792, il avait été décidé de combler l'ancien fossé et d'entretenir celui qui était au septentrion

 

l'Abbaye de Saint-Sernin possède :

- l'emplacement du château ou fort : estimé 90 livres

- une petite maison :  estimée 750 livres ; terre et pré 1.540 livres ; 

- ancien four banal : 740 livres 

- forge banale et maison : 704 livres 

- droits annuels et fruits décimaux : 2.125 livres

 

De nombreux presbytères, à la suite de la loi du Ventôse an IX, sont mis aux enchères, ainsi celui de Vacquiers (page XXXIV) La plupart ayant été séquestrés et affectés aux écoles.

 

Biens de la fabrique :

Fabrique : presbytère et terres : 3.240 livres

 

Biens du clergé

Cathelan, chanoine de Saint-Sernin, prêtre reclus : la métairie de «  Ridart », 85 arpents, 1 pugnère ;  bien estimé, 34.062 livres

Domingon, curé de Vacquiers, prêtre déporté, mobilier de maison - bien estimé 4.717 livres

Jean-Baptiste Gayral, prêtre déporté, mobilier de maison, estimé 525 livres. Il était originaire de Fronton et s'était réfugié à Vacquiers. Il conservera son bien, porté au cadastre de 1818 (Saumounet). Il y aussi un Gabriel Gayral, ex-prébandier, prêtre réfractaire, surveillé  (12 germinal an IV) ; faisant le serment prescit par la loi du 7 vendémiaire an VII.

 

Biens des émigrés

Cabissol-Boscan, émigré, maison et jardin, vignes et terres, bien estimé 3.219 livres

Jean-Antoine Lafforgue gendarme, émigré, maison et jardin, terre et vigne d’un arpent et 7 pugnères bien estimé 1.550 livres

 

Les acheteurs sont : Carrery, homme de loi à Toulouse (terre de l’obit et maison de l’abbaye), Escoffre négociant à Toulouse(four banal), Corail, néogciant à Toulouse (maison et jardin de Cabissol), Penavayre, négociant à Toulouse (presbytère, jardin et grange - 221 toises, 5 pieds 17 pouces², adj 3.240 livres) et fossés entourant le fort [254 m,  6 m² - adj 77 livres, payés 150 livres/soit 15 F.] ; Comertigues ou Convertigues ou Couvertigues, cultivateur (l’emplacement du château appartenant à l’abbaye) adj 90 livres.

 

la Maison du "Treil" relevant de l'abbaye est acquise par la municipalité pour devenir la mairie.

 

 

Au Concordat le curé nommé est : Jean-Gabriel Neyral.

 

 

6 / VACQUIERS au XIXème siècle

 En 1818 : cadastre

construction d'une nouvelle église ?

L'église est aujourd'hui dédiée à Notre-Dame de l'Assomption. Serait à préciser depuis quand.

Avant 1570, l'ancienne église se trouvait, semble-t-il dans le cimetière acuel. 

Les informations concernant l'église de Vacquiers sont contradictoirez  au cimetière est démolie en 1873. - Lestrade en 1902, dans la note de son article sur les Registres de Vacquiers, est explicite à ce sujet : "l'ancienne église située dans le cimetière, abandonnée après la Révolution et démolie en 1873 sous le rectorat de M. l’abbé Reclus (cf note dans son article sur les registres de Vacquiers - affirmation malheureusement non étayée. Aucune source n'est donnée, aucun argument présenté).

- Des écrits postérieurs ne disent rien de cela. Une mention (site mairie de la mairie de Vacquiers) parle d'une manière plus imprécise de la démolition "d'une église".

- Le livre de l'AREC sur le "Canton de Fronton"  (1996), coordonné par Mgr Jean Rocacher, est plus que laconique !

 

Quand et où l'église a-t-elle été reconstruite après les guerres de Religion?

 

Quatre faits semblent devoir être considérés ensemble pour aborder la difficile question de la construction de l'Eglise et sa localisation :

 

- l'affirmation de Lestrade, historien rigoureux et méthodique. Celui-ci parle de l’ancienne église située dans le cimetière, abandonnée [...] et démolie[...].

Les précisions qu'il apporte dans une note, dans son article sur les registres paroissiaux de Vacquiers, paraissent par contre non fondées ou incompréhensibles ["abandonnée après la Révolution et démolie en 1873 sous le rectorat de M. l’abbé Reclus " - le 27 janvier est le jour de la fête de la dédicace de l'église]

- la position de l’église là où elle se trouve aujourd’hui, sur le cadastre de 1818 [NB pour les autres villages, l’église ordinairement représentée sur le cadastre en teinte brune, est ici en rouge  - ceci a-t-il une signification particulière ?]

- les informations continues au sujet de l'église de Vacquiers,  à partir de 1742 (visites pastorales, état des travaux, etc.)

Rien ne nous permet de situer une reconstruction intervenue au cours du XVIIIe-XIXe siècles. L'église est toujours à réparer. Aucun document n'évoque de près ou de loin une reconstruction.

- les registres paroissiaux présentés par Lestrade dans leur description du déroulement des processions  et de leur organisation spatiale paraissent bien situer  l'église là où elle est aujourd'hui...au long du XVIIIe siècle !

[ceci mettrait la "note Lestrade", précitée, en contradiction avec ses propres sources].

 

L’église au sommet du village parait alors avoir été construite au cours du XVIIe siècle ?  cf supra

 

La fourchette des possibles demeure très ouverte. On observera que l'on inhume dans l'église dés lecommencement du registre paroissial en 1596 (cf Escudier). Mais de quelle église s'agit-il ? En 1742, l'église en tout état de cause reconstruite  fait l'objet de la visite pastorale.

Nous retiendrions plutôt les années 1680 (cf les données présentées par Lestrade, cf les diverses érections de croix).

 

Escudier antérieurement parle de réparations à faire à l'antique église en 1842 pour 4.183 F. En 1843, il y a le projet d'élever une chapelle dédiée à saint Marcellin, sur le flanc de l'église, en souvenir d'un voeu collectif fait autrefois. En1850, on achète à Cepet 1050 dalles de terre cuite de 42 cm de côté et 5 cm d'épaisseur. On installe une plinthe de chêne dans toute la nef. A cette époque, il y a comme une petite prison nichée entre la chapelle de la Vierge et la sacristie. au N-E du sanctuaire. ce réduit va devenir une sacristie (AREC).

L'église actuelle mesure hors-tout 32 m x 14 m pour une hauteur intérieure de 9 m 50. La nef, divisée en 3 travées voutées, est flanquée au nord de la chapelle Notre-Dame, et au sud la chapelle Saint-Marcellin.

Trois éléments retiennent l'attention : une piéta,  l'autel et son retable  achetés par l'abbé de Saint-Sernin et le curé Trémolet entre 1695 et 1699, ayant fait l'objet de classement en 1926. de même des candélabres en bois doré datant de la fin du XVIIe siècle on fait l'objet de classement cette même année. Une Vierge à l'enfant en bois polychrome du XIXe siècle.

événements

l'adjoint au maire Maury, le 24 avril 1834, demande  à l’archevêque que soit accordé de faire des prières publiques dans l'église de Vacquiers pour demander la pluie, à la suite de la sécheresse qui désole les récoltes, pour être préservé du fléau qui menace.

L'orage du 3 juin 1892 détruisit toutes les récoltes. Il ébranla le clocher qui s'écroula sur la toiture de l'église dont la voûte s'écroula aussi en partie. Ce sont les paroissiens qui financeront la reconstruction, le nouveau clocher inauguré à Noël 1906.

 

voies et chemins

- le chemin haut de Villemur

- le chemin bas de Villemur

- le chemin de l’Escalère

- le chemin de Sayrac

- le chemin de Fronton

 

Le chemin allant de Toulouse à Villemur passait par Vacquiers.

 

Avant la Révolution la communauté de Vacquiers devait payer à celle de Villemur un droit de passage sur la rivière du Tarn.

 

7 / Vacquiers au XXème siècle

En 1912 : début de l'installation de l'électricité.

une nouvelle mairie a été inaugurée  le 10 juillet 1927.

Un petit oratoire a été érigé en 1956, suite à la Mission qui eut lieu dans toutes les paroisses alors confiées à l'abbé Touzel : Vacquiers, Villematier, Sayrac.

8 / Agriculture

La commune de Vacquiers a connu la polyculture. Particulièrement présents les vignobles et les fruitiers.Pour ce qui est des vins, quelques vieilles maisons vacquieroises produisent et commercialisent leur vin. Le terroir se rattache aux vignobles du Frontonnais : Fronton / Villaudric.

9 / Foires et marchés

Un marché hebdomadaire se tenait le lundi.

Une foire se tenait le 11 novembre.

10/ Enseignement

En 1688, on relève une « maison des Ecoles », confrontant au levant la rue publique et au couchant les fossés du fort. 

L'enseignement est organisé à Vacquiers en 1841.

11/ La population

une croissance constante depuis 50 ans après un temps de décroissance.

Sous le Directoire : 556 habitants ; 1962 :  462  habitants ; 1982 : 736 habitants ; 2012 : 1392 habitants.

 

ANNEXE : Maires et curés

Maires

Curés

Vicaires

 

1598, Raulet

Dauzignac, 1620, Daliès 1621, Arnaud Cailkhavel 1624,

 

1626 Mazet

Jacques Martin 1628, Jacques Roger 1630

 

1630 

1633 Antoine Trémolet

Borel 1635,

 

1637  Guillaumette

1680 Trémolet ?

Carbonnel 1637, Branquet 1638, Dabbadie 1655, Bengué 1694,

 

1695 -1699  1699- 1760 Pierre de Prades, à Vacquiers durant 61 ans, inhumé  alors dans le choeur de l'église 

 

 

Vergié

 

Manhérie + 1760 à Vacquiers

1790 : François Salesses

1790-1792 Bertrand Debax

1792-1800 François Salesses

1800-1805 Jean-Pierre Sérié

1805-1816 Pierre Maury

1816-1826 Jean Bertrand Penavayre

- 1760 -1763 Mauvan

- 1763-1792 Alpinien Domingon-Bronsac

-  Neyral Jean Gabriel

- 1795-1828  Jean Gabriel Gayral

Gaye

Vignaux

Loubère,

Pujos

Frey-Doustan

Dugasch

de Roucous

1826-1830 J.P. Almexandre Ratier

1830-1846 P.M. François Miquel

1846-1878 François Gary

1828-1873 Jean Vernhes, originaire de Bazus, curé 44 ans

 

1878-1879 Henri Roc

1879-1885 Pierre Barrat

1885-1892 Emile Estabes

1892-1906 Léopold Debax

1906-1908 Paul Pujos

1908-1909 Léopold Debax

1909-1909 Baptiste Penavayre

1873-1901 François Isidore Reclus, originaire de Gargas

 

1909-1925 Pierre Ducros

1901 – 1919 Antoine Sénac

+ à Vacquiers en 1923

1919-1933 Alphonse Bressoles

 

 

1925-1935 Camille Gary

1935-1944 Raymond Sorel  

1944- 1959 Roger Prat

1920 - Alphonse Bressoles

1933- 1947 Honoré  Dussel

1947- 1950 Pierre Pegues 

 

1959-1969 Pierre Chanson

1969-1989 Jean Lafforgue

 

1948 - 1973 André Touzel

1973 - 1982 Yves Souldadié

 

 

1989-1995 Guy Vaysse

1995-20     François Prat

1982-2009 Joseph Allain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Archives de Vacquiers

Peu d'archives ici antérieures à la  Révolution : un registre de délibérations de 1657 à 1685, ensuite il faut attendre l'année 1775. Les registres paroissiaux commencent en 1696. Eux aussi comportent une absence entre 1705 et 1770. Par ailleurs on sait qu'un registre plus ancien, peut-être de 1598, s'y trouvait  antérieurement. Pas de documents autres avant 1789  exceptés des brouillons de calcul de tailles (1621-1625).

Bibliographie 

Adrien Escudier, Monographies de Bouloc, Villeneuve-lès-Bouloc et Vacquiers, 1933 – reed. Monographies des villes et Villages de France - le Livre d'histoire, 2006.

Vacquiers : p. 98 à 142 et Saint-Pierre du Bousquet : p. 143-148

La famille Carrery est présente durablement à Vacquiers. Elle y a tenu longtemps l'office de notaire.

L'étude des actes passés en ce lieu doit apporter un utile éclairage à l'histoire de Vacquiers.

 

 

Sites archéologiques de la commune de Vacquiers : des traces multiples d'occupation.

- Les Tonis : mise à jour des vestiges d’un habitat rural médiéval – bâtiments construits en bois au moyens de poteaux implantés profondément dans le sol. Là une maison d’habitation ayant 8 m x 6 m environ, à 2 nefs, sûrement sans étage ; ainsi que 2 annexes dépendant de 2 m x 1 m environ reliées au bâtiment principal par un appentis.

Il s’agit d’un tertre artificiel arasé dans les années 1960

Les résultats es fouilles indique une présence humaine dés les haut-Moyen-äge, cependant les résultats montrent que le site d’habitat n’apparaît qu’au début du XIIIe siècle.

- Les Tonis – Borie-Blanque : néolithique ; outillage poli

- St Martin les Tonis (motte) : poterie commune (faune), moyen-âge

- Le Bousquet église St-Pierre : (en pente vers le Rieutord) - structure d’habitation – fragments de  poterie moyen-âge – poteries grises et rouges, site antérieur au XIe siècle.

- La Planette : paléolithique inférieur ;  outillage taillé.

- La Barthe 1 (D 63 D) : paléolithique ancien ; outillage taillé

- La Barthe II ; paléolithique ancien ; outillage taillé

- La barraque : (un des premiers sites fouillé) paléolithique ancien ; outillage taille

(terrasse de 60 m ; le ruisseau coule à l’est)

- Les Graves : paléolithique ancien ; outillage taillé

- Toule : paléolithique ancien ; outillage taillé

- Samounet : fosse ; poterie commune, poterie vernissée ; vase verre ; ciseau, couteau fer, épingle, boucle percée, déchets culinaires [120.000 tessons de poteries].

 

 

 


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