VACQUIÉ (de)   



 

Vacquié (de)

offices d'administration (Villemur)

Capitoul (Toulouse)

ébauche

créé le 30 août 2008

corrigé le 12 juin 2011

 

Une famille qui apparaît souvent,

qui a joué un rôle dans les Offices de justice et les fonctions de représentation de la communauté.

Nous nous contentons pour l'heure de rassembler quelques informations.

 

La maison de Henri de Vacquié se situait au moment de la révolution  rue Cambon [aujourd'hui rue du colonel Cailhassou].

Par ailleurs la rue Vaquié se trouve sur le côté d'une vieille demeure [donnant place Ourgaut]

 

 

Jean de Vacquier

rendit hommage au roi pour les fiefs qu’il possédait, devant les trésoriers généraux de France en la généralité de Montauban, en octobre 1668.

 

noble Jacques Vacquié, ancien capitoul 

noble Jacques de Vacquié,  x Jeanne Antoinette Messau [cm 9 septembre 1752, Me Pratviel, Toulouse].Jacques de Vacquier écuyer, coseigneur dans la vicomté de Villemur, capitoul en 1756, assista à l’assemblée générale de la noblesse, tenue à Toulouse en 1789. Ses enfants - de Jeanne Antoinette de Messau :

 

1 - Jean André Antoine qui épouse Elisabeth Gaspardine de Capriol

(noble), né vers 1758, décédé le 2 mai 1828 à Villemur (7 h matin)

 En l’an VII,  Jean André Antoine Vacquié, noble est frère d’émigré  : on ignore sa vie politique ayant quitté la commune depuis environ 5 ans.

ils ont  enfants :

- Jacques François Armand, né le 3 juillet 1789

- Antoinette Gaspardine, née le 7 mars 1791. Célibataire. Présidente dede la Congrtégation des Enfants de Marie. décédée le 17 mars1841, à l'âge de 50 ans.

- Marie Urbaine Clémence, née en 1792 qui épouse Marie joseph Mercure de Voisins Lavernière

- Jacques Gaspard Henri "Emmanuel" - Magistrat, Conseiller général

Né le 21 brumaire an IX à Villemur - décédé le 10 décembre 1864 à Ivry sur-Seine

Il épouse Georgina  de Saget [et non Eléonore d'Aubuisson, comme on peut le lire]. Il meurt sans descendance.

Il lègue plusieurs de ses biens au profit d'établissements congréganistes (soins et éducation) : les Constances pour les filles de la Charité et l'Hospice de Villemur ; le Roussel pour une école à Magnanac.

 

2 - Marie Jean Henri de Vacquié - dit Saint Martin

1761-1839

né à Villemur le 3 juillet 1761 (bas page 10), fils cadet  fils de noble Jacques Vacquié et de Jeanne Antoinette Messau.

Marie-Jean-Henri, émigré. officier au régiment royal Champagne (cavalerie) -

Déclaré absent depuis mai 1790 – lettre du 9 messidor an III [25 juin 1795] [AM  Villemur]

 ancien militaire, prêtre en 1813, vicaire à Saint-Sernin, curé de Reyniès, chanoine titulaire en 1825, décédé à Toulouse le 30 janvier 1839. Il deviendra prêtre à 52 ans cf ci-dessous.

 

3 - Gabriel Raymond décédé le 4 août 1772, inhumé le 5 (cimetière), à lâge de 6 ans,

 

  

*Jean André Antoine Vacquié (D210)

Domicilié Toulouse 3° section n°604

Agé de 36 ans, ayant 2 enfants

Reclus par la municipalité de puis le 5août (v.s.)

*ci-devant noble, jouissant de 3000 livres  provenant de plusieurs propriétés où est comprise la dot de sa femme de 20.000 livres

*[[relations et liaisons] avec les aristocrates

*[opinions politiques aux diverses époques de la Révolution] yant toujours paru aristocrate des plus prononcés et d’un caractère fort vif – N°272

libre – approuvé

 

en note : J-A.A de Vacquié, écuyer, coseigneur dans la vicomté de Villemur (et non Vielmur comme il a été écrit) était un des joueurs de Piquet arrêtés chez Pugnères comme se réunissant pour comploter contre l’Institution du jour.

Rendu à sa famille par ordre du représentant Mallarmé qui lui fit en outre rembourser  (arrêté du 30 nivôse an III) la valeur des divers effets et meubles enlevés dans sa maison de Toulouse durant sa détention.

Considérant que le système de terreur et d’arbitraire qui dirigeait alors ces opérations partielles a fait comprendre poar ceux qui étaient chargés de l’application et de l’exécution de ces mêmes mesures beaucoup de citoyens dans la classe de ceux qu’on appelait « suspects » sans autre preuves que l’opinion de quelques terroristes immoraux qui, ne ne paraissant que vouloir servir les intérêts du fisc public, se faisaient un nom et un crédit aux dépens de la fortune des citoyens paisible pour dominer l’opinion publique et servir leurs intérêts privés et les passions basses qui les gouvernaient.

sources : Baron de Bouglon- les reclus de Toulouse sous la terreur -"carmélites" - tome 2 page 130

 

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Biens nationaux

VACQUIÉ (JACQUES)

total propriétés : 730.097 livres

 

son fils cadet, Marie-Jean-Henri, officier au régiment royal Champagne cavalerie émigré

 

 

Villemur.

Métairie dite « du Pont »

72 arpents, 24 razes, 9 boisseaux, et bétail, estimée

58.275

Magnanac.

Métairie du « Rousset »

47 arpents, 9 razes, 49 boisseaux et bétail, estimée

84.795

idem

Métairie des « Coutancès »,

 46 arpents, 40 razes 36 boisseaux, et bétail, estimée 

108.155

Varennes

Métairie du « Clerc »

70 arpents, 26 razes, 40 boisseaux, estimée                                                                                                      

136.945

Idem

Métairie de « Carlès »,

58 arpents, 24 razes, 59 boisseaux et bétail, estimée                                

157.868

idem

Métairie d' « Oustry », 86 arpents, 33 razes, 39 boisseaux, et bétail, estimée                                         

184 097

mobilier

estimé

5.239 

 

 

 

sources : Henri Martin, Documents relatifs à la vente des biens nationaux - Département de la Haute-Garonne, 1924,  n° 366 page 245  (Archives départementales, 2 Q A.)

 

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« Les propriété d’Henri Emmanuel furent vendues comme biens nationaux en 1792. Ils comprenaient la ferme dite du Pont délicat appartenant aujourd’hui à M. Cisiola et sise près des lieux occupés par les établissements Borja et aussi le domaine du Roussel où résidait M. Eeckoutte. C’est un boulanger qui disait-on ne donnait du pain que s’il entendait le son de l’or qui acquit le roussel. Le Pont Délicat fût acheté par un certain Dastros.

Henri Emmanuel de Vacquié époux d Eléonore d’Aubuisson n’eut qu’un fils mort à l’âge de 8 ans. Sans descendance directe, il avait légué sa maison de Toulouse à l’église de la Daurade et une autre qui existe toujours à la sortie de l’église de Magnanac sur la route de la Garrigue. On l’appelle le couvent, car elle a été légué aux sœur de la croix chargées d’éduquer les jeunes filles. Un don de 1200 fr or est fait à l’hospice de Villemur afin de créer 12 lits.

Henri Emmanuel de Vacquié fut consul pendant la restauration. » Marcel Peyre

 

Archevêché de Toulouse- brouillon de lettre au préfet du 26 août 1841

Cf testament de Mme Garpardine de Vacquié  du 5 mars 1841 – legs à l’église paroissiale de Villemur une somme de 1200 fr libre de toute charge. « considérant que cette libéralité est en faveur d’une église qui a besoin de bien grandes réparations ».

 

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De Vaquié maire

 

Il est maire en juin 1790 quand toutes les paroisses s’érigent en municipalité. Vacquié devra lutter pour rétablir l’unité de la municipalité.

 

 

 

Procés-Verbal de l’Assemblée électorale Haute-Garonne

Justification Vacquié 17 août 1790 à 7 h du matin

 

M. le maire de Villemur monte à la tribune à dénoncer les injustes manœuvres de ses détracteurs et a démontré la fausseté de leurs imputations . L’assemblée a ordonné l’impression de son discours.

 

« Messieurs

Un citoyen qui se flatte d’avoir bien mérité de la patrie, qui a été élu chef de la municipalité par un vote presque  unanime, qui a reçu enfin une nouvelle preuve de confiance de ses concitoyens par le mandat dont ils l’honorent, vient de déposer en votre sein la juste sensibilité qu’il éprouve au sujet des inculpations graves qu’on fait sur sa conduite.

Je suis calomnié sous trois rapports :

-         comme citoyen, on me dénonce comme un aristocrate, pour un ennemi du bien public

-         comme maire, on m’accuse d’avoir offert des secours à la municipalité de Montauban, dont la ville de Villemur, ma patrie, n’est éloignée que de trois lieues,

-         comme électeur, on m’impute d’avoir sollicité des suffrages, d’être allé de bureau en bureau, d’y avoir remis des listes.

  Bruit largement répandu

 

j’étais noble voilà mon seul crime ; j’ai vu un bien dans la nouvelle constitution et je l’ai aimée dés le premier instant. Absent de ma patrie à l’époque de la formation des nouvelles municipalités… des divisions interrompirent les premières séances ; j’arrive croyant ce travail consommé ; je suis nommé le lendemain président de l’assemblée et par un scrutin suivant je suis nommé maire. J’en ai rempli les fonctions avez zèle jusqu’à ce moment et si mes efforts n’ont pas toujours répondu à mes désirs pour le bonheur de mes concitoyens, j’ai du moins la douce satisfaction de voir qu’ils n’ont pas cessé de rendre justice à mes bonnes intentions et à mon amour pour le bien public, ils ont constamment  joui de la plus parfaite tranquillité . Pour assurer leur subsistance, j’ai acheté  les grains nécessaires à la faveur de lettres de changes que j’ai souscrit pour la première fois de ma vie, sans que la commune ait rien perdu sur ses achats, par des traitements ménagés avec les boulangers, j’ai maintenu le pain à un plus bas pris que le taux ordinaire ».

 

Il reconnaît avoir audé la municipalité de Montauban à refuser l’armée bordelaise , mais ils ont refusé, reconnaissant le patriotisme des bordelais.

« Vous me pardonnez ces détails d’éloge que je ne me flatte d’avoir concouru au bien avec les 8 officiers municipaux, mes collègues qui, compromis dans ces faux rapports, attendaient de moi, leur justification : deux d’entre eux sont membres de cette assemblée ».

 

En ce qui concerne l’intrigue en sa faveur :

«  Pour réfuter cette noire calomnie, je n’ai que le témoignage de ma conscience et l’invitation que je fais à chacun des membres de med énoncer hautement…

Je tais le nom des coupables calomniateurs. C’est un électeur. Je le nommerai et présenterai des témoins qui certifieront la vérité de ma dénonciation… Je m’en remets à la justice de l’assemblée et la prie d’excuser ma prolixité en faveur de ma cause.

 

de Vacquié, Jacques,  Gaspard, Henri

4.10.1848 conseiller général

1.08.1852 (renouvellement complet) jusqu’au 13 juin 1858

remplacé par M. Eugène, Anne, Adolphe  de Tauriac - marquis, député

 

 

 

 

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1790-1791

Jean de Vacquié

1791-1792

Athanase Malpel

1792-1795

Jean Pendaries

1795

Benoit Pendaries

1795

Jean Vacquié-Prouho

1795-1797

Athanase Malpel

1797

Jean Pendaries

1797-1800

Jean Causse-Payes

1800

Jean-Jacques

Vacquié-Prouho

 

 

 

 

 

 

 

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Vacquié-Prouho

Joseph Vacquié

Bourgeois, décédé le 24 mai 1773 (inhumé le 25 cimetière) à lâge de 77 ans (né v.1686)

Jean Jacques Vacquié-Prouho

 

Jean Jacques Vacquié né le 27 octobre 1727 à Villemur, homme de loi, bourgeois, fils de Joseph Vacquié [conseiller lieutenant de maire ancien mi triennal - lettre de provision 29 décembre 1742] et de Gabrielle  Prouho (sources : Jean-Claude François)

Maire de Villemur en 1795 et 1800

domiciliation de Jean Jacques Vacquié  Prouho, 69 ans,  a résidé réside depuis le 1er aout 1790 à ce jour (germinal an IV),

démissionne de sa fonction de maire au cours de l'hiver de l'an VIII (délib.page  168), accablé d'infirmités.Frédéric Malpel le remplacera (délib.p.178).

décédé le 27 octobre 1813, célibataire à l'âge de 86 ans (déclarant Jean André Antoine Vacquié cousin, âge de 56 ans) [cf cité ci-dessus].

Jean-Jacques Vacquié-Prouho - procureur du roi en l’hôtel de ville et le bureau de police de Villemur.

Avocat au Parlement, il était syndic en exercice, il fût élu le 20 juillet 1766 aux fonctions de procureur du roi en l’hôtel de ville et le bureau de police de Villemur (il ne paraît pas qu’il fut pourvu par la suite à charge de syndic). Mais Vacquié Prouho se démit de cette charge de procureur du roi le 10 janvier 1768, et il n’apparaît pas qu’il eut un successeur.

(sources : Sevène p.126, 129)

 

Joseph Vacquié

Les provisions de conseiller du Roi lieutenant de maire à Villemur, ancien mitriennal furent délivrées à  Joseph Vacquié, 21 décembre 1742 [cf délib.15 août 1743]. Il remplit effectivement l’office, même s’il avait servi de prête-nom à Jean Delpuech pour cet office. Joseph Vacquié était le premier des consuls, et tant en cette qualité qu’en celle de lieutenant de maire en titre d’office, alternativement, il exerça sans interruption pendant ce temps la présidence du corps municipal ; Joseph Vacquié fut remplacé  en février 1755. (sources : Sevène p.124-125)

 

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Jacques Vacquié – lieutenant principal de la judicature de Villelongue au siège de Villemur.

Il y eut ici comme ailleurs le conflit au sujet des préséances entre le consuls et officiers de justices (lieutenants principaux et procureurs ès-judicatures royales) . Jacques Vacquié exerce alors  cette fonction de lieutenant principal de la judicature en 1685. ce magistrat s’abstint pendant plusieurs années  d’assister  aux conseils de ville (qui furent présidées plus souvent que par le passé par le juge en chef de Lavaur). Le lieutenant Jacques Vacquié reparut à la présidence des  assemblées le 7 mars 1692. Une grave innovation, la création des offices de mare, eut pour effet d’exclure le juge de la présidence des conseils de ville. (sources : Sevène p.109 )

On relève un André Vacquié, bourgeois, décédé le 9 janvier 1769, inhumé le 10, à l'âge de 76 ans (né 1693).


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