TAURIAC (de)   



 

 

de TAURIAC

 

 

 

une baronnie

 

On identifie volontiers la maison de Tauriac à la seigneurie de Tauriac entre Villemur et Salvagnac. Maison qui paraît ancienne, définie et autonome par rapport à la vaste vicomté voisine de Villemur et en même temps dans des liens imbriqués.

 

 

La maison de Tauriac vit dans la mouvance de la vicomté : ses possessions l’avoisinent et vont même l’entamer.

 

Au début, on trouve le nom de Malac, Mallac, Malhag, Mailhac, noms rencontré au XIIIe siècle Guillaume Malac est un des représentants de l’université villemurienne dans le traité   conclu avec les toulousains le 5 août 1202. Plusieurs actes de ces années 1202-1207 les mentionnent. Un Ugo de Malhac est un des  chevaliers de Villemur qui prêtent serment de fidélité le 22 mars 1243  azux clauses du traité de Paris du 12 avril 1229.

Un Guillaume de Mailhac est un des consuls de Villemur qui prêtent serment le 1er décembre 1249.

En 1253, l’abbé Hugues de Panat, abbé de l’abbaye Sainte-Foi de Conques leur baille à cens les terres dépendant du prieuré Sainte-Foi du Born.

 

Salvy de Boyer seigneur de Lacoste Mailhac épouse Anne de Castanet, fille de Honoré de Castanet, seigneur de Castanet (en Rouergue), baron de Tauriac.

 

La baronnie de Tauriac avait été possession de la maison de Léonard,

puis ensuite du vicomte de Villemur par l’effet :

1-de l’achat de deux sixièmes de cette seigneurie fait le 1er octobre 1501 par Jean de Foix à la veuve de Bernard de Léonard

 

2- de l’achat d’un sixième fait le 26 avril 1553 par André  de Foix à Antoine de Lapeyre

 

3- l’achat du reste de la baronnie fait le 18 mars 1604 par le duc de Lesdiguières à Bernard Farfal, ayant droit de autre Bernard Farfal, son frère, qui l’avait acquis des héritiers de Pierre de Castanet, héritier lui-même, sous bénéfice d’inventaire d’Antoine de Lapeyre

 

 

 

 

 

 

la Maison de Tauriac

 

 

Le 27 octobre 1606, le duc de Lesdiguières déclare n’avoir rien à prétendre sur le tiers qui avait fait l’objet du contrat de 1501, annulé par un arrêt du Parlement de Toulouse, et cède les 2/3 de la baronnie au prix coûtant sous réserve de l’albergue de 5 livres, 10 sols établie au profit du vicomte de villemur sur la communauté de Tauriac à Antoine de Castanet, père de Jean-Honoré.

 

 

Anne de Castanet, à la mort de son frère François mort sans postérité, hérite de la seigneurie de Castanet et de la baronnie de Tauriac, dont dépendait le tiers de la seigneurie de Beauvais.

 

Elle les transmit à son fils François de Boyer de Lacoste-Mailhac, auquel le titre de marquis de Tauriac est attribué (acte du 24 février 1718 Me Jean Coulom). François et ses frères accroissent les domaines de la famille de Boyer, tous réunis sous la tête de Louis Joseph Eugène – il est nommé : chevalier, marquis de Tauriac, lieutenant du roi en la Province de Rouergue , tout comme François et antérieurement Antoine de Castanet.), vicomte de Montclar, baroin de Roquemaure, Changy, Merleau et Outrepont, seigneur de Castanet, Beauvais, le Born, Montvalen Montgaillard, Vilette, Lacoste-Mailhac, Montdurausse, Larouquette, La Salvetat, Belmontet, Saint-Urcisse et autre places.

Amédée Sevène, op. cit., p. 178

 

 Succession de Louis Joseph Eugène de Castanet, marquis de Tauriac, décédé à Toulouse en fructidor an XI (1803), laissant une veuve et 3 enfants survivants :

- Victor Amédée Xavier  Sylvestre Charles Marie de Boyer Tauriac,

- Dorothée Augustine Eugénie Hypolite de Tauriac épouse de Michel Marguerite François Louis Imbert de Corneillan, l’un et l’autre habitant de Toulouse

- et Emilie Eugénie  Dieudonné Suzanne Henriette Charlotte de Boyer Tauriac épouse de François Nicolas de Merets (capitaine) demeurant à Lepizig. 

 

 

 

Les malheurs du marquis

le marquis de Tauriac, lieutenant de roi de la province de Rouergue entend faire état    « du tissu des disgrâces qu'il a eues depuis sa tendre jeunesse et faire l'énumération de différents procès qu'on lui a intenté sur lesquels on lui a tant fait d'injustice qu'il est forcé de demander une évocation dans un autre parlement ».. il possède dans le ressort de ce parlement 7 terres en toute justice., desquelles instances, il fait l'évocation

1° en 1701 contre un président aux requêtes du parlement lequel se prévalant de son crédit et de sa faveur voulut se libérer d'une somme considérable qu'il devait à son père et à ses frères cadets ; passant dans un bois avec le Vte de Bruniquel son ami, également en procès avec le même président et un valet de sa suite, furent assassinés par 4 hommes dévoués au président, le vicomte mourût de ses blessures et le sieur de Tauriac dangereusement blessé à la tète ; le president ayant un grand crédit transforme les assassinés en assassins, aussi il est décrété de prise de corps, mais partant rejoindre son régiment , le président dut poursuivre par contumace et le faire exécuter en effigie avec toute la pompe ; puis revenu pour purger sa contumace, il obtient une transaction à son

désavantage en raison d'une pression des officiers du parlement

2° et 3° retenu en prison plusieurs années, fut accablé d'un déluge d'injures dont Mre Bastard, avocat son ennemi particulier, ne cessant de l'inonder d' écritures, n'obtenant réparation, il fait porter ses justes plaintes au feu roi et après avoir consommé le plus beau de ses ans ou en prison, mangé, le plus clair de son bien, obtient enfin un arrêt favorable.

4° autre procès soutenu contre la dame de Lourdes, veuve du sieur de Tauriac son oncle, lequel à l'inspiration de son épouse, bien qu'il n'eut jamais eu l'intention de nuire à son neveu, aval! institué pour son héritier universel

l'hôpital général de Toulouse et les directeurs de cet hôpital non contents d'en retirer 50.000 écus du bien de la famille du sieur Tauriac, lui contestèrent longuement les biens substitués en sa faveur par le testament de son aieul.

5° puis à propos de l' acquisition de la charge de lieutenant de roi en Rouergue en 1720, auparavant tenue par ses oncles de Tauriac, contre ces mêmes directeurs de l'hôpital.

-10° sur de nombreuses usurpations du sieur de Gineste, de ses droits la baronnie de Roquemaure.

11 ° contre le commis des droits d'entrée de la ville de Toulouse, venu dans sa chambre lui prétendre des droits./

sur quelques jambons qu'il avait fait porter pour sa provisions et autres incidents

12° en 1716 contre un garnement « très étoudi emphitéote dud. sieur de Tauriac se lissentia au point de faire renverser les piliers de justice de sa terre où étoit exposé le cadavre d'un voleur de grand chemin que le sieur de

Tauriac avait fait pendre à la requète de son procureur fiscal' à ses dépens pour la seuretté publique, ce cadavre y étoit depuis deux ans sur une montaigne déserte éloignée de touttes maisons où il s'estoit commis plusieurs meurtres.. »

13° contre un de ses vassaux, parent de la veuve d'un président à mortier au parlement, suscité en 1706 pour faire une révolte dans ses terres et empécher le reste de ses vassaux de payer les rentes foncières

14° contre le viguier de Najac

Sources : Inventaire des archives du château de Tauriac

 

 

 

La comtesse Prosper de Bertier née de Boyer de Tauriac et fille du marquis de Tauriac ancien député au corps législatif est + au château de Bonrepos.

 

Lieutenants du roi en Rouergue

1721 François Boyer de Castanet marquis de Tauriac, baron de Roquemaure, nommé lieutenant du roi en Rouergue en remplacement de + Antoine de Castanet (Paris 27 mars 1721-29 avril 1722)

 

Marquis de Tauriac, baron de Roquemaure, nommé lieutenant du roi en Rouergue en remplacement de + François don père, Fontainebleau, 16 octobre 1753 -26 aout 1754

 

 *****************

 

XIXe siècle

 

 

 Au  XIXe siècle la maison Tauriac une place de plus en plus grande : possessions des terres et de propriétés dans la plaine du Tarn (dont Vernhes à Bondigoux), sans oublier les alliances matrimoniales, la propriété de moulins, les mandats de maire de Villemur, conseiller général du canton de Villemur et de député.

A l’évidence les Tauriac appartiennent bien au Villemurois et au nord-toulousain au XIXe siècle. 

 

 

au château de Vernhes

 

Le château de Vernhes autrefois appelé Beauséjour est entré dans les possessions de la famille de Boyer par l’acquisition que les oncles  du marquis Louis Joseph Eugène en ont faite de Marianne de Blasy, comtesse de Lussan par contrat passé le 23 décembre 1737 [Me Delmas, Montauban].

 

 

L'épopée industrielle

Si les Brusson  constituent une famille qui va être indissociable du développement industriel de la vallée par une succession de métiers en relation avec la rivière, ils ne sont pas les seuls. Ils ont en vis-à-vis les Tauriac et autres, propriétaires de Moulins [les Lostange]. Ce vis-à-vis n’ a pas été sans être marqué par des conflits d’intérêts, dont le Tarn est le théâtre.

Diverses participations financières à des Sociétés témoignent de l'esprit d'entreprise, d'une vitalité  et d'un engagement dans la vie économique à un moment clef de l'industrialisation, dont  :

-  Moulins de Villemur

-  Société Moulins de Bessières

- Société Pont de Villemur

- Société Banque de Toulouse

- Oeuvres diverses  (ICT) et  engagement politique : maire, conseiller général, député. 

- Propriétés sur Bondigoux, la Magdelaine,etc...

- alliances matrimoniales : Lostange, Roques ; alliances sociales (réseau de notables, unissant leur force).

            A suivre ...


© 2017 CT