TAURIAC & MONTVALEN   



 

 

 

TAURIAC 

Eléments pour une histoire de Tauriac

 

 

 

 

 

   

Tauriac se tient dans le haut-Languedoc, dans le diocèse civil de Montauban, Parlement & Intendance de Toulouse, Recette de Montauban.

La paroisse de Tauriac, appartenait jusqu'en 1317 au diocèse spirituel de Toulouse, puis par la suite, à celui de Montauban,  lorsque celui-ci est constitué en 1318. Elle relevait de l'archidiaconé de Villemur-Canet. Plus tard, elle appartiendra au district de Roquemaure.

Nous trouvons à Tauriac  un castrum (attesté en 1271) et une sauveté fondée par l'abbaye de Conques (attestée en 1087).

Tauriac a appartenu au diocèse écclésiatique de Montauban jusqu'à la Révolution, et du district de Roquemaure - avec Montvalen, Vilete et  Montgaillard. (tandis que Beauvais appartient au district de Villemur). Tauriac, au Concordat, appartient au diocèse d'Albi, après s'être trouvé un temps dans le greand diocèse de Montpellier. 

Toponyme d'origine gallo-romaine. Colonie gallo-romaine du IIe-IIIe siècle. Propriétaire : Taurius. Tauriac - Taurtiaco, 1224 ; nom propre Taurius + acum

L’église de Tauriac est unie à l’abbaye Saint-Théodard de Montauban.
Le curé devait pensionner un vicaire

La dîme  de Tauriac appartient au chapitre Saint-Martin de Montauban/ chapitre cathédral de Montauban en 1733 pour la 1/2 de la dîme   et au  curé [1/2 ]

Le droit de nomination à  la cure appartient à l’évêque de Montauban.

 

Ses habitants sont les Tauriacois (coises).

La population : en 1962 : 166 hab; 1982 : 182 ; en 1992 ; 195

 

Les principaux cours d'eau traversant la commune de Tauriac sont : les rouseilles, la Casette, le Bois Couyoul.
 

Les premiers témoignages : 1087

Un témoignage en 1087 lors du don de l'église de Tauriac à l'abbaye de Conques.

 

1224

Tauriaco.

 

1271

le castrum de Tauriac fait partie du dénombrement établi par le saisimentum.

 

1318 - Bulle de Jean XXII - création du diocèse de Montauban

 Mention est faite dans cette bulle du 22 février 1318 de Monte Valento (Montvalen), de S. Sebastiano (St Sébastien) et de Tauriac (de Tauriaco). 

 

Un long mémoire à consulter signé Pujol, Toulouse 6 décembre 1745  

contient un historique de Tauriac, mentionnant  entre autres :

- qu'en 1224 les seigneurs fréquentent la cour de Raimond.dernier comte de Toulouse,

- en 1317. ils sont qualifiés de chevaliers et puissants seigneurs très belliqueux, -en 1328, le seigneur de Tauriac est tuteur des demoiselles vicomtesses de Bruniquel,

- en 1400 deux dames de Tauriac donnent une dîme inféodée des seigneurs au chapitre cathédral. et ce pour demande des droits de bans et d'enfeu. 

Inventaire des archives du château de Tauriac

 

Eglise de Tauriac : elle est  attestée avant 1087.

Un temps son patron est  Saint-Pierre (1087 -cartulaire de Conques), hahiotoponyme qui souligne l’ancienneté du lieu. Nommée encore ainsi en 1500 (pouillé du diocèse de Rodez - cf. Daux).

Ensuite, elle a pour patron Saint-Georges (quand ?)  après 1500 et en tout cas, avant la Révolution (cf. Etat du diocèse de Montauban, vers 1780).   

possesseur : le chapitre St Martin de Montauban et le curé.

 

 

 

La commune de Tauriac sera réunie à celle de Montvalen en 1840, par la suite démembrée de celle de celle-ci en 1889, redevenant indépendante. Elle appartient au canton de Salvagnac.

 

 

Possession de l'abbaye Sainte-Foi de Conques

 

 

L’église de Tauriac faisait partie des possessions de Conques du Nord-toulousain avec celles de Castelmaurou, Cepet, Sayrac, Le Born, Bondigoux, le Fraïsse et peut-être Mirepoix.

 

L’acte de donation est ici connu, chose assez rare. Il se situe vers novembre 1087 Solempnie et ses fils Grimaud, Droitandus, Raimond et Gérald donnent, sans retenue, à l’Abbé Bégo et aux moines de Conques. Ont signé notamment Isarn, évêque de Toulouse

Il s’agit du don de l’église de Tauriac et la sauveté

 

« Donamus ecclesiam nostram qaue vocatur Tauriacus as alodium et totum decimum et presbyterum et ejus servicium, et totam salvetatem sicut arnulfus monachus  et Poncius Raino nobis praesentibus determinaverunt ».

Cf Gustave Desjardins, cartulaire de l'abbaye de Conques de Rouergue publié par, Paris, 1879

 

Tauriac est porté comme possession de l’abbaye au XIIe siècle «  ecclesia de Taurriac » [n° 454]

 

La Pancarte, dans son inventaire de 1510 [cf. cartulaire p. CIV et CV],  mentionne Saint Pierre de Tauriac parmi  l’ensemble des  biens recensés de l’abbaye répartis en prieurés, cures , annexes, églises, châtellenies, hôpitaux.   

Cependant on sait que ma pancarte recense des biens ignorés par les bulles de 1153 et 1245 et qu’elle continue de porter des biens que l’abbaye a perdu , à la suite d’une érosion rapide.

 

  le prieuré de Tauriac

 

 

Un Prieur de Tauriac est mentionné décédé au château d'Escatalens. 28 mars 1506.

 

 

les seigneurs et le château de Tauriac

 

Isarn de Tauriac en raltion avec les Villemur, les Paulhac. Bernard Grailh, dans sa déposition, parle du palais d'Isarn Tauriac où il a vu  poutre Isarn et sa femme Finas, Pierre Grailh, Isarn de Villemur et Pierre de Lacourt.

 

En 1271 Tauriac est un château en propre du Roi (Saisimentum, p. 185)

 

Bos de Tauriac 1347 demeure avec l’Evêque de Montauban, paie la fourniture (pour la sépulture) de Arnaud Jean de Villemur enterré à Beauvais.

Isarn de Tauriac damoiseau de Montauban 1347.

 

au début du XVIe siècle, il est fait mention du fort de Tauriac

 

 

les cathares

 

Les cathares trouvent accueil auprès des seigneurs de Tauriac.

 

Tauriac se trouve  au coeur d'un quadrilatère cathare constitué des importantes et actives communautés : Villemur, Le Born, Mirepoix, Roquemaure, et tout particulièrement celle voisine du Born.

 

De Villemur, les hérétiques rayonnaient tout autour

 

Comme à Villemur et Rabastens, les grands seigneurs  et surtout leur épouse sont  atteints par l’hérésie et actifs. Il en est ainsi de Isarn Tauriac qui a des veneurs comme de son épouse Fina. Leur interrogatoire et déposition  ont  lieu à Agen pour Isarn et Cahors pour Finas.

Villemur et Tauriac concentrent ici la noblesse locale, comme ailleurs à Verfeil., Rabastens. Les seigneurs de Tauriac et  ceux de Paulhac sont lien étroit, tous deux gagnés à l'hérésie

 

Vers 1175 les communautés cathares sont déjà organisées ; des maisons accueillent croyantes et pafaites car des dames de la moyenne aristocratie se tournent vers la secte.

 

Isarn a été dans les diverses communautés. Il a fréquenté à Villemur vers 1225  les parfaits Pierre, Bernard et Arnaud Grailh, Bernard de Lamothe, Maffré de Paulhac à Tauriac ; il mentionne la maison d'en Raygasse où il a vu les parfaits Pons Gilabert et son compagnon, et aussi sa femme Finas, et son fils Boson. C’est aussi la maison de Raimond Faure et de son épouse Guillemette, là il rencontre à nouveau Maffré de Paulhac.

R. de Carcers, Sancius capellanus de Tauriac est témoin de cette déposition

 

Vers 1230, c’est à Montégut au diocèse d'Albi, dans la maison de Bérenger de Saint-

Jean son gendre, qu’il a vu un parfait de Roquemaure Vers 1220 il a rencontré une vingtaine de parfaits dans les prés près de Chaulet  (Beauvais) et il les assure de sa protection.

 

Yzarn cite a plusieurs reprises ses liens avec des cathares à Villemur

 

En fin de compte, lui comme sa femme abjureront (déposition établie par Bernard Caux).

 

 

Dame Finas de Tauriac (née à Rabastens)

 

Dame Finas. Fille de Pierre Raimond de Rabastens et  de Braida ; sa soeur se nomme Esclarmonde. Sa mère et sa sœur Gailharde sont des parfaites. Finas a vécu  avec son frère Pelfort de Rabastens Leur famille fut touchée vers 1204 . Elle a été mariée en premières noces à  Aymeric-Sicard à Lautrec en 1210, celui-ci décédé en 1220.

 

Finas a trois filles : Bertrande, Arbrissa et Esclarmonde nées de son premier mariage avec Aymeric-Sicard. Finas se désiolidarisait de sa mère et de sa sœur Gailharde, parfaites. Esclarmonde , son autre fille, est aussi mentionnée F aussi pour leurs liens avec les cathares .

Finas semble avoir une maison à Villemur ?

Sa mère Braida est sans doute une fille d’Aiglina  de Penne et du fils de la vicomtesse de Bruniquel (xf Panfili, Aristocraties méridionales).

 

les relations cathares

Elle se rend chez Faure  et son épouse Guillemette à Tauriac elle y voit les parfaits Pierre Grailh et son compagnon,  les chevaliers Isarn et Maffré de Paulhac,  Orbria. femme de Bérenger de Saint-Jean.

A Tauriac encore, dans la chambre d'en Raigasse elle voit  les parfaits Pons Gilabert et son

compagnon. Outre son mari le chevalier Bernard de Paulhac, les chevaliers

Pierre de la Tour et Maffré, Arbrissa sa fille, et Mathelio, maintenant épouse de Raimond de Gaillac Finas accueille aussi chez elle.

 

On le voit tous ces gens se croisent souvent, notamment les chevaliers de Pauhlac

A Villbrumier Finas a vu deux parfaits

Dans la même mouvance se trouvent ses filles Bertrande et Arbrissa, elles aussi présentes dans ces rencontres. Les seigneur de Paulhac Pierre et Bernard sont fréquemment cités. Mais aussi Aymengarde, femme de Pierre-Raimond de Rabastens. Lee réseau féminin est étroit et lié.

 

Elle a cru vers 1214, elle a abjuré l’hérésie, mais n’est plus croyante en la secte depuis 1230 - Bernard Caux

 

 

 

les Seigneurs de Tauriac

 

 

1271 (saisimentum) : castrum de Tauriaco ad albergam 40s. thol. Cum toto suo tenemento

 

 

 

 

Les Tauriac

Isarn de Tauriac est témoin d’une donation en 1224 entre Raymond VII et son frère Bertrand, des terres de Bruniquel, Monclar et Salvagnac.

Cité dans le saisimentum

Les sieurs Bos, Isarn et Aiméric et Pilfort de Tauriac en 1342 prennent une part à la fondation de Beauvais. Située dans les limites de la chatellenie.

 

Au XVe siècle : Tauriac est possession des Léonard (cf. acte de 1433  le roi confirmant certains privilèges.

Arnulph  époux de Jeanne de Bonay ou Arnaud Léonard est seigneur de Tauriac et seigneur en paréage de Beauvais et de Chaulet cf dénombrement du 11 aout 1445. Foulq leur fils.

En 1501, Louise de Saint Vier veuve de Bernard léonard vend à Jean de Foix vicomte de Villemur le tiers de la terre et de la seigneurie de Tauriac.

Discussion avec les habitants de Tauriac au sujet des droits de pâturage que ceux-ci disaient avoir dans le bois du seigneur tandis que celui-ci  prétendait que les forêts de Batut et de Fessus étaient réservées.

 

En 1533 Arnaud-Guillaume Léonard cède une partie  de ses droits sur Tauriac à Antoine Lapierre

En 1545 Catherine léonard, sa fille cède le restant au conseiller Deymier baron de Roquemaure (propriétaire déjà suivant le dénombrement de 1540 du  quart de cette seigneurie. Deymier fils donne en 1554 ses droits à sa mère qui les délaisse en 1561 au sieur de Lapierre (celui-ci ayant dénombré en 1554, 3/4 sur 12 réunit ainsi tout kle patrimoine Léonard dans Tauriac. Pour payer ses dette, il l’engage ensuite au sieur Lunard-Farfal-Merlhau de Saint-Céré, déclaré propriétaire par le Parlement : celui-ci le transmet au duc de Lesdiguière, vicomte de Villemur. Mais Antoine de Lapierre avait fait héritier Pierre de Castanet, et le duc de Lesdiguières, en considération des services rendus par celui-ci, lui abandonna tous ses droits vers la fin du XVIe siècle.

 

 

1525 : Arnaud-Guilhem Léonard, seigneur de Tauriac

1525 : Antoine de [la] Peyre, coseigneur de Tauriac (et de Finhan)

1551 : noble Arnaud Teysseire, coseigneur de Tauriac

 

 

Castanet

Pierre de Castanet reçoit la seigneurie de Tauriac vers 1580. Il était colonel d’un régiment de dix enseignes. Il prend une part active dans les guerres civiles et religieuses à la fin du XVIe siècle.

Son fils Georges Castanet est titré de sieur de Tauriac (cf. CM 1617)

Antoine de Castanet figure  comme baron et seigneur de Tauriac sur le cadastre de 1640

Son fils Jean Honoré a en 1647 la charge de capitaine forestier de Villemur Dans le dénombrement de 1664 il déclare  « qu’il avait la baronnie de Tauriac  avec tous ses droits de justice haute, moyenne et basse et faculté de faire les consuls qui n’ont aucune juridiction. Le baron avait seuls tous les droits de directe sur les biens fonds (censives, tasque ou champart, fouage).

François de Castanet fils de Jean Honoré, baron de Tauriac, meurt sans enfants. Sa sœur apporte à Boyer, sieur de Lacoste-malhoc, son mari, ses possessions deà Castanet et la terre de Tauriac.

 

Boyer de Castanet

François de Boyer de Castanet seigneur de Castanet et de Beauvais, baron de Tauriac achète en 1714 la  seigneurie des deux paroisses de Larroque et de Saint-Martin du domaine de Puicelsi.

En 1718, la baronnie de Roquemaure

Vers 1724,  les seigneuries de Montvalen, Le Born, Montgaillard et Vilette

En 1738, conjointement avec ses frères la terre de Saint-Urcisse

Louis-Eugène de Boyer de Castanet, marquis de Tauriac, dénombre ses terres en 1754 et François de Boyer de Castanet les dénombre aussi en 1785.

 

 

 

 

la baronnie de Tauriac

 

 

La baronnie de Tauriac avait été possession

1 / de la Maison de Léonard.

2 / du vicomte de Villemur par l’effet :

  • 1-de l’achat de deux sixièmes de cette seigneurie fait le 1er octobre 1501 par Jean de Foix à la veuve de Bernard de Léonard
  • 2- de l’achat d’un sixième fait le 26 avril 1553 par André de Foix à Antoine de Lapeyre
  • 3- l’achat du reste de la baronnie fait le 18 mars 1604 par le duc de Lesdiguières à Bernard Farfal, ayant droit de autre Bernard Farfal, son frère, qui l’avait acquis des héritiers de Pierre de Castanet, héritier lui-même, sous bénéfice d’inventaire d’Antoine de Lapeyre

 

- vente par demoiselle Louise de Saint-Priet, veuve et héritière de Bernard Léonard, vivant coseigneur de Tauriac, de Beauvais et de Chaulet en faveur de magnifique et puissant seigneur Jean de Foix, vicomte de Lautrec et de Villemur, seigneur de Barbazan, des 3e partie de la baronnie de Tauriac et juridiction haute moyenne cl basse.moyennant 1273 écus, dont 600 présentement et une borde appelée Ia borie de Grailli, sur le Tarn et autres pactes entre parties relatifs à un procés pendant en la cour du sénéchal entre les seigneurs de Foix, le feu Bernard Léonard et le sieur de Panassac et de coupe en la forêt de Villemur, 1er octobre 1501.

- arrêt du parlement rendu entre Gaillard Léonard, écuyer, sieur de Cambon fils de feu Mathieu, requérent rcnthérïmcment de lettres royaux d'une part et André de Foix, chevalier de l'ordre du roi, vicomte de Villemur d'autre et maintenant la premier en la saisine de la tierce partie de la baronnie de Tauriac, jadis appartenant à Bernard Léonard frère de Mathieu, 22 décembre 1526.

 

3 / de la Maison de Tauriac

Le 27 octobre 1606, le duc de Lesdiguières déclare n’avoir rien à prétendre sur le tiers qui avait fait l’objet du contrat de 1501, annulé par un arrêt du Parlement de Toulouse, et cède les 2/3 de la baronnie au prix coûtant sous réserve de l’albergue de 5 livres, 10 sols établie au profit du vicomte de villemur sur la communauté de Tauriac à Antoine de Castanet, père de Jean-Honoré.

 

Anne de Castanet, à la mort de son frère François mort sans postérité, hérite de la seigneurie de Castanet et de la baronnie de Tauriac, dont dépendait le tiers de la seigneurie de Beauvais.

 

Elle les transmit à son fils François de Boyer de Lacoste-Mailhac, auquel le titre de marquis de Tauriac est attribué (acte du 24 février 1718 Me Jean Coulom). François et ses frères accroissent les domaines de la famille de Boyer, tous réunis sous la tête de Louis Joseph Eugène – il est nommé : chevalier, marquis de Tauriac, lieutenant du roi en la Province de Rouergue , tout comme François et antérieurement Antoine de Castanet.), vicomte de Montclar, baroin de Roquemaure, Changy, Merleau et Outrepont, seigneur de Castanet, Beauvais, le Born, Montvalen Montgaillard, Vilette, Lacoste-Mailhac, Montdurausse, Larouquette, La Salvetat, Belmontet, Saint-Urcisse et autre places.

Amédée Sevène, op. cit., p. 178

 

Le cadastre de 1658 porte : "joignant l'enclos du village, un château avec ses offices et patus, dans lequel étaient anciennement maison du tort appartenant alors aux habitants, avec jardins, aire, pigeonnier, borie à la Salle, la forêt de Malecoursse, autre borie et divers fonds". Sources : Inventaire du château de Tauriac.

 

la maison de Tauriac

 

 

On identifie volontiers la maison de Tauriac à la seigneurie de Tauriac entre Villemur et Salvagnac. Maison qui paraît ancienne, définie et autonome par rapport à la vaste vicomté voisine de Villemur et en même temps dans des liens imbriqués.

 

La maison de Tauriac vit dans la mouvance de la vicomté : ses possessions l’avoisinent et vont même l’entamer.

 

 Au  XIXe siècle la maison Tauriac tient une place de plus en plus grande dans la vie économique et sociale du Villemurois : possessions des terres et de propriétés dans la plaine du Tarn (dont Vernhes à Bondigoux), sans oublier les alliances matrimoniales, la propriété de moulins , les mandats de maire, conseiller général et député.

A l’évidence les Tauriac appartiennent bien au Villemurois.

 

Au début, on trouve le nom de Malac, Mallac, Malhag, Mailhac, noms rencontré au XIIIe siècle Guillaume Malac est un des représentants de l’université villemurienne dans le traité   conclu avec les toulousains le 5 août 1202. Plusieurs actes de ces années 1202-1207 les mentionnent. Un Ugo de Malhac est un des  chevaliers de Villemur qui prêtent serment de fidélité le 22 mars 1243  azux clauses du traité de Paris du 12 avril 1229.

 

Un Guillaume de Mailhac est un des consuls de Villemur qui prêtent serment le 1er décembre 1249.

En 1253, l’abbé Hugues de Panat, abbé de l’abbaye Sainte-Foi de Conques leur baille à cens les terres dépendant du prieuré Sainte-Foi du Born.

 

Salvy de Boyer seigneur de Lacoste Mailhac épouse Anne de Castanet, fille de Honoré de Castanet, seigneur de Castanet (en Rouergue), baron de Tauriac en mai 1664. Anne est héritière de la baronie de Tauriac.

 

C'est à François de Boyer de Lacoste Mailhac que le titre de marquis de Tauriac est attribié le 24 février 1718.

 

Suites des générations :  voir la Maison de Tauriac  (clic)

  • Boyer de Lacoste Mailhac
  • Boyer de Castanet (cf. Mai 1664 mariage Salvy de Boyer x  Anne de Castanet)
  • Imbert Corneillan
  • Martin de Viviès

 

 

 

Les Possession des Tauriac

 

Un acte concernant Louis Joseph Eugène porte l'ensemble des possessions réunies sous son nom : "chevalier, marquis de Tauriac, lieutenant du Roi en Rouergue, vicomte de Monclar, baron de Roquemaure, Changy, Merleau et Outrepont, seigneur de Castanet, Beauvais, Salvetat, Belmontet, Saint-Urcisse et autres lieux"

En 1768  chez Me Coulom – "Tauriac, marquis de Tauriac, lieutenant du roi en la province de Rouergue, vicomte de Monclar, baron de Roquemaure, Changy, Merleau et Outrepont, seigneur de Castanet, Beauvais, Le Born, Montvalen, Montgaillard, Viletten Lacoste-Mailhac, Lontdiurausse, La rouquette, La Salvetat,  Belmontet, Saint-Urcisse et autres places"

 

Dans les dernières années précédant la Révolution, le marquis de Tauriac est seigneur temporel de :

- Tauriac 

- Le Born

- Beauvais

- Mondurausse

- Montclar, le 11 décembre 1752 - cf. Mre Fauré, notaire à Monclar, seigneurie vendue par Jean-Baptiste de Lacombe, marquis de Monteils (F. Moulencq, tome 2, p. 149). Bien conservé jusqu'à la Révolution.

- Roquemaure [1718/1720] achetée à Déjean; bien conservé jusqu'à la Révolution.

- Belmontet - après les Vignes, au cours du XVIIIe siècle, seigneurie achetée par Louis-Joseph Eugène (cf. F. Moulencq, tome 2, p. 155). Bien conservé jusqu'à la Révolution.

- Castanet, près de Najac (cf. F. Moulencq, tome 2, p. 405). Bien conservé jusqu'à la Révolution.

cf. Camille Daux, Etat du diocèse de Montauban avant la Révolution, dressé par Mgr de Breteuil, 1914.

 

Les Tauriac possèdent les châteaux de:

- Saint-Urcisse

En 1728 la fille de Guillaume Legendre, Charlotte de Savignac, épouse du Comte de Montricoux vend le château et ses fiefs de Saint-Urcisse  comprenant 1300 ha. L’opération est conclue pour 4300 livres le 19 juillet 1728 au profit des 3 frères de Boyer de Castanet de Tauriac. Les Tauriac achevent certains points du vaste chantier initié par Legendre, mais en 1791, les paysans des alentours pillent le château.

- Tauriac

- Vernhes  - Beauséjour, ex-lieudit Pénavayre, à Bondigoux depuis le 23 décembre 1737 acheté à Mme Marianne de Blazy, comtesse de Lussan.

- Le château de Larroque (sur les paroisses de St Nazaire et de St Martin d’Urbens)

François Legendre engagiste du domaine de Puyceslsi les aliène en faveur de M. Boyer de Castanet de Tauriac

 

 

Louis Joseph Eugène Boyer Castanet de Tauriac est détenu et suspect sous la Terreur. Son patrimoine dépasse 650.000 F (491.357 F de biens immobiliers, 173.118 de rentes et 10.776 d’effets mobiliers). Il est l’époux de Marie Charlotte Almodie Saint-Blaise,  

Biens possédés sur Bondigoux, Mirepoix, Le Born et Layrac, le tout évalué 242.077 F.  Soit 2 domaines, 4 métairies.  

Il assiste , comme seigneur de Belmontet, à l'assemblée des sénéchaussées du Quercy, tenue à Cahors, en 1789. (cf. F. Moulenq, tome 2, p. 155).

 

Sa fille, Dorothée Augustine Eugénie Hippolyte Boyer Castanet de Tauriac, épouse le 22 messidor an IV Michel Marguerite François Louis Imbert Corneillan de Puylaurens (Jean Sentou, Fortunes et groupes sociaux à Toulouse sous la Révolution, Privat, Toulouse, 1969,p. 127).

 

 les Boyer Castanet de Tauriac au cours de la Révolution

Amédée Victor Silvestre Boyer Castanet Tauriac, [Victor Amédée, né en 1776] noble, domicilié à Toulouse (4ème section) âgé de 17 ans, arrêté depuis le 20 novembre 1794 par mesure de sûreté, envoyé à l’armée aux frontières défendre la patri. On note : "son  caractère et ses opinions inconnues étant d’un âge peu propre à être développées". Elargi le 27 vendémiaire an III.

 

Louis Joseph Eugène Boyer, 72 ans ;, père de 4 enfants, arrêté le 25 avril et le 20 novembre 1793. "Aristocate prononcé, caractère fort doux. Le comité observe qu’il a un fils émigré qui servait avant la Révolution et dont le père n’a jamais pu être le maître" [NDLR cet argument est souvent utilisé pour dédouaner les parents du choix fait par un enfant].

Officier de cavalerie, chevalier de l’Ordre de Saint-louis

Seigneur : Villemur, Buzet.
Elargi le 27 vendémiaire an III

NB. octogénaire presque infirme. Son fils, émigré, âgé de 17 ans, servant dans un corps de dragons.

NDLR  marquis de Tauriac, vicomte de Monclar, baron de Roquemaure, seigneur de Castanet, de Lacoste et de Saint-Urcisse, co-seigneur de Bondigoux 1722-1803].

 

Etienne Pierre Audot de Bondigoux, agent de M. Boyer Castanet de Tauriac, 57 ans , est arrêté parce que connu comme ennemi de la Révolution. Il s'est opposé à l'enlèvement de l'argenterie de M. de Tauriac qu'il sert depuis 3 ans;  les représentants voulant en effet procéder à l'enlèvement sans exhiber de mandat régulier. Audot est mis en état d'arrestation le 30 nivôse an III et conduit à Toulouse

 

les de Tauriac  vont ensuite habiter le chateau de Vernhes (Bondigoux) qui avait été acheté en 1737 par les trois frères Boyer de Lacoste Mailhac à Mme Marianne (de) Blazy. Vendu plus tard par  Amédée de Tauriac en  1853.

 

Propriétés

achat sur Olivier de Tholosany de Guilhamette, sieur de la Cesquière, conseiller en parlement de Toulouse de deux métairies sises dans le consulat de Tauriac, appellées de Condon et de Caussanel, moyennant 6250 livres

 

 

le château

 

La construction du château de Tauriac  est ancienne ; il est reconstruit apparemment au XVIIIe siècle. Tauriac se présente comme un long bâtiment rectangulaire à 7 travées ( cf. châteaux, manoirs et logis, vol. 7, Philippe Cros, Philippe Mointron, ed Patrimoine et Medias, p. 121 et 125].

Le 27 juin 1791, le château de Tauriac est pillé par les habitants de Montvalen et de Tauriac réunis, officiers municipaux en tête. Tel meneur a été exécurté par la suite à Rabastens le 12 germinal an II (2 avril 1794).

Le château a été démoli en grande partie –  à la Révolution,  ce qui en restait a été restauré par M. de Viviès.

Sur le plateau où il est situé se trouve un souterrain et de nombreux silos. M. Henri de Viviès y a découvert en 1866 des squelettes humains placés sur une ligne parallèle, de l’ouest à l’est.

 

Une habitation souterraine (troglodytique) a été découverte sous la château par M. P. de Viviès. Visitée par des membres de la Société archéologique (MM Devals et Calhiat); habitation visitée en 1749 et coupée par des murs afn de consolider le château. Un plan accompagné d'indications a été conservé par M. Devals (cf. Bulletin de la Société Archéologique du Tarn-et-Garonne, 1873, p. 73).

 

     

  Eglise et château, AD Tarn, cadastre 1837

 

repères chronologiques:

  • Château ancien
  • reconstruit en 1704-1710 ; puis 1777
  • démoli à la Révolution
  • reconstruit au XIXe siècle

Chantier ouvert au château de Tauriac

1 / Des travaux sont entrepris au château de Tauriac dans les années 1704-1710 (réparations et reconstruction). Thomain  en est l’architecte. de nouvelles constructions et augmentations au château sont au programme.

.On y voit des tailleurs de pierre (la taille de pierres à la carrière de Laval, juridiction de Puycelsi, pour parfaire les portes, fenêtres, corniches, pilastres et autres). Les années suivantes, ce sont les menuiseries.   Tuiles et  briques  sont mentionnées en 1706-1709. la maçonnerie a débuté le 18 août 1706 On note une tenture de tapisserie d'Aubusson. On note encore l’achat de la pierre des armoiries, chez Daure, marchand de Toulouse « pour faire des armes que Mre Arcis cadet doit faire », de cinq pans de haut (1705). L’hiver 1709 extrêmement long et rigoureux va ralentir les travaux. La construction du perron, est au programme au 20 mars 1730.

 

2 / La reconstruction du château  est  à nouveau au programme en  avril 1771. On y opère le toisé des  ouvrages à effectués. Chevalier en est l’architecte et le conducteur des travaux. Mentionnons les conventions avec Gaspard Duvernet, Jean Delmas et Jean-Pierre Deras maitres maçons de Villemur « de construire les murs à faire au chàteau de Tauriac, tant à l'aile droite qui est commencée que des autres parties à faire au grand corps de logis et pavillons., le tout suivant les plans et élévations qui en sont faite par Mr Chevalier.. » 1er mai 1771. D’autres conventions concernent les divers corps de métiers. Jean-Etienne Oudot, agent du marquis tient un  journal des travaux.

Arnal de Layrac fournuit l’huile pour les cheminées. 

 

Le château de Tauriac, joignant l'enclos du village, un château avec ses offices et patus, dans lequel étaient anciennement maison du tort appartenant alors aux habitants, avec jardins, aire, pigeonnier., borie à la Salle, métairie à la Salle, la forêt de Malecoursse, autre borie et divers fonds

Source : Inventaire des Archives du château de Tauriac

 

Chapelains de la chapelle du château

-Dejean, chapelain des chapelles de Tauriac et Roquemaure, 1723

-mise en possession de messire Jean Malirat, prêtre du Vernet en Rouergue, chapelain de Tauriac, mis en possession le 16 décembre 1735, 30 mai 1737,  et 10 août 1739. Chapelles de Tissac et de Saint-Bauzile, tenues par Mre Jean Malirat, chapelain de Notre-Dame de Tauriac et Inventaire des effets de Mre Malirat. chapelain, dans sa chambre au château de Tauriac, le jour de son décès le lundi 15e mai 1752, possèdant entre autre, une lunette de longue vue, des effets et ornements trouvés dans la chapelle

- Abbé de Mondésir, chapelain de Tauriac, Roquemaure, Saint-Martin-d'Urbans et de plusieurs chapellenies,

-Jean-François Icher, prêtre et chapelain de Tauriac, pourvu le 26 janvier 1754

note généalogique relative à la succession du patronage de la I re chapellenie : les frères Mre Ramond Martre et Pierre Martre fondateurs en 1545, laissant pour héritier leur neveu et fils Jean Martre, mari de Bernarde Delhom, d'où ... Anne Martre mariée en 1587 à noble Jean de Boyer + en 1621, d'où François de Boyer, d'où Salvy de Boyer, d'où François de Boyer, marquis de Tauriac - la seconde fondée par Mre Raimond Martres du patronage des Fraissine de la Tour : Mre Alphonse Bone, prêtre et chanoine de Saint-Salvy d'AIbi, chapelain 19 7bre 1671, Mre Bernard Bébian, prêtre chapelain 1er septembre 1698, François de Fraissine, sieur de la Vernière clerc tonsuré chapelain le 19 juin 1718, pourvu par son père Joseph de Fraissine, sieur de la Tour.

 

Une donation est faite en faveur de Mre Jean Malirat, prêtre en qualité de chapelain de la chapelle de Notre-Dame du château de Tauriac, fondation (obit) par Paule de Varagnes de Gardouch de Bélesta. dame de Tauriac, 11 juillet 1749.

Sources : Inventaire des archives du château

 

 

La nouvelle de la fuite du roi, les communes de Monclar, Montvalen et Tauriac visitèrent du 25 au 29 juin 1791, les châteaux de Saint-Urcisse et Tauriac...le marquis de Tauriac avait la réputation d'être un ennemi de la Révolution; on le soupçonnait de garder des armes dans son château.

 

Les Martin de Viviès sont les propriétaires du château de Tauriac.

Augustine Boyer de Castanet de Tauriac née en 1773, décédée en 1854, mariée le 4 juillet 1797 avec Louis, vicomte d’imbert de Corneillan , né en 1774, décédé en 1854. Leur fille Alodie d’Imbert de Corneillan, née en 1798, décédée en 1859, mariée le 2 février 1824 à Saint-Urcisse, avec Joseph de Martin de Viviès, né le 22 juin 1781 à Castres, décédé en 1855.   

 

Paul martin de Vivies est un météorologue et explorateur français. Il est né à Tauriac le 20 mai 1908, décédé à Boulogne-Billancourt  le 17 décembre 1971.

Georges de Viviès  a été maire de Tauriac de 1953 à 1977 ;  en cédant à la commune un  terrain nécessaire à son implantation, il a permis la réalisation du stade. Ce stade porte aujourd'hui son nom. Une plaque é été apposée le samedi 8 septembre 2012, en présence de Madame Marie-Elisabeth de Martin de Viviès

 

 

 

l'église

 

On peut repérer au moins trois églises :

 

1 / celle d'avant 1087 faisant l'objet de la donation à l'abbaye de Conques

celle existant au moment des guerres civiles et religieuses se trouvait "dans un lieu champêtre" au lieudit Toustou.

 

2 / celle reconstuite après les guerres civiles et religieuses " - du moins, au XVIIIe siècle - se situe près du cimetière [actuel]'[cf. cadastre de 1836] L’église est presque moderne, à l’exception de la chapelle seigneuriale voûtée à arète qui porte sur la clé de l’arc d’ouverture l’écusson aux armes des Boyer" cf. Rossignol.

Cette église est postérieure à 1740 - le 1er juillet 1740 a lieu un échange de terrains, acte chez Me Coulom. Le nouverau cimetière est aussi créé. Il contenait la sépulture des Tauriac.

Une lettre du curé Gaubert écrite à propos d'un  "service sollennel de la translation des ossemens des messieurs et dames vos illustres ancêtres fait [...] Enregistrement des dits services et translation".

 

Un  mémoire de M.de Tauriac adressé de l'évêque de Monlauban sur les plaintes des habitants deTauriac, concernant le sieur Montagne, nouveau recteur, à propos de la démolition de la maison curiale acquise par la communauté en 1677, et qu'en fait il prétend lui appartenir, aurait réuni une troupe de paysans séditieux, avec rappel de l'édification d'une nouvelle église, 1735. 

 

reconstruction de l'église paroissiale

l’ église ancienne est dans un état de délabrement ne permettant plus d'y célébrer le culte, l'ancien bâtiment en effet a été détruit durant les anciennes guerres (de religion), située dans un lieu champêtre, exposé aux voleurs. la reconstruction parait d'un coût trop élevé, les consuls conviennent d'un nouvel édifice dans le village, prés du cimetière, sur un terrain cédé ou échangé par le marquis de Tauriac, moyennant 200 livres permettant d'y construire à la fois les église et presbytère, l'évêque de Montauban accorde une subvention de 200 livres : délibération consulaire, messire Pierre Montagne, prêtre et curé, sieurs Jean Salés et Jean Laroque, consuls le 7 janvier 1738,

 

Le 1er  juillet 1740, sont données les mesures de l'ancienne et nouvelle église, plans, devis, vérifications.

 

Le nouveau cimetière est également érigé dans les années 1732-1738

Lors d’un service solennel, la translation des restes mortels des aïeux est conduite par le curé Gaubert,

sources : Inventaire des archives du château de Tauriac (Yannick du Guerny)

 

 

 

 

3 / celle de 1907 : déplacée, construite dans le village. Celle connue aujourd'hui.Le cimetière demeurant là où il se trouvait.

 

 

 

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avant 1905

Une seule nef. Sa longueur est de 21, 80 m, sa largeur de 7, 60 m, sa hauteur de 5,40 m. Elle a un clocher carré à la base, terminé en flèche (hauteur 20, 50 m).

 

Lorsqu'on a démoli cette église en 1906, on a trouvé une pierre retournée placée dans la nef devant la chapelle seigneuriale. Elle cachait l'entrée d'un caveau qui couvrait toute l'étendue de la chapelle construite avec une voûte en berceau de près de 3 m de haut.

Sur la pierre tumulaire, outre le blason, est gravée cette inscription :

" hoc sub lapide via

conditorii dominirum baroniae

Tauriaco translata jacent ea

demque descendentes eorum ut

transibunt

R.I.P.A."

communication de M. Paul de Viviès à la Société Archéologique du Tarn-et-Garonne,  (Bulletin 1905, p. 338)

 

 

 

 

        

     l'église de Tauriac avant  l 905 ©  René Carmé                l'église de Tauriac après 1907  ©  René Carmé

 

   

  Eglise de Tauriac, Cadastre 1837 ©  AD Tarn                   Eglise  et cimetière de Tauriac, Cadastre 1837 © AD Tarn

 

 

 

  

                    Eglise de Tauriac  & château de Tauriac - Cadastre 1837  © AD Tarn  

 

église de 1905 avant la construction de l'église nouvelle

L'église est portée sur le cadastre de 1837.en contrebas du village actuel.

La dernière église a été construite en 1905, terminée en 1907. Construite sur un terrain  cédé par les Sabatier, se trouvant face à l'école.

Auparavant, l'église se trouvait à côté du cimetière.

 

NB Villette [paroisse Saint-Etienne] avant la Révolution, était annexe de Tauriac

 

reconstruction de l'église paroissiale –

l’ église ancienne est dans un état de délabrement ne permettant plus d'y célébrer le culte, l'ancien bâtiment en effet a été détruit durant les anciennes guerres (de religion), située dans un lieu champêtre, exposé aux voleurs. la reconstruction parait d'un coût trop élevé, les consuls conviennent d'un nouvel édifice dans le village, prés du cimetière, sur un terrain cédé ou échangé par le marquis de Tauriac, moyennant 200 livres permettant d'y construire à la fois les église et presbytère, l'évêque de Montauban accorde une subvention de 200 livres : délibération consulaire, messire Pierre Montagne, prêtre et curé, sieurs Jean Salés et Jean Laroque, consuls le 7 janvier 1738,

1er  juillet 1740, sont données les mesures de l'ancienne et nouvelle église, plans, devis, vérifications .

lors d’un service solennel, la translation des restes mortels des aieux est conduite par le curé Gaubert,

sources : inventaire des archives du château de Tauriac

 

 

 

Chapelle du château

Au-devant le château de Tauriac, existait une petite chapelle dédiée Notre Dame

 

 

 Le presbytère

- un premier presbytère : "Mémoire du baron de Tauriac adressé de l'évêque de Monlauban sur les plaintes des habitants deTauriac, concernant le sieur Montagne, nouveau recteur, à propos de la démolition de la maison Curialle acquise par la communauté en 1677, et qu'en fait, il prétend lui appartenir, aurait réuni une troupe de paysans séditieux, 1735.(sources : Inventaire des archives du château de Tauriac).

- un second : le presbytère attenant à l'église avait été acheté par la commune en 1825 (communication René Carmé).

 

Tauriac : moulins et forge

moulins

-moulin de Bressoles, tenu par Antoine Bressoles, meunier, 1677

-moulin de Souet, sur le ruisseau du inème nom, tenu par Martial Lagrange meunier, bail 1702, visite faite par

sieur Hilaire Malpel, bourgeois de Villemur, 1712-1713

comptes, 1646-1708

moulin, tenu par Jean Richard, meunier de Roquemaure, 1756

moulin de Cantegrel 1529-1696

moulin sur Ia rivière de Souet, an Vl-1809

moulin de Montpelegry, à eau et à vent, acquêt sur Marsal Lagrange meunier 1653, puis tenu J ean et Dominique Lagrange meuniers 1688, puis Jacques Bonnet, Jean Montgaillard, et de nouveau, Jean et Dominique Lasgranges, frères meuniers - réparations 1713.

forge : police passée avec Jean Faure, forgeron, 30 novembre 1700 - avec Guillaume Bellegarde, forgeron de Pennebrune paroisse de la Peyrière, 30 juillet 1713 - avec Guillaume Boudy, ler décembre 1716 avec Augustin Causse, natif de Valence en Albigeois, maison de la forge à deux étages, outils et jardins, précédemment tenue

par Guillaume Boudy forgeron, 25 janvier 1717 - comptes - mémoire des paysans qui aiguisent leurs amois à la forge, 25 janvier 1717

sources: Inventaire

 

 

les guerres civiles et religieuses

 

 

Le 3 avril 1561, au conseil de la ville de Toulouse, il est fait mention de l’invasion au château de Tauriac sur les catholiques et des meutres de catholiques. On demande que le château de Tauriac soit remis en l’état précédent et que les emprisonnés soient élargis, rançons rendues.

 

Tauriac, le 25 novembre 1568 [délibérations Villemur] ceux de la Prétendue Religion se sont saisis des lieux de Bondigoux, de Layrac, de Mirepoix, de Tauriac [Lestrade p. 336].

 

En 1581 Tauriac a été pris par les protestants.

 

12 novembre 1588  P-V établi par Jehan de Laroche qui indique  Tauriac comme village mis en ruine, les bénéfices ayant été "empêchés ou détournés" (ceux de la Rectorie de Tauriac).

 

En 1588, les protestants tiennent les villages de Montvalen, Saint-Sébastien, Montgaillard, Tauriac [source : Gayne].

 

la Révolution

 

 

Au début de 1791 les habitants de Saint-Urcisse, Montdurausse et Montgaillard détruisent les chaussées de plusieurs moulins, notamment celui de M. de Tauriac

Les communes de Monclar, Montvalen et Tauriac visitèrent du 25 au 29 juin 1791, les châteaux de Saint-Urcisse et de Tauriac. Le marquis de Tauriac avait la réputation d'être un ennemi de la Révolution; on le soupçonnait de garder des armes dans son château. Le 25 juin, suite à l’enlèvement du roi , le château de St Urcisse est à nouveau dévasté, et le 27 c'est au tour du château de Tauriac d'être visité

.

 

Le 3 mars le Directoire arrête que les municipalités de Tauriac, Montvalen, St Urcisse ne peuvent pas être rendues responsables des désordes commis par la garde nationale de Monclar dans les châteaux de Tauriac et de St Urcisse appartenant à Boyer de Castanet (Louis, Joseph, Eugène) ci-devant marquis de Tauriac

Du même rapportant que M. de Tauriac lui a écrit que le 29 juin les habitants de Tauriac et de Montvalen, ayant avec eux leurs officiers municipaux se sont portés au château de Tauriac sous le prétexte d’y chercher des armes et qu’ils ont brisé et pillé ; il y a lieu de poursuivre les coupables et de procurer à la victime la réparation des vexations.   

 

Main levée du séquestre apposé sur les biens de Louis Eugène Boyer Castanet-Tauriac père d’émigré.

 

L'état des paroisses au moment du Concordat note : "le curé légitime M. Montels a apostasié. Le peuple s’est fort mal conduit pendant la Révolution ; il a notamment pillé et détruit le château du lieu. Environ 300 communiants".

 

Lire le journal du marquis au pas de la Révolution

 

 

 

 

la commune

 

 

La commune de Tauriac est attachée à Montvalen le 7 seotembre 1840

rétablie pat la loi du 12 décembre 1889

 

 

ANNEXES - TAURIAC

 

La justice à Tauriac : fragments

Registre des audiences du juge ordinaire de Tauriac, étant juge Mre Denis du Vernet, docteur en droit et son lieutenant Mre Jehan Galan, bachelier en droit, greffier Mre Michel Vayssier. notaire, tous habitants de Villemur, commencé le lundi 5 juin 1567 - causes exposées et ajournements

- Jean Viguier décrété de prise de corps et enfermé aux carces de Tauriac, 18 septembre - rapt de Guillemette Fabre par Jehan Viguier dil volha, 25 septembre - Raimond Sabatier fils de feu autre, de Tauriac, jouant aux boulles le jour de Saint Roc

 

Fragment de registres, 1654, 1675 - autre Neyronis juge 1684

- information pour vol de cochons, dépositions de Antoine Roux, esclopier de Tauriac, 40 ans, Guillaume Salles, laboureur 66 ans. Barthélémy Thomas et autres, par devant Vacquié. lieutenant. 

- Sentence de mort prononcée contre Pierre Graulhet laboureur de Sainte-Catherine mari de Jeanne Vidalle, pour vol et meurtre de Marie Moulinier veuve d'Antoine Delcros, 24 avril 1713

- inquisitions et dépositions à l'encontre dudit Graulhet, avril –justice et prisons 1729-1736

- déclaration de Jean et Antoine Gourmanel père et fils de Tauriac de se charger des nourriture et entretien de l'enfant de Marie Delmas, fiancée d'Antoine

Gourmanel, dont elle se trouve enceinte de ses œuvres et pour des raisons connues de lui, déclare ne vouloir épouser, Colom, notaire, 19 janvier 1777

- contre FRançois Lapeyre de Villemur, prévenu d'avoir chassé dans la baronnie de Tauriac, condamné à 100 livres d'amende le 20 Mars 1706.

 

Les fourches patibulaires à Tauriac en 1713

 

Noble Simon de La Coste, sieur de Capdaurat, habitant de Montgaillard, lequel fait abattre les fourches patibulaires plantées sur son domaine, après l'exécution du nommé Pierre Gaulier, condamné à mort par sentence du juge de Tauriac le 23 avril 1713, conduit aux prisons du lieu, la sentence confirmée par arrêt du 27 suivant, exécuté le 29, son corps exposé sur les dites fourches, au terroir de Carpeirés en bordure du grand chemin qui va de Montauban vers Rabastens et Gaillac, demeure depuis exposé jusqu'au 22 août 1715, soit durant deux ans et 1/2, aussi le sieur de Capdaurat. disant qu'il ne pouvait cultiver son champ, et autres incommodités, jugea à propos de couper à coups de hâche lesd, fourches, d'où plainte du procureur juridictionnel du seigneur de Tauriac, et arrêt du parlement le 30 janvier 1716, qui le condamne à rembourser au sieur de Tauriac 4 livres 4 s. 6 d pour ses dépens 1713

 

-1716,  procédure sur l'abattement des fourches, dépositions de témoins :

du sieur André Sabatier, bourgeois de Tauriac « a dit savoir que vers le 12 du mois d'aoust dernier estant dans la maison de Mr le curé de Tauriac, le sr Lacoste fils à présent résidant au lieu de Mongailiart seroit venu voir led. sr curé de Tauriac, accompagné du sieur Favarel et dans la conversation, le sr Lacoste dit qu'il venoit de voir Mr de Tauriac et qu'il avoit tesmoigné aud. sieur de Tauriac qu'il n'avoit pas plaisir que led. sieur de Tauriac eust fait planter les fourches patibulères dans son bien et qu'il n'entandoit pas qu'elles y restassent el que son père en estoit mesme fort fâché, led. Lacoste ayant fait comprandre dans la suite de son discours qu'il ne vouloit pas voir cette charrogne dans son bien et plus n'a dit.. »

de Pierre Guy carrillonneur habitant de Montgaillard « a dit seavoir qu'estant au moulin de Mongailhard ne se souvenant pas précisément du temps, mais que cestoit dans le mois d'aoust dernier ou estoient la femme de Durand et la Jauberte, des Mercadiers, le nommé Jourde, de Vilette et le nommé Renoumanque, qui dirent entre eux qu'on avoit abateu les potances de monsieur de Tauriac sans scavoir qui l'avoit fait ».

 

de Guillaume Cassayre, meunier de Mr de Verlhac, au moulin de Montgaillard « et sur le tail dont il s'agit a dit que le soir que les potances que Mr de Tauriac avoit fait planter, furent coupées, il estoit dans le moulin à vent du sieur de Verlhac à Mongaliard avec un homme de Mongailhard. qu'il ne connoit pas le nom et qu'il est voisin du sieur de Ia Coste et le nommé Renounmanque, sans qu'ils entandissent aucun bruit, qu'on coupât les potances, dit de plus que le lendemain matin étant allé rendre de farine à mademoiselle de Lacoste, aud.Mongailard, il lui dit mademoiselle ons a abateu les potances de Mr de Tauriac, à quoy la dite damoiselle lui respondit s'il savoit qui l'avoit fait, à quoi il répondit qu'il ne le savoit pas, et se seraoit retiré sans dire autre chose, adjoute qu'il vist une asche dans le courroir dud. sieur de la Coste et plus n'a dit savoir »

autre de Guillaume Rivière de Garguis, autre de Jean Jourde, tisserand de Vilette, autre de François Mercadier, tisserand des Mercadiers paroisse de Saint-Urcisse « a dit qu'il scait qu'après qu'ont eu coupé les potances de Mr de Tauriac, la mère du déposant estant aller au moulin avant Mongaillard, elle luy dit que plusieurs personnes avoient dit aud. moulin qu'on avoit coupé les potances et qu'on soubsonnoil que Mr de la Coste, de Mongailhard les avoit fait abatre par ce que pendeu qui estoit la exposé l'incomodoit et qu'il ne le vouloit point en cest endroit ».

 

de Jean Talou, laboureur de Vilette de noble Jean Bernard de Chambon, habitant de Bondigoux « a dit qu'il y a environ quinze jours qu’estant sous la halle à Villemur, un jour de marché, après d' avoir joint le sr de la Coste Capdaurat, à présent habitant deMontgailard et lui ayant dit qu'est ce qu'il faisoit du procès qu'il avoit avec Mr de Tauriac au sujet de l'abattement des fourches patibulaires dud. sr de Tauriac, led. sieur de la Coste lui répondit que le sieur de Tauriac ne lui disoit rien qu'il faisoit pourtant tirer un chefde monitoire pour scavoir qui l'avoit fait, mais qu'il ne falu pas qu'il se mist tant en peine de découvrir qui l'avoit fait faire par trois ou quatre hommes avec des aches, qu'ainsi il lui plaisoit et que sy Mr de Tauriac n'estoit pas content de cela il n'avoit qu'à l'ataquer de la manière qu'il voudroit, soit en justice ou autrement et qu'il lui prêterait le colet par tout, disant de plus qu'il avoit ésté ches ledit sieur de Tauriac avant de faire abattre les dittes potances pour luy payer certaines rentes et luy dire de vouloir faire sortir les dittes potances, à quoy le dit sieur de Tauriac ne lui ayant pas répondeu, comme il sortoit, il n'avoit fait abattre luy même et qu'il vouloir l'avoir fait, ainsi qu'il lui plaisoit.. »  autre au lieu de Sainte-Catherine et maison de Mre Pierre Brian, curé dudit lieu , où nous nous sommes transportés à cause de la maladie du sieur Guillaume Brian, bourgeois, a dit « questant il y a environ quinze jours dans le sol de Mr Favarel au présent lieu de Sainte-Catherine 

Sources : Inventaire des archives du château de Tauriac, p. 322

 

 

Montvalen et Tauriac sont  réunies par ordonnance du 7 septembre 1840, formant une seule commune, le chef-lieu étant à Montvalen ; puis séparées le 12 décembre 1889.

 

 

 

 

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Notes sur Montvalen

 

 

Montvalen est du diocèse de Toulouse avant 1317, du diocèse de Montauban en 1318 jusqu'en 1791, de l'Evêché de Montpellier. Après le Concordat, du diocèse d'Albi.

Du diocèse civil de Montauban avant la Révolution, puis du département du Tarn (1790).

En 1791 Montvalen fait partie du canton de Salvagnac. Commune en 1791, formant une seule commune avec Tauriac de 1840 à 1889. 

 

 Toponymie : le mont balent/valent "vaillant"[cf. Ernest Nègre] (gaillard/fier/noble, qui a de la valeur) ...ce qui apparait bien... même si on se plairait à unir le mont et le val pour aller "par monts et par vaux", ce qui conviendrait bien aussi à ce site...mais "lo balent" ne trompe pas, et c'est aussi bien !

1318 : Monte Valento (Montvalen), bulle de Jean XXII, lord de la création du diocèse de Montauban.

 

1 /  premières traces au XIIIe siècle

 

Des relevés archéologiques ont été faits ici ou là. Souterrains, silos, généralement du Moyen-Âge.

 

1248

transaction passée entre l’abbé de Moissac,  Guillaume de Besons (abbé 1246-1260) et les habitants de Monrtvalen, par laquelle ces derniers doivent payer pour prémices de chaque paire de bœufs deux quarts de froment et par laboureur un quart de quarton. Cf Statut déterminant les droits du décimateur et du chapelain dans la paroisse de Montvalen [7 février 1249].

 

1250 

Une Bastide est  édifiée vers 1250

La fondation de cette bastide remonte à Raimond VII.

 

1271

Montvalen est mentionné lors du saisimentum : bastida de Monte Valenti

En 1270, Pelfort de Tauriac demande la restitution des terres qui lui ont été enlevées sur le territoire du château de Montvalen par Jean de Genèbre et Pierre de Montegnol, anciens bailes de Raimond VII (saisimentum, Yves Dossat, 1966, p. 101, 185 - notes).

 

En 1305, les cens perçus à Mirepoix, Layrac, Montvalen et Mézens sont cédés à Guillaume de Rabastens pour asseoir une rente de 100 livres tournois (Registres du Trésor des Chartes, t. 1, n° 80).

 

2 / Le Fort

 

Le point culminant du monticule de Montvalen a longtemps porté le nom de Fort

Les recherches n'ont malheureusement donné aucun résultat probant sur l'histoire du château de Montvalen (note historique de 1999)

Une histoire mouvementée a pu avoir pour théâtre à Montvalen, lorsqu'on considère tel toponyme, par ex. "al camp de las armos" "las Sarrazinos".

 

 

3 / Les 3 églises

 

La commune actuelle comprenait trois paroisses et trois églises:

 

1 / - Saint-Martin de Monvalen : 15 familles - nomination : Mgr l'Evêque; dîme : Mgr l'Evêque et le curé.

L'église ne se touvait pas jadis au sommet du coteau, comme aujoud'hui selon Querel qui  énonce 4 constructions  de l'église paroissiale Saint-Martin en trois sites différents.

- d'abord située en amont, 500 m plus haut, [D 12] en direction de Rabastens, au lieudit Lantogne. On y connait un ancien cimetière et auprès de celui-ci des fondations qui correspondent sans doute à cette église.

- ensuite sur la partie la plus élevée du mamelon ( réparée en 1725)

- là où elle se trouve, quelques mètres en desous, en 1758 - le sanctuaire étant situé là où se trouve la terrasse de ce qui sera le presbytère.

- celle, actuelle édifiée en 1865.

L'église Saint-Martin de Montvalen a une seule nef. Sa longueur est de 18,80 m, sa largeur de 6,80, la hauteur de la voûte 4,80 m.  Elle a un clocher carré, terminé en flèche (hauteur 12,40 m).

Le tabernacle en bois de cette église  provient du couvent des capucins de Villemur.

 

2 /  Saint-Sébastien  - litt. "Sts Fabien et Sébastien" (hameau hagionyme  Saint-Sébastien de 30 familles) - S. Sebastiano, bulle de Jean XXII, création du diocèse de Montauban

 

 Mgr l'Evêque de Montauban possède les 2/3 des fruits décimaux de Saint-Sébastien.

- St Sébastien succursale de Montvalen. 

- nomination : Mgr l'Evêque de Montauban.

L'église est  réparée en 1726, désaffectée en 1743, lit-on ; elle est cependant réparée en 1789, démolie pendant la Révolution.  On y a trouvé des tombeaux en pierre sur cet emplacement  (note Elie Rossignol p. 63)

 

L’église a été achetée par "l’intrus" Viguier [prêtre constitutionnel] et un habitant qui la font démolir 

Pierre Pendaries achète en adjudication le 21 vendémiaire an V le presbytère avec ses dépendances (la masure d'église de Saint-Sébastien et tout le lieu rtenant pour 960, 55 F).

 

Au concordat, environ 100 communiants dans la paroisse.

 

Martin Estaves, consul, ayant fait tenir une assemblée consulaire toute proche de l'église Saint-Sébastien sans avertir le seigneur, ce dernier prétend à la nullité de l'assemblée (22 juin 1676).

 

l'église Saint Sébastien vue par Jacques Philippe de Fleyres

En 1789 un différent surgit entre la communauté le sieur Fleyres de de Camboulan . Jacques Philippe de Fleyres de Camboulan, chevalier, habitant Rabastens demandait à l’intendant de Montpellier la démolition de l’église de paroisse de Saint-Sébastien, la vente d’une cloche, ainsi que  toutes les dépendances de l’église. Le produit de cette vente devait dans la pensée du requérant, servir à la reconstruction de la maison presbytérale de Montvalen

Il dit que : « cette église est tombée en vétusté, elle est presque écrasée de fond en comble par la faute et la négligence de ladite communauté, ce qui fait que les matériaux sont ç la merci et au pillage de tout le :monde. Cette église qui est très éloignée du plus proche voisin, a son ancien cimetière entouré de gros vieux arbres qui pourraient tourner au profit de la dite communauté qui possède encore deux anciens patus où se trouvent des arbres radiqués. Il a eu anciennement deux églises construites sur les deux dits patus dont le clocher de l’une de celle-ci est encore existant…ladite communauté n’a point besoin, seront vendues au profit de ladite communauté se trouve presque dans l’impossibilité de fournir aux dépenses extraordinaires qu’elle est obligée de faire leur la nouvelle construction de la maison presbytérale, l’exposant devant y contribuer lui-même pour un cinquième.

L’exposant vous supplie, Monseigneur, ordonner que tous les dits matériaux, arbres, clocher, ainsi qu’une cloche qui depuis plusieurs années est déposée dans une maison particulière et dont. Ladite communauté n’a point besoin - seront vendues au profit de ladite communauté, ou du

L’exposant en sa qualité de syndic de forain n’y a jamais pu parvenir moins enjoindre à la dite communauté d’enjoindre de prendre une délibération à se sujet.

 

Les habitants discutent ce projet de Fleyres en assemblée le 3 mars 1789, et  protestent contre celui-ci, qui disait-on, n’était nullement dans les vœux de  la communauté. On ajoutait qu’il y avait peu de réparations à faire à l’église, qu’on ne voudrait pas se priver de cette annexe.  Il est décidé de demander une ordonnace à l'Intendant pour faire procéder au devis estimatif des réparations à faire à l'église Saint-Sébastien, et puis après de demander à l'évêque un prêtre pour servir de vicaire. Le 31 août 1789, l’Intendant rejeta la demande et autorisa la réparation demandée par les habitants

 

source : Quérel

 

- Saint-Laurent de la Rivière (dans la vallée qui court de Montvalen à Bondigoux),  venant de Bondigoux, à droite, avant l'intersection avec la route conduisant à Montvalen : 16 familles la composent.

Le chapitre de la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse  possède les 2/3 du dimaire de Saint-Laurent dans le consulat de Mont valen (Sevène, p.161)

 

Les registres de cette paroisse necomportent pas d'actes de baptêmes et de mariages, sacrements célébrés à l'église Saint-Martin.L'église a par contre un cimetière environnant.

l'église était désaffectée avant la Révolution. Le curé en 1777 et 1790 a pourtant toujours le titre de curé de Saint-Laurent. 

A la Révolution, l'église est achetée avec son cimetière comme bien national par Jean Taillefer dit Ramounet et par les frères Jean et François Vidal. Ces  nouveaux acquéreurs sont accusés le 2 février1792 de d'être indûment attribué les débris de l'ancien clocher. Ils sont demeurés dans leurs biens.

 

Un état des biens de la fabrique des paroisses Saint-Fabien, Saint Sébastien et Saint-Laurent de la Rivière annexes, en 1665.

Arrentements des métairies de Saint-Sébastien el de Saint-Laurent 1599-1618.

 

 

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Des réparations sont à effectuer à aux églises et prebytère, suite à une visite épiscopale. 29 octobre 1680

Des obits, fondations de messes sont attestés : un accord "entre mestre Jean Boyé prétre et sindic de l'église de Montvalen d'une part et les nobles Jacques Delherm, héritier de Melchior Delmas, au sujet d'un obit fondé en l'église du lieu par feu Balthazar Delmas, Melchior Delmas et noble Paulle, femme dudit Balthazar en leurs derniers testaments, relatives aux rentes" affectées, 12 mars 1555.

 

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Obits

- un accord est établi entre mestre Jean Boyé prétre et sindic de l'église de Montvalen d'une part et les nobles Jacques Delherm, héritier de Melchior Delmas, au sujet d'un obit fondé en l'église du lieu par feu Balthazar Delmas, Melchior Delmas et noble Paulle, femme dudit Balthazar en leurs derniers testaments, relatives aux rentes affectées, 12 mars 1555.

- une fondation de Pïerre de Saint-Martial, archevêque de Toulouse : les rentes à Montvalen sont indivises avec le marquis de Tauriac, transaction, Lougarre, notaire 11 juillet 1735.

 

 

 

 4 / la seigneurie

 

Le 14 mars 1720 le  comte de Belle-Isle vend la seigneurie de Montvalen à M. de Boyer de Castanet de Tauriac pour une somme de 6.225 livres. Cette seigneurie consistait en deux métairies. Elle donnait au seigneur droit de justice haute, moyenne et basse.

Dés ce moment M.  de Boyer de Castanet de Tauriac nomme les officiers de justice et établit les consuls. 

Seigneurs de Montvalen

 

-le vicomte de Villemur

transaction entre le vicomte de Villemur, représenté par Daniel de Bellujon, seigneur de Crespan, gouverneur et les habitants de Montvalen, touchant les honneurs, droits, devoirs, rentes censives et arrérages dus par les habitants auxquels sont tenus depuis des temps immémoriaux - 3 septembre 1607.

 

-le marquis de Tauriac en 1720

Le comte de Belle-Isle, vicomte de Villemur, représenté par Mre Mathieu Bremond, avocat en parlement, juge de Villemur vend en faveur du marquis de Tauriac : Montvalen consistant en haute justice, moyenne et basse, deux métairies de Saint-Laurent et de Castaigne 6.225 livres pour Montvalen  passé au château de Tauriac, en présence de messire Antoine Alard, docteur en théologie et curé de Tauriac et du sieur Jean Chabaud, bourgeois de la Roque en Albigeois, Louis Coulomb, praticien. Coulom, notaire, 14 mars 1720.

Le comte de Belle-Isle aliène les seigneuries de montvalen et du orn, y comprids la justice  au profit du marquis de Tauriac, auquel il céde les seigneuries de Montgaillard et de Vilette en échange de la forge banale de Layrac et de ses dépendances (Sevène, p. 66-67).

 

Aliénation  sous pacte de rachat perpétuel d’une grande partie du domaine royal dans  la vicomté de Villemur, notamment des droits de justice  dans les consulats de Montvalen, Villette, le Born, Varennes, Puylauron, Mirepoix et Montgaillard [actes de rachat des 23-24 janv, 18 fev, 1er mars, 7 avril et 5 juillet 1729 (Coulom)]

 

NB :

- acquets des seigneur de Tauriac dans la paroisse de Montvalen. 1691-1707

- cession par le même Antoine de Tonnac, sieur de la Cailhanie en faveur de noble Pierre-Arnaud de Grenier, écuyer, demeurant en sa maison de la Souque, au consulat de Couffoulens, d'un domaine sis dans les consulats de Tauriac et de Montvalen, 8 octobre 1742 et retrocession au marquis de Tauriac; dénombrement des biens du sieur de Camboulan, d'après le cadastre de 1666, domaine à la Borde-Basse.

Retrait sur Honoré de Fleyres, sieur de la Souque, habitant de Montvalen, acquéreur d'Antoine de Tonnac, le 19 février 1751.

 

- biens des seigneurs de Montvalen

- en 1607,  Les métairies de Saint-Sébastien et de Funil , sises à Montvalen et appartenant au vicomte sont exemptées de taille, comme ayant été toujours biens nobles (Sevène p. 134).

- la métairie de Saint-Laurent au marquis de Tauriac, régie de 1768 à 1802 par Pierre Etienne Oudot.

Maison Fleyre à Montvalen

Honoré de Fleyres, chevalier, Seigneur de Camboulan, marié d'abord en 1690 à Anne de Clarac, puis, en 1697, à Jeanne d'Aulède de Pardaillan, demeurant en la paroisse de Saint- Victor, dans la sénéchaussée de Carcassonne, se fit maintenir dans sa noblesse, le 22 avril 1716, par jugement de M. de Lamoignon, un des successeurs de M. de Bezons, après avoir justifié sa filiation depuis le contrat de mariage de 1539 mentionné plus haut. Le petit-fils du  précédent, noble Jacques-Philippe de Fleyres, marié le 2o juillet 1768  à Marie Falguière, fille d'un avocat, fit en 1778 des preuves de  noblesse devant d'Hozier pour obtenir l'admission à l'Ecole militaire de son fils, Honoré, né à Rabastens en 1769. Jean-François de Fleyres  Sgr de Brians, demeurant à Saint-Pons, prit part en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Carcassonne. Cette famille de Fleyres  n'était plus représentée en 1800 que par Isabelle de Fleyres, religieuse  au couvent de la Visitation, à Toulouse, et par sa cousine, Christine de Fleyres, mariée en 1800 au baron de Bonne.

 Sources : Inventaire des archives du château de Tauriac.

 

La famille de Fleyre aura des attaches à Montvalen tout au long du XVIIIe siècle.

Borde-Basse était possédée par le sieur de la Souque, M. de Camboulan.

 

 

 

5 / au temps des guerres de religion

 

1588, Montvalen est pris par les protestants.

 

6 / A la Révolution

 

Montvalen - "A la Révolution, M. Valette curé auquel succède M. Moisset, rétracté 2 fois ; il tomba en démence après sa seconde rétractation. L’intrus Viguier neveu du curé de Grazac, professe les mêmes doctrines que son oncle ; il y a environ 200 communiants ; la masse est entrée dans le schisme ; peuple naturellement bon".

Le curé Moisset a été déporté.

 

Le curé Vallete atteste le 18 février 1790 : « je soussigné prêtre et curé de Montvalen certifie avoir lu au prône de la messe de paroisse le discours prononcé par le roi à l’Assemblée nationale le 4 février 1790 et l’extrait du procès-verbal de l’Assemblée nationale du 11 février 1790 ». mais le 27 février 1791, à la fin de la messe, en présence du maire, des officiers municipaux et es notables, il déclare devant Dieu et devant les hommes qu’il ne peut connaître d’autre serment que celui qu’il a émis en entrant dans les ordres sacrés. Il jure d’être fidèle à la nation, à la loi et au roi, mais il ne veut en ne peut prêter d’autre serment.

Il quitte la paroisse peu de temps après.

 

Il est remplacé par Bernard Viguier prêtre constitutionnel,  présent jusqu’en fin décembre 1792. Il est élu le 13 novembre 1791 président de l’assemblée chargée d’élire le maire et les officiers municipaux ; il est arrêté et incarcéré, comme prévenu d’avoir enlevé des effets de l’église de Grazac. Mis en liberté le 12 prairial 1794, vu son offre de contracter mariage. Ce qu’il semble avoir réalisé (cf. Quérel).

 

 

 

 

7 / la communauté

 

Les consuls attestés en 1545(porise de possession de la cure dse Montvalen)

le Seigneur de Boyer de Casranet de Tauriac établit les consuls – chacun  d’eux en sortant de sa charge nommait deux candidats, agréés par les habitants, sur lesquels le seigneur en choisissait un. Le changement n’était pas nécessairement annuel ; il intervenait au premier janvier. En 1774 une période fixe est donnée (lettres patentes), la mutation intervenant au 31 décembre.

 

Les assemblées consulaires en 1607 se tenaient sur la place publique. (Sevène, p.135)

 

Il ya un syndic

Le conseil politique est composé de 10 membres.

 

Les moulins étaient banaux. Un se trouvait sur le ruisseau du Souhet. Martial Lagrange en est le meunier en 1702.

 

la forge : arrentement de la forge passé par Mr de Bellujon, gouverneur de Villemur à Pierre Giscard, Faure et Jean Boyer et Cécile Ayral, sa mère. 8 décembre 1608

 

les habitants de Bondigoux selon l’ancienne coutume sont tenus de faire les foins des prés du vicomte sis au consulat de Montvalen, après que les habitants de cette communauté les auront coupés pendant la durée de ce travail, le pain et le vin seront fournis par le seigneur aux habitants de la paroisse de Bondigoux qui s’y emploieront (Sevène, op. cit., p. 95)

 

 

Population : En 1318 103 feux, 1793 : 450 hab. ; 1821 ; 377 hab. ; 1884 : 450 hab. ; 891 : 367 hab. : 1901 : 321 hab.; 1911 : 277 hab.;  1921 : 216 hab.; 1936 : 221 hab.; 1946 : 199 hab.; 1968 : 165 hab.; 1982 : 121 hab.;  1999: 157 hab.; 2006 : 190 hab ; 2008:  208  hab.

En 1912,  10 maisons dans le village dont 4 inhabitées ; dans la commune 91 maisons – 67 occupées.

 

ANNEXES

 

1- archéologie

 

 

 Souterrain de La Souque à Montvalen   

  © Georges Labouysse , janvier 1971

comprenant olusieurs salles, couloirs et fosses.

 

 

 

archéologie

« On a découvert plusieurs souterrains et de nombreux silos construits pour la conservation des denrées et leur préservation contre toute atteinte de la part de l’ennemi p. 261. Ces silos existaient à l’endroit où a été construite la maison Vernhes François appartenant à son gendre Augustin Vernhes. Il ya encore dans un pré non loin du presbytère et à Lagrange où vient de se construire une métairie, de se construire une métairie propriété de M. Vernhes

A la Souque, à 100 m environ de la maison, on montre un endroit appelé lo Crus où existait toute une habitation souterraine, qui dans le temps, a été explorée. Cette propriété est la propriété d’Armand Pendaries.

Su un mamelon en forme de pain de sucre dominant la petite plaine qui va de Montvalen à Bondigoux se trouve un lieu dit las Sarrazinos rappelant peut-être les invasions  de l’époque carolingienne » Source : Quérel, op. cit., 1912

 

« Le sommet se nomme le fort, on a découvert à cet endroit des briques gallo-romaines et de nombreux silos. Les traces de fossés du côté où le mamelon se rattache à la ligne des côteaux, seule partie où il était accessible et l’existence d’une petite enceinte murée que constatent des titres anciens ; la désignation de camp de las armos que porte le grand champ qui déroule ses pentes escarpées ; l’exhumation de tombeaux de pierre et l’appellation de las Sarrasinos, appliqué à une motte de terre située dans la vallée aujourd’hui presque nivelée, mais qui dominait encore naguère une grande partie du bassin d’un gros ruisseau, tout concourt pour attester dans ces lieux, à diverses époques des évènements importants dont les annales n’ont pas gardé le souvenir » .

Source : Elie Rossignol, p 61.

 

 

maires de Montvalen

curés

 

- Melchior, Jean et Fourtou Delmas (1401)

- Antoine du Mas

- Jean de Lomagne (04.03.1545)

  et Pierre Masoulié, procureur de clui-ci, ( (07.03.1545). Lomagne nommé en 1549 protonotaire apostolique et vicaire général de Mgr l’évêque de Montauban

 

Pierre Magès (15.09.1549)

1555 : Jean Boyer, Antoine Delmas et Jean Salesses

 

Pierre Azéma

 

- Pierre Rivière (de Rabastens) (1603) – service assuré par François Dental (+1653 – inh. dans l’église) originaire de Montvalen

- Boyer de 1606 à 1636 (Vicaire Desbans 1651-1653)

- Jean Vals recteur, de 1645 à 1651

- Prieux, de 1653 à 21656

- Rouchy de 1665 à août 1676 (vicaires : Pendaries, Pausiez, Vignères, Boyer, Rozières)

- Rozières  de 1678 à 1694 (inh  dans l’église)

 

- Jean Antoine Guarguy de 1695 à  1739

- Ormières de 1739 à 1753

- Lassalle de 1753 à 1759 (avait été chapelain à Tauriac – inh in église de St Sébastien)

- Valette de 1759 à 1791

 

 - Pierre Ichard (28 mai 1805)

- Alain Turroques  2001-2008

 

- Guy Pendaries  2008-

 

 

 

Documentation et sources  sur Tauriac et Montvalen

- Yannick du Guerny, Inventaire du château de Saint-Urcisse et Tauriac, 2006

-  Elie Rossigol,  Monographies communales du Tarn, Toulouse, 1864-1866, IV, p. 60-63.

-  Abbé Querel, "Histoire de la paroisse de Montvalen ", dans Albia Christiana, 5, 1911, p. 257-262.8, 1912. 

 - Amédée Sevène, Notice sur Villemur, Brusson, 1898

- Adien Escudier, monoigraphies de Bouloc, Villeneuve-lès-Bouloc et Vacquiers, Fournié, 1933

 

- A. Caracen-Cachen, "Montvalen-Tauriac, notes archéologiques et historiques ", dans Journal du Tarn, 25 octobre1884 – et  "Les découvertes de Montvalen et de Layrac ", dans Journal du Tarn, 04 juin 1887.

- Fr. Funk, "Vestiges médiévaux de l'ancien Montvalen ", dans Echo de Rabastens, 115, janvier 1977, p. 25-28 – et " Les souterrains aménagés du Tarn ", Albi, 1979, p. 40.

 

M. de Tauriac mentionne un mémoire de l'abbé Rozières, tenu dans les archives de l'église de Monvalenen et communiqué à l'abbé Malirat, chapelain du château de Tauriac,  le 18 févrer 1751, copie faite par marquis de Tauriac « c'est un esperse de journal teneu par mestre Rozières curé de Montvalen en 1681.. » concerne ses rapports avec les consuls, la reconstruction et dépense pour les presbytère, églises, cimetières, déplacements, mentionne ses conflits avec Mre de Camboulan,  Honoré de Fleyres.

 

 


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