SAYRAC : un village 31   



 

 

 

SAYRAC....  un village

 

 

           

 

                          

 

 

 

Sayrac, village de la Haute-Garonne, appartient à  la commune de Villemur-sur-Tarn, paroisse du Diocèse de Toulouse. Ce village est classé dans la catégorie des hameaux.

 

Il se situe sur la première terrasse appartenant encore à la plaine du Tarn, terrasse la plus ancienne, venant mourir au bas de la côte de Villaudric, au pied du plateau de Fronton. Cette terrasse  supérieure s’étend entre le bas de Villaudric et Blessou/Sayrac se continuant avec la terrasse inférieure - de Blessou/Sayrac à Magnanac. Cette terrasse est constituée d’alios ou grep, « d’alluvions des basses terrasses du Tarn ».

Une bande étroite aux abords du ruisseau de Lègue est constituée « d’alluvions actuelles et modernes » de ce ruisseau.

 

La première attestation du lieu de  Sayrac  et d’une communauté est donnée en 1271 - le 10 des calendes de décembre - lors du serment prêté à l’église de Villemur au Roi de France.

Sayrac est une des bastides mentionnées.

                        

   voir : l'église Sainte Foy de Sayrac - CLIC

 

La « paroisse »  ou section communale de Sayrac 

se compose

  • du village/hameau de Sayrac, sur la première terrasse de la plaine du Tarn
  • du hameau des Millets[1], sur le plateau
  • du hameau d’Entourettes[2], sur le plateau

 

un habitat gallo-romain ?

On peut légitimement  supposer une origine plus ancienne. Le suffixe ac  en est un indice. Les noms de lieux en « ac », formés sur un nom de personne latin, sont les plus  nombreux. Ernest Nègre, auteur de la toponymie du canton de Rabastens et philologue renommé, fait observer  que les noms de lieux en ‘’ac’’ relèvent d’un ajout au nom de personne qui est gaulois, le plus souvent latin, quelques fois germanique . Ces noms d’origine latine – provenant de noms de personnes - adaptés à des noms de lieux  - le furent à partir du II° siècle et jusqu’à l’implantation des peuples germains, au V° siècle.

Jacques Lemoine dans sa « contribution à l’histoire de Midi Pyrénées -Toponymie  du Languedoc et de Gascogne » (1975 ed. A. & J. Picard) mentionne Seyrac – attesté en 1271, lieu-dit  de la commune de Villemur : Sayrac provenant du nom de personne gallo-romain « Serius » cf p. 159[3].

 

 

Dans son étude sur l’habitat Gallo-romain dans le Toulousain (chronique 1-1 1983 du supplément au BLE de l’Institut Catholique de Toulouse) Georges Baccrabère énumère  des découvertes à Magnanac (chez M. Bragagnolo) – gisement à moins d’1 mètre de profondeur.

L’inventaire archéologique des cantons de Fronton, de Villemur avait été entrepris  par  G. Eché  et C. Roumeguère (Villemur).

 

A  Sayrac, au N-E de Millères et au S-E de Sayrac, un gisement révèle de chaque côté de la D 71 sur un léger bombement, des fragments de briques, quelques tegulae et des tessons de céramique rouge (emplacement découvert par Cabié/Tarn) ; datation  avancée, 1er-2°siècle.

 

Une communauté nommée

La toute première attestation du lieu de  Sayrac  et d’une communauté est donnée  en 1250 dans le décompte des domaines d’Alphonse[4] : Sayrac est mentionné comme bastide en 1271 - le 10 des calendes de décembre - lors du serment prêté à l’église de Villemur au Roi de  - la « bastida de Seyrac »[5] Sayrac fut-il fondé au XII° pour se défendre de toute attaque lors des incursions des hérétiques (« Albigeois ») ?

 

q       La paroisse[6] de Sayrac dépendait au point de vue ecclésiastique  au XII° de l’archidiaconé de Villelongue[7]. La charte de cet archidiaconé, restitue en 1093 à l’abbaye de Saint Sernin[8], La Magdelaine, Magnanac, Sayrac, le Terme.

 

q       La paroisse de Sayrac  après la création du diocèse de Montauban en février 1318[9] demeurera dans le diocèse de Toulouse, tout comme Villematier et La Magdeleine (Sainte-Marie-de-Leus).

                

                    voir "Au porche de l'église" CLIC

                      Textes et documents

 

Possession de l’abbaye de Conques

L’abbaye sainte Foy de Conques en Rouergue jouissait de la moitié de la dîme de Sayrac [10].
Elle possédait le prieuré de cette paroisse dont les fruits et revenus ont fait l’objet d’un bail
[11] (1763) . L’abbaye   avait la possession  de cette paroisse depuis le XII° - cf le cartulaire de Conques[12] ; elle  en e garda le « patronage » effectif et une présence religieuse  jusqu’à la révolution , à travers son prieuré.

Des biens appartenant à cette abbaye sur la paroisse de Sayrac sont attestés au XV°, en 1733

  

Sayrac fait partie du baillage de Villemur.

Le consulat de Villemur entre autres comprenait en 1600  les paroisses de Villemur, Bondigoux, La Magdelaine, Saintes-Escariettes (magasin Leclerc de Villemur), Magnanac, Sayrac et du Terme.

Les habitants allaient faire moudre leur blé soit au moulin du seigneur, soit aux autres moulins.

Des 2 fours les habitants ont la liberté d’aller cuire leur pain à l’un ou à l’autre .

 

La jugerie ou judicature de Villelongue

Celle-ci  comprenait plusieurs sièges , dont Puylaurens, Lavaur, Montech, Castelsarrasin, Buzet[13], Villemur.

Sayrac relevait du siège de Villemur ainsi que La Magdelaine, Villematier, Magnanac, Le terme ; de même Villaudric, Nohic[14].

 

Diocèse civil de Toulouse

Celui-ci est une subdivision administrative de la province du Languedoc: le "diocèse civil" (à distinguer du diocèse comme circonscription ecclésiastique[15]. La province du Languedoc est divisée en 23 diocèses civils, depuis le 15ème siècle. Ce sont des circonscriptions administratives. Une assemblée du diocèse représentant les trois ordres appelée assiette diocésaine prépare la répartition des impôts royaux. L'assiette peut aussi proposer une imposition exceptionnelle pour une réalisation particulière au diocèse (civil)

 

 L’un et l’autre diocèse – circonscription ecclésiastique et administrative -   se recoupent ordinairement, mais parfois il y a des exceptions . Sayrac en est une toute particulière. 

En effet :

-  le diocèse civil de Toulouse comprend - provenant de la jugerie de Villelongue :

 Orgueil, Villaudric, Fronton, Montjoire, Bessières, Vacquiers, Villematier, Villeneuve-lés-Bouloc[16],

- n’appartiennent pas au diocèse civil de Toulouse : Nohic ; Le Terme, Magnanac, Sayrac[17].

 

Sayrac a une position unique, appartenant à la circonscription ecclésiastique du diocèse de Toulouse,

 

mais n’ appartenant pas à la circonscription civile  en ce domaine [administratif et fiscal] : la communauté/paroisse est  rattachée à Villemur.

 

 

En 1550 le district communal de Villemur comprenait les paroisses de Villemur, Bondigoux, La Magdelaine, Villematier, Saintes Escariètes, Magnanac, Sayrac, Le Terme.

 

Impôts et guerres

En 1581 Les recteurs de Sayrac, comme ceux de Villematier, Layrac et La Magdeleine furent déchargés des sommes dues au roi pour les taxes dues de 1580 , du fait des  conséquences tragiques de la guerre (« de religion »).

Celle-ci connurent deux vagues ,

-         la première en 1569 (suivant le siège de la garnison de Fronton en  octobre1567 qui vit ses murailles démolies et ses fossés comblés en 1567). Scipion de joyeuse était mort noyé dans le Tarn à Villemur, lors de la terrible bataille de 1592 (20 Octobre)

-         la seconde après 1628 ( l’Edit de Nantes était intervenu en 1598)[18]

-         entre deux, « pendant plus de 30 ans, ce ne fût qu’une série de continuelles escarmouches et de combats » [19]

 

Suite aux destructions, le gouverneur du Languedoc donna l’ordre écrit au capitaine Beubes, commandant de la place de Fronton, de contraindre au nom du roi de France les habitants de Fronton et autres lieux proches et circonvoisins à exécuter ces travaux pour creuser plus profondément les fossés et réparer les murailles . Les consuls d’un certain nombre de localités – dont Sayrac[20] furent sommés de fournir des travailleurs : Sayrac : 6 ; Magnanac : 8 ; Villaudric : 10 ; Vacquiers, 10. Il s’agit ensuite de : Castelnau, Saint-Rustice, Pompignan, Fabas, Canals, Villeneuve, Bouloc.

 

« En contribuant à la réparation des fortifications de Fronton, les habitants des localités circonvoisines avaient acquis le droit de protection et pouvaient enfermer dans la citadelle les objets qu’ils voulaient soustraire aux pillages. Les habitants de Sayrac avant l’année 1591, usèrent de ce droit, emportant au fort de Fronton, pour l’y mettre en sûreté une cloche de leur église qui n’aurait pas manqué d’attirer l’attention des protestants . Croyant à la fin des guerres civiles pendant l’accalmie qui suivit, ils offrirent cette cloche aux consuls et habitants de Nohic, qui à ce moment en étaient dépourvus Ceux-ci l’acceptèrent avec reconnaissance dans une réunion tenue dans l’église de Nohic  le 27  juin  [1591] ‘’devant la dicte cloche servir à sonner l’alarme quand bezoing sera’’. Les consuls de Nohic s’engagèrent à la rendre quand ils en seraient requis »[21].

 

Religieux à Sayrac

les minimes

Sevène (p.63) précise que les minimes ont seulement  possédé une métairie  dite de « Pétusou », située partie dans le territoire de la paroisse de Sayrac, partie dans celui du consulat de Villaudric. Cette métairie (cf p. 164) relevait de la censive[22] du marquis d’Aussonne, seigneur de Raygades.

Le projet d’installation de minimes[23] à Villemur en 1629-1631 n’eut pas de suite . ce sont les capucins[24] qui s’y installèrent.

 

Les Minimes de Saint Roch à Toulouse avaient des terres dans la quartier de l’église de Sayrac…et plus précisément  au quartier St Roch. Biens vendus en 1781 [25] et à nouveau au cours de la Révolution comme bien national saisi.

La liste des ventes des biens nationaux de Sayrac parle d’une propriété (maison et terres) appartenant aux minimes [26]. Cette double vente est une curieuse histoire.

 

  La Révolution de 1789

Une page est consacrée à cette période

 

Après la révolution, l’église de Sayrac nécessite des réparations.

 

Sous le consulat, un prêtre est resté à Sayrac et est signalé. De fait dans « le mouvement religieux dans la Haute Garonne sous le consulat » Jean Contrasty (Privat, 1907) p 36 écrit     « je cite les communes dont les maires ont simplement demandé l’Eglise ou signalé la présence d’un prêtre »… et parmi les 33 noms de paroisses qu’il cite, il nomme Sayrac, seule de toute cette contrée.

 

 

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Tragédie des guerres.

 

la Grande Guerre 1914-1918

Tout village de France a payé un lourd tribu à la guerre de 1914-1918. Le nombre de morts et de blessés de guerre fut considérable. chaque village a dressé un mémorial. La paroisse de Sayrac  a perdu 11de ses enfants  entre 20 et 44 ans entre le 10/09/1914 et le 30/09/1918..

Un monument aux morts fut placé au fond de l’Eglise. Lors de la restauration de l’église en 1954 ce monument a été placé au caveau « dit des curés » - au milieu de la rangée des caveaux qu nord, tandis que qu’une plaque de marbre blanc prenait place à l’église portant la liste des 11 disparus en lettres d’or.

 

Bessières           

Jean-Marie   

10 Septembre 1914            

21 ans

Couderc           

Jean   

1er Octobre 1914           

26 ans

Algans            

Henri 

14 Décembre 1914

20 ans

Gay    

Clément

31 Décembre 1914            

23 ans

Clamens           

François

6 Mai 1915    

29 ans

Maury

Pierre 

29 Septembre 1915

23 ans

Cabos

Jean   

2 juillet 1916 

34 ans

Roumagnac            

Jean   

4 Mai 1917

44 ans

Teysseyre            

Théodore

Mal des logis

20 Mai 1918  

39 ans

Razat 

François

9 Août 1918   

21 ans

Falguières           

Jean-Marie

 30 Septembre 1918                       

19 ans

 

 

1939-1945 : Débacle, occupation et libération

 

1940

Le temps de la  débâcle . Une section d’un régiment de DCA venant de Montjoire va s’installer à Sayrac de Juin à Septembre 1940 [41] se logeant en différentes maisons du village. Peu-être y avait-il quelques 200 soldats. 50  environ couchaient dans « la grange » de la métairie Teysseyre au-dessus du logement des maître-valets, 2 officiers logeaient à la maison. Ils avaient établi l’infirmerie aux « acacias » ; la cuisine chez « pétrou » ; un autre service au presbytère ; le bureau à l’école.

 

1942-1944 - Quelques soldats allemands après 1942  - jusqu’en 1944 - se trouveront à Villemur, Villaudric. Ils venaient procéder à des réquisitions (vivres, ou telle fois un cheval).

 

1944

Le Dimanche 20 Août 1944, une colonne allemande dans le repli général suite à la libération de Toulouse - la veille et ce jour - remonte vers le nord, traverse Villaudric[42]. Ce sont des armées  qui se savent vaincues et refluent. Un accrochage a lieu avec la résistance, surprise de se trouver nez-à-nez avec une partie du convoi allemand situé avant le village au croisement de Vacquiers et Bouloc , entre les Bétirats et le cimetière[43]. Un massacre s’ensuivra faisant 19 morts. Les allemands nerveux ne cesseront tout au long du trajet de tirer sur tout ce qui bouge ou pourrait bouger. Ainsi en sera-t-il lorsqu’ils passeront sur la route de Villaudric à Villemur[44], les maisons sont criblées de balle  et à hauteur de Sayrac[45], ils tireront sur l’habitation des Dast et blessant Albertine Dast âgée de 50 ans. Ce sont aussi les morts d’innocents à Villemur, au Born.

 

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Population

En 1705,  le 10 décembre, le curé Pendaries dénombre 34 feux dans sa paroisse., ce qu'il consigne dans les registres. En 1820, on compte 300 habitants ; 273 en 1831 ; 250 en 1841.

 

 

 

Familles au XVIII°

 

Il n'y pas de familles de notables sur la paroisse de Sayrac comme on peut en relever dans les paroisses voisines (Magnanac, Villematier, La Magdelaine) à l'exeption des d'Aubuisson (longtemps on écrit Daubisson; ils signent ainsi d'ailleurs). Pas de châteaux à proprement parler. Pas de grandes propriétés, exceptés les Daubisson, le sieur Jaylès. On verra vers entre 1700 et1730 les Garrigues (un d'eux exerce la fonction d'huissier). Ponctuellement apparait dans les registres le nom d'une personne bourgeoise (habitant des "bourgs", de la ville) dont on ne sait préciser sa relation à Sayrac. 

 

Des bordiers constituent une catégorie de la population, assez stable losqu'elle s'établit sur une métairie, établissant entre euxc des alliances

au XVIII° (avant 1750)

- les Arnoul - Jacques et Jean -   à la métairie de Jayles (près de l'église) [1742 - 45]. Goudal en 1746 - 48. Ces bordiers seront souvent carillonneurs.

- les Dast [1747] chez les Daubisson / d'Aubuisson 

- les Bessières - Michel en 1745 - ches les demoiselles Pendaries habitant Villaudric, soeurs du curé de Sayrac

- Bessières, Vedel à la bourdasse (Villematier) chez les Pérés

- Delons bordier de M. de Pouzols (chateau St Maurice, Magnanac)

 

Des artisans : tisserands, taulleurs d'habit

 

Quelques  familles  ou « maisons »  du village et hameaux [46] 

 

 

XIX°

XX°

Entourettes

Muret (XVIII°)

id

 

Lescure

 

 

Mauruc

Bourgarel

 

 

Bouisset

Les Millets

Gay – Couderc - Marty

 [Tournier]

 

Amat

 

Millères-la Bordasse

Bétirac

Terrisse

Sayrac

D’Aubuisson de Voisin, Lespinasse de Saune 

id, puis  de Lacaze

 

Clamens (XVIII°)

 

 

Vignères

Amat

 

Maury + Sabatier

id  + Moreau

 

Bessières

 

 

Esculié

 

 

Lauzeral

 

 

Cabié

 

 

Bretx

 

 

Vernhes

id +Brousse + Gardelle 

 

Bardy- Brousse

Brousse

 

Bruel  [en partie de Sayrac, en partie venant du Terme]

id + Bedel + Béziat

 

Robert

Béziat

 

Cabié

 

 

Fauré

id + Roumagnac

 

Pendaries

Ramond

 

Lauzeral

 

 

Ourmières

id et Vigouroux

 

Teysseyre [47]

id

 

Mathieu

id  + Audu

 

 

XX°

en 1913 est demandé l’éclairage de la section de Sayrac[48]

en 1912 avait été demandée la construction de ponts sur le ruisseau de Lègue : à Navidals, mais surtout le pont de Mauran [49]. Une bascule est également demandée. : on fait valoir[50] qu’il faut aller à Villemur ou Fronton avec sa charge de fourrage ou de paille .

 

Quelques évènements :

-         un hiver rigoureux 1829-1830 (rivières  gelées ;  vignes de même)[51]

-         inauguration du petit train, le 7 octobre[52] 1912, avec la machine 206, 1er convoi composé de 6 voitures et des fourgons postaux - halte à Sayrac en après midi après le banquet à Fronton (départ 15 h) – ligné fermée le 11 janvier 1937.

-         création de l’ASEM

-         le samedi 25 Septembres 1993 : la commémoration des de Saune et notamment de Mgr Henri Lespinasse de Saune , évêque de Tananarive, célébration à l’initiative de Laurent Teysseyre[53] et de  Pierre Bénech . Célébration religieuse présidée par M. l’abbé Souillé, vicaire général, avec la présence de M. l’abbé François Mayzen, alors desservant de Sayrac , le directeur du collège du Caousou, le P. Michel Peltereau-Villeneuve s.j. qui bénit la plaque . Au cimetière commémoration « civile » de Gabriel Lespinasse de Saune[54],  officier de marine , qui comme capitaine de vaisseau de la frégate « l’Isère »  transporta en 1885 de Rouen à New-York l’œuvre de Frédéric-Auguste Bartholdi : « la liberté éclairant  le monde »  . A ces deux endroits une plaque commémorative . A ces célébrations participaient M. Léon Eeckoutte, maire de Villemur, président du Conseil Général, et son conseil municipal du général de corps d’armée Antoine Bommati - tous deux procédèrent au dévoilement de la pierre tombale au cimetière…. des maires du canton  Cette manifestation était patronnée par le Comité des fêtes , le Club de Pétanque et l’ASEM – les 3 associations Sayracoises.

-         la fermeture de l’église au long de l’année 2003, décision prise compte-tenu des inquiétudes qu’a suscité l’évaluation de la structure du bâtiment – jonction de l’église et du clocher , état de la charpente . Des travaux ont été effectués. L’église a retrouvé sa fonction cultuelle à la fin de l’année 2003.

 

le visage des espaces paroissiaux (sections communales)

Un bureau de vote sera situé dans chacune des sections de la  commune.

Un lavoir et une école primaire.

Ainsi pour Sayrac.

jusqu’au jour où l’école  a été  fermée, puis vendue,

où le lavoir n’a plus reçu de lavandières...

Demeure à cette heure une église, un cimetière et la salle des fêtes....

... et une population nouvelle venue habiter Sayrac

                   

                       voir : au temps des guerres de religion

[1]  8 feux en 2004.

[2] 31 feux en 2004.

[3] Dauzat dans son dictionnaire étymologique des noms de lieux en France (Librairie Guénégaud, 1981 2°ed. mentionne le passage de Serius en Seriacum (voir Séris). On trouve un Sariacus en 1116 dans l’Aisne (voir Sarry et également Sari indiquant  Sariac-Magnoac et sariac-Bigorre en H-P., Sarriacum dans l’Yonne 1290).

Ch. Higounet de même fait remarquer qu’on peut retenir comme toponymie de l’époquee gallo-romaine ou du haut-moyen âge les formations en acus : Layrac, Sayrac, Magnanac/mananac.

[4] voir Sevène, Notice sur Villemur, p. 14 . Des communautés nouvellement crées existaient  un peu antérieurement aux bastides  avec la fondation de sauvetés (cf Fronton, Nohic, Orgueil).

[5] Les « castrum » mentionnés sont : Villemur, Vacquiers, Tauriac, Roquemaure, Mirepoix, Paulhac, Roquesérière, Bessières  - castrum/bastide : Layrac,  Mirepoix, Paulhac. Les bastides : Orgueil, Nohic, Villaudric, Seyrac, Gargas, Villariès, Bazus…ainsi que le Born, Bondigoux, Buzet. On sait que Nohic et Orgueil existaient comme « sauvetés » des Hospitaliers.

A Villaudric, il y avait aussi auparavant une église (cf Ch. Higounet –in hommage au professeur Calmette, 1954 p.84).

[6] C’est à partir du IX° que peu à peu églises et paroisses se sont organisées.

[7] Villelongue est identifié à Castelsarrasin . Il existait aussi anciennement un archidiaconé de Canet ou Villemur, ; mentionné en 1205 – cf Histoire du Languedoc. L’archidiaconé de Villemur fût uni au chapitre de l’Eglise de Saint-Etienne par l’effet d’un accord transactionnel intervenu le 26/07/1362 entre l’archevêque et le chapitre , accord confirmé par Urbain V …cf Douai – cartulaire de St Sernin , histoire du Languedoc, t 12.

[8] le cartulaire de Saint Sernin mentionne Sayrac pour 4 deniers toulousains cf Douai p. 2 : « ecclesia de Sairag ».

[9] Bulle du Saint-Siège de 1318 suite à celle de 1317 où Jean XXII érige en archevêché l’évêché de Toulouse et crée le diocèse de Montauban (l’ensemble des autres  paroisses en faisant partie ).

[10] cf acte du 23 Avril 1777 (notaire Coulom-Villemur) : «  la 3° partie restait au curé, cela pour le blé, mais   pour le vin, c’est le contraire. Quant à tout le reste on partage par égales portions » entre le recteur et le prieur.  Antoine Marqueil, recteur, fut dispensé de résidence, ayant des lettres de régence pour Antoine Roques.

28. - Le recteur de l'église Sainte-Foy de Sayrac. - "Il a les cas. - Antoine Marqueil, recteur, est apparenté aux Messieurs de Sacaleri, dispensé de résider, il a des Lettres de régence pour Antoine Roques. Le prieur du lieu est un certain religieux du monastère de Conques, lequel prend les dîmes, excepté la 3° partie revenant au recteur, et cela pour le blé, mais pour le vin c'est le contraire, quant à tout le reste on partage par égales portions. L'archevêque confère de plein droit."

 "Rector ecclesie Sancte-Fidis de Ceyraco. - Habet casus. Dus  Anthomus Marqueil, rector, est consaguineus dominorum de Sacaleris; habet de non residendo et de Regimine pro Dno  Anthonio Roques. Est ibidem prior religiosus quidam monasterii de Conchis qui capit decimas, excepta tercia parte pertinente ac rectorem, et hoc in blado, in vino vero e contrario, et de aliis per medium. Dus  confert pleno jure."

[11] passé le 1er Mai 1763 devant Me Muquet., notaire à Toulouse (archives de la chambre des notaires de Toulouse cité par Sevène, R. Fauré).

[12] d’après le cartulaire de l’abbaye de Sainte Foy de Conque, l’abbaye avait entre autres possessions au XII, les églises du Born, de Bondigoux, de Mirepoix, de Cépet, de Tauriac, d’Orgueil …On constate la forte présence en cet espace de la Vallée du Tarn de l’abbaye de Conques , croisant l’influence de l’abbaye de Moissac, de l’abbaye de Saint Sernin et du chapitre Cathédral [cathédrale  Saint-Etienne ].chacun(e) riche de possessions.

[13] su siège de Buzet, relevaient : Vacuiers, Bessières, Montjoire, Orgueil, Fronton, Castelnau,  Bouloc, Cepet, Paulhac  - cf  la jugerie de Villelongue, Elie Rossignol, 1879, réed  Lacour 2004, p 15.

[14]  la jugerie de Villelongue, Elie Rossignol, 1879, réed  Lacour 2004, p. 16.

[15] pour mémoire : Sayrac se trouve dans le diocèse ecclésiastique de Toulouse – comme Orgueil, Villematier, La Magdeleine, Villaudric… tandis que Magnanac, Le Terme, Saintes Escariettes et Nohic  appartenaient au diocèse ecclésiastique  de Montauban tout comme l’ensemble des paroisses de la rive droite du Tarn.

[16] afin de citer les villages alentour et communes limitrophes.

[17] Le relevé détaillé du diocèse  civil de Toulouse est donné in  ‘’ Un diocèse civil du Languedoc - les états particuliers du diocèse de Toulouse au XVII°-XVIII°’’, Th. Puntous, 1909, p.439.

[18] pour rétablir l’ordre ‘’royal’’ (Henri IV) contre les ligueurs, le duc de Ventadour s’empara de villes ligueuses. Il vint s’établir à Montjoire (NDLR, bonne position de contrôle)….tandis que ses troupes vivaient sur le pays et ne se privaient pas de le piller  - cf Adrien Escudier.

[19] cf Adrien Escudier, Histoire de Fronton et du Frontonnais , ed 1905, réed 1992 p.93.

[20] cf Adrien Escudier, Histoire de Fronton et du Frontonnais , ed 1905, réed 1992, p 91 ;  sources, les Archives de Fronton.

[21] A. Escudier, id, p. 92-93. document p. 313  - cf ci-après.

[22] terre assujettie au cens annuel.

[23] Les minimes  constituent (constituaient) une branche de la famille franciscaine. Le couvent saint Roch à Toulouse dit des « minimes ».

[24] Ils sont 5 en 1790 au couvent de Villemur .

[25] cf correspondance Brassié de 1832 – voir ci-dessous, vente des biens nationaux .

[26] de même les documents familiaux lorsqu’ils mentionnent des limites de propriété, citent parfois les minimes de saint Roch.(quartier Saint-Roch à Sayrac).

[27]  Les prêtres des différentes paroisses eurent à se déterminer en ce qui concernait la constitution civile du clergé .Parmi ceux qui refusèrent et devinrent « réfractaires »  il a plusieurs catégories :

-          les reclus : Rouère, curé de Villemur ;

-          les déportés : Descuret curé de Bondigoux  qui avait une maison à Toulouse; Dézes curé de Magananac qui avait une maison rue Boulbonne –une indemnité  lui sera versé ensuite ; Dufaut Bernard, vicaire de Montjoire ; Domingon, curé de Vacquiers et Gayral de Vacquiers.

 Sera condamné Lespinasse, conseiller au Parlement de Toulouse.

[28] dans le canton de Villemur on signale la présence de 7 prêtres réfractaires. Ils sont sexagénaires ou infirmes et se retrouvent donc placés sous surveillance de l’administration municipale et ils n’exercent pas le culte. On lit par  ailleurs comment les Teysseyre à Layrac ont été  impliqués durant cette période : Jean Viguié, prêtre réfractaire sera incarcéré à Toulouse  à la fin de prairial an 6 comme perturbateur- cf  voir A. Escudier, monographie de Vacquiers…Trois prêtre jureurs, les 2 frères Barrère à Magnanac et Bellegarigue à Bondigoux. A Villemur, 23 personnes avaient été incarcérées pour avoir chômé le dimanche cf état des suspects de la commune de Villemur – 23 brumaire et 21 Ventose an II – ADHG L283 n°41 et 42. –

[29] Villemur, Bessières, Bondigoux, Fronton, Layrac, La Magdeleine, Le Born, Magnanac, Le terme, Mirerpoix, Sayrac, Vacquiers, Villaudric, Villematiers  - cité par Adrien Escudier, monographie de Vacquiers , p. 115.

[30] Henri Martin , Documents relatifs à la vente des biens nationaux , éditions Privat, 1916.

[31] pour comparer : Vacquiers  fait 2 fois moins et Villemur représente 10.991.

[32] obit (nm, du lat. obitus, mort) : fondation pieuse pour la célébration de messes à l’intention des défunts et notamment au  jour anniversaire de sa mort.

[33] ordre fondé par Saint-François de Paule . Ils avaient un couvent à St Roch à Toulouse (« les minimes »). En 1790, il y a 21 religieux dans le couvent toulousain .

[34] par comparaison la valeur d’estimation des immeubles Clarac : 287.666 ; Boyer-Tauriac : 491.358 ; Viguier : 42.993.

[35] au contraire, il semble que les Daubuisson  aient été acquéreurs (rachat de biens d’Eglise ?).

[36] sans que nous puissions ou sachions identifier Pierre et Paul.

[37] CT : mercredi suivant la fête de Pâque. Pâque était en 1832 le 22 Avril.

[38] Mot absent

[39] ce décret indiquait qu’il y aurait une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne et Sayrac se constitua donc en municipalité distincte

[40] retour à l’ordre accompli en novembre 1792 où Sayrac  devient et restera  une des sections de la commune de Villemur, tandis que Bondigoux redeviendra commune en 1870, La Magdelaine en 1882, Villematier en 1902.

[41] source : témoignage Laurent Teysseyre – qui fut convoqué  à plusieurs reprises par la gendarmerie  pour faire partie d’équipes chargées de  garder, de nuit, la voie ferrée à Villemur.

[42] Elle empruntera la route du Born.

[43] un camion venant de Vacquiers transportant des maquisards tire sur  un véhicule ne mesurant pas l’importance du convoi . – au carrefour de Vacquiers et de Bouloc. C’est le début d’un carnage qui aura son apogée devant le café du village et se terminera à la sortie du village, les allemands tirant sur tout ce qui bougeait. 19 personnes disparues seront les victimes de cette tragédie.

[44] ils emprunteront ensuite la route du Born . Un autre mémorial se trouve au début de la côte.

[45] à l’avant dernière maison de la commune de Villaudric, « les propriétaires entendant les tirs ferment rapidement portes et fenêtres. Malgré cela une balle traverse un volet et tue un jeune enfant assis dans la cuisine. Plus loin la ferme est incendiée, la propriétaire blessée » - récit du site internet de la commune de  Villaudric.

[46] tableau établi à partir des données communiquées par Georgette Teysseyre  en Septembre 1965, témoignage confronté au   l‘état de familles relevé.

[47] achat en 1764. Branche des Teysseyre de Layrac, qui s’établit de manière définitive et stable en 1850 à Sayrac avec Jean-Baptiste Teysseyre.

[48] déjà en 1913 le 19/08 la demande était faite . Le maire aurait répondu : « trouvez-moi seulement l’abonnement de 20 lampes dans Sayrac et je vous donnerai l’éclairage ». Louis Teysseyre en a trouvé 30 plus 4 qui concernaient la commune – pour l’intérieur du village. 

[49]  l’inscription récente porte comme orthographe «  Maurens ».

[50] ces informations nous sont connues par les brouillons des discours tenus par Louis Teysseyre, l’un des 2 conseillers municipaux de la section de Sayrac ; 6 conseillers représentaient la plaine, 15  membres pour la ville.

[51] cf Adien Escudier

[52] ailleurs on lit : 7 décembre 1912.  Adrien Escudier cite et  décrit le 6 octobre. Souvent cité est le 7 octobre.

[53] suite au constat d’abandon et de l’oubli de la tombe de Gabriel Lespinasse de Saune, un désir de réhabilitation dés l’année du centenaire de la statue de liberté ; contact d’une association franco-américaine ; étude d’un devis dés 1987 : plaque évaluée à 4.000 francs ; l’amicale de la marine est contactée : tout cela sans grand succès... Le recensement des tombes abandonnées et la réaction au risque de classement possible dans cette catégorie  conduisit à la reprise du « dossier ».

[54] dit « le commandant de Saune ».


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