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SAYRAC

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« Patrimoine des communes de la Haute Garonne »
M-P Flohic éditions, tome 2, 2000 |
Archives diocésaines (2008) |
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Au XVI° la paroisse dépend de l’abbaye de Ste Foy de Conques. Cet édifice semble très ancien, mais comme beaucoup d’autres, la date de sa première construction n’est pas connue.
*en 1849 le curé de la paroisse fit exhausser les murs et la fabrique demande une aide car elle dit « que l’église présente l’aspect d’une grange ». Il faut une voûte, fermer les fenêtres, crépir les murs et poser le carrelage. Des travaux sont exécutés d’urgence en 1850, mais l’année après certaines parties ne sont pas finies.
*en 1856, le conseil de fabrique demande une aide pour l’agrandissement du bâtiment qui lui est accordé en 1857.
*l’église actuelle présente une nef et un clocher percé de 4baies. |
Travaux 1846-1858
*Sur l’état de l’église, divers courriers de 1839, 1840, l’enquête diocésaine de 1848.
*vote de la subvention municipales : courriers de 1840, 1846…les travaux ne sont toujours pas réalisés en 1846.
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Autres sources |
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*L’abbaye de Conques possédait le prieuré de cette paroisse (acte du 1er mai 1763), également la moitié de la dîme de Sayrac (acte du 23 avril 1777). *Le clocher de l’église fut démoli en 1794 sur ordre de Bénech, administrateur municipal de Villemur pendant la révolution ; l’adjudicataire fut Ratier (72 livres) [Sevène, 1898].
*Consolidation du clocher en 2006.
les églises de Villemur- Association du Villemur Historique, 2007 |
lien église Ste Foy de Sayrac
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paroisse |
Diocèse
civil
(au sein des Sénéchaussées) |
Diocèse ecclésiastique
avant 1803
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Saint Patron |
Patronage
Possession de |
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SAYRAC |
MONTAUBAN |
TOULOUSE |
Ste Foy de Conques |
Abbaye Ste Foy de Conques
[1/2 dîme] |
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On trouvera ici des documents illustrant l'état de l'Eglise de Sayrac
la réclamation de travaux, leur réalisation.
Extrait du registre des délibérations de la fabrique de Sayrac – 6 octobre 1839
copie transmise le 18/11/1839 à M. le vicaire général Berger
« 1er dimanche du mois en le conseil de fabrique convoqué conformément à la loi s’est réuni à l’issue de la messe au presbytère ; ont été présents à l’assemblée : Jean Couderc, Thomas Maury, François Cabié, Pierre Fauré, et M. le curé. [……]
[ cette délibération reconnaît l’urgence d’une réparation considérable au toit de l’église]
Les membres présents ont signé la présente délibération à l’exception de François Cabié et de Pierre Fauré qui ont déclaré ne savoir ».
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SAYRAC - Lettre du curé Sicard 8 Novembre 1839 à M. Berger, vicaire général –
« le toit de l’église de Sayrac a besoin d’une réparation considérable : il pleut dans l’église. Le bureau du marguillier la faite visiter. »
donne citation de la lettre écrite au maire « avertis par la pluie qui est tombée ces jours derniers dans l’église et conformément au § 3 de la section 2 ch.2 art 4 de la loi sur les fabriques, nous avons visité le toit avec un homme de l’art - Jean Gay charpentier à Sayrac - …il ressort que le toit a besoin d’une réparation urgente et considérable puisqu’il faut renouveler une partie de la latte et quelques pièces de bois ».
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SAYRAC - Lettre du curé Sicard du 22 Novembre 1839 à M. Berger, vicaire général –
Copie de cette lettre sera adressée à M. le Maire de Villemur en quasi-totalité
M. le curé s’étonne que le conseil municipal de Villemur trouve fictif un budget approuvé par Mgr (budget 1840 établi par le conseil de fabrique qui – de bonne foi - n’entendait nullement grossir les dépenses et diminuer les recettes pour obtenir à plus facilement un secours d’une commune qu’il savait n’avoir aucune disposition à le donner)
en 1838 le produit des chaises est de 120 fr en 1840, de 60 fr. « la fabrique remarque que tous les ans il diminue considérablement. On y parle aussi de quêtes en baisse d’une quête à domicile : « les paroissiens ont donné de si mauvaise grâce que la fabrique ne veut plus faire de la sorte de quête, n’y étant pas d’ailleurs tenus ».
Sur 70 chaises qu’a l’église, 20 ont été achetées il y a trois ans, toutes les autres sont vieilles au point que la plupart ont besoin d’être remplacées, vous pouvez juger par le nombre de chaises ce qu’elles doivent donner dans une paroisse extrêmement pauvre et où les habitant préfèrent s’asseoir sur les talons que de donner 2 liards pour une chaise.
Sur 7 ou 8 fenêtres, 4 ou 5 sont entièrement pourries par le mauvais tempos, aucune ne ferme ; il faut absolument les renouveler.. les autres pourront, il est vrai tenir encore, mais elles sont très vieilles ».
Egalement le toit.
Le plafond de l’église et de la sacristie sont en très mauvais état, plusieurs planches pourries sont à renouveler. la poussière tombe en quantité. Le carrêlement de l’église et de la sacristie est très mauvais. Le sanctuaire est affreux, il est tapissé d’un papier qui tombe en lambeaux. Les ornements sont déchirés…lorsqu’il a été question du presbytère vous avez dû remarquer la mauvaise disposition de la commune de Villemur…je suis réduit à être horriblement logé et à avoir une église dépouillée de tout » - Réponse du maire du 5 Novembre 1839 à MM. les membres composant le bureau du Marguilier de la succursale de Sayrac...
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Lettre du Maire de Villemur du 4 Décembre 1839 à M. Berger, vicaire général
il répond à la lettre de l’évêque lui demandant que la commune effectue ces travaux. Le Maire s’engage à demander cette somme à un prochain conseil municipal.
Réponse au maire du 21 Janvier : faire tout ce qui est nécessaire pour que la réparation soit faite à l’église de Sayrac.
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SAYRAC - Lettre du curé Sicard du 2 Février 1840 à M. Berger, vicaire général –
« Le conseil municipal de Villemur s’est réuni hier, un ses membres m’a communiqué la délibération prise relativement à la demande de la fabrique de Sayrac. Il a été voté 100 francs pour réparer le toit de l’église. Je me hâte de vous l’écrire. Veuillez agréer mes remerciements pour tous les soins que vous vous êtes donnés dans cette affaire.
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Lettre de Barthélémy Albert du 17 Juillet 1846 à Mgr l’archevêque
« J’ai eu l’honneur de communiquer à votre grandeur l’état de l’église de Sayrac dans le compte que je lui ai transmis au commencement de la présente année. Depuis cette époque, j’ai écrit à l’administration de Villemur, j’ai eu même l’occasion de parler à M. le Maire et à MM les adjoints qui m’ont dit qu’il n’y avait rien de plus juste que de faire les réparations qui ont été votées – quelques uns même ont cru qu’elles avaient été faites et ils ont été étonnés de la demande que je réitérais Je ne demande pas mieux que de marcher d’accord avec les administrations, mais dois-je pour cela négliger le soin de mon Eglise, surtout quand je ne demande que les réparations que cette même administration a jugée nécessaire. Je désirerais, Mgr, que M. le Préfet voulut bien engager M. le maire à exécuter ce qu’il a voté ».
en PS : « Je ne parle pas du logement du curé , on est déjà instruit qu’il appartient à 2 personnes et qu’une troisième paye la localité d’une partie ; qu’il ne faudrait que la mort ou la mauvaise volonté d’une des 3 pour mettre le curé dans l’impossibilité de se loger , attendu que la paroisse étant disséminée, il n’y a rien aux environs et même dans toute la paroisse qui puisse être loué ».
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Lettre de Barthélémy Albert du 5 Mars 1847 - au vicaire général
demande de l’autorisation de binage le 4° dimanche de carême à raison de la clôture du jubilé ainsi que le jour de Paque pour que les paroissiens puissent gagner le jubilé
Note/réponse du 9 mars : refus – le binage est contraire à l’esprit de l’église : qu’il vaudrait mieux anticiper l’heure de la messe qu’en dire deux.
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Lettre de Barthélémy Albert du 16 Octobre 1851 – à l’archevêque
demande à partir des désirs des paroissiens : que soit établie la confrérie du St Rosaire dans la paroisse.
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Lettre de Barthélémy Albert du 18 Janvier 1852 – à l’archevêque
« les dépenses pour réparations faites à l’Eglise de Sayrac et l’achat de matériaux destinés à la construction du presbytère se portent à la somme de 3.433 francs 57
la fabrique a fourni 1.023 + 1.400 francs provenant de divers dons = 2.423. Le curé a avancé 710 francs , restent 300 dont le curé est responsable.
Les divers matériaux à construire le presbytère s’élèvent au total de 631 francs. La fabrique n’ayant pas de quoi me rembourser consent à m’abandonner les matériaux n compensation de ce que j’ai avancé pour elle et de liquider envers moi. Voilà ma position et celle de la fabrique.
D’après cet exposé il est évident que cette dernière ne peut se charger de la construction susdite, il ne faut pas compter sur la commune, je n’examine pas si elle veut, mais j’ai un grand nombre de raisons pour avancer qu’elle ne le peut pas. Je reste donc seul devant cette entreprise hérissée de difficultés et en quelque sorte dépourvue de moyens ».
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Lettre de Barthélémy Albert du 20 Juin 1852 – à M. le Prévot : changement demandé ?
« ...permettez-moi de vous exposer cependant, avec toute la soumission possible, que dans la paroisse de Sayrac que j’occupe depuis 9 ans de réparation majeure à l’église sont à ½ exécutées quasi-toutes à ma charge et pour ce qui reste tout est encore à ma charge : les matériaux nécessaires pour un presbytère sont à pied d’œuvre ; c’est moi seul qui ai fait l’acquisition et pour cela j’ai contracté des dettes personnelles ; par un arrangement, on me cède le terrain pour construire la maison presbytérale et le jardin et toujours à pma responsabilité, il est bien assuré que si je quitte la paroisse avant de les avoir terminées, ces réparations n’auront jamais lieu …Parce que les avantages qu’offre la paroisse où Mgr m’envoie sont si peu de choses qu’ils me mettront dans l’impossibilité d’y parer - au lieu que dans celle que j’occupe il me sera facile, vu l’ascendant que j’ai sur mes paroissiens et la confiance qu’ils ont en moi de leur faire payer tout ce qui est dû tandis que si je quitte la paroisse , je deviens insolvable ».

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