SAYRAC   



 

SAYRAC

 

 

 

                                                      

 

 

 

 

lien église Ste Foy de Sayrac

 

paroisse

Diocèse

 civil

(au sein des Sénéchaussées)

Diocèse ecclésiastique

avant 1803

 

Saint Patron

Patronage

Possession de

SAYRAC

MONTAUBAN

TOULOUSE

Ste Foy de Conques

Abbaye Ste Foy de Conques

[1/2 dîme]

 

 

 

 

Sayrac est un hameau de la rive gauche de la commune de Villemur-sur-Tarn. Ses habitants sont les Sayracois. La paroisse de Sayrac a toujours dépendu du diocèse ecclésiastique de Toulouse, avant et après 1318, avant et après 1790 - et du diocèse civil du Bas-Montauban.

L’église a pour titulaire sainte Foy.

Relevons quelques dénominations : Seiraco,  Sairag (vers 1160)

bastida de Seyraco (1271), Sayraco (vers 1317), ecclesie Sancte-Fidis de Ceyraco. (1538).

L'étymologie avec le suffixre "ac" indique un ancien établissement de la deuxième période d’implantation gallo-romaine liée à un propriétaire nommé « Serius ».

La dîme appartenait au Chapitre Abbaye Sainte-Foi de Conques [1/2 dîme] et au curé [1/2 dîme].         Le droit de nomination à  la cure est à l’abbaye de Conques.

Le seigneur temporel est M. le Vicomte de Villemur.

 

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On peut situer 4 périodes de l’église :

-         une église au XIIe siècle

-         le remaniement [reprise de l’édifice] après les guerres de religion

              suivies d’autre  remaniements au cours du XVIIIe siècle

-         la reconstruction de 1786

-         le remaniement du milieu du XIXe siècle [1849-1851]

 

 

1 - L’église primitive 

Le cartulaire de Conques mentionne l’église de Sayrac comme possession de l’abbaye au début du XIIe siècle. Nous ne savons rien de cet édifice.

La  première attestation du lieu de  Sayrac  et d’une église est donnée en 1156-1167 dans la liste des églises de l’archidiaconé de Villelongue  - ecclesia de Sairag, puis en 1166 avec l’honneur de Sayrac et en 1271  lors du serment prêté dans l’église de Villemur au Roi de France : dans le saisimentum de Villamuro et bajulia ejusSayrac est une des bastides mentionnées créées sous Raymond VII, bastida de Seyraco .

 

 

Possession de l’abbaye de Conques

L’église de Sayrac est une possession de l’abbaye de Conques depuis le XIIe siècle : elle est  mentionnée dans son cartulaire du XIIe siècle (ecclesia de Serraco). Sans doute, fit-elle l’objet d’une donation dans les années 1108-1125. La bulle d’Eugène III en 1153 et celle d’ Innocent IV en 1245 mentionnent, toutes deux, l’église du Sayrac  (ecclesia de Sairaco). La pancarte de Conques ou inventaire, en 1510, mentionne aussi Sayrac. De même le pouillé du diocèse de Toulouse en 1538.

 

Un prieuré y est établi. Un religieux de Conques est mentionné y résider comme prieur en 1538 :«  Le recteur de l'église Sainte-Foy de Sayrac. Rector ecclesie Sancte-Fidis de Ceyraco - Il a les cas [faculté d’absoudre les cas réservés]. - Antoine Marqueil, recteur, est apparenté aux Messieurs de Sacaleri, dispensé de résider, il a des Lettres de régence pour Antoine Roques. Le prieur du lieu est un certain religieux du monastère de Conques, lequel prend les dîmes, excepté la 3ème partie revenant au recteur, et cela pour le blé, mais pour le vin c'est le contraire, quant à tout le reste on partage par égales portions. L'archevêque confère de plein droit ».

 

Cette partie de la plaine du Tarn sur la rive gauche est particulièrement concernée par les interventions militaires des ligueurs et des protestants (1581, 1592, 1628). Les dégâts sont importants. les visites canoniques vont  les enregistrer (1596,1698).

 

La communauté de Sayrac prête la cloche de l’église à la communauté de Nohic en 1591, cette cloche est alors la seule dont dispose l’église.

Adrien Escudier, op. cit., tome 1, pp.92-93, 313 : «  En contribuant à la réparation des fortifications de Fronton, les habitants des  localités  circonvoisines avaient acquis le droit de protection et pouvaient enfermer dans la citadelle des objets de toutes espèce qu’ils voulaient soustraire au millage. Les habitants de Sayrac, avant l’année 1591, usèrent de ce droit, emportant au fort de Fronton pour l’y mettre en sûreté, une cloche de leur église qui n’aurait pas manqué d’attirer l’attention des protestants. Croyant à la fin des guerres civiles pendant l’accalmie qui suivit, ils offrirent cette cloche aux consuls et habitants de Nohic, qui, à ce moment, en étaient dépourvus. Ceux-ci l’acceptèrent avec reconnaissance dans une réunion tenue dans l’église de ce lieu le 25 juin ‘’ devant la dicte cloche servir a sonner lalarme quand bezoing sera’’. Les consuls de Nohic s’engagèrent à la rendre quand ils en seraient requis  par ceux de Sayrac, au cas advenant ladicte cloche viendroit à se perdre payer la valeur dicelle ».

 

2 – dévastée au temps des guerres de religion, reconstruite

Nous retrouvons  l’église de Sayrac à la fin du XVIe siècle, lors des guerres de religion. En 1581, par suite des incursions ruineuses des villages et paroisses proches des citadelles huguenotes (par ex : Villemur), parmi les diverses personnes dégrevées se trouvent mentionnées le « pryeur et recteur de Villematyer, prieur et recteur de Leues et Layrac, le recteur et pryeur de Sayrac, le prieur et recteur de Villaudric : ces personnes « doibvent  estre deschargez entièrement des sommes deues au Roy de leurs taxes de la dite année Mil cinq cent quatre vingt…».

 

L’église de Sayrac est sans toiture (cf. ordonnance du Cardinal de Joyeuse), à la suite des actes de guerre menés dans toute la région. L’état de l’église Sainte Foi de Sayrac est décrit ainsi à la suite à la visite du 25 ou 26 septembre 1590, Olibet Pons, natif de Fronton, servant de secrétaire :

«  …Ladicte esglise est toute descouverte . Il n’y a aulcun autel, ni chapelle qui soient bien parés , ny quu’il y aye rien, ny fons baptismaulx, cloches, ni rien de ce qu’est besoing à une esglise, ny aulcun sainct imaige ».

Dans son ordonnance, rendue à la suite de la visite, le Cardinal de Joyeuse, prend les dispositions les plus urgentes :

 « …d’autant que l’esglise est du tout [entièrement] découverte et qu’il n’y a aucun autel, ny fons baptismaulx, ayant esgard à la petitesse du revenu d’icelle, nous désirons que les percevanz fruictz se mettent en debvoir, après la cuillète [la levée de toute la récolte] de la présente année, de couvrir le dessus de l’autel de deux canes, et à l’années suivante, d’achever de couvrir toute lad. esglize, ou le moins aultres deux canes. Et cependant le curé et paroissiens employeront toute diligence à faire célébrer la sainte messe au lieu le plus commode et décent que faire se pourra, affin qu’il n’y puisse advenir aucun scandale, etc…) ».

 

Les visites pastorales permettent un suivi de la situation. Georges Baccrabère relève le procès-verbal de visite faite en 1596 par le visiteur F. Alvarus, le procès verbal de la table de la cure ;  l’ordonnance rendue par le cardinal de Joyeuse ; en  1642-1643,  la  visite pastorale de Mgr de Montchal (1628-1651) comprenant avec Sayrac  Fronton, Villaudric, Villematier.

 

Les guerres civiles et religieuses passées, l’église va appeler des travaux importants de remise en état [reprise du bâtiment]. Ils semblent avoir lieu au début du XVIIe siècle.

 

La visite canonique faite à Sayrac par l’Archevêque Michel de Colbert le 17 mai 1698, suivie de son ordonnance, fait apparaître la nécessité d’un tambour au portail, de vitres à remettre. Il est demandé de faire un surciel au-dessus du grand autel, de couvrir l’autel d’une table de bois de sapin, au milieu de la quelle on placera la pierre sacrée, de couvrir aussi d’une table de bois l’autel de la chapelle Notre-Dame, de faire faire une sacristie du côté de l’évangile, d’acheter une croix pour les processions, de faire une porte à l’entrée de la chapelle des fonts baptismaux, d’étamer la cuvette baptismale. Il est ordonné de n’enterrer personne dans l’église. Cette ordonnance se termine par des rappels plus généraux relevant des statuts synodaux : interdiction au curé et autres prêtres de chasser, ordonnance à lire au prône du dimanche, dans le mois.

 

Les remaniement au cours du XVIIIe siècle

On sait, qu’en avril 1727, une grande partie du toit de l’église de  Sayrac « menace chute », en juin on parle de l’église et de son « extrême besoin d’être réparée ». Constat à nouveau formulé en mars1728. Ces réparations seront enfin terminées en mai 1730.

Conques est encore mentionnée, lors de la nomination à la cure ou lors de la reconstruction de l’église en 1781. Ainsi, Sayrac, apparaît comme une des rares églises, en Toulousain, à être demeurée étrangère à l’érosion du temporel de l’abbaye de Conques ; dans le canton de Villemur, sans doute la seule.

 

La visite du 9 avril 1742 nous donne l’état de la paroisse, présenté par le curé Bastard, selon le procès-verbal établi par l’Archidiacre et Vicaire général Philippe François de Lavaur, accompagné de Jacques Abadie Le procès-verbal de la visite est du 2 mai suivant. Cette visite se déroule à 9 h du matin, elle décrit la situation de l’église.  

La nef est assez grande. Elle n’est pas voûtée. La couverture a besoin de grandes réparations. Il n’y qu’une petite fenêtre sur la porte collatérale, où il manque plusieurs carreaux. On ne signale qu’une seule chapelle, côté épître, qui est dédiée à la sainte Vierge, la balustre la fermant, devant être refaite.

Ler sanctuaire a besoin d’être recouvert et d’être ‘’replanché’’ sans qu’il paraisse y avoir de gouttières.  Son pavement est satisfaisant, en brique. Cependant une vitre très petite manque de carreaux.

 

 Le procès-verbal précise : « le sanctuaire n’est point plafonné, le toit qui le couvre est en mauvais état, il a besoin d’être blanchi. Il n’y a pas assez de jour, n’y ayant qu’une petite fenêtre du côté de l’évangile […] dont les vitres sont en très mauvais état et qui ne suffit pas. Le toit de la nef a besoin d’être refait, le pavé d’être raccommodé en quelques endroits. Les cloches doivent être réparées dans leur contrepoids ».

Quant à l’autel, il n’a que 4 pans [90 cm] il lui en manque la moitié d’un [11 cm], la table de marbre est un peu trop basse, mais en bon état. Le marchepied a besoin de réparations. Le retable et le tabernacle sont en bon état. Ici le procès-verbal prescrit : « le tabernacle a besoin de quelques petites réparations ».

 

Les fonts baptismaux sont également en bon état.

La sacristie a une petite fenêtre ; elle aurait besoin de recevoir des nouvelles vitres. De plus, le toit doit être refait.

 

On le voit, pas de graves menaces sur le bâtiment, cependant diverses réparations sont requises. Le lieu est simple. Une seule chapelle existe alors. On aura remarqué le peu de lumière, peu de fenêtres.

Des réparations pressantes sont décidées en 1727, le bail passé en septembre 1729, terminées avant le début décembre 1730.

En avril 1747, le curé Bastard  réclame les réparations à faire à la nef. En 1748 des réparations sont décidées à l’église et au cimetière, le bail étant passé avec Jean Darasse, charpentier de Villemur.

En 1762 des réparations sont requises, à la porte et au toit.

Un devis de la reconstruction de la nef de l’église est établi en 1773.

 

A une question posée lors de l’enquête de 1846 : de quand date l’église ? le curé Albert répond : depuis 1780 !

Cette réponse étonne de prime abord ; le 9 mars 1906, lors de l'inventaire, l’agent ne notera-t-il pas  cette réponse : "La  construction de l’église remonte si loin qu’il n’a pas été possible à l’agent de connaître la date". On relèvera  alors le « si loin ».  Pourtant une reconstruction est mentionnée dans les dernières années du XVIIIe siècle, ce qui explique la réponse du curé Albert.

 

3 / La reconstruction de 1785

 Cette reconstruction est mentionnée, à diverses reprises, dans le registre des délibérations du Conseil de Villemur, car elle a donné lieu à un litige administratif et financier, ce qui a requis la production de plusieurs documents et d’un historique des actes : délibérations, ordonnances et exploits d’huissier. La ‘’reconstruction’’  de l’église a lieu en même temps que celle de la maison curiale. L’ordonnance de l’Intendant à leur sujet date du 6 juin 1779.

Le devis descriptif, en date du 5 mars 1780, est établi par l’architecte Couderc, inspecteur des travaux publics du diocèse de Bas-Montauban, signé par lui, Maliver, maire et Pouderous, pour syndic du chapitre de Conques, ce qui indique l’implication de l’abbaye de Conques dans les affaires de la paroisse, en ces dernières années du XVIIIe siècle. L’ordonnance de l’intendant autorise les travaux le 29 mars 1781. La vérification des travaux et la « réception de la nouvelle église » ont lieu le 14 février 1785, le procès-verbal le 26.

 

Cette église constitue le corps de l’église actuelle, remaniée et agrandie au XIXe siècle.

Quelle en est la description  ?

- le porche et le portail semblent s’être trouvés initialement dans l’axe de l’église, un oculus ou œil de bœuf se trouvant au dessus de la portail[1]. Une porte donnait accès au cimetière : « Il sera construit devant la porte d’entrée de l’église un porche fait pour mettre le peuple à couvert des injures du temps, lorsqu’il arrive avant les offices ou qu’il est arrêté par le mauvais temps. Ce porche sera fermé ainsi qu’il est aisé de le voir sur deux plans par deux murs latéraux et un mur de face […] celui du côté gauche sera percé d’une ouverture de porte de quatre pieds largeur et sept de hauteur par laquelle on communique au cimetière »

- une seule chapelle, « il sera construit une chapelle à la droite de la nef, tenant la sacristie ». 

- les fonts baptismaux « seront construits à gauche de la porte d’entrée ».

Il est précisé que « le couvert de la chapelle et des fonts baptismaux sera fait à une seule pente ». De même pour le carrellement avec de la tuile rousette.

- il n’y a pas d’escalier pour monter au clocher, mais seulement une trappe.

- un plafond, « le couvert de la nef ceux de la chapelle et des fonts baptismaux étant finis on y posera  au dessous un plafond en planches bois de  peuplier d’un pouce d’épaisseur […] tous les plafonds seront peints à la colle de couleur roussâtre ou azurée fort légère ».

- le clocher, « la façade du clocher sera décorée de 4 pyramides en briques couronnées en pierre de tailles de 3 boules et une crois dont le piédestal sera de maçonnerie, le tout en pierre de Laval ».

 

Au cours de la Révolution

A la suite de la démolition des clochers, les matériaux des clochers sont  vendus aux enchères  Le 30 mai 1794 [11 prairial an II] il est décidé que les  tuiles et débris provenant  des pointes des divers  clochers qui ont été abattus seront vendus aux enchères, cela se  fait le 15 prairial an II [3 juin 1794]. Les débris du clocher de Sayrac furent adjugés 72 livres à Ratier.

 

Après la Révolution :

Un état ou devis estimatif des réparations à faire à l’église succursale de Sayrac est  dressé en exécution de l’arrêté du Préfet en exécution de l’arrêté du préfet du départ du 12 germinal an XI [2 avril 1803] : « le clocher qui a été démoli sera rétabli et aura la dimension suivante largeur 4 toises 2 pouces ; hauteur jusqu’à la flèche 1 toise, 3 pouces ; hauteur de la flèche :  1 toise, 4 pouces ; hauteur des pilastres : 1 toise, 3 pouces. Il y aura  deux ouvertures pour les cloches, les boules de pierre qui doivent être mises sur les pilastres sont dans l’église ainsi que la croix de pierre du sommet de la flèche.  Cette réparation demande  3000 briques.

Plus 6 pièces pour le plafond. Plus 26 toises paillebard pour la fermeture y compris le fondement ; Porte en bois de chêne, gonds, penture et serrure. Plus une cloche 250 fr. Total 949 fr. ».

 

Les travaux de 1806

Une délibération du conseil en date du 24 mai 1806 nous apprend  que des réparations essentielles ont été entreprises ; un mur latéral et le clocher.

« prenant en considération la demande des paroissiens de l’église succursale de Sayrac

d’une somme de 120 fr. pour leur aider à finir les réparations essentielles et dispendieuses faites à leurs frais à ladite église, telle qu’un mur latéral et le clocher, considérant qu’une telle dépense était au-dessus des moyens de la commune  et que le dévouement et le désintéressement de ces habitants mérite d’être encouragé, le conseil a délibéré d’accorder la somme demandée pour le parachèvement desdits ouvrages à 120 fr. » .

Avec le clocher rétabli, la chapelle des fonts baptismaux[2], qui lui est liée, est bâtie en 1806. comme aussi, sans doute, la chapelle côté nord, comme l’indique le cadastre de 1812, hypothèse confortée, en février 2011, lors de  la découverte de la pierre de fondation de cette chapelle : « J.B. Péres erexit hoc sacellum - AD 1807 – Jean-Baptiste Pérès fait ériger cette chapelle l’an du Seigneur 1807[3] »

 Le cadastre de 1812 représente la chapelle côté nord construite.

 

Des réparations à la toiture de l’église sont engagées en août 1811.

A l’enquête de 1820, il est répondu que l’église de Sayrac « est en bon état ».

 

En 1824, le conseil municipal consigne que des réparations indispensables sont à faire à l’église de Sayrac définit les travaux : se borner à ce qui est de nécessité absolue à savoir, parmi les travaux tous indispensables :

- la reconstruction  du mur de la sacristie, la réparation de la toiture, de la chapelle et du porche, les fenêtres.

Les travaux sont effectués par Jean Miramont, maçon-charpentier (adjudication du premier juin).

 

1839 : travaux à faire : le toit

En novembre 1839,  le curé Sicard  écrit  au vicaire général : 

« le toit de l’église de Sayrac a besoin de réparation considérable :il pleut dans l’église…le toit a besoin d’une réparation urgente et considérable puisqu’il faut renouveler une partie de la latte et quelques pièces de bois », et encore dans une lettre au maire de Villemur de la même période : « sur les 7-8 fenêtre, 4 à 5 sont entièrement pourries, aucune ne ferme. Il faut absolument les renouveler […] les autres sont très vieilles, le plafond de l’église et de la sacristie est en mauvais état, plusieurs planches pourries sont à renouveler, la poussière tombe en quantité. Le carrellement de l’église et de la sacristie est très mauvais. Le sanctuaire est affreux, il est tapissé d’un papier qui tombe en lambeaux. Les ornements sont déchirés ».

 

En février 1846 ; des réparations sont décidées à la toiture de l’église et au plafond de l’église.

A l’enquête diocésaine de 1846, le curé Albert répond : « L'Eglise est suffisante pour sa population. Les murs souffrent un peu du côté du mauvais temps à cause de l'humidité. La toiture est en assez mauvais état, le plafond menace de tomber comme a déjà fait celui de la sacristie. Les ressources de la fabrique suffisant à peine pour fournir aux dépenses du culte divin, sont nulles pour fournir aux réparations. Plusieurs fois sur la demande de M. le curé et de la fabrique, le conseil municipal a voté des fonds et on ne les a jamais employés. La sacristie est très petite, elle l'est même trop. Il ne serait ni difficile, ni coûteux de l'agrandir ».

 

L’église avant son réaménagement ?

Jusqu’en 1841, il y a une seule cloche.

On peut se demander combien de chapelles comprenait l’église. La visite pastorale de 1841 en dénombre deux, semble-t-il, mentionnant les autels de Notre-Dame et de Saint-Jean, le projet de 1851 parle de réparer la toiture de ‘’la’’ chapelle, sans autre précision.

 

4/ Les remaniements de  1849-1851:  

L’agrandissement rêvé de l’église se trouve assez vite réalisé. Le 7 décembre 1847, l’abbé d’Aubuisson offre d’édifier à ses frais et dépens l’exhaussement de l’église.  Le conseil de fabrique  constate dans sa délibération du 1er juillet 1849 que « l’église n’est pas dans un état convenable, qu’elle présente l’aspect d’une grange. Il faut nécessairement reconstruire le mur de la sacristie, réparer la toiture de la chapelle et du porche, fermer les fenêtres, crépir les murs à l’extérieur et à l’intérieur, élever le clocher  et faire le carrelage ».

 

Deux campagnes caractérisent les travaux engagés courageusement et supervisés par le curé Albert : (1) 1849-1850 ; (2) 1851.

 

A - Une première tranche entreprise en  1849-1850 ; la bâtisse

Des travaux sont décidés. Il en était question depuis longtemps : Le conseil de fabrique délibère le 1er juillet 1849 « Attendu que l’église n’est pas dans un état convenable, qu’elle présente l’aspect d’une grange ».

Un devis est établi par Lala, le même 1er juillet 1849 de 770 fr. : au sanctuaire, la voûte et 6 pilastres ; la voûte de la nef ; une corniche de 25 cm de saillie.

Le 12 août 1849, une somme de 120 fr. est allouée par la commune comme subvention à la Fabrique de Sayrac pour effectuer les réparations urgentes.

 

Le curé engage sans attendre les travaux. On s’en étonnera d’ailleurs. M. de Vacquié écrit au Préfet le 28 août 1849 : «  [l’église de Sayrac] vient d’être exhaussée par les soins de M. le curé et à l’aide des contributions volontaires. Maintenant pour cacher la toiture qui est à nu, il est indispensable de faire une voûte en briques plates et d’enduire les murs d’un crépissage » [4]. M. de Vacquié demande en même temps un secours.

 

B- La deuxième tranche : 1851, la voûte

le 27 avril 1851, dans sa délibération, le Conseil  de fabrique consigne :

 « Attendu que l’église n’est pas dans un état convenable ; qu’elle prend l’aspect d’une grange, qu’il faut nécessairement reconstruire le mur de la sacristie, réparer la toiture de la chapelle et du porche, fermer les fenêtres, crépir les murs à l’intérieur et à l’extérieure, élever le clocher et faire le carrelage. Que parmi ces travaux tous indispensables et quoi  qu’ils constituent de grandes réparations, il faut se borner à ce qui est de nécessité absolue : la reconstruction du mur de la sacristie, la réparation de la toiture de la chapelle et du porche, la fermeture des fenêtres, crépir les murs à l’intérieur et à l’extérieur, élever le clocher et faire le carrelage ».

 

Les travaux comprennent donc : la reconstruction du mur de la sacristie, la réparation de la toiture de la chapelle et du porche, la fermeture des fenêtres.

 

Le Préfet écrit au Maire de Villemur le 7 novembre 1851 pour lui faire part que la subvention de 700 fr. est accordés pour les travaux urgents. Il ajoute : « Il est regrettable que les réparations dont il s’agit aient été exécutées sans autorisation régulière. Vous voudrez bien veiller à ce que de semblables irrégularités ne se reproduisent pas ».

                       

Les travaux réalisés par le curé Albert :

-  l’exhaussement et l’agrandissement de la bâtisse en 1849-1850.

-  une voûte vient remplacer le plafond[5], de nouveaux vitraux, la toiture prévoyant 8.500 tuiles), en 1851.

- la modification du clocher,

- le remaniement et l’agrandissement du premier porche créé, semble-t-il, entre 1831 et 1841,

- la sacristie a été aussi agrandie,

- c’est aussi la belle allée qui va du village – de la fontaine à l’église. Le curé Albert, au nom de la Fabrique a demandé en mars 1856 à être autorisé de faire une plantation d’arbres, comme ornement.

Il convient vraisemblablement de distinguer la période de réalisation des travaux : 1849-1852  et celle du règlement financier (secours et subventions) qui se prolonge jusqu’en 1857. 

 

D’autres travaux auront lieu nécessairement, ainsi aux murs du cimetière et de l’église en  septembre 1866.

 

Le patrimoine campanaire

 En 1742, il y a, semble-t-il, plusieurs cloches.

Le curé Dayet en 1889 fait mettre 6 cloches.

Les deux grosses cloches, portent les inscriptions suivantes :

- cloche côté sud : souscription paroissiale - sancta fides (Sainte Foi), ora pro nobis

famille Cabié. parrain : Henri, Arnaud Cabié, marraine : Julie Honorine Cabié

- cloche côté nord : offerte par les familles ….Je m’appelle Marie Georgette [Gay], marraine Marie Teysseyre et Marty

 J-B Pourcel – fonderie Villefranche de Rouergue – Aveyron, P. Lainecassagne gendre, successeurs.

 

Travaux au cours du XXe et XXIe siècles

Des travaux ont lieu  par la suite vraisemblablement  au cours du dernier quart du XIXe siècle ou au début du XXe siècle : peinture de l’église et installation de cloches. En février 1926, il est fait mention d’un « projet relatif aux réparations d’extrême urgence  à faire aux églises de Sayrac et du Terme ». En 1935 a lieu l’électrification de l’église. L’abbé Bernon, curé de Villaudric, qui assurait le service de Sayrac, considère là « l’œuvre la plus importante, grâce au bon vouloir de M. Ourgaut, maire de Villemur, à l’intervention de M. Colombe et d’un don du Père de Saune et d’une quête fructueuse ». En 1937, la chapelle de la  Vierge, et l’année suivante, il est procédé à la restauration de la chapelle Saint-Joseph.

 

Avant les restaurations de 1955, il y avait un retable au-dessus de l’autel majeur ; l’état des boiseries ne permet pas d’envisager sa conservation et même sa restauration. Et surmontant celui-ci, un tableau représente l’Assomption de la Vierge. Au fond de l’église, un monument aux morts, la chaire.

 

Des travaux  sont effectués en 1955 par le curé André Touzel, après une mission paroissiale : les murs de l’église sont peints en bleu clair, recouvrant l’ancienne peinture effectuée par Colombe. Les statues sont peintes en blanc, moins nombreuses et distribuées autrement. L’autel des fonts baptismaux est supprimé et déplacé à la chapelle Saint-Joseph. De même les bois ouvragés de la chaire sont supprimés, seul demeure l’abat-voix.

Deux autres tableaux en fort mauvais état ne sont pas remis. La bénédiction est conférée, le 3 juillet 1955, par le cardinal Saliège. C’est dans ce contexte que le petit oratoire marial fut édifié, en 1954, au-dessus du puits du jardin contiguë à la maison Teysseyre, en bordure de la route, devant l’église.

D’autres travaux ont lieu en 1984 avec la réfection du plafond de l’ancienne sacristie et la toiture du porche. Cette même année des bancs, couleur merisier, sont placés dans l’église.

 

Enfin les travaux du XXIe siècle, entrepris en 2007, comprennent la peinture de l’église et l’aménagement du sanctuaire (mobilier liturgique). Les travaux d’assainissement ont fait apparaître des éléments de la structure de l’église d’avant 1852 , et sans doute de celle construite en 1785 (fenêtres rectangulaires plus basses). L’église restaurée a été inaugurée par le Président du Conseil général Pierre Izard et Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, le 1er juin 2008.

La statue de sainte Foi, patronne de la paroisse aura connu divers emplacements : avant 1955 ; après 1984 à la place de la chaire ; après 2008, dans le sanctuaire, côté nord.

 

La situation de l’église : nord/nord-est [20°] .

Les mesures dans œuvre : la longueur :  15  m, la largeur :  7,20 m, la largeur, chapelles incluses : 15 m, la hauteur :  7,50 m, la largeur hors œuvre (porche compris) 15,20 m



[1] « Il sera percé quatre ouvertures dont l’une pour la principale porte de l’église ayant cinq pieds six pouces de largeur [1,70 m]  sur neuf  pieds de hauteur [2,70 m ], et les trois autres une pour éclairer le comble ou œil de bœuf et deux pour placer les cloches de 27 pouces de largeur sur quatre pieds, huit pouces de hauteur ». 

[2] Elle a, en effet, été bâtie en 1806, cf. la pierre trouvée dans cette chapelle lors de sa réfection en 1954. 

[3] Pierre de fondation d’une chapelle (1807), conservée par M et Mme Picq, nouveaux propriétaires de l’ancien presbytère. La création de la chapelle Saint-Joseph, paraît bien attestée lors des visites pastorales de 1831 et 1841, qui, toutes deux, mentionnent l’existence de deux petits autels, l’un dédié à Notre-Dame, l’autre à saint Jean - à qui pouvait être dédiée cette dernière chapelle avant qu’elle ne reçoive saint Joseph pour patron. La chapelle Saint-Joseph  porte ce nom en tout cas en 1906. Les Pérès, habitent Toulouse et Villaudric, ils possèdent de nombreux biens dont des terres et une métairie à Sayrac, depuis le milieu du XVIIIe siècle, sur la route de Villaudric, près de l’église, du même côté que celle-ci. Jean Baptiste et Jean François Joseph sont les enfants de Jean-Pierre et de Anne-Marie Depins. Le premier, Jean-Baptiste (1727-1815) était avant la Révolution, Chevalier, Trésorier général de France, le second, Jean-François (1735-1805), célibataire, avait été homme de loi, avocat. L’aîné, Jean-Baptiste, épouse Marie-Louise Camoire. Leur fille, Marie Claudine Antoinette épouse Jean-louis d’Anceau de Mauran ; le petit-fils de ces derniers, Victor Réversat de Marsac, revend ce bien en 1856.

[4] ADHG, 2 O 1391, lettre de M. de Vacquié du 28 août 1849 « puisque M. le curé de Sayrac n’a pas accompagné sa demande d’un devis, j’aime à exprimer, M. le Préfet que votre bienveillance voudra bien suppléer à cette irrégularité […] et que vous voudrez bien accorder un secours à une paroisse et à un curé qui sont très dignes de votre intérêt ».

[5] Les Visites canoniques de 1831 et 1841 mentionnent  toutes deux pour la voûte : « la voûte est un plafond en planche »).   

 

 

 

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On trouvera ici des documents illustrant l'état de l'Eglise de Sayrac

la réclamation de travaux, leur réalisation.

 

Extrait du registre des délibérations de la fabrique de Sayrac – 6 octobre 1839

copie transmise le 18/11/1839 à M. le vicaire général Berger

« 1er dimanche du mois en le conseil de fabrique convoqué conformément à la loi s’est réuni à l’issue de la messe au presbytère ; ont été présents à l’assemblée : Jean Couderc, Thomas Maury, François Cabié, Pierre Fauré, et M. le curé. [……]

[ cette délibération reconnaît l’urgence d’une réparation considérable au toit de l’église]

Les membres présents ont signé la présente délibération  à l’exception de François Cabié et de Pierre Fauré qui ont déclaré ne savoir ».

 

 

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SAYRAC - Lettre du curé Sicard  8 Novembre 1839  à M. Berger, vicaire général –

« le toit de l’église de Sayrac a besoin d’une réparation considérable : il pleut dans l’église. Le bureau du marguillier la faite visiter. »

donne citation de la lettre écrite au maire «  avertis par la pluie qui est tombée ces jours derniers dans l’église et conformément au § 3 de la section 2 ch.2 art 4 de la loi sur les fabriques, nous avons visité le toit avec un homme de l’art - Jean Gay charpentier à Sayrac - …il ressort que le toit a besoin d’une réparation urgente et considérable puisqu’il faut renouveler une partie de la latte et quelques pièces de bois ».

 

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SAYRAC - Lettre du curé Sicard du 22 Novembre 1839  à M. Berger, vicaire général –

Copie de cette  lettre sera adressée à M. le Maire de Villemur en quasi-totalité

M. le curé s’étonne que le conseil municipal de Villemur trouve fictif un budget approuvé par Mgr (budget 1840 établi par le conseil de fabrique qui – de bonne foi - n’entendait nullement grossir les dépenses et diminuer les recettes pour obtenir à plus facilement un secours d’une commune qu’il savait n’avoir aucune disposition à le donner)

en 1838 le produit des chaises est de 120 fr en 1840,  de 60 fr. «  la fabrique remarque que tous les ans il  diminue  considérablement. On y parle aussi de quêtes en baisse d’une quête à domicile : «  les paroissiens ont donné de si mauvaise grâce que  la fabrique ne veut plus faire de la sorte de quête, n’y étant pas d’ailleurs tenus ».

Sur 70 chaises qu’a l’église, 20 ont été achetées il y a trois ans, toutes les autres sont vieilles au point que la plupart ont besoin d’être remplacées, vous pouvez juger  par le nombre de chaises ce qu’elles doivent donner dans une paroisse extrêmement pauvre et où les habitant préfèrent s’asseoir sur les talons que de donner 2 liards pour une chaise.

Sur 7 ou 8 fenêtres, 4 ou 5 sont entièrement pourries par le mauvais tempos, aucune ne ferme ; il faut absolument les renouveler.. les autres pourront, il est vrai tenir encore, mais elles sont très vieilles ».

Egalement le toit.

Le plafond de l’église et de la sacristie sont en très mauvais état, plusieurs planches pourries sont à renouveler. la poussière tombe en quantité. Le carrêlement de l’église et de la sacristie est très mauvais. Le sanctuaire est affreux, il est tapissé d’un papier qui tombe en lambeaux. Les ornements sont déchirés…lorsqu’il a été question du presbytère vous avez dû remarquer la mauvaise disposition de la commune de Villemur…je suis réduit à être horriblement logé et à avoir une église dépouillée de tout » -  Réponse du maire  du 5 Novembre 1839 à MM. les membres composant le bureau du Marguilier de la succursale de Sayrac...

 

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Lettre du Maire de Villemur du 4 Décembre 1839 à M. Berger, vicaire général

il répond à la lettre de l’évêque lui demandant que la commune effectue ces travaux. Le Maire s’engage à demander cette somme à un prochain conseil municipal.

Réponse au maire du 21 Janvier :  faire tout ce qui est nécessaire pour que la réparation soit faite à l’église de Sayrac.

 

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SAYRAC - Lettre du curé Sicard du 2 Février 1840  à M. Berger, vicaire général –

« Le conseil municipal de Villemur s’est réuni hier, un ses membres m’a communiqué la délibération prise relativement à la demande de la fabrique de Sayrac. Il a été voté 100 francs pour réparer le toit de l’église. Je me hâte de vous l’écrire. Veuillez agréer mes remerciements pour tous  les soins que vous vous êtes donnés dans cette affaire.

 

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Lettre de Barthélémy Albert  du 17 Juillet 1846 à Mgr l’archevêque

« J’ai eu l’honneur de communiquer  à votre grandeur l’état de l’église de Sayrac dans le compte que je lui ai transmis au commencement de la présente année. Depuis cette époque, j’ai écrit à l’administration de Villemur, j’ai eu même l’occasion de parler à M. le Maire et à MM les adjoints qui m’ont dit qu’il n’y avait rien de plus juste que de faire les réparations qui ont été votées – quelques uns même ont cru qu’elles avaient été faites et ils ont été étonnés de la demande que je réitérais Je ne demande pas mieux que de marcher d’accord avec les administrations, mais dois-je pour cela négliger le soin de mon Eglise, surtout quand je ne demande que les réparations que cette même administration a jugée nécessaire. Je désirerais, Mgr, que M. le Préfet voulut bien engager M. le maire à exécuter ce qu’il a voté ».

 

en PS : «  Je ne parle pas du logement du curé , on est déjà instruit qu’il appartient à 2 personnes et qu’une troisième paye la localité d’une partie ; qu’il ne faudrait que la mort ou la mauvaise volonté d’une des 3 pour mettre le curé dans l’impossibilité de se loger , attendu que la paroisse étant disséminée, il n’y a rien aux environs et même dans toute la paroisse qui puisse être loué ».

 

 

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Lettre de Barthélémy Albert  du 5 Mars 1847  - au vicaire général

demande de l’autorisation de binage le 4° dimanche de carême à raison de la clôture du jubilé ainsi que le jour de Paque  pour que les  paroissiens puissent gagner le jubilé

Note/réponse du 9 mars : refus – le binage est contraire à l’esprit de l’église : qu’il vaudrait mieux anticiper l’heure de la messe qu’en dire deux.

 

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Lettre de Barthélémy Albert  du 16 Octobre 1851 – à l’archevêque

demande à partir des désirs des paroissiens : que soit établie la confrérie du St Rosaire dans la paroisse.

 

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Lettre de Barthélémy Albert  du 18 Janvier 1852 – à  l’archevêque

« les dépenses pour réparations faites à l’Eglise de Sayrac et l’achat de matériaux destinés à la construction du presbytère se portent à la somme de 3.433 francs 57

la fabrique a fourni 1.023 + 1.400 francs provenant de divers dons = 2.423. Le curé a avancé 710 francs , restent 300 dont le curé est responsable.

Les divers matériaux à construire le presbytère s’élèvent au total de 631 francs. La fabrique n’ayant pas de quoi me rembourser consent à m’abandonner les matériaux n compensation de ce que j’ai avancé pour elle et de liquider envers moi. Voilà ma position et celle de la fabrique.

D’après cet exposé il est évident que cette dernière ne peut se charger de la construction susdite, il ne faut pas compter sur la commune, je n’examine pas si elle veut, mais j’ai un grand nombre de raisons pour avancer qu’elle ne le peut pas. Je reste donc seul devant cette entreprise hérissée de difficultés et en quelque sorte dépourvue de moyens ».

 

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Lettre de Barthélémy Albert  du 20 Juin 1852 – à M. le Prévot : changement  demandé ?

« ...permettez-moi de vous exposer cependant, avec toute la soumission possible, que dans la paroisse de Sayrac que j’occupe depuis 9 ans de réparation majeure à l’église sont à ½ exécutées quasi-toutes à ma charge et pour ce qui reste tout est encore à ma charge : les matériaux nécessaires pour un presbytère sont à pied d’œuvre ; c’est moi seul qui ai fait l’acquisition et pour cela j’ai contracté des dettes personnelles ; par un arrangement, on me cède le terrain pour construire la maison presbytérale et le jardin et toujours à pma responsabilité, il est bien assuré que si je quitte la paroisse avant de les avoir terminées, ces réparations n’auront jamais lieu …Parce  que les avantages qu’offre la paroisse où Mgr m’envoie sont si peu de choses qu’ils me mettront dans l’impossibilité d’y parer - au lieu que dans celle que j’occupe il me sera facile, vu l’ascendant que j’ai sur mes paroissiens et la confiance qu’ils ont en moi de leur faire payer tout ce  qui est dû tandis que si je quitte la paroisse , je deviens insolvable ».

 

                                      

 

 

 


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