Saintes-Escariettes   



 

 

ancienne paroisse de

SAINTE ESCARIETTE

 

ou Sagnes

 

 

On écrit aussi Saintes-Cariettes,

ou Saintes-Carittes, Saintes-Escarites,

sainte-Cariette (Cassini)

 

Cette paroisse, annexe de Villemur et du diocèse de Montauban s’étirait au bord du Tarn sur sa rive gauche "joignant la rivière du Tarn et un ruisseau où il y avait un grand précipice" [NDLR ruisseau du Rieutort ?], du Port-Haut à Sagnes, les limites des paroisses de Villematier et de Sayrac [qui étaient toutes deux du diocèse de Toulouse] Magnanac [ainsi que Le Terme] étant du diocèse de Montauban. Saintes Escariettes était  la première paroisse du diocèse de Montauban sur la rive gauche.

 

Le rédacteur de cette notice se souvient que, dans les années 1958-1960, des labours profonds entrepris dans un champ au bord du Tarn [à hauteur du Port-Haut ?] firent lever un certain nombre d’ossements.Il y a tout lieu de penser qu’il s’agissait de sépultures du cimetière de Saintes Escariettes.

 

Dan un dictionnaire de la Bible (Augustin Calmet, 1847), faute d’autre information, on se contente de dire :Cariette, "patronne d’un village du Languedoc".

 

Sainte Escariète[1]

Annexe de Villemur

 

Saintes Escariettes

appartient au diocèse

de Montauban

 

En 1803 une liste[4]  des paroisses du diocèse de Toulouse nomme

Villematier & Sagne

[autre nom de Saintes-Escariettes].

cf

Eglise située « joignant la rivière du Tarn et un ruisseau où il y avait un grand précipice ».

A Calar[2]

 

Eglise dédiée

à la Visitation

de Notre-Dame

Chapitre St Etienne Toulouse [3/4 dîme]

---

Rebâtie semble-t-il  vers la fin du XVII° sur un emplacement offert par Bertrand de Sers, seigneur de Sagnes, dans une pièce de terre des Murats[3]. En 1673 les matériaux provenant de l’église de Canet servirent à réparer Stes Escariètes

 



[1] S’écrit de toutes les manières : Saintes-Escariettes, Sainte Scariète,

[2] cf  les églises de Villemur – AVH, 2007

[3] Sevène pages 61-62

[4] Mouvement religieux dans la Haute-Garonne sous le consulat, abbé Jean Contrasty, 1907, p.223

 

paroisse

Diocèse

 civil

(au sein des Sénéchaussées)

Diocèse ecclésiastique

avant 1803

 

Saint Patron

Patronage

Possession de

SAINTES-ESCARIETTES

 

MONTAUBAN

MONTAUBAN

La Visitation de

Notre Dame

3/4  de la dîme

au chapitre de la Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse.

 (cf Sevène p. 160)

 

 

"Ecclesie de Borno, Santi Petri de Tauriaco, de Gouaco, de Bondigos, Sancte Magdalene (La Madeleine), de Imicaretis (Sainte Cariette) etc..."

Bulletin archéologique, historique et artistique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne par Société archéologique de Tarn-et-Garonne 1898,Page 236.

 

    

       carte de Cassini - délimitation des diocèses de Montauban/Toulouse - limites de Sainte-Escariette

 

    

    limites réelles de la paroisse, à partir des BMS

 

 

 

La paroisse parait compter une quinzaine de familles ...ceci indique un faible habitat et sans doute un territoire assez restreint (entre le Tarn et la paroisse de Magnanac d'une part et les limites du diocèse de Montauban sur la rive gauche d'autre part, à savoir les paroisses de Sayrac et de Villematier premières paroisses du diocèse de Toulouse).

Les registres paroissaux comportent annuellement [1780-1790] un très petit nombre d'actes.

 

La carte ci-dessus fait entrevoir les limites de la paroisse : du chemin de Lissart au Port-Haut; la rivière du Tarn (rive gauche), le ruisseau du Rieutort ; des limites du diocèse de Montauban (Magnanac) avec le diocèse de Toulouse (Villematier). 

 

Elle comporte plusieurs métairies ayant des familles de bordiers :

-métairie de M. de Mauran : famille Tournaire/Gay

-métairie de M. Dèzes : famille Bouziguet

-autres bordiers : Gazagnes

 

On trouve des familles de laboureurs, brassiers, travailleurs :

Bétirac, Muratet (& Constans), Viguier, Jilibert, Pendaries (au Pas).

 

Les registres paroissiaux enregistrent des sépultures jusqu’en 1790

Le cimetière sera désigné aussi de Saignes (Viguier en 1783)

 

     

La paroisse de Villemur n'avait, quant à elle,  que 7 à 8 familles de l'autre côté du Tarn (indications d'un relevé de 1820) sur une bande étroite. Là se joignaient les paroisses du Terme, de Magnanac et de Saintes-Escariettes, toutes trois du diocèse de Montauban, comme Villemur.

 

Provenant d’un état des paroisses avant 1799 du diocèse de  Montauban (lors de sa rédaction).

Ste Scariite sic [ste Cariette] sic ¼ de lieue de Villemur 55 communiants, 15 maisons.

Eglise dédiée à la Visitation de Notre Dame.

Un des vicaires de villemur dessert cette paroisse – actuellement du diocèse de Toulouse [NDLR il convient d'entendre en 1790, lors de la création des départements et ensuite du nouveau diocèse de Toulouse].

cité par Camille Daux, Histoire de l’Eglise du diocèse de Montauban, 188, p.95

 

Saint Cariette ou Sagnes succ de Villemur

Il y a environ 80 communiants …Ce peuple est presque sans caractère ; on n’a ni éloges à lui donner, ni reproches à lui faire.

cité par Camille Daux, Histoire de l’Eglise du diocèse de Montauban, 188, p.85.

 

 

 

Traces au temps de la Révolution

biens d’abord affermés :

le 21 germinal an IV  [10 avril 1796] pour un an :     l’ancien cimetière de Stes Scariette sauf les chênes : Mathieu aîné, 3 livres

 

NB "attendu qu’il a été constaté qu’il y a très peu d’herbe  dans les cimetières de Sayrac, Stes Escariettes, Villematier et La Magdeleine le conseil d’après l’avis de l’agent national a déterminé d’en faire l’adjudication en bloc" (floréal an 3)

 

puis biens vendus par adjudication

 

AN XIII - Le maire a dit que les églises et succursales conservées dans la commune sont au nombre de 5 avoir : Magnanac, Sayrac, La Magdeleine, Villematier et Bondigoux. Saintes Escariettes n'est plus nommée.

 

Au concordat - La paroisse de Saintes Escariettes s'est trouvée incluse, au concordat,  dans la paroisse  de Villematier (section de le Villematier, commune de Villemur)  puis, plus tard, faisant partie de la commune de Villematier (carte IGN, limite intercommunale).

 

Un document du chapitre de  la cathédrale Saint-Etienne au sujet de l’église de Saintes-Escariettes

 

Le 6 août 1610[1], les cellériers du chapitre, représentés par Vidian Buisson, prêtre et sacristain de Saint-Etienne, donnent à Jean Taillefer, marchand du lieu de Saintes-Escarites, les ornements, d'église qui s'ensuivent :

 

Premièrement, une chasuble de satin rouge avec fleurs et ramaiges d'or, et la croix d'or fin, avec les figures de la Passion en broderie, uzée et fort vieillie, ensemble son estolle et manible, [manipule]. Plus, ung albe [aube] garnye d'amict et cordon. - Une nappe- Plus, un missel du Concille[2] . - Les corparalz garnys. - Ung voille de toille ouvré de soye -de diverses coleurs. - Davantage, une pierre de marbre sacrée[3] et ung calice d'estaing avec sa patène, le tout vieulx et uzé, que led. Buisson a bailhé et deslivré aud. Tailhefer... pour d'iceulx ornemens faire le service divin à l'église dud. lieu de Sainctes-Escarites, deppandant dudit Chapitre de l'Eglise Métropolitaine de Tholose [4].

 

Le Chapitre de Saint-Etienne  étant décimateur ou « fruit-prenant » en cette paroisse, davait tenir son église pourvue d’ornements. Mais neuf mois environ auparavant (décembre 1609), un violent incendie avait ruiné le chœur de la cathédrale.

 

Le Chapitre n’était guère en mesure, en 1610, au lendemain, peut-on dire, des dévastations huguenotes, si désastreuses pour ses possessions rurales, de se montrer magnifique envers les paroisses rattachées à sa mense. Il faisait, en ce moment, un généreux effort pour reconstruire leurs églises, ou les réparer. [Jean Lestrade].       

 

 

 

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Localisation des deux églises successives

 

 

 

Les recherches effectuées en 2010-2011, en collaboration avecM. Michel Lauzeral (des Constances,Villematier) nous ont conduit à  formuler une proposition plausible de localisation en correspondance

- avec les documents de 1695 cf délibérations communales et ADTG (Archives départementales du Tarn et Garonne)

- avec les données archéologiques et les témoignages

- avec le document de 1833.

 

       

        plan Michel Lauzeral, localisation des deux églises

 

 

                                          

                                           localisation de la 2ème église de Sainte-Escariette

                                   plan établi à partir du caadatre de 1812 - ADHG

 

 

   

 

première église,  jusqu'en 1695, située  à  gauche du Rieutord ,en bordure du Tarn

deuxième église, à partir de 1696 : aux Murats (face à la  Fontaine), en dessous de Sagnes. Le terrain a été donné par la famille de Sers. 

Le cimetière dans les deux cas était attenant à l’église

Les raisons du changement : inondation, humidité, difficile à rejoindre, incommode pour les paroissiens

 

 

« L’an 1695 le 23 du mois d’octobre le jour de dimanche au lieu de Saintes Carittes consulat de Villemur  devant la porte principale de l’église paroissiale du lieu annexe de la cure de Villemur à l’issue de la messe de paroisse, ont été assemblés Etienne Pendaries, Bernard et François Barres frères,Pierre Roumaignac, Antoine Gilibert, Guillaume Azam, Pierre Sudrié, Guillaume Cassan, Pierre Danis, Arnaud Murat, Bertrand et Jammes Constans frères, Jean Peyrusse, Marty Trilhes, François Saint-Martin et Jacques  Timbal tous habitants  de la paroisse de Saintes Carittes.

Auxquels Antoine Roumaignac, Guillaume Danis et Jean Gaston, marguilliers de ladite église Sainte Carittes a été représenté que la dite église construite à l’extrémité de la paroisse , joignant la rivière du Tarn et un ruisseau où il y a un grand précipice, tellement éloigné des maisons qui composent la dite paroisse.

La plus grande partie des paroissiens sont privés d’entendre messe les jours des dimanches et fêtes et principalement l’eau dudit ruisseau vient à grossir, ce qui arrive très souvent et presque toutes les maisons sont au-delà dudit ruisseau ; même les malades sont privés de recevoir les sacrements. Lorsque le ruisseau grossit, MM. les prêtres ne peuvent passer pour les leur aller administrer. D’ailleurs quand ils font du feu pour allumer les cierges, on a grand peine d’en trouver, ni ayant aucune maison  qui ne soit fort éloignée de l’église, laquelle est encore en fort mauvais état, étant bâtie de parois de terre, menaçant ruine, n’y ayant qu’un méchant coffre pour tenir les ornements, si bien qu’il y a risque de perdre les vases sacrés et que l’église soit profanée.

De sorte, que par toutes ces raisons et autres, cette église n’est point commodité des paroissiens, c’est pourquoi les marguilliers trouvèrent à propos sous le bon plaisir de Mgr l’Evêque que ladite église fut transférée à un autre endroit de la paroisse plus commode aux paroissiens.

Requérant à ce l’assemblée de délibérer sur ce sujet et prendre les voies pour cet effet nécessaire.

Sur quoi monsieur Guillaume de Charron, prêtre docteur en théologie, curé dudit Villemur et de cette paroisse son annexe et leur voix ayant couru l’un après l’autre, il a été unanimement délibéré que ladite église sera construite à un autre endroit qui soit à la commodité des paroissiens et que les ornements de celle-ci soient en sécurité, et à ce moment est  intervenu noble Bertrand de Sers sieur de Saignes écuyer, résidant en son château dans ladite paroisse, lequel considérant les raisons qui ont été ci-dessus représentées et désirant par la commodité et soulagement des paroissiens, de seconder leur intention certifié du peu de  revenu de l’œuvre  de ladite église qui est très petite, il a offert et offre de fournir et donner une place pour la construction de ladite église, une sacristie et un cimetière qu’il faut à celle-ci, le tout contigu de la même grandeur qu’est la place de l’ancienne église et cimetière contient une rase mesure dudit Villemur dans une pièce de terre qu’il a situé dans ladite paroisse appelé des Murats, même fournir en son propre toute les tuiles pleines qu’il y conviendra pour la faire entièrement  de muraille jusqu’au toit de la même hauteur qu’est l’ancienne église, ensemble la somme de 25 livres pour aider au paiement du salaire des ouvriers qui la construiront  et le sieur de Charron aussi offert de donner de son propre la somme de  30 livres pour aider à la construction, ce qui a été accepté par ladite assemblée qui en a humblement remercié ledit sieur de Charron curé et Sers et a été délibéré que le surplus de ce qu’il conviendra pour payer les frais de la dite construction sera pris sur les fonds de ladite église et en considération  de l’hommage que le sieur de Saignes fait à cette communauté, l’assemblée a consenti et consent qu’il puisse avoir en toute propriété dans ladite église une tombe ou cave  pour y être enterré lui et les siens en tel endroit de ladite église qu’il  examinera à propos  autres toutefois que le sanctuaire et la place et entier terrain où est construite l’ancienne église et cimetière  restera toujours au profit de l’œuvre, le tout sous le bon plaisir avec monditseigneur l’évêque, et de  MM les fruits prenants  et que le sieur de Saignes a accepté sous les conditions et à l’effet d’obtenir l’agrément de monditseigneur l’évêque.

L’assemblée a prié le sieur curé de vouloir prendre la peine d’envoyer à à Montauban présenter à ce sujet une requête à monditseigneur ou à M. son grand vicaire au nom desdits  pour cet effet Roumaignanc et Danis marguilliers que ladite assemblée a nommés et députés auxquels est donné pouvoir après avoir obtenu la permission de monditseigneur de bailler à faire la construction au  prix et conditions qu’ils trouveront à proposer  etc… » AM-Villemur

    

   

 

Le 24 octobre 1695, Jean Deshayres, Vicaire général de Montauban ordonne que « ladite église et cimetière de Sainte-Escariette annexe dudit Villemur seront transférés aux lieux et places désignés par les délibérations et procès-verbal, ordonnons en outre que le local et terrain de l’ancienne église demeureront et qu’il sera placé une grande croix au milieu dudit terrain pour marque de la sainteté du lieu ».

Le premier enterrement au nouveau cimetière est celui d’Etienne Pendaries, le 17 juin 1696, « cimetière béni le même jour de l’enterrement, joignant l’église de ladite paroisse ».

AM-Villemur, registres paroissiaux, 17 juin 1696.

          

 

                              

                         

     

   

Rapport sur les terrains vacants inutiles ou occupés dont la vente peut être faite au profit de la commune ou dont la restitution doit être exigée des détenteurs - adressé au conseil municipal de Villemur  par les commissaires délégués le 22 mai 1833 - AM-Villemur

 

« Prés de la tuilerie du moulin, il existait un chemin ordinaire qui communiquait de la rive du Tarn au chemin de Ste Raphine à Bessières

- dans la section T  ‘’Gauré’’

 -n°4 - Du Port-haut à Saintes-Escariettes il y avait anciennement un chemin que la destruction de cette église a rendu inutile. Il longe la propriété du sieur Chaubard qui aurait à acquérir 11 ares 22 - Evalués 135 fr jusqu’au chemin dont il est parlé dans l’article précédent

 n° 4 bis-  

*A partir de ce point jusqu’à l’ancien cimetière de Saintes-Escariettes, acquis  par M. Lacoste ce propriétaire aurait à acquérir  25 ares 68.

*Le même M. Lacoste aurait à acquérir  un embranchement dudit chemin qui traverse les pièces de la Beune jusqu’au ruisseau de Villematier dit Rieutord, formant une contenance de 32 ares 64 – évalués 390 fr.

- dans la section O  de Villematier

n° 5 - Le même chemin se prolongea plus tard au-delà du ruisseau précité lorsqu’on construisit la dernière église de Saintes-Escariettes, laquelle ayant subi le même sort que la précédente, rend aussi cette partie inutile au public et pourra être vendu, savoir 8 ares longeant la propriété de M. Lacoste – 745 fr.

n°6 -  * pareille superficie chez M.de Mauran jusqu’au dernier cimetière de Saintes-Escariettes, ce qui  forme pour ce chemin depuis le Port-haut jusqu’à Sainte-Escariettes de Saignes une valeur totale de 625 fr

n°7 - * L’église de Saintes-Escariettes de Saignes avait encore une autre chemin pour aboutir à celui de Villemur à Bessières.  Cette partie qui est aussi inutile au public que les précédentes est en  entier dans les propriétés de M. de Mauran. La commune peut la vendre à son profit. Sa superficie est de 22 ares 08 »

 

Traces au temps de la Révolution

biens d’abord affermés :

le 21 germinal an IV  [10 avril 1796] pour un an :     l’ancien cimetière de Stes Scariette sauf les chênes : Mathieu aîné, 3 livres

 

NB "attendu qu’il a été constaté qu’il y a très peu d’herbe  dans les cimetières de Sayrac, Stes Escariettes, Villematier et La Magdeleine le conseil d’après l’avis de l’agent national a déterminé d’en faire l’adjudication en bloc" (floréal an 3)

 

puis biens vendus par adjudication

 

AN XIII - Le maire a dit que les églises et succursales conservées dans la commune sont au nombre de 5 avoir : Magnanac, Sayrac, La Magdeleine, Villematier et Bondigoux. Saintes Escariettes n'est plus nommée.

 

   

                  

  site archéologique de Sagnes (ADHG cadastre 1812)       plan, relevé Georges Labouysse établi par M.Joss ed Empreinte

 

 

RELEVÉS ARCHÉOLOGIQUES

 

1 –Pierre Larroque : un sarcophage avait été aussi déterré dans le domaine et il avait trouvé une statue d’Osiris et des inscriptions funéraires, près de la ferme de la Fontaine.

2 - La tradition orale rapporte, en effet, que la ferme « la Fontaine » aurait été construite avec des matériaux de l’église détruite.

3 - Georges Labouysse  Lors de la plantation d’arbres une partie du cimetière fut levée. Un ossuaire a été construit sur une parcelle [n°36] pour regrouper les ossements retrouvés à proximité. Des ossements ont été levés dans un champ au-dessus de la Ginestière - rive droite du Rieutort, 99 m. Communication Georges Labouysse comprenant un plan des relevés. L’ossuaire quant à lui se trouve dans la champ au détour de la route  prenant  la direction du château de Sagnes, sur sa droite. L’ossuaire n’est sans doute pas l’emplacement de l’ancien cimetière qui est dit, joignant l’église.

4 - Jean Catalo, L’occupation du sol dans le nord-est toulousain jusqu’au XIIIe siècle, mémoire de maîtrise d’archéologie, Université de Toulouse-Le Mirail, 1986 : « le lieudit (la Fontaine)  correspondrait au site de la paroisse – église et habitat – de Sainte-Escariette. Le calvaire ossuaire étant érigé à proximité de Sagnes ».

5 - Le rédacteur de cette notice se souvient que, dans les années 1958-1960, des labours profonds entrepris dans un champ au bord du Tarn  à hauteur de Beune ont fait  lever un certain nombre d’ossements. .

3- Communication de deux témoignages de Michel Lauzeral

3 / A  «  Vers les années 1955,  M. Trévisan, agriculteur, dont les parents étaient venus, en 1945, à la ferme de Lestang, comme métayers chez M. Moncabrier, a labouré le champ situé entre la Beune et le ruisseau, sur la rive gauche du Rieutord, à la jonction du Rieutord et du Tarn. [1er site].  Ce champ était alors une prairie et il est resté prairie jusqu'en 1955. Lors de ces premiers labours il a trouvé et recueilli des ossements humains. Ces ossements ont été ensevelis au pied de la croix de Sagnes. En effet, M Trévisan a mis les ossements à l'ossuaire de Sagnes sur les conseils de son voisin très âgé, M Chanabé,  qui connaissait l'existence de la croix et  de l'ossuaire. Il  a rapporté à M. Lauzeral, qu'à cette époque, un chemin parallèle à la route de Villemur existait. Il  traversait les champs depuis la Beune, et même avant, jusqu'au ruisseau puis il se prolongeait vers Sagnes après le ruisseau. Il passait à quelques dizaines de mètres de la Fontaine.

3 / B  M. Béziade, arrivé en 1964, ayant travaillé pour la Société d’Aquitaine de Sagnes. Il a participé au défrichage et aux profonds labours en 1966 des terrains devant le château, dans lesquels de nombreux ossements ont été trouvés ainsi que 3 sarcophages vides sans couvercles [2ème site]. Il se souvient aussi avoir trouvé des morceaux de briques - l’endroit parait correspondre à l’emplacement au site de la 2ième église. Il situe cette zone, relativement étendue, avant la croix, à 50 m environ de l’église. Il m’a confirmé l’endroit du passage, à gué du ruisseau, gué utilisé par lui et sa famille fréquemment en été, au niveau de la Fontaine, juste avant la boucle. Il a participé aussi au déplacement et redressement du chemin desservant Sagnes depuis la route de Bessières ».

Joséphine Pinéda, op. cit, p. 123 signale que dans ce secteur de ‘la fontaine’, d’après les témoignages recueillis, de nombreux ossements humains ont été découverts au cours de labours effectués. (

M. Lauzeral a effectué des relevés  [mesures de distances] et emprunté facilement le passage à gué du ruisseau, encore bien marqué. Avant ou après ce passage, le ruisseau est très encaissé et impossible à franchir sauf sur les derniers 100 m avant l’embouchure sur le Tarn.

 

 

 

 

 

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château et seigneurs de Sagnes (Saignes)

 

 

 

 

Jean Pierre Sers, seigneur de Saignes, Bertrand de Sers, seigneur de Bondigoux, père et fils, et  François de Sers, seigneur de Molles, au diocèse de Bas-Montauban. furent maintenus dans leur noblesse, par jugement souverain rendu par M. Bazin de Besons, intendant de Languedoc, le 29 octobre 1668.

Nobiliaire toulousain, inventaire général, Par Alphonse Brémond, toulouse 1863

 

BAS MONTAUBAN. 1020. SERS. D'azur, au lion d'or.

I. Sicard Sers ep. Gaspare de Labadie, et il en eut 1° Pierre Sers, qui suit, 2° Roger Sers, 3°  Jacques Sers, et 4° François Sers, qui fut père d'autre François Sers, Sgr. de Moles, qui eut des lettres de tonsure le 6. Avril 1601 et fut maintenu N. le29 octobre  1668.

II. Pierre Sers transigea le 1er  octobre  avec Roger son frère pour les biens de leurs père et mère. Il épouse  par dispense du pape le 15 Juillet 1556. Peronne Sers d'Aulix sa parente au quatrième degré, et il en eut. 1° Jean Sers, Sgr. de Casteras, le 17.octobre 1592. et 2°...

III. Hercule Sers, Sgr. de Saignes, qui fut père de

IV. Jean-Pierre Sers, Sgr. de Saignes, qui épouse le 2. Mai 1632. Marguerite de Clerac, et en eut

V. Bertrand Sers, Sgr. de Bondigoux, qui épouse  le  19 octobre 1661 Anne Pages, N. avec son père le 29 octobre 1668.

 

Pièces fugitives, pour servir à l'histoire de France par Charles de Baschi Aubais, tome 2 jugement sur la noblesse du Languedoc.

 

 



[1] Texte communiqué par l’abbé Jean Lestrade-  Revue Historique de Toulouse, 1931, n°3, p.152  « Don du Chapitre de Toulouse à la paroisse de Saintes-Escarites, diocèse de Montauban ».  Les notes sont également de Jean Lestrade.

[2] Conforme au missel prescrit par le Concile de Trente.

[3] A placer dans une excavation, au milieu de la table de l'autel, et sur laquelle on pose l'hostie et le calice pendant la messe. Ceci n'a pas lieu quand une grande pierre, elle-même consacrée, recouvre entièrement l'autel.

[4] Arch. des notaires de Toulouse. Registre de De Ortis, ad ann. Fol 668.

 

 

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Les Brusson à Sagnes

 

En 1846, Arnaud  Brusson achète pour 29.500 fr aux frères lacostes de montauban, la métairie de la Fontaine (soit près de 38 ha). Leur père l’avait acheté le 28 fructidor an II – 14 septembre 1794 à Guy de Ménoire qui avait été obligé de se défaire de  un nouvelle écluse sur la rive droite ses propriétés rurales de Villemur pour pouvoir continuer les travaux de la chaussée.

La chanson des blés durs – Brusson Jeune  1872-1972, Loubatières, 1993, Gérard Brusson, p. 180.

 

En 1891 Jean Marie Elie  achète à Mmes de Grancey et de Luppé le vaste domaine de Sagnes qui leur vient de la famille de Solages, qui jouxte celui de  La Fontaine, qu’il tient de son père Arnaud. Cf op. cit., Gérard Brusson, p 198

 


 

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