Saint-Urcisse & Salvagnac   



Zone éditable

 

Saint-Urcisse

 

 

 

Saint-Urcisse est une bastide créée en 1256. Alors dans le diocèse de Toulouse ; après 1318, dans le diocèse de Montauban, A la Révolution du département du Tarn et après, par la suite, du diocèse d’Albi.

La dîme appartient à Mgr l’Evêque de Montauban [2/3] et au curé [1/3].

 

Au milieu  du XIIIe siècle , Guillaume Agasse  et Pierre Ratier habitant de Montclar possèdent un bien noble d’une étendue considérable près de cet ville.

En 1256, ils y construisent une bastide sur un point culminant qui domine la vallée du Tescou : bastide de sainte-Marie de Saint-Urcisse Libertés et franchises sont accordées le 14 juin 1256 [18 des calendes de juillet]. Les privilèges accordés sont confirmés en 1294.

 

Dans le milieu du XIV siècle  des rivalités et une vive opposition  surgissent entre les seigneurs de Saint-Urcisse et de Monclar, entre Guillaume de monclar et Guimlaume Agasse de Saint-Urcisse.  Le vicomte de Monclar, fait conduire jean Ayméric, capitaine d'une troupe de routiers de 3.000 hommes à Saint-Urcisse où le château est assiégé, pris, pillé pendant que Agasse se trouvait absent, au service du Roi. Il traite par la suite avec un autre capîtaine de routiers, Séguin de badafol, qui en juilletn1363 assiègent à nouveau Saint-urcisse, la ville à nouveau pillée, incendiée. Plusieurs habitants sont tués et le butin amené au château de Monclar. Vers Noël de cette même année, le vicomte et sont fils sont plusieurs chevauchées aux environs de saint-Urcisse, tuant et blessant plusieurs habitants, rançonnant la population, enlevant plus de 200 bêtes de bétail. Pou ces méfaits, le vicomte est arrêté d’zutorité » par le sénéchal, et conduit à Toulouse, emprisonné et libéré ensuite sous une caution de 2.000 marrs c’argent. Guillaume Agasse de retour , bénéficiant d’aides, profite de l’emprisonnement du vicomte pille et incendie plusieurs maisons dépendant de Monclar, maltraitant et rançonnant aussi la population. Agasse et sers complices sont à leur tour arrêtés, graciés ainsi que le vicomté de Monclar par le lieutenant général en Languedoc, l’un et l’autre pour services rendus (le vicomte de Monclar dans la guerre contre les Anglais par qui ils avait été fait prisonnier et Guillaume Agase pour ses services dans l’armée).

 

seigneurs

La famille Agasse a conservé la seigneurie  de Saint-Urcisse jusqu’à son extinction au XVIIe siècle..

En 1539 Agasse possède des droits sur le four banal.

 

Quelques Agasse 

-1256 -Guillaume fondateur de la ville et son fils

-Jacques Agasse, seigneur de Saint-Urcisse marié à Gabrielle de Laffon :

(1) l'aînée Marguerite, mariée en 1627 à Emmanuel de Timbrune, donataire de la 1/4 de l'hérédité paternelle, laissant trois enfants (2)    Louise, épouse de  Pierre de Gineste, Françoise et Catherine morts sans héritiers, (3)  la seconde Marthe, dite de Montmouré, héritière de son père le 9 mars 1639, cède ses droits à sa sœur (4) Olimpe, mariée au seigneur de la Boulbène et la 5e Jeanne, cède ses droits en 1642.

NB Emmanuel de Timbrune, remariée en secondes noces à Hippolyte de Bonfantan, d'où 3 garçons ct une fille.

 

 

La justice était morcellée. Le roi en avait une part (le tiers)

 

- Le chevalier de Castanet, Louise de Timbrune, épouse de Pierre Gineste sieur de Conques et le sieur Pagèze d’Azas dont les seigneurs fonciers et directs- les deux derniers avaient les droits de four, mais les moulins et les forges n’étaient pas banaux.

- Jean Pagèze vend en 1678 à Jean Olivier seigneur de la Faurie, ses rentes à Saint-urcisse et monclar et les 3/8 du four banier et du château.

Olivier a la seigneurie haute (peut-être comme ayant droit des Agasse).

 

- le 18 mars 1680, Olivier  vend à Guillaume de Savignac, conseiller à la cour des aides et finances de montauban, tous ses droits à Saint-Urcisse qui consistaient la « la haute, moyenne et basse justice. Il lui cède aussi le château et le domaine attenant. (en 1681 les consuls passent une reconnaissance générale en faveur de Guillaume de Savignac seul seigneur  haut, moyen et bas justicier

Le roi a toujours alors (1680) le tiers de la justice ; ses officiers intentent un procès à Guillaume de Savignac qu’il gagent (décembre 1686).

 

Le roi vend tous ses droits à François Trusse pour 400 livres. Les droits du roi sont sans doute unis au domaine des Savignac

La terre de Saint-Urcisse devient possession  de joseph de Malartie, comte de Montricoux, lors de son mariage avec Antoinette Charlotte de Savignac qui la vend en septembre 1738 aux 3 frères : Antoine, Joseph et François de Boyer de lacoste-Mailhoc pour 43.000 livres

 

Les Boyer, marquis de Tauriac  ont ensuite cette terre jusqu’à la Révolution.

 

  

Château

violation du domicile du marquis de Tauriac à Saint-Urcisse par les gardes nationaux de Montclar les 25-26 juin 1791.

 

Communauté

Chaque année, à la Toussaint, 4 prud’hommes sont créés  pour veiller aux intérpets de la communauté.

Les habitants  ne connaissaient pas de droit de péage, pesage, mesurage, entrée et sortie des denrées et les marchandises ; ils avaient depuis un temps immémorial la liberté de chasser, pécher, avoir des pigeonniers, des garennes des viviers.

 

L’église

- une première église en 1256 (bastide)

- une deuxième après les guerres religieuses ?

- une troisième vers 1750 :  dans les murs se trouvent des pierres sculptées et d’autres portant des inscriptions en lettre romaines (provenant de l’église de Saint-Gervais démolie et non relevée).

 

 

Paroisse

deux annexes dépendent de Saint-Urcisse : Notre-Dame du Cayre (démolie puis reconstruite)  et Saint-Gervais (démolie vers 1750).

 

Sources : Elie Rossignol, monographies de l’arrondissement de Gaillac, canton de Salvagnac, 1866

 

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Salvagnac

Salvagnac est une baronnie

Il avait la directe de la plus grande partie des terres du consulat et des droits d’hommages sur certains fiefs

 

En 1211 Salvagnac se soumet à Simon de Monfort

 

Seigneurs

Attaché anciennement à la vicomté de Bruniquel

- Salvagnac donné en 1224 avec les seigneuries de Bruniquel et Monclar, par le Comte de Toulouse Raymond VII à Bertrand son frère naturel  qui épouse Comtoresse de Rabastens.

- Sicard d’Alaman vers 1270

- les vicomtes de Monclar – Olivier et Arnaud  de Monclar, seigneurs de Salvagnac  confirment le 7 août 1335 les libertés, coutumes et franchises des habitants.

- en 1585 Anne de Monclar épouse Jacques de voisins fils du baron d’Ambres et en 2° noces --Jacques de Lomagne, seigneur du Clos

- Louis d’Arpajon, marquis de Sieurac (1672, + 1679)

- Catherine Françoise d’Arpajoin, épouse de François de Royer de la Rochzfiy*ucauld, comte de Boussy vend les terres de Montclar et Salvagnac à Gaspard-François Legendre, maître des requêtes qu’il rend (ainsi que La Roquette à Pierre de Lacombe, seigneur de Monteil

- la marquise de Monteil en hérite

- le seigneur du lieu : Penavayre

 

Place importante sur les frontières occidentales de l’Albigeois et du Quercy.

 

Guerres civiles et religieuses.

En 1578, Salvagnac est occupé par les protestants et à nouveau en août 1585, à la fin de l’année 1586

Scipion de Joyeuse en  fait le siège en novembre 1586..

Le 16 décembre 1586, François de la Valette, chevalier des Ordres du roi, seigneur de Cornusson, sénéchal de Toulouse, meurt après une maladie contractée au siège de Salvagnac

Salvagnac fut quasiment rasée en 1587 sur ordre du Parlemenrt de Toulous exceptées les bases des tours du château et  quelques maisons datant des XVIIe et XVIIIe siècles. 

 

Communauté

Les consuls sont au nombre de 4

 


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