Pérés de Villaudric   



 

Les  Pérès de Villaudric,

 propriétaires de la métairie[1]  de Sayrac

 achetée par les Teysseyre le  21 juillet 1856  

 

 

 

Le curé :

Le 15 ou 16 décembre 1732[2] le vicaire de Villaudric, Pérès fut nommé curé par le prieur Dom La Frovière. Le nouveau titulaire fut mis en possession du bénéfice par M. Toulza, notaire résidant à Bruguières, en présence des témoins Dominique Segonzac et Pierre Jayles ; acte fut dressé aussitôt par le  nouveau pasteur.

«  J’ai escrit le présent mémoire sur le registre de la dite esglise de Villaudric, après avoir esté quatorze ans vicaire » p.67

Sa famille était originaire de Toulouse. Il mourut le 3 avril1765, et fut enseveli au cimetière par M. Belou, curé de Sayrac, en présence Baville, prêtre ; Barrère, vicaire et Henri Béziat. P.68. Il était âgé de 68 ans.

Vicaire  14 ans : 1732 –14 = 1718

Curé en décembre 1732.   Bénéficiaire souvent d’un vicaire. 

 

Ce fut grâce à ses libéralités envers l’église que le grand autel de Villaudric fut orné de chandeliers, le sanctuaire refait et embelli. De plus, à sa mort, il laissa une rente à servir pendant 10 ans aux pauvres de la paroisse.

Il fut enterré, dans l’église de Villaudric, par le curé de Sayrac , assisté de 8 prêtres.

 

 Son père, Jean Pérès,  mourut d’une attaque d’apoplexie le 22 août 1735, à l’âge de 68 ans.

Auparavant : un Antoine Pérès est mentionné au sujet d’un procès[3]. p.19

 

Les neveux :

Le 23 octobre 1727, fut baptisé

Jean-Baptiste Pérès, neveu du Vicaire Pérès qui, après la cérémonie du baptême, signa l'acte avec le parrain Pérès, la marraine Jeanne Chantot et le père du nouveau-né. P86

 

Le 6 octobre 1735 , fut célébré le baptême de 

Jan-Fran­çois-Joseph Pérès,

fils de Pérès, bourgeois de Toulouse, et de Marie Depins, qui mourut, à Villaudric à l'âge de vingt­-quatre ans, et fut ensevelie dans l'église par le curé Pérès, en présence de Pendaries, curé de Sayrac, et de Gayral, curé de Pujaudran, originaire de Fronton. P 87

 

 Pérès, trésorier de France, 114 éminées, 3 pugnères, 1 boisseau; p.39

M  de Pérès trésorier de France devenu propriétaire de la forge banale on ne sait comment avait affermé celle-ci à Henry Cabié, forgeron de Villaudric (1760)  p 124

Pérès, avocat, 37 éminées, 3 pugnères, 7 boisseaux p.39

 

Le chevalier et  l’avocat sont témoins des funérailles en 1778 du curé qui a succédé (Jean Joseph Castanet, décédé à l’âge de 48 ans).

 

Mme Danceau et le presbytère de Villaudric

- En présence des difficultés qu’éprouvait la municipalité pour procurer le logement et le traitement du curé de Villaudric, le généreux M. Pérès s’offrit à pourvoir à son logement et à sa nourriture gratuitement à la séance du 26 juillet 1812.

Cet état d’incertitude ne pouvait pas toujours durer et grâce au don volontaire que voulut bien proposer au Conseil municipal la fille de M. Pérès, épouse Danceau, cette importante question fut résolue six ans après, dans la séance du 18 juillet 1818[4], présidée par le maire Falguière.p.47-48

- « Vote une adresse de remerciements à Mme Danceau, née « Pérès, qui a déjà versé dans la caisse municipale la « somme de 1.387 francs 70 centimes à titre gratuit et s'est « engagée à prêter à la commune une autre somme de 2.000 francs sans intérêt » – en 1818 pour couvrir les frais engagés par  cette acquisition. p 48

-         le 22 septembre 1822 fut établi dans l’église les 14 stations du chemin de croix… en présence de Mme Danceau, née Pérèz, bienfaitrice. p 103

 

M. Victor de Marsac

Un puits communal était établi près de la

maison de M. de Marsac[5] « près la terrasse de

M. de Marsac » - 1838 (p. 54).

 

 

                  

 

 

 

 

 

 



[1] On peut penser qu’ils étaient propriétaires de la métairie depuis 1767 depuis la saisie des biens Mercadié de Sayrac

[2]  « Deux jours » après les obsèques  du curé Pierre Naïac. Le décès de celui-ci eut lieu le 12 décembre.   

[3]  AD.  E 881 coutumes.

 

[4] Le maire  Falguière cède à la commune une maison avec cour et jardin située à l’entrée du village (2° maison à gauche en arrivant de Fronton, avant la maison de Germaine Maitre, maison qu’il a acquise des héritiers Béziat par acte du 24 janvier 1818, devant Me Cammas, notaire  Toulouse (3.887 fr,60). Cet immeuble servait encore en 1934 de presbytère (section A, 280,282,282, 9 ares,20 cent). Cf Escudier. Le presbytère s’établiera près de l’église dans la maison léguée par le docteur Arnoul.

[5]  Commentaire de La Terrasse c'est la partie du terrain située devant la maison Terrisse (ancienne école, celle ou il y a le pigeonnier du village) ou était effectivement un des puits servant à l'alimentation en eau des gens du village. Les Reversat de Marsac devaient très certainement habiter cette grande maison bourgeoise, rénovée depuis peu, et d'ailleurs classée par les Monuments de France. (la maison aux volets blancs sur la photo, le puits était devant, à la place du pressoir actuel, derrière les 2 pancartes).

(Monographie de  Villaudric: Adrien Escudié, 1934 -  et  Monographie : Jean-Marie Destarac, instituteur, à Villaudric dans les dernières années du XIX°)

 

 


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