MIREPOIX le consulat   



 

 

 

Le consulat de Mirepoix

 

 

La monographie de Mirepoix écrite en 1885 par l'instituteur Gamboular est des plus riches parcourues : elle  présente une étude complète, rigoureuse. L'auteur a mené une enqête en tous domaines avec méthode. On tirera grand profit de le lecture de cette monograohie. de 39 pages. Tout y est dit avec clarté et précision.

 

 Les seigneurs de Mirepoix

 

 

Les seigneurs de Mirepoix

 

Les Folquier

- Bernard Folquier demoiseaun mentionné en 1458 (acte de reconnaissance),  décédé avant 1471.

- Un acte concerne Guillaume Folquier de Mirepoix le 28 mai 1465 ; Guilhem Foulquier, de Mirepoix le18 octobre 1472 (hommage et dénombrement). Guillaume Folquier fils de Bernard est mentionné comme capitaine du château de Villemur  (1491) (p. 370). 

- confirmation de don par le vicomte de Villemur en faveur de Bernard Folquier, 31 janvier 1424 et de son fils Guillaume Folquier, 3 décembre 1464 

- la borde de l'Escalère de la paroisse de Layrac au consulat de Villemur, est  cédée par noble Amanieu de Roquemaure, habitant de Rabastens à noble Bernard Folquier, damoiseau de Mirepoix, le 4 juin 1451 (p. 408).

Source : Yannick du Gerny, Inventaire des châteaux de Saint-Urcisse et Tauriac, p. 360, 809

 

Les Clarac

- François de Clarac, baron de Roquesérière , comme ayant droit de Guillaume de Folquier, coseigneur de Mirepoix, dénombrement en 1669 (p. 408). 

- dénombrement fait aux commissaires du roi chargé de la confection du papier terrier du Languedoc par noble François de Clarac, baron de Roquesérière pour ses seuls biens dans les terroirs de Mirepoix, Clairac et Montvalen, dépendants de la vicomté de Villemur, le 14 août 1675

- acquêts des fiefs de Roger-Valentin de Clarac, baron de Roquesérière, habitant au château de Mirepoix, Toulouse Pierre Richard, notaire, 10 mai 1755

 

Source : Yannick du Gerny, Inventaire des châteaux de Saint-Urcisse et Tauriac, p. 360,   

 

 

Les Clarac de Roqueserière, seigneurs de Mirepoix

Famille présente à Mirepoix au cours du XVIe siècle. On y célèbre baptêmes, mariages. Là est le tombeau familial (cf BMS).  

Valentin de Clarac , baron de Roquesèrière et la Soulade, coseigneur direct de Mirepoix, Layrac et Montvalen, capitaine des vaisseaux du roi, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis

Le baron Roger valentin de Clarac dernier seigneur de Mirepoix, demeurant en dernier lieu depuis 1771 au château de Buzet. Il a émigré.  Ses biens comme ceux de l’émigré Ducos de la Hitte sont estimés et vendus  biens nationaux. Le château est vendu. Il a été démoli.  Gamboular a des paroludes lucides et prophéties en 1885 : « depuis cette époque on n’a plus entendu parler des anciens seigneurs de Mirepoix, ni de leurs descendants. Le château de Mirepoix à disparu et la génération qui nous suit ignorera  presque qu’il ait existé » .

De fait sa localisation a été oubliée. Il faut que Gamboular lui-même nous rappelle qu’il se trouvait au hameau des Places. Le Cadastre de 1812 semble le comprter encore.

 

La vie de la communauté

 

Un conseil politique comprenait 6 membres sous la présidence  de l’archiprêtre de Roquemaure et du premier consul

 

Tous les ans les consuls en exercice présentaient une liste de 6 candidats qu’on envoyait au vicomte de Villemur. Sur cette liste le Seigneur choisissait 2 candidats destinés à remplacer les 2 c onsuls sortants.

Les délibérations du conseil étaient soumises à la ratification du Vicomte de Villemur ou de son procureur fondé.

 

 

-         Vote des impôts royaux (en 1733 : 981 lives, 10 sols, 7 deniers)=

-         1753 : 1211 l, 4 s, 5 d ; 1759 : 1116 l, 9 s, 3 d ; 1769 : 1623 ; 1779 1723 l, 13 s, 7 d ; 1783 1629 l, 9 s.

-         Vote du rôle de la capitation (428 livres)

-         Très peu de somme disponible pour les dépenses 82 livres environ en 1744 ( intérêt pour Mlle Françoise de Reynier)

-         En 1741 il a fallu construire un bateau

-         En 1743 apparait pour la première fois la mention de l’impôt du 10ème de l’industrie.

-         En 1763 le 1er consul perçoit 6 l, le 2ème : 5, le valet des consuls3 et le greffier 20

-         La communauté payait à Villemur le droit d’albergue 5 l, 10 s

-         A Hillarion prêtre obituaire de l’obit St Jean de mirepoix 9 livres

-         10 livres pour l’achat de  cire pour la procession

-          1753 Géraud Couderc archiprêtre de Roquemaure  intente un procès à la communauté (au sujet de la quote part des dépenses faites au presbytère de Roquemaure) or la communauté avait payé pour celui de Villemur ( procès perdu par la communauté qui doit payer 38 l, 10 s, 8 d,  annuellement, plus les frais du procès)

-         Travailleurs bouviers, brassier sont assignés pour la corvée (entretien des chemine en 1742, sinon amende de 10 livres ) (« grande difficulté d’aller du village à l’église pour entendre les offices et recevoir les secours spirituels des pasteurs par les fonctions de leur ministère ») ( part de contribution fixée à 7 livres)

-         Chaque année le conseil politique  établit une délibération pour aller demander au vicomte de Villemur la permission de commencer les vendanges

-         En 1744 la communauté n’ayant pu fournir la somme nécessaire pour l’achat et l’équipement d’un cheval, 15 habitants des plus aisés furent désignés par le conseil politique pour faire l’avance de la somme nécessaire.

-         En 1781, la conseil politique nomme une commission pour aller à Villemur pour une nouvelle reconnaissance à Mgr le vicomte de tous les droits, prétentions et hommages que ledit seigneur avait dans la communauté de Mirepoix ;

-         En 1790 la commune est administrée par un conseil général composé de 10 membres et par un maire.

Gamboular, Monographie de Mirepoix, 1885, ADHG.

 

 

 

Le moulin de Mirepoix

Celui-ci, appartenant à M. de Clarac, est porté dans l'inventaire des biens nationaux, en 1789 

Il se trouve sur le Lauzat à 150 m de sa jonction avec le Tarn. Il est alimenté par un étang, sorte de réserve, le débit du ruisseau n’étant pas considérable. Cf Monographie de l'Instituteur Gamboular.

On relèvera le chemin du moulinas (toponyme témoin sans doute)

 

 

Le Tarn et les cours d’eau

Grâce aux digues qui retiennent les eaux , le courant est extrêmement lent et la profondeur considérable. 13 m

Les crues entament les berges et notamment de la rive droite< ; lord de l’inondation de 1875 et 1879 ou 80 les eaux se sont élevées de 8 à 9 m au dessus de l’étiage Des maisons n’étaient plus qu’à 1m 50 de la rivière, ont du être abandonnées lorsqu’une crue trop forte est prévue.. En 1776 trois maisons ont croulé dans le Tarn. Il faudrait une plus forte muraille protégeant la rive droite.

Ruisseaux : le Lauzat  avec le moulin. Les ruisseau xde Jeanne-Fauré, de Crève Corps et de Saute-Goux.

Les inondations ravageaient souvent les récoltes. Les inondations des terrains étaient dues en partie au mauvais état des fossés et des chemins qui empêchaient les eaux de s’écouler vers le Tarn… ainsi les eaux du vallon du Grajot inondaient le village

Gamboular, Monographie de Mirepoix, 1885, ADHG

 

 

 

Les conscrits

A chaque levée de conscrits, les recrues fuyent. Déjà en 18907 le maire avait reçu quatre avertissements pour faire parvenir aux parents des conscrits  réfractaires, leur enjoignant de payer une amende de 500 fr chacun à laquelle ils avaient été condamnés.. En 1807, 1811, 1812, 1813 on installe dans quatre familles de conscrits réfractaires un chasseur à cheval comme garnisaire à raison de 6 fr par jour.

Après la bataille de Toulouse en 1814, les habitants sont obligés de cotiser pour fournir en nature les vivres et les provisions nécessaires à un détachement du 59ème de ligne et de chasseurs à cheval se rendant à Montauban.

 

 

Officiers municipaux et maires

(date de leur entrée en fonction)

 

Consuls :

1751 : Grinde Etienne

1758 : Fieuzet bernard

1759 : Prunet Jean

1763 : Barrat Bernard

1764 : Estaves raymond

1765 : Lauzeral François

1766 : Gay Jean

1767 : Grinde jean

1768 : Fieuzet Bernard

1770 : Bousquet Jean

1774 : Bonnet Pierre

1775 : Estaves Raymond

1776 : Gay Jean

1779 : Prunet Jean

1780 : Estaves Raymond

1783 : Bories Raymond

 

Maires

1792 : Arnal

1797 : Lauzeral

1816 : Crubilhé

1817 : Arnal

1826 : Chaubard Jean

1832 : Lauzeral

1848 : Chaubard président de la commission municipale, puis maire

1855 : Maury David

1856 : Bila Jean

1870 : Calmel Célestin

1871 : Bila jean

1878 : Calmel Célestin

 

 

 

 

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