Mémorial - noms illustres    



 

 

Mémorial

noms illustres

 

Scipion de Joyeuse A péri noyé dans le Tarn le 19  octobre 1592.

     voir la  Maison Joyeuse  CLIC

 

Pierre de  Régis

 un cousin de  St Jean-François Régis est mort à Villemur en 1592

                   

                       St Jean François Régis - cathédrale de Viviers

 

Saint François Régis[1], dans le cours de ses missions, racontait souvent cette histoire arrivée dans le sein de sa famille. Les catholiques commandés  par le duc de Joyeuse, assiégeaient Villemur, fortement occupée par les calvinistes dans le Languedoc. La noblesse des environs se rendait en foule au camp des catholiques.. Le grand oncle de Saint Régis avait plusieurs fils qui avaient voulu partager les périls et la gloire de cette entreprise. Leur père, déjà avancé en âge, consentit, quoi qu’avec peine à ce que ses fils se rendissent au camp ; mais il voulait que l’aîné de tous restât auprès de lui pour être sa consolation. S’il venait à mésarriver aux autres. Ce fils s’obstina à partir, malgré la défense du père, qui, dans un moment de chagrin, lui dit en colère : Va, pars, puisque tu le veux ; mais que ce soit pour ton malheur, et que jamais tu ne paraisses devant moi. A peine ce jeune homme fut-il arrivé au camp, que les calvinistes assiégés firent une violente sortie et battirent les catholiques. Le jeune Régis combattant vaillamment, fut au nombre des morts, et, après le combat, son corps fut enterré avec celui des autres qui avaient été tués dans cette sortie.
Quelques temps après, la paix ayant été faite, une pauvre bergère faisait paître son troupeau dans le lieu où ces corps avaient été ensevelis. L’ombre toute ensanglantée d’un soldat lui apparaît tout à coup, et lui dit qu’un régis qui demeurait à Font-Couvert, avait été enseveli dans cet endroit après un combat livré durant le siège, et la prie d’en avertir sa famille, afin qu’elle retire son corps de ce lieu profane, et le fasse ensevelir dans le tombeau de ses ancêtres. Les Régis, en ayant été informés, se transportèrent sur les lieux, creusèrent la terre dans l’endroit indiqué, trouvèrent le corps et le transportèrent cgez eux pour l’ensevelir en terre sainte. Tout le reste de la parenté vint au-devant avec des prêtres, pour accompagner le convoi jusqu’à l’église. Quand la pompe funèbre fût arrivée devant la maison paternelle, la bière où était le corps mort devint tout ç coup si pesante, et les bras de ceux qui la portaient si engourdis, qu’il fut absolument impossible d’aller plus avant. Tout le peuple qui suivait fût dans un grand étonnement et commença à crier au prodige. Le père du mort conjecturant qu’elle en était la raison : »ah ! l’infortuné que je suis, s’écria-t-il, je me rappelle que mon fils partant contre mon gré pour le siège, je fis des imprécations contre lui, et je demandai que Dieu me vengeât de son obstination. Il a voulu sans doute que ses cendres fussent rapportées ici pour expier en quelques manières cette sorte de désobéissance Je pardonne de tout mon cœur à ce cher fils cette faute ». Alors, levant les yeux et les mains au ciel, il prie humblement le Seigneur de vouloir bien lui même la pardonner et répandre ses grâces sur le convoi, qi, dans le moment même, put aisément continuer sa marche, et ensevelir son corps avec les cérémonies ordinaires de l’Eglise (vie de saint François Régis)

 

Dictionnaire  d’anecdotes chrétiennes puisées dans les annales de la religion, dans les diverese vies des saints – par M. l’abbé Paul Jouhanneaud, publié par M. l’abbé Joseph Migne, 1863 - Dictionnaire général et complet  des persécutions p 127 et 128.

Ailleurs on apprend que ce RÉGIS se prénommait Pierre[2].



[1] Fils cadet de Jean de RÉGIS (décédé le 4 novembre 1636 à Fontcouverte) et de Magdelaine d’ARCIS de SÉGUR (décédée en février 1641 à Fontcouverte), né le 31 janvier 1597, à l’époque des guerres de religion,  5 ans après la bataille de Villemur. En 1616, il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus à Toulouse.Il est ordonné prêtre le 15 juin 1631. Nommé missionnaire, il sera un ardent évangélisateur parcourant le Velay.  Agé de 43 ans, il meurt   le 31 décembre 1640  à Lalouvesc. Il sera déclaré Bienheureux le 8 mai 1716 par le Pape Clément XI puis canonisé le 16 juin 1737.

[2] Après les guerres de religion – saint Jean François Régis, 1597-1640 d’après  de Georges Guitton - 1936 - 630 pages.

 

Ce Pierre RÉGIS  - tué à Villemur - est parfois désigné comme le frère de SaintJean-Françoix Régis. (?, ceci est en fait impossible, compte-tenu de la date de naissance du frère ainé aux environs de 1592-1596)

Ainsi dans ‘’la vie des Pères, des martyrs et des saints de Alban Butler, traduit de l’anglais par l’abbé Godescard, Toulouse, 1808’’ il est écrit : «  Jean-François Régis, né le 31 janvier 1597 à Foncouverte,  fils de Jean Régis, [celui-ci sortait d’une branche cadette de la noble Maison Deplas établi dans le Rouergue] et de  Magdeleine d’Arcis fille du Seigneur de Ségur. Ils eurent plusieurs fils dont l’ainé fut tué au siège de Villemur dans une sortie que fit la garnison des Huguenots ».

 

Ces informations ne correspondent pas avec des donnée généalogiques présentées

le père :  Jean Régis est décédé le 4 novembre 1636 à Fontcouverte (l’acte de décés porte en marge : père de St Régis)

la mère : Magdeleine d’Arcis de Ségur, décédée en février 1641, en marge de l’acte : mère de St Régis.

4 enfants sont mentionnés :

-Charles époux de Diane Doutre. Il est + le 4 janvier 1645 à Fontcouverte, en marge de l'acte de décès : frère aîné de St Régis – ilsont une fille Magdelaine, Baptême: 22 juillet 1624 à Fontcouverte, 

-Jean-François (saint) religieux jésuite : Naissance: 1597 à Fontcouverte, Aude ;  Décès : 31 décembre 1640 à La Louvesc, 07, Ardèche,  Prêtre – ordonné le 16 juin 1630 ; Béatifié en 1716. Canonisé en 1737.

- Jean époux de Jeanne de Doutre : ils ont 6 enfants :

·        Jean-Jacques de Régis époux de Claude Castel. Il est né le 6 décembre 1635, + le 6 juin 1697

·         Jean  - né le  16 janvier 1642 à Fontcouverte,  en marge l'acte de baptême : neveu de St Régis

·        Isabelle, née le  22 avril 1643 à Fontcouverte, 

·        Dorothée, née le  15 février 1648 à Fontcouverte, en marge l'acte de baptême : nièce de St Régis

·        Dorothée, née vers 1652 – décèdée le  07 octobre 1712 à Fontcouverte,   

·        Marie-Colombe, née le 28 août 1652 à Fontcouverte,  en marge l'acte de baptême : nièce de St Régis

-François de Régis : Décès: 29 juin 1653 à Fontcouverte, [décédé à Conilhac, et porté à Fontcouverte],  en marge de l'acte de dècès : frère de St Régis - enterré dans l'église.



 http://big.chez-alice.fr/bachere/fontc/pag5.html  et  http://big.chez-alice.fr/bachere/fontc/pag1.html   (mai 2008)

voir aussi P. Cros, vie de Saint François Régis, p.21 (un  Régis à Villemur).

 

***********************

d'Ouvrier, conseiller au Parlement de Toulouse - blessé à Villemur en 1592

***********************

de Reynièsblessé à Villemur

La Tour ( N de) seigneur de Reyniès, frère de Jean de Latour, chevalier de malte qui fut tué en 1565, à ce qu‘on lit dans les pièces justificatives d’Aubais, embrassa avec ardeur le parti de Condé dés la première guerre civile, et se joignit à Antoine d’Arpajon pour marcher au secours des protestants de Toulouse. Il fut un des jeunes seigneurs , qui impatientés des lenteurs de leur chef, partirent sans l’attendre et  tombèrent entre les mains des Catholiques cf 1/431.  Il est permis de croire que Reyniès continua à servir la cause, si les historiens de nos guerres de religion ne parlent plus de lui jusqu’en 1570, c’est qu’il n’aura exerce aucun commandement important, et qu’il ne sera signalé par aucune action d’éclat. Lorsque La case fut laissée dans le Languedoc  par  Coligny avec le titre de gouverneur, Reyniès qui servit sous ses ordres comme son lieutenant, fut donné comme successeur à Ferrières (t 5 page 398) ; mais la pais de Saint Germain lui enleva bientôt son commandement. A la Saint-Barthélemy, il se trouvait à Paris, où il s’était rendu probablement à la suite du roi de Navarre. Réveillé par le tumulte et se doutant de ce qui se passait, il se mit en prière et attendait la mort, lorsqu’il vit rentrer dans sa chambre Vezins, son ennemi mortel, qui lui ordonna de prendre son manteau et son épée hors de la ville, et sans lui adresser une parole pendant les 14 jours que dura le voyage, l’escorta jusqu’à la porte de sa demeure. Mettant alors pied à terre : je ne vous ai pas sauvé la vie pour gagner votre amitié, mais despendre pour vous contre vos ennemis. Vous avez à l’employer pour la vengeance du méchant trait qui vous a été fait, répliqua le brave Vezins ; pour moi je veux que mes amis soient braves. La dessus il piqua des deux et s’éloigna.

 

 Reyniès voulut se montrer digne de son généreux ami. Il dépêcha sur le champ un émissaire à Tournon, pour s’entendre avec le Vicomte de Gourdon, Cenevières et Giscart, et de concert avec ces gentilhommes, il résolut de se rendre à Montauban et de soulever le peuple de cette ville, mais la nouvelle de la Saint-Barthélemy les y avait devancés. Ils trouvèrent les habitants plongés dans une si grande consternation qu’il leur fut impossible de les décider à prendre les armes pour se défendre. Reyniès, à qui Gourdon déférait à cause de son expérience militaire, se vit donc forcé de se jeter dans la campagne où il errait au hasard, ne sachant à quel parti s’arrêter, lorsqu’il rencontra près de Moissac la fameuse cornette noire de Montluc. Faisant de nécessité vertu, il exhorta ses compagnons à vendre chèrement leurs vies, et après avoir imploré l’assistance de Dieu des armées par une courte prière, il fond sur les catholiques qu’il culbute et met en fuite en un instant ? 5 cornettes, 80 hommes tués et 50 prisonniers furent les trophées cette mémoirable victoire remportée par les 37 huguenots mal montés et mal armés sur 250 lances catholiques et 120 arquebusiers. Après avoir remercié dieu de ce succès inespéré, Reyniès reprit la route de Montauban, où son arrivée excita un enthousiasme extraordinaire. La ville entière courut aux armes ; son exemple fut bientôt suivi par les villes voisines et la révolte gagna de proche en proche presque tout le Bas-Quercy et le Lauragais. Au milieu de tous ces mouvements, Reyniès ne resta pas inactif. Pre,nant hardiment l’offensive, il se saisit de Villemur, de Caussade,, de Caussade, de Bioulle, et il convoqua à Saint-Antonin une assemblée politique qui donna plus de force à l’insurrection en l’organisant, et qui le confirma lui-même dans le gouvernement de Villemur.

.

On s’attendait à voir un homme qui avait rendu un aussi important service à la Cause protestante, jouer un des premier rôles dans les événements ultérieurs . Il n’en est rien pourtant, et il nous a été impossible de découvrir pour quel motif Réyniès se tint dés lors à l’écart. Sauf une courte campagne qu’il fit en 1575 sous les ordres de Turenne, on ne le retrouve qu’en 1592  à l’époque du siège que Joyeuse  mit devant sa ville de Villemur.

La garnison de Villemur ne se composait aux dires de Gaches, que de 250 soldats , mais Pons de Lauzières, sénéchal du Quercy réussit à y jeter 46 cuirasses sous le commandement du baron de Maussac et du brave capitaine Pedoue, en attendant qu’il put marcher en personne en personne à son secours, comme il le fit, en effet, quelques jours après ; malheureusement il se laissa surprendre et fut complètement battu par Louis-Roger de Comminges, vicomte de Bruniquel, qui lui-même perdit la vie dans la mêlée. Malgré ce succés, Joyeuse, menancé par le duc d’Epernon, et par le vicomte de Gourdon, ne jugea pas à propos de poursuivre son entreprise ; mais le départ du duc pour la Provence, l’ayant délivré de la crainte que lui inspirait son voisinage, il reparut sous les murs de la ville, le 10 septembre. Malade de la goutte, Reyniès venait d’en sortir, en laissant le commandement à Maussac, à Chambret et à la Chaize, et s’était rendu à Montauban pour hâter l’arrivée du secours. Deyme, d’autres disent Thémines, fut assez heureux pour introduire dans la ville assiégée 120 cuirassieres et 200 arquebusiers d’élite, commandés par La Magdelaine, Bonne Coste, d’Entragues, Du Cros, Rastignac, de Mur, Mostolac, de Bure, Calvet, Burfiade, Allègre, Cap-Bossu, Constant et Subsol. Cette vaillante troupe unie à la garnison, repoussa vigoureusement un premier assaut, et fit échouer toutes les attaques de Joyeuse jusqu’à l’arrivée de Lecques et Chambaud avec le secours envoyé du Bas-languedoc par Montmorency. Le camp des ligueurs fut enlevé et Joyeuse périt avec un grand nombre de soldats.

 

La date de la mort de Reyniès nous est inconnue, et nous ignorons également combien il laissa d’enfants. Nous savons seulement qu’il eut une fille Olympe qui se maria dans la famille de Castelsagrat, et un fils Pierre désigné sous le nom du baron de Reyniès à qui l’assemblée politique de Saint-Antonin donna en 1620 commission pour lever une compagnie de chevaux légers.

 

Le baron de Reyniès se signala au fameux siège de Montauban, où il fut blessé en combattant parmi les intrépides défenseurs de cette ville héroïque. Il avait épousé la sœur du baron de Panat, qu’il surprit le 16 juin 1616, selon Gaches, en flagrant délit d’adultère. De cette malheureuse union était née une fille Anne, qui épousa en 1624 Pierre de Gironde et qui finit par abjurer, après avoir scandalisé toute la Province par les écarts de sa conduite. Le baron se remaria avec Julie de Pons ; c’est sans doute de ce second mariage que naquit Etienne, marquis de Reyniès, qui fut commissaire du roi au synode de la Haute-Guyenne, tenu à Saint-Antonin le 15 septembre 1672.

 

P 382 la France protestante ou Vies des protestants français qui se sont faits un nom dans l’histoire, tome 9, 1859

  

Mémoires de Maximilien de Béthune, duc de Sully, principal ministre d’Henri le Grand, mis en ordre avec des remarques, 1788

 

***********************

Capitaine Caravelle - Josse Lambert D'Aymier,

 

 

Dans quel camp se trouvait LAMBERT d'AYMIER (capitaine Caravelles) en 1592 ?

 

On mentionne qu’il changeât de camp au cours de ses combats, au long de sa vie.

En 1592, il était aux côtés du duc de Joyeuse

Il suivit d'abord le parti de la ligue, puis se mit, dit-on, avec les royalistes. Gaches indique que en 1590 ''de déplaisir il quitte le duc''. On peut penser que ce fut de courte durée, puisqu'il est mentionné au siège de Villemur en 1592 (quelques auteurs dont les Annales et Gaches: " le duc avait mis 200 soldats commandés par Caravelles et Lacam" - p.437).

 

*Il convient d'abord de ne pas le confondre avec DEYME ou DEYMIER ou DESMES  qui se porta au secours – en 1592 – de la place de Villemur et qui y entra [cf : la plupart des chroniqueurs] :  Roger Durfort, seigneur de Deyme.

 

* Josse Lambert d'Aymier, dit le capitaine Caravelles combattit, un temps, avec le duc de Joyeuse :

   « nous devons signaler le meurtre de Lambert Deymier, seigneur de Roquemaure, qui avait servi dans l’armée du duc de Joyeuse, au siège de Villemur ; ce personnage surnommé le capitaine Caravelles, s’était réfugié au château de Villemur, où il se fit tuer en se défendant ».

Histoire de Fronton et du Frontonnais, Adrien Escudier, tome 2, p.254    

       

Gaches en 1586 le décrit : "Caravelles qui portait une mandille de velours sur ses armes avec 4 soleils en broderie"

 

Le capitaine Caravelles, sieur de Caravelles désigne  celui qui – au préjudice de la trêve et de la suspension d’armes - s’est emparé de Buzet en 1594 ? il fera fortifier cette ville, qui lui sert de base pour lancer ses opérations de brigandage. Diverses décisions  des Etats du Languedoc le concernent. Il meurt tué au château de Villemur où il s’était réfugié.

En 1592, il soutint Latour de Reyniès (calviniste) dans la défense de la place de Villemur. Il combattra aussi dans le camp royaliste.

On le nomme Josse Lambert (Etats du Languedoc), d’Aymier, Deyme.

On le désigne comme Seigneur de Roquemaure. Comment l’était-il ?

  

1 / Son nom : ? ses origines ?

-         Josse Lambert, dit le Capitaine Caravelles.  Il est  dit fils d’Antoinette Nogaret de la Valette

-         Lambert d’Aymier (3) fils de Pierre d’Aymier, seigneur d’Arquès et de Lias au comté de Lisle-en-Jourdain (cf abbé de Carsalade – Revue de Gascogne)

 

Il est en effet de fils de Pierre Deimier seigneur d'Arques qui a épousé le 15 décembre 1530

Antoinette  de la Valette  [fille de Bernard sgr de la Valette et de Anne de Bretolène de Circq] .

 

8 Janvier 1595 - Les états du Languedoc (parti de la Ligue) chargent leur syndic :

« de poursuivre la réparation des excès commis par Josse Lambert, dit: le Capitaine Caravelles, qui s'est saisi de Buzet  au mépris de la trêve ».

Jean Lestrade – Les Huguenots dans les paroisses rurales du diocèse de Toulouse, 1939, p366-367

 

 

2 / Roquemaure

Retranché à Buzet en 1597

En 1603 à Roquemaure (Lambert d’Aymier) cité  par Yves-Marie Bercé (4)

Elie Rossignol dans ses monographies communales du département du Tarn,  écrit dans sa présentation de la commune de Roquemaure : « Roquemaure fut occupé par le capitaine Caravelles, et assiégé par le sénéchal Cornusson auxquels les états tenus à Carcassonne en décembre 1603 payèrent les frais du siège.

Ce Caravelles, chef de brigands selon les uns, gentilhomme, seigneur de Roquemaure, selon les autres avait d’abord servi la ligue, puis il entra dans celui des royalistes et s’empara de Buzet d’où il rançonna tous les environs. A la publication de la paix, le parlement de Toulouse envoya le grand prévôt pour se saisir de lui : Caravelles fut pris dans le château de Villemur et tué sans pitié ».

 

3 / le brigand

Saint Sulpice représentera une tête de pont pour organiser les attaques pour réduire Caravelles[1]

Il tuera quelqu'un par accident.On en profite pour donner un jugement définitif.

 

4 / sa fin

1607 Villemur (Lambert d'Aymier). On dit qu'il fut tué au château de Villemur où il s'était réfugié.

Il fut tué par les archers le 11 juin 1607

 

Jean Lestrade, « Les Huguenots dans les paroisses rurales du diocèse de Toulouse », p 366 : le capitaine Caravelles à Buzet (1595-1597)  en mentionne pour le 8 janvier 1595 le nommant Josse Lambert, capitaine Caravelles ; mars 1595 ; février 1596 et décembre 1596 « …les indues exactions faites sur les marchandises audit Buzet, par le sr Caravelles » ; novembre 1597 : «Joyeuse et Ventadour seront priés de tenir la main à la démolition  de la citadelle que la capitaine Caravelles fait construire à Buzet, au moyen de laquelle il continue, de plus en plus,  ses maléfices et indues exactions ». novembre 1602  décidé de prier M. Ventadour « s’employer son autorité et les forces du pays pour faire cesser les excès du cadet de Sénéjouls et du capitaine Caravelles ». A l’Assemblée tenue du 11 décembre 1603 au 19 janvier 1604, on communique au bureau, l’état des frais faits pour assiéger, dans Roquemaure, le capitaine Caravelles.

 



(3) - La Revue de Gascogne [de la  Société historique de Gascogne] 1878 le nomme  Lambert d’Aymier, sieur de Caravelles.

L’abbé de Carsalade du Pont a raconté avec verve la singulière vie de Lambert d’Aymier, sieur de caravelle,  capitaine Caravelles, capitaine d’un régiment de chevaux-légers, dit le régiment de caravelle, fils de Pierre d’Aymier, seigneur d’Arquès et de Lias au comté de Lisle-en-Jourdain –bibliog. revue des Questions Historiques,  1878, p 665 – voir  d’Aymier (Lambert d’), capitaine Caravelles, Revue de Gascogne 1973, p77-78,245,478.

(4) - Histoire des croquants, étude des soulèvements populaires au XVII° dans le Sud-ouest de la France, Yves-Marie Bercé, 1974, p 135,  (2 tomes)

 

il convient de distinguer :

Josse Lambert d'Aymier, capitaine Caravelles (notice ci-dessus)

 

& Deyme - protestant (notice ci-dessous)

 

La France protestante  ou vie des protestants français qui se sont fait un nom dans l’histoire, par MM.HAAG,  Paris, Bureaux de la publication, 1846-47, p 507

 

DURFORT

BRANCHE DE DEYME
Sans occuper dans le Nobiliaire une place aussi éminente que celle de Duras,
cette branche de la famille de Durfort tenait un rang distingué dans le  Quercy, et cependant on n'en a jamais,  que nous sachions, dressé la généalogie exacte.

Aussi rencontrons-nous, dès l'abord, des contradictions, les uns appelant Roger, le vaillant capitaine  de Castres, qui s'est fait un nom dans
les guerres du roi de Navarre, les autres lui donnant le nom de Thomas. Ce Roger ou Thomas de Durfort, seigneur de Deyme, surprit, le 5 juin 1573, la petite ville de Sorrèze, battit, le 3 juillet, la garnison de Revel, et quelques jours après, celles de Saissac et de Villespi. L'année suivante, il contribua à la reprise de Castres, et s'empara  de Villespi, en 1575. Le 29 mai 1576, il prit par escalade Tréville,  qu'il brûla. En 1577, il emporta d'assaut  le château de Padiez, et emmena à Puylaurens la veuve et les enfants du seigneur du lieu, qui embrassèrent la religion protestante. Peu de temps après, il se joignit a Paulin et servit sous Chatillon au ravitaillement de Montpellier. Le 13 septembre 1580, secondé par le capitaine Sabaut, il se rendit une seconde fois maître de Sorrèze, dont il fut nommé gouverneur. En -1586, il guerroya dans le Lauraguais, dont il avait obtenu le gouvernement, et dans le Rouergue; prit, avec le secours de Tanus, Viterbe, près de Lavaur, et tous les forts tenus par les Ligueurs le long de l'Agout, jusqu'à Villemur. Il voulut inutilement empêcher Joyeuse de s'emparer de Montesquieu, mais plus heureux quelques jours après, il jeta La Roque, avec du renfort, dans Le Mas-Saintes-Puel les, que les trois capitaines, Sabaut, Pelras et Portal défendaient vaillamment, et força ainsi les Catholiques à en lever le siège. En 1587, il prit part a différentes expéditions, sous les ordres de Montmorency, et fut blessé au secours de Roquecourbe. En 1592, il contribua à la défense de Villemur et à la défaite de Joyeuse ; mais, trois ans plus tard, il tomba dans une embuscade et fut tué de sang froid par les Ligueurs de Castanet.

 

Deyme avait épousé, en 1573, Catherine Hunaud, fille de Pierre, seigneur de Lanta, et de Marguerite de Montbrun. Il en eut trois fils, nommés PIERRE, ISAAC et THOMAS.

Isaac, seigneur de Deyme et de Caujac, le seul des trois frères qui soit un peu connu, épousa Marie-Elisabeth de La Salle, fille du colonel de cavalerie Jean de La Salle, et en eut des enfants sur lesquels nous ne possédons aucun renseignement. Malgré les alliances contractées à diverses époques entre la branche de Durfort-Boissières et les familles protestantes de Gontaut-Biron, de Clermont de Piles, de Gimel-Paluel, nous ne nous croyons pas suffisamment autorisé à l'admettre dans notre ouvrage, car jusqu'ici nous n'avons rencontré ce nom ni dans les actes des synodes ni dans ceux des assemblées politiques .

 


© 2016 CT