MALPEL   



 

 

Malpel de Latour

avocats et juristes

ébauche

créé le 31 août 2008

 

Les Malpel apparaissent fréquemment à Villemur - plusieurs familles portant ce nom.

On aura relevé parmi les maires de Villemur.

 

 

deux familles de Capitouls

 

Les Malpel avec les Vacquié constituent deux familles bien particulières

Toutes deux se trouveront anoblies du fait de l’exercice du capitoulat à Toulouse et se trouveront à l’assemblée de la noblesse, tenue à Toulouse en 1789.

-         Jacques de Vacquié, capitoul en 1756

-         Jacques Malpel écuyer fut capitoul en 1739 -  Malpel lieutenant de la maîtrise des eaux et forêt de Villemur sera éloigné à 20 lieues de cette ville pour y avoir porté le trouble et la division [1741-49 inventaire AD de l’Hérault]

-         Joseph Marie Malpel de Latour, avocat au Parlement, conseiller du roi, lieutenant des eaux et forêts de Toulouse, capitoul en 1775-76-77-78. 

 

 

 de l'administration et du barreau

 

Joseph Marie Malpel de Latour[1]

-         avocat au Parlement, conseiller du roi,

-         lieutenant des eaux et forêts de Toulouse de 1775 jusqu’à la fin en 1778,

-         capitoul en 1775-76-77-78. - Dispenses de service ou des permissions temporaires de s'absenter concernant les capitouls Malpel de Latour 5 septembre 1775.

-         Il assista à l’assemblée de la noblesse, tenue à Toulouse en 1789.

 

 

Marié le 14 mai 1755, Villemur-sur-Tarn,31340,Haute-Garonne,Midi-Pyrénées,FRANCE, avec Françoise Maichens ou Méchens[2]  

 

ses deux fils :

Athanase Joseph Marie Alpinien : coseigneur, avocat, ancien magitrat, officier municipal pendant la Révolution.

Frédéric François Félicité  : avocat, professeur de droit, exerce aussi des fonctions municipales à Villemur.

   

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le frère de Joseph Marie [3]   :      Michel Athanase

le 28 septembre 1741 – Villemur

homme de loi, avocat au Parlement

Il habite Toulouse –13° section 

il a trois  enfants :

§       N - Le 11 septembre 1793, une bande d’agitateurs conduits par le fils Malpel réclament des armes et un uniforme. Les autorités montagnardes ripostent vigoureusement : dragons et gendarmes nationaux dispersent  les agitateurs.

« Malpel fils domicilié à Toulouse, condamné à mort comme chef d’émeute le 17 frimaire an II par le tribunal criminel du département du départ[4] » ; condamné par contumace[5].

 

  • officier municipal de Toulouse,
  • procureur syndic du district de Toulouse
  • procureur général du département  

Toulouse, le huit juin 1793, l’an deuxième de la République. « à la demande d’une infinité de bons citoyens, et sur l’énumération de plusieurs faits, Mailhe & Lombard-Lachaux, commissaires de la convention, suspendirent Malpel de ses fonctions de procureur-général-syndic ».  Destitué de ses fonctions par arrêté des représentants du peuple

Détenu depuis le 23 août – a 54 ans. « Il jouit d’un revenu de 5000 livres provenant de plusieurs biens de campagne. Il est jugé d’un caractère astucieux et dissimulé, ayant favorisé les prêtres réfractaires et les ci-devant moines ainsi que les aristocrates – dangereux par ses grands talents. Il est sorti pour cause de maladie ; détenu – à cet effet, il sera incarcéré après sa guérison ».

 

Eléments recueillis : 1788 - Registres paroissiaux de Villemur-

François Joseph Ferdinand de Malpel Latour fils légitime de noble Athanase Joseph Marie Alpinien de Malpel Latour, écuyer, coseigneur directe dans la ville de Villemur, et de dame Marguerite de Cavalié mariés, né le cinquième septembre mil sept cent quatre-vingt-huit, ayant été ondoyé le sixième dudit mois et an par Me Soubirane, vicaire  de la paroisse St Michel dudit Villemur soussigné, lui avons suppléé les cérémonies du baptême le sixième octobre  de ladite année, étant parrain, noble Joseph Marie de Malpel Latour écuyer, conseiller du Roy, lieutenant honoraire de la maîtrise des eaux et forêts de Toulouse, ayeul paternel et marraine dame Jeanne Joséphine de Cavalié née de Lieuze pour dame Françoise Vincens de Cavalié ayeule maternelle habitante à la vallée Ile St Dominique, etc..

Signatures – relevons : Malpel de Latour née Cavalié ; De Malpel parrain ; Joseph Malpel ; Marie Malpel ; divers Cavalié ; de pouzols ; Clairac ; Pendaries ; Pouch ; Prouet

 

 

 

-         François Frédéric Félicité dit Frédéric, Maire de Villemur (1800-1802)  

       né le 15 décembre 1765, décédé dans sa maison à Lagarrigue (Magnanac) le 15 février 1849 à 10 h du matin, à l'âge de 83 ans, chevalier de la légion d'honneur, veuf de Marie Antoinette Viguier .

Juge de paix à Villemur, avocat, professeur de droit, recteur.

 

Frédéric Malpel, habite La Garrigue/Magnanac 

 

 

 

précédemment :
- Hilaire, marchand, conseiller-auditeur des comptes de Villemur en 1703 -  cf Sevène, p. 112 (délib. 4 et 17 septembre 1702, et 25 février 1703).
- le juge Malpel à Villemur, vers 1725 - cf Sevène, p. 129.

[1] Cf Histoires des institutions religieuses, politiques, judiciaires et littéraires de la ville de Toulouse par M. le chevalier du Mège, tome II, 1844. Le nobiliaire toulousain d’Alphonse Brémond  le nomme Jean Marie avec les mêmes informations, 1863.

[2] Sources : Jean-Claude François

[3] Les reclus de Toulouse sous la terreur, Baron de Bougon, 1895  –registres officiels, p. 80

[4] Dictionnaire des individus envoyés à la mort judiciairement

[5] cf de Bouglon « les Reclus de Toulouse sous la Terreur – Registres officiels concernant les citoyennes emprisonnés comme suspects – fascicule 2,  aux carmélites, 1895

 


MALPEL  Michel Athanase, naquit à Villemur 28 septembre 1741 [NDLR  et non à Toulouse comme le dit l'auteur de la notice  d'une famille qui avait reçu les honneurs du capitoulat. Athanase Malpel fut destiné par ses parents à suivre la carrière du barreau ; ses premières études furent brillantes, et ses progrès furent si rapides dans l'étude du droit, que presque au sortir de l'université il disputa une chaire d'agrégé. Malpel terrassa ses concurrents par la force de ses arguments ; les juges furent même obligés de convenir qu'il leur avait été bien supérieur ;.mais malgré cela, ils crûrent, dans leur sagesse, ne pas devoir lui accorder ce qu'il méritait si bien. Peu de temps après, Malpel débuta au barreau du parlement, avec un succès éclatant. Il plaida avec tant d'art contre le procureur général dans une cause qui intéressait quelque hospice, que le premier président ne put s'empêcher de le féliciter publiquement. Depuis cette époque, Malpel eut un emploi des plus considérables. La grande connaissance qu'il avait acquise du droit romain, et les ressources étonnantes qu'il déployait dans les affaires les plus épineuses, lui méritèrent bientôt la réputation d'un jurisconsulte éclairé. Le travail excessif de la plaidoirie ne tarda pas à altérer sa santé ; il le quitta entièrement, pour se livrer à Celui du cabinet. La révolution survint, et la voix publique désigna Malpel pour remplir d'abord la place d'officier municipal à Toulouse, ensuite celle de procureur-syndic du département, et enfin celle de procureur-général-syndic. Dans toutes ces places, Malpel donna des preuves de son talent , et sur-tout de la modération de ses principes ; c'est à ça double titre qu'il s'attira l'animadversion des révolutionnaires de 1793. 11 fut la même année destitué de ses fonctions de procureur-général -syndic, par arrêté du fameux Chabot, conventionnel. Dès ce moment, Malpel fut gardé à vue dans son domaine de Caumon, par quatre gendarmes ; enfin , il fut transféré aux Carmélites au commencement de 1794, et il tomba dangereusement malade ; il obtint cependant la permission de se faire transporter chez lui, où il mourut bientôt après. Malpel a laissé 4 volumes de Mémoires manuscrits, que possède M. Malpel neveu, avocat à Foix, et auquel nous devons les renseignements qui nous ont servi pour écrire cette notice.

Biographie toulousaine ou biographies historiques, tome 2 1823 p 503, Étienne Léon Lamothe-Langon, Alexandre Louis Charles André Dumège, et autres. 

 

Frédéric Malpel,

juge de paix, avocat, professeur de droit.

 

La faculté de droit de Toulouse vient de faire une grande pêrte.M. Malpel professeur de code civil, ancien doyen et ancien recteur est mort le 15 de ce mois sur son domaine de Villemur à l’âge de 83 ans.

La nouvelle de ce triste événement a produit dans notre ville une douloureuse sensation ; cette sensation a été encore plus vive au barreau, à l’école de droit et  dans tous lres rangs des hommes voués au culte de la science ou à la pratique des affaires. Là, surtout, on s’est plu à rappeler les facultés éminentes de celui sur lequel la tombe  vient de se fermer , son immense aptitude ; les succès qu’il avait obtenus tour-à-tour comme avocat, comme professeur, comme jurisconsulte, comme écrivain succès qui ont eu un grand éclat et dont le retentissement n’est resté renfermé, ni dans l’enceinte de notre ville, ni dans les limites d’une seule province.

Avocat plaidant à la cour d’appel de Toulouse, durant une période de plus de quinze années, M. Malpel y avait conquis une clientèle des plus nombreuses et des plus honorables. L’attrait de son improvisation qui parut d’autant plus remarquable, qu’on n’avait plaidé alors qu’au moyen de brevets écrits, l’habileté de sa dialectique, la lucidité de son exposition, la forme distinguée de son argumentation, lui concilièrent bientôt les suffrages de la magistrature et la confiance du public. Peu de temps après son début, il s’était élevé au premier rang. Il ne fallait pas moins que les facultés dont son esprit était doué, pour lutter tous les jours contre des rivaux, tels que les Carles, les Dubernard, les Romiguière. Le premier avait peut-être plus de finesse et plus de ressource dans l’invention des moyens, le second pouvait être plus subtil et plus ingénieux , le troisième avait assurément plus d’autorité dans sa parole ; il réunissait à un plus haut degré tant les qualités qui constituent un orateur de premier ordre , mais aucun d’eux n’était plus jurisconsulte que M. Malpel, aucun d’eux ne possédait mieux que lui la véritable doctrine, la doctrine pure du droit civil. C’est un témoignage que les honorables émules se plaisaient à lui rendre, et on n’est jamais bien jugé que par eux.. Son mérite était d’autant plus apprécié que M. Malpel avait vi s’écouler les plus belles années de sa vie dans la carrière militaire, ou dans l’exercice des fonctions modestes de juge de paix du canton de Villemur, son pays natal.

Il ne faut donc pas s’étonner si, deux chaires de code civil devinrent vacantes, en 1819, à la faculté de droit de Toulouse, l’opinion publique désigna aussitôt M. Malpel comme un des prétendants légitimes à l’une d’elles. Les épreuves du concours ne tardèrent pas à justifier cesd préventions favorables. M. Malpel fut nommé à la chaire qu’avait occupé M. Jamme. Il partagea la palme des vainqueurs avec M. Delpech qui, lui aussi, a projeté un grand lustre sur la chaire Qu’il conquit dans le même concours.

Elève de M. Malpel à une époque où son talent était encore dans toute sa vigueur, j’ai pu apprécier par moi-même toutes les qualités de son enseignement. Sa méthode était excellente. Ce qui en constituait le fond ou le côté dominant, c’était un esprit d’analyse qui disséquait admirablement toutes les parties d’un texte, qui mettait en relief toutes les difficultés qu’il pouvait présenter et faisait toucher du doigt aux esprits les plus novices les raisons douter et les raisons de décider. Il avait puisé les premiers germes de cette méthode dans les études philosophiques qu’il avait faites à l’ancien collège de l’Esquile, sous la direction d’un homme devenu depuis célèbre, sous la direction de M. Laromiguière. Après avoir été un de ses disciples les plus distingués, M. Malpel avait eu le bonheur de devenir son ami. Il aimait à rappeler souvent cette amitié qui était en effet très honorable et très flatteuse, et il ne parlait qu’avec l’accent de la plus profonde reconnaissance des bontés qu’il avait eues pour lui, un des plus illustres fondateurs de la philosophie moderne.

Ainsi discipliné par d’excellentes études classiques, l’ ‘esprit du savant professeur avait été admirablement préparé à l’étude et à l’enseignement du droit. Personne n’était plus disert, ni plus attachant que lui dans l’exposition d’une doctrine. Il s’abandonnait peut-être un peu trop au courant de sa facilité naturelle ; peut-être accordait-il aussi une place trop large aux

 

Eléments de la jurisprudence ; mais ces légers défauts qui s’expliquent si bien de la part d’un homme enseignant  mûri dans la polémique du barreau étaient rachetés chez lui par tant d’autres avantages, qu’ils passaient inaperçus au milieu de l’attention des élèves toujours séduits, toujours captivés par le charme de sa parole. Si l’abondance élégante et harmonieuse de son langage attestait les heureuses dispositions dont la nature l’avait doué, l’exactitude au coin de laquelle il était marqué, prouvait le sérieux de ses connaissances positives en législation. Le droit n’est autre chose qu’une langue bien faite, il n’est donné qu’aux vrais jurisconsultes de la parler correctement. Eh bien ! j’oserais affirmer qu’il n’est peut-être jamais arrivé à personne de surprendre M. Malpel employant une locution ou un mot impropre. Il avait donc le droit de se montrer très exigeant à cet endroit ; aussi recommandait-il à ses auditeurs avec le plus grand soin l’exactitude à laquelle il s’était habitué. Un terme inexact produisait sur lui, et comme à son insu, l’effet que produit une fausse note sur l’oreille d’un musicien consommé.
Pour mon compte, je déclare n’avoir jamais connu une organisation plus heureuse que la sienne pour les études juridiques. Il savait sans doute beaucoup et bien ; il savait autant de  droit romain  qu’il en fallait pour l’explication de notre droit moderne ; il savait surtout parfaitement l’ancienne jurisprudence des pays de droit écrit, et son esprit, servi par une mémoire d’élite, en avait retenu les plus précieux documents ; il savait encore mieux la législation révolutionnaire ou transitoire qu’il avait personnellement expérimentée. Mais ce Qu4il pouvait ignorer, il semblait le pressentir ou le deviner. Il avait, on peut le dire, l’instinct de la science et rappelait, sous ce rapport, ce que nos ancien nous ont transmis de l’ancien avocat au Parlement, Desirat.

Les succès de l’avocat et du professeur avaient assuré ceux du jurisconsulte. A peine M. malpel fut-il retiré du barreau qu’il vit son cabinet fréquenté par une foule de clients qui venaient lui demander des consultations. C’était un grand honneur, à une époque où fleurissaient encore dans notre cité les Espinasse, les Roucoule, les Laviguerie, où ces nobles et glorieux vétérans de la jurisprudence projetaient dans les premières années de leur verte vieillesse les plus vives  lumières dur le midi de la France. Associé à leurs travaux, admis à leurs conférences quotidiennes, M. Malpel vit bientôt son nom faire autorité devant un grand nombre de tribunaux. Il était des contrées où on n’avait pas engagé ou soutenu un procès important sans avoir pris son avis. Dans sa consultation, il avait peut-être le tort d’hésiter trop souvent, de ne pas compter assez sur ses forces et sur son expérience. Il ne savait pas assez être convaincu, profondément convaincu ; il avait trop de tendance à revenir sur ses résolutions. Mais j’ai remarqué plus d’une fois que les esprits les plus résolus et les plus invariables dans une décision, n’étaient pas toujours les plus sûrs, ni les plus droits. Qu’on consulte la biographie des jurisconsultes romains, et on verra qu’il leur arrivait souvent de douter, de modifier leur première opinion . ne rencontrons-nous pas bien souvent dans leurs fragments les formules mihi videtur. ?.. verius videtur… magis puto…vercor ne non ita sit… Le plus illustre d’entre eux ; Papinien, ne disait-il pas dans une occasion : nobis aliquando placebat ; sed in contrarium me revocat Sabini sententia. Cujas n’a-t-il pas dit de son côté, en parlant de cette franchise de Papinien : « Elle me plaît beaucoup, elle doit être un enseignement pour tous » Haec ingenuitas Papiniani mihi valde placet, et debet esse omnibus documento.

Celui-là seul qui ne voit pas, qui ne comprend pas les difficultés, ignore le mérité qu’il y a dans un doute intelligent ou dans une conversion consciencieuse.

Il ne manquait plus à l’avocat disert, au professeur distingué, au jurisconsulte éprouvé que la gloire de l’écrivain. Cette gloire ne lui fit y pas défaut.

Dans le courant de l’année 1824, M. Malpel publia son traité Elémentaire des successions ab intestat. Il le publia sous les auspices du vénérable M. Laviguerie, son patron et son ami particulier, qui lui avait un jour révélé sa vocation à l’engageant à déposer ses fonctions de juge de paix, pour venir prendre place au barreau de Toulouse, comme autrefois une avocat au Parlement avait fait la même révélation à M. Lavigueire le père. L’auteur n’avait destiné son livre qu’à ses élèves, il le déclare lui-même dans son introduction, et chacun de ses chapitres porte le titre de Leçon. Sa modestie avait dissimulé les ressources qu’il devait offrir aux personnes les plus avancées dans les sciences  et l’accueil que le public lui réservait.

Il n’est dons pas dans cette matière si usuelle, mais pleine de difficultés et féconde en controverses, un point culminant qui ne soit examiné en conscience, débattu avec discernement, résolu avec une grande justesse. On y remarque plusieurs dissertations qui ne laissaient rien à désirer. Le fond et la forme sont tout à fait irréprochables. Je signalerai par exemple la dissertation sur la théorie médico-légale de la viabilité, sur la validité des aliénations  par l’héritier apparent, sur l’interprétation des articles 845 et 857 du Code Civil, interprétation qui faisait alors le tourment des jurisconsultes et divisait la cour de cassation et les cours d’appel.

Il ne faut pas espérer de rencontrer dans ce travail ni cette touche vigoureuse, ni cette élévation des aperçus philosophiques qui ont caractérisé plus d’une production moderne. Les cadres adoptés par M. Malpel ne le permettaient pas ; mais on y retrouve avec plaisir ses qualités dominantes. C’est bien toujours ce fil conducteur de l’analyse qui nous fait parcourir sans effort toutes les parties intéressantes du sujet, cette critique fine, pénétrante, délicate, qui relève avec bonheur les erreurs ou les inexactitudes de la doctrine ou de la jurisprudence ; c’est bien toujours un légiste éminent qui parle pertinemment et savamment de choses qui lui sont familières, qui concilie heureusement la doctrine et la pratique ; enfin c’est bien cette plume exercée, rompue à tous les exercices de la controverse, qui ne laisse à l’écart aucun détail important. – Aussi ce livre fut il l’objet d’un accueil empressé de la part des jurisconsultes les plus éminents. M. Merlin le cita avec éloge ; M. Dalloz en donna de larges résumés dans son dictionnaire alphabétique ; plus récemment M. Troplong l’a invoqué plusieurs fois avec fruit.

 Ces suffrages, ces témoignages d’estime publics, réitérés, spontanés, élevèrent le niveau de la réputation de M. Malpel. Il fut et avec juste raison, plus particulièrement sensible au suffrage de M. Merlin, dont il aimait lui-même à invoquer l’autorité dans la plupart de ses solutions.

Ce succès est sans contredit le plus considérable de tous qu’il a obtenus dans sa longue carrière.

Le traité des successions ab intestat, ainsi consacré par une autorité suprême, nous restera donc ; il est acquis définitivement à la science. Nous le plaçons avec un légitime orgueil, nous ses anciens collègues, à côté des travaux de nos plus illustres devanciers, à côté des travaux de d’Hautesserre et de Boutaric ; nous sommes heureux de pouvoir ainsi renouer par lui et avec lui la chaîne de nos plus glorieuses illustrations.

Un ouvrage sérieux n’est pas seulement une œuvre méritoire pour son auteur, il appartient au corps savant dont l’auteur est membre, il rejaillit sur le corps tout entier.

Parlerais-je maintenant des qualités privées de M. Malpel ? mais le deuil de sa famille et de ses amis est bien plus expressif que je ne pourrais l’être moi-même. De sa bienveillance à l’égard de ses élèves ? Mais qui ne sait que jamais, dans l’Université, un nom ne fut plus populaire que le sien ! Me constituerai-je l’interprète des regrets de tous ses anciens collègues. Mais que pourrais-je dire que le public ne sache et n’ait déjà dit avant moi ?

Attachons-nous plutôt à conserver de lui le pieux souvenir auquel il a droit. N’oublions pas que ce souvenir oblige ; aspirons à ne pas nous monter trop indignes d’un tel maître et d’un tel collègue ; aimons à nous protéger de quelques uns des rayons de cette auréole qu’il a fait briller sur sa chaire, et ne négligeons rien pour apporter à la prospérité de notre Faculté qu’il a tant aimée, qu’il a si bien servie, dont il a été une des lumières, le faible contient de notre zèle, de notre application et de nos efforts.

Benech, [professeur à la Faculté de droit de Toulouse,  mort en 1855, était né àBardigues (Tarn-et-Garonne), en 1807].

"le journal de Toulouse"- 21 février 1849 . 

 

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Gasc

Marguerite Honorine de Malpel-Latour épouse Jean Gasc, avocat, homme politique, conseiller d'Etat

Ils auront une fille : Marie Antoinette Honorine, née à Toulouse en 1819, décédée à Magnanac, au château de Lagarrigue le 24 août 1874, à l’âge de 54 ans.

Elle fut une pianiste  renommée. Chateaubriand la croise à Bordeaux. Elle est connue comme une égérie de Napoléon III.

Elle épouse Christian Jean Pierre Yvan Oldekop[1] né le 15 août 1804 à Talence, décédé le 9 juin 1866 à l’âge de 61 ans.

Ils eurent un fils Carl[2] Marie Honoré Ivan né en 1841, décédé le 30 octobre 1897 à Aire. Il eut 3 enfants : Napoléon Louis (1876), Marguerite, Yvan Charles Marie (1881)



[1]   Oldekop, attaché à la personne  de l'empereur comptait parmi les familiers de l’empereur. Il vivait au château de Lagarrigue à Magnanac. Mme Oldekop, son épouse, née Gasc,  était de notoriété publique, l'égérie de l'empereur. C'est pourquoi Napoléon III fit plusieurs séjours à Magnanac. Il légua à l'église du village deux tableaux qu'on peut voir au fond de la nef...Marcel Peyre.

[2] Sources :  Généanet Philippe Savignac

 

 

Jean Gasc,

né à Toulouse le 30 novembre 1794,

Avocat,

conseiller municipal de Toulouse et adjoint au maire,

député le 13 mai  jusqu’au  02 décembre 1851 [Haute-Garonne - Droite monarchiste]

conseiller Général de Villemur en novembre 1833, puis en 1864 et 1867

maître des requêtes au Conseil d’Etat en 1852, puis Conseiller d’Etat en service ordinaire, en retraite le 12 novembre 1873,

décédé à Toulouse  le 5 juin 1875.

 

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Oldekop & Auberjonois

 

Avec ce patronyme nous quittons l'ancrage villemurien, voire toulousain pour rencontrer les familles européennes.

 

Christian Jean Pierre Yvan Oldekop (1804 - 1866) épouse Marie Antoinette Honorine Gasc (1819 - 1874) fille de Jean Gasc  (1802 - 1875) et de Marguerite Honorine de Malpel-Latour (1805 - 1874 ). Les Oldekop appartiennent à une lignée russe et allemande établie dans le service des armes (familles de militaires).

leur fils : Oldekop Carl Maria Honoré Yvan (né le 09 décembre 1841, décédé le 30 octobre 1897 à l’âge de  56 ans au Château du St Jean, Cazères-sur-l'Adour, 40270) épouse le 07 octobre 1872 à Saint-Julien-Beychevelle, 33250 Jeanne Marie Wilelmina Bontemps-Dubarry  née le 24 juin 1846, Bordeaux, 33000, décédée le 13 octobre 1926, Cazères-sur-l'Adour, 40270, à l'âge de 80 ans),

Carl sera Conseiller d’Etat, directeur de la Souveraineté du Peuple, de Toulouse , ayant demeure à Toulouse 10 rue Tolosane (en 1887, quelques années après au n°14 de la même rue), appartenant à la Société de géographie de Toulouse. La famille possède le château de la Garrigue.

 

Ils ont 3 enfants

 

-         Napoléon Louis, né en 1875

-         Marguerite,  

-         Yvan Charles Marie né le 23 février 1881, décédé le 5 mai 1915 (à l'âge de 34 ans).
Il épouse  le 12 mars 1912 Marie de Blives.

 

Ils auront 2 filles :

-Marie Lys qui épouse Maurice Auberjonois, ami du peintre Théodore Strawinsky

-Simonne (1915-2004)

 

Maurice Auberjonois [1909 - 1991] et son épouse, dans l'après-guerre immédiat, sont présents à la Garrigue.  Nous  ne savons quand le domaine s'est vendu.

 

 

 


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