Maison de FOIX   



 

 

Maison de Foix

 

Les Comtes de Foix,

Vicomtes de Villemur

 

 1425

Jean III [de Grailly] Comte de Foix [1382-1436]

 

Acquisition de la vicomté de Villemur

JEAN, III. du nom, Comte de Foix et de Bigorre, Vicomte de Béarn et de Villemur, par acquisition, fut Comte de Bigorre, par traité passé en 1415, avec Bernard VII, Comte d'Armagnac  eut le Gouvernement de Dauphiné en 1416, ensuite celui du Languedoc en 1454; apaisa les habitants d'Avignon qui s'étaient révoltés contre le Pape, et mourut à Mazères en 1456, fort regretté. Ce fut lui qui fit battre à Pamiers une Monnaie, appelée les Guilhems. Le Roi, mécontent de cette entreprise, lui pardonna cependant.

 

Il avait épousé : 

1° en 1413, [ou 12 novembre 1402] Jeanne de Navarre, fille aînée de Charles III, Roi de Navarre, et de ELéonore de Castille morte sans enfants en 1410 ;

2° en 1422, [11 février] Jeanne d’Albret, fille de Charles I, Sire d' Albret, Connétable de France, et de Marie de Sully de Craon ;

3° en 1456, [ou en 1435] Jeanne d'Aragon, fille de Jacques II, Comte d'Urgel, fils de Pierre, et  de Marguerite de Montserrat. Elle ne fut qu'un mois avec son mari, et se remaria à Jean Raimond, créé premier Duc de Cardonne et Connétable d'Aragon, dont elle eut postérité.

 

Sans postérité du 1er et du 3° mariage.

Du second lit vinrent :

  1. GASTON, qui suit ; x Leonor, reine de Navarra
  2. PIERRE, Vicomte de Lautrec, tige des Vicomtes de ce nom, rapportés ci après.  x Catherine d' Astarac

 

JEAN  III° du nom, Comte de Foix, eut encore pour fils naturels

    1. BERNARD DE BÉARN, auteur des Seigneurs de Gerderest éteints ,
    2. et PIERRE DE BÉARN , Abbé de Saint-Pierre de Bordeaux.

Il aura aussi deux enfants illégitimes.

-  Jean de Béarn x Angeline de Miossens

-  Bernard de Béarn x  Isabeau de Gramont

 

 

 

 

Jean, comte de Foix et de Bigorre, vicomte de Béarn, etc., gouverneur de la province de Languedoc, acquit la vicomté de Villemur au prix de treize mille écus d'or, par acte du 23 juillet 1425, passé à Toulouse. Il est ajouté, dans l'Histoire générale du Languedoc, que le roi confirma cette acquisition le 4 d'octobre suivant, et que les lettres en furent enregistrées an Parlement de Béziers, le 10 d'avril de l'an 1426.

Jean de Foix mourut en 1436, à la survivance de deux enfants males, Gaston et Pierre, laissant un testament en date de 1429, par lequel il disposait en faveur de Pierre des vicomtés de Lautrec et de Villemur.

Gaston paraît, cependant, avoir retenu la jouissance de la seconde, qu'il comprit, avec ses autres possessions, dans son hommage du 2 avril 1443 au roi Charles VII, hommage qu'il renouvela le 30 décembre 1461 à Louis XI. On lit dans l'Histoire générale de Languedoc que Gaston obtint la recréance de la vicomté de Villemur, par arrêt du Parlement de Paris du 12 février 1446, contre Jean de Montaut, qui la lui disputait, et qu'il envoya, vers 1450, un député aux Etats de Languedoc pour le représenter en qualité de vicomte de Narbonne et de Villemur.

[Sevène – Notice sur Villemur p. 22-23]

  

 1436

Gaston IV comte de Foix, [1423-1472]

 

 fils de Jean vicomte de Villemur & Lautrec

GASTON. né en 1423 ou 26 février 1423 ou 1425,

Comte de Foix et de Bigorre, Pair de France, Vicomte de Béarn, fit hommage au Roi le 2 avril 1442, des Comtés de Foix et de Bigorre, et des Vicomtes de Nebouzan, de Villemur et de Lautrec: il le renouvela au Roi Louis XI, le 10 décembre 1461. Il accompagna le Roi CHARLES VII.àlaprifedeTartas,en 1442, prit ensuite, en 1449, la forteresse de Mauléon, la ville de Saint-Sever et l’Isle en Odon , fut Lieutenant de l'Armée du Roi en Guyenne, commandée par le Comte de Dunois, avec laquelle ils prirent les villes d’Ax, Bordeaux et Bayonne, en 1453. Il s'acquit  beaucoup de gloire à la bataille de Castillon, gagnée fur les Anglais, où le Général Talbot, et son fils furent tués, après quoi il se rendit maître des Châteaux de Medoc et de Cadilhac. Gaillardet, qui commandait dans cette place, fut pendu pour avoir voulu assassiner le Comte de Foix, sous prétexte de parlementer avec lui. Il  testa à Roncevaux, le  21 juillet 1472 où il mourut, le 25 juillet 1472, âgé d'environ 50 ans, et fut enterré dans l'église des Jacobins d'Ortez. Il  avait épousé, par contrat du 1er  décembre 1434, ELÉONORE DE NAVARRE et d'ARAGON, fille de JEAN II, Roi d’Aragon, et de BLANCHE, Reine de Navarre, sa seconde femme, laquelle fut couronnée Reine de Navarre, deux jours après le décès de son père, auquel elle n’a survécu que 14 jours. Par son testament du 10 février 1479, elle désigna FRANÇOIS-PHŒBUS DE Foix, son petit-fils, pour successeur à la Couronne de Navarre, et mourut à Tudelle le 12  du même mois. Elle fut enterrée à Tafalla dans l'église ces Cordeliers, suivant fa dernière volonté.

 

De ce mariage vinrent :

  1. GASTON, x Madeleine de Valois, princesse de France [1443-1486]  

Nous trouvons dans d'anciens mémoires qui sont au château de Pau, que Magdeleine de France, tutrice de François Phœbus roi de Navarre, son fils, donna commission le 15  d'octobre de l'an 1472  pour délivrer par appanage à Jean de Foix, vicomte de Lautrec (fils de Pierre) les château et vicomté de Villemur, à condition que ces deux vicomtés reviendraient aux descendants de François Phœbus par défaut d'hoirs mâles. Au reste, le comte de Foix ne possédait que la moitié de la vicomte de Lautrec.

           

 

  1. JEAN, auteur des Vicomtes de Narbonne, rapportés ci-après ; x Marie d' Orléans
  2.  PIERRE, né à Pau le 7 février 1445, Protonotaire Apostolique en 1473, Abbé de Saint-Melaine de Rennes, puis élu Evêque de Vannes, ayant l'administration de I’Evêché d'Aire, et créé Cardinal du titre de Saint-Côme et de Saint-Damien, le 18 Décembre 1476. Ayant pacifié les troubles de Bretagne et de Navarre, il fut appelé  à Rome en 1487, par le Pape INNOCENT VII, pour apaiser ceux de Naples, où il mourut dans le Palais des Urfins, le 10 août 1490 : il rut enterré dans l'Eglise de Sainte-Marie-del-Populo des Augustins de Lombardie. Il avait été Cordelier comme son oncle ;[évêque d’Arles, lit-on ?]
  3. JACQUES, dit l'Infant de Navarre, Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, Comte de Montfort, lequel servit le Roi Louis XII. aux guerres d'Italie, assista à un tournois qui se fit à Lyon  le 22 mai 1500 et se trouva à l'entreprise de l’Isle de Metelin la même année. Il mourut en France au retour de ce voyage, sans avoir été marié, à l'âge de 30 ans, [ailleurs on le dit marié 2 fois xAna de Peralta puis x Catherine de Beaumont] laissant deux fils naturels, savoir :

-         JACQUES de FOIX, Abbé de Saint-Volusien et de la Règle,  Gouverneur de Béarn et  de la Basse Navarre, Chevalier de HENRI, Roi de Navarre, et Evêque de Lescar : il vivait encore en1553.

-         FRÉDÉRIC, Seigneur d'Almeneches en Normandie par donation du Roi de Navarre, son cousin, marié à Françoise de Silly  fille de François, Seigneur de Longrey : il mourut en 1537. Sa veuve se remaria à Jean de Bourbon, Vicomte de Lavedan ; il en avait eu JEANNE DE Foix, Dame d’Almeneches, femme d’ Armand de Gantaut, Seigneur de Badefol ;

  1. MARIE, femme, en 1456, de Guillaume VI, Marquis de Montserrat ; x Guglielmo VII Palaiologos, marchese di Monserrato
  2. JEANNE, mariée le dernier août 1468, à Jean V, Comte d'Armagnac ;  
  3. MARGUERITE de Foix, mariée à Clisson, le 27 juin 1471, avec François II, Duc de Bretagne ; elle mourut a Nantes, le 15 mai 1487, et fut enterrée dans l'église des Carmes. Elle fut mère d’ Anne, Duchesse de Bretagne, femme des Rois CHARLES VIII et Louis XII  
  4. CATHERINE, alliée, en 1469, à JEAN de  Foix II° du nom, dit GASTON, Comte de Candale , son cousin ;  
  5. ELÉONORE, promise en mariage au Duc de Medina-Cœli, et morte jeune avant l'accomplissement de cette alliance. GASTON de Foix eut encore une fille naturelle. JEANNE  de BÉARN, mariée en  1479, à Jean d'Aure, Vicomte d'Aster.
  6. ISABELLE x Guy de Pons, vicomte de Turenne

 

 

 

 

 

  

 Vers 1436

  1454

Pierre de Foix, [1425-1454]

 

né vers 1425, décédé en septembre 1454,

fils de Jean III de Grailly, et de Jeanne d’Albret  vicomte de Lautrec et de Villemur.

PIERRE de Foix, Vicomte de Lautrec et de Villemur, second fils de JEAN, Comte de Foix, et de Jeanne d'Albret, sa seconde femme, eut en partage les Vicomtes de Lautrec et de Villemur, par le testament de son père. II servit  à la prise de Mauléon et au siége d'Acqs en 1451, seconda la même année Jean, bâtard d'Orléans, Comte de Danois, à l'entrée qu'il fit dans Bordeaux ; se signala au siége de Bayonne et à celui de Cadillac en 1453, mourut à Bridère au mois de Septembre 1454, fort regretté de toute la Cour. Il avait épousé le 23 Juillet 1449, Catherine d’Astarac, fille aînée de Jean II° du nom, et de Jeanne de Barbazan, sa première femme, dont :

·        JEAN , qui suit ;

·        MADELEINE, Dame de Castillon en Médoc.



 

 

 

Pierre est  mort de la peste en 1454

[Sevène – Notice sur Villemur p. 22-23]

  

 1472-1498

Jean de Foix, [1454-1498]

fils de Pierre. Il est né vers 1454 ; décédé après 1498

Possession en 1472

JEAN de Foix, Vicomte de Lautrec et de Villemur, né posthume, fut pourvu du Gouvernement de Dauphiné par le Roi CHARLES VIII, et y fut confirmé par Louis XII. Il épousa le 25 mars 1480 Jeanne d'Aydie, comtesse de Comminges, dame de Castillon, fille aînée et héritière d'Odet d’Aydie, Comte de Comminges, Vicomte de Fronsac, Seigneur de Castillon, de Courtras, Lesparre et Lescun  -  Sénéchal, Gouverneur et Amiral de Guyenne, et de Marie de Lescun, dont :

  1. ODET,[1485-1525] x Charlotte d' Albret fille de jean d’Albret comte de Rethel et de Charlotte de Bourgogne.
  2. THOMAS, Seigneur de Lescun, Chevalier de l'Ordre du Roi , destiné dans fa jeunesse à l'état Ecclésiastique, qu'il quitta pour embrasser le parti des armes. Il accompagna le Roi FRANÇOIS I. à la conquête du Duché de Milan en 1515, assista le Pape LÉON X. à la réduction du Duché d'Urbin en 1516, fut fait Maréchal de France avant 1521, fut blessé au visage, et eut un cheval tué sous lui au combat de la Bicoque le 17 avril 1511, perdit l'Etat de Milan par son avarice et ses concussions, se retira à Crémone ou il fut assiégé, et rendit la place par une capitulation qui ne lui fit point d'honneur. Il se comporta, depuis, vaillamment à la journée de Pavie, y fut fait prisonnier et blessé d'une arquebusade, dont il mourut le 3 mars 1514, sans avoir été marié ;
  3. ANDRÉ, [1490-1547] Seigneur de Lesparre, Comte de  Montfort, Vicomte de Villemur et de Castillon, Chevalier de l'Ordre du Roi, qui le trouva à la réduction de Gênes en 1507, fut Lieutenant-Général au Gouvernement de Guyenne en 1519 commanda, depuis, une Armée pour le recouvrement de la Navarre fur les Espagnols ; se rendit maître de Pampelune le 17  Mai 1511 ; y fit son entrée le 10 suivant, et réduisit toute la Navarre à l'obéissance  du Roi HENRI D'ALBRET. Il perdit ensuite cette conquête en un jour par la bataille  qu'il livra aux Espagnols près de Pampelune, où il fut fait prisonnier après avoir perdu la vue des coups qu'il reçut sur son casque, et mourut au Château de Brenezay en Loudunois en 1547, sans postérité de son mariage avec Françoise du Bouchet, fille de Charles, Baron de Sainte-Jemme, et de Madeleine de Fonsèque. Elle se remaria avec François de la Trémouille, Comte de Benaon, Baron de Montaigu ;
  4. FRANÇOISE,[1495-1537] maîtresse du Roi FRANÇOIS I, quoique mariée, en 1509, avec Jean de Laval, Seigneur de Châteaubriant, Chevalier de l'Ordre du Roi, et Gouverneur de Bretagne, morte le 15 Octobre 1537, et enterrée dans l'Eglise des Mathurins de Châteaubriant, où se voit son épitaphe.

 

 

 

Jean, vicomte de Lautrec, fils posthume de Pierre qui était mort de la peste en 1454, fut mis, en 1472, en possession de la vicomté de Villemur.

[Sevène – Notice sur Villemur p. 23]

   

  1498-1547

André de Foix, [1490 -1547]

fils de Jean

 + sans postérité en 1547

ANDRÉ, Seigneur de Lesparre, Comte de  Montfort, Vicomte de Villemur et de Castillon, Chevalier de l'Ordre du Roi, qui le trouva à la réduction de Gênes en 1507, fut Lieutenant-Général au Gouvernement de Guyenne en 1519 commanda, depuis, une Armée pour le recouvrement de la Navarre fur les Espagnols ; se rendit maître de Pampelune le 17  Mai 1511 ; y fit son entrée le 10 suivant, et réduisit toute la Navarre à l'obéissance  du Roi HENRI D'ALBRET. Il perdit ensuite cette conquête en un jour par la bataille  qu'il livra aux Espagnols près de Pampelune, où il fut fait prisonnier après avoir perdu la vue des coups qu'il reçut sur son casque, et mourut au Château de Brenezay en Loudunois en 1547, sans postérité de son mariage avec Françoise du Bouchet, fille de Charles, Baron de Sainte-Jemme, et de Madeleine de Fonsèque. Elle se remaria avec François de la Trémouille, Comte de Benaon, Baron de Montaigu ;

 

 

 A la mort de Jean de Foix, vicomte de Lautrec et de Villemur, cette vicomté de Villemur fut comprise dans le lot de son troisième fils, André, comte de Montfort, vicomte de Castillon, seigneur de Lesparre, qui mourut sans enfants, en 1547, et dont la succession échut à sa nièce, Claude, fille d'Odet de Foix,

[Sevène – Notice sur Villemur p. 23]

 

 

1547

Claude de Foix  [1522-avant 1547]

né vers 1522 ; nièce  d’André,  elle épouse

 

1°.  Guy de Laval le 22 octobre 1535 [sans enfants] ;

2°. Charles de Luxembourg, Vicomte de Martigues, le 14 janvier 1547

et morte en couches en 1553, laissant un fils, Henri de

Luxembourg, mort en bas âge.

 [mais cette date de 1553  est douteuse puisque nous savons que sa

 Succession  est ouverte avant le 23 février 1547 _ arrêt du

 Parlement de Toulouse, et avant  le 2 juin 1549 – cahier

 délibérations de Villemur]

 

Claude de Foix est la fille de Odet de Foix et de Charlotte d’Albret.

ODET DE Foix, [né en 1485] Comte de Comminges, Vicomte de Lautrec, Chevalier de l'Ordre du Roi, Gouverneur et Amiral de Guyenne, Maréchal de France, Lieutenant-Général des Armées du Roi en Italie, se trouva a l'entrée que le Roi Louis XII fit en armes dans la ville de Gènes le 28 avril 1597, fut dangereusement blessé en 1511 à la bataille de Ravenne, où il donna des marques de son courage, et  servit au recouvrement du Duché de Milan. L'Histoire de cette conquête lui donne la qualité de Maréchal de France en 1515, FRANÇOIS I. lui en donna le Gouvernement. Il  prit Bresse et Vérone, fit lever le siége de Parme en1521, et l'année suivante il fut défait au combat de la Bicoque. La perte du Milanais lui ayant été imputée, il se retira en Guyenne dans l'un de ses Châteaux, d'où il fut rappelé quelques années après, et fut nommé Lieutenant-Général de l'Armée de la grande ligue qui se forma en Italie contre l'Empereur CHARLES-QUINT. Il marcha contre Pavie qu'il emporta d'assaut , la mit au pillage, et alla mettre le siége devant Naples le premier mai 1528, où il mourut le 15 août suivant de la maladie qui était dans son camp, avec la réputation d'un des plus vaillants hommes de son siècle. Le Duc de Sesse, 18 ans après la mort, lui fit élever un superbe mausolée de marbre dans la Chapelle de Gonçalez de Cordoue de l'Eglise de Sainte-Marie-la-neuve de Naples. Il avait épousé en 1520 Charlotte d'Albret, troisième fille de Jean d’Albret, Sire d'Orval, Gouverneur de Champagne et de Brie, et de Charlotte de Bourgogne, Comtesse de Nevers et de Réthel.

dont —

1.        GASTON, mort jeune ;

2.        HENRI, mort le 10 Septembre 1540, après avoir fait son testament le premier août précédent à Evreux , par lequel il nomme ses exécuteurs testamentaires le Cardinal de Tournon, Menaut de la. Marthonie, Evêque de Couserans, et Jean de Laval,  Seigneur de Châteaubriant, son oncle, et le premier Président du Parlement de Paris ;

3.        FRANÇOIS, mort en bas âge;

4.        CLAUDE, mariée,

1°. sans enfants à Guy de Laval;

2°. à Charles de Luxembourg, Vicomte de Martigues,

et morte en couches en 1553, laissant un fils, Henri de Luxembourg, mort en bas âge.

 

 

 

 

Claude, fille d’Odet de Foix, maréchal de Lautrec. Veuve de Guy de Laval, dont elle n'avait pas eu d'enfants, Claude de Foix avait épousé en secondes noces Charles de Luxembourg, vicomte de Martigues, dont elle eut un fils  mort en bas âge.

[Sevène – Notice sur Villemur p. 24]

 

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Passage à la Maison d'Albret

 

 

Passage à la maison d’Albret

1549- 1559

 

 

 

 Passage à la Maison d’Albret

La délibération du conseil général de la communauté de Villemur du 2 juin 1549 nous fait connaÎtre qu'après le décès de Claude, le vicomte de Martigues, comme héritier son fils et de sa femme, prétendait à la vicomté de Villemur et en avait joui pendant quelque temps, mais que le roi de Navarre revendiquait cette vicomté et avait envoyé le sieur de Larboust pour en prendre possession et requérir les consuls de le reconnaître et de lui prêter serment. Henri d'Albret, roi de Navarre, fils de Catherine de Foix, prétendait, en effet, à la succession de Claude, en qualité de son plus proche parent. La communauté éluda d'abord les fins de la requête en subordonnant l'accomplissement de la formalité demandée à la décision du roi de France sur les prétentions (lu roi de Navarre. Sur les instances de de Larboust, le conseil général décida, néanmoins, dans sa séance du 4 juin, que, conformément à l'avis qui en avait été pris à Toulouse, serment serait prêté au roi de Navarre, sans préjudice des droits du roi de France et de la décision de la justice, à la charge pour l'envoyé du roi de Navarre de procurer à bref délai la confirmation des privilèges et franchises de la ville.

 

Le capitaine René de la Chapelle occupait le château pour le vicomte de Martigues. Le parlement de Toulouse en ordonna le séquestre à la requête d'Henri d'Albret et commit pour exécution le juge mage de Toulouse. René de la Chapelle refusa de le livrer. Un arrêt du 3 juin 1550, par lequel le parlement de Paris enjoignit à ce capitaine et à tous autres tenant garnison dans le château de le vider sous peine de la hart, ne fut pas plus obéi. Le lieutenant du sénéchal de Toulouse, commis, n'en put obtenir l'exécution. Le roi de Navarre avait mis garnison dans la ville. Les gens du château s'étaient emparés de la tour de la porte de ville Saint-Jacques; les gens du roi occupaient les tours des portes Saint-Jean et Notre-Dame. Ceux-ci s'étaient même saisis de l'église et du clocher et n'en sortirent pas sans difficultés. Les habitants furent obligés de tenir l'église fermée et de la garder. Les soldats se répandaient journellement en armes dans la ville et y commettaient des désordres. Tel était l'état de choses constaté par les termes d'une délibération du mois de novembre 1550. Les débats ayant pour objet la succession de Claude de Foix traînèrent en longueur et n'eurent, après divers incidents, une conclusion qu'en l'an 1559 où intervint, à la date du 13 mars, entre le duc d'Etampes, héritier du vicomte de Martigues, et Jeanne d'Albret, fille et héritière d'Henri de Navarre décédé en 1555, une transaction par l'effet de laquelle la reine de Navarre demeura maîtresse de la vicomté de Villemur (1).

 

Jeanne d'Albret avait épousé Antoine de Bourbon et de ce mariage était né, le 13 décembre 1553, Henri, futur roi de France.

[Sevène – Notice sur Villemur p. 25]

 

 

 

 

Guerre de succession ...

 

 

Vicomtes de Lautrec et de Villemur de la maison de Foix.

 

 Francois 1er . dans le traité de Madrid conclu le 14 de janvier de l'an 1526. n voit accordé à l'empereur Charles V. tous les articles que ce prince avait exigés, afin de sortir de sa prison : mais comme ce traité état extrêmement préjudiciable à l'état, et fait dans un temps où le roi n'état pas libre, il refusa de l'exécuter , et reprit la guerre contre 1 empereur. Il se ligua avec le pape, les Vénitiens et le duc de Milan, et nomma Odet de Foix vicomte de Lautrec et maréchal de France, pour capitaine général de cette ligue. Odet, avant que de passer en Italie, fit son testament à Lyon le dimanche 21 juillet de l'an 1527. et disposa de ses domaines en faveur de ses trois fils, Odet, Henri cl François qu'il avait eus, de Charlotte d'Albret, sa femme; et il leur substitua Claude sa fille. Il conduisit au mois d'Août un corps de troupes au-delà des Alpes, au secours des princes confédérés, qui y avoient déjà commencé la guerre, s'empara de diverses places dans la Lombardie, procura la délivrance du pape, investi dans le château Saint-Ange par les troupes Espagnoles, et marcha l'année suivante à la conquête du royaume de Naples : mais après avoir soumis la grande partie de ce royaume, il mourut de la maladie qui s'était mise dans son camp, au siège de la capitale, le 15 août de l'an 1528. Antoine et Jean de Tournon , fils de Just seigneur de Tournon tué à la bataille de Pavie, moururent  aussi au siège de Naples ; et le roi , pour récompenser leurs services, donna à Just de Tournon leur frère aîné le 25 de novembre de l’an 1528. mille livres Tournois sur la recette de la sénéchaussée de Beaucaire. Le roi perdit un grand capitaine en la personne d'Odet de Foix maréchal de Lautrec, qui s'était rendu célèbre par ses exploits et par son expérience dans l'art militaire : mais on le taxait de fierté et de présomption. Le roi l'avait fait amiral et gouverneur de Guyenne. Outre la vicomte de Lautrec et le comté de Comminges, il possédait plusieurs autres domaines, qu’il partagea à ses fils par son testament, ainsi qu'on l’ ? déjà dit. Odet et François étant morts jeunes, Henri leur frère recueillit toute sa succession avec celle de Charlóte d Albret , leur mère, morte vers la fin de décembre de l’an 1526 après avoir fait son testament le 2 de ce mois. Henri de Foix fut comte de Comminges, de Beaufort et de Rethelois, vicomte de Lautrec, etc. Il était en 1535. sous la tutelle testamentaire de Manaud de Martori évêque de Conserans, qui avait pour contuteur le seigneur de Chateaubriand. Il mourut sans enfants en 1540. Claude sa sœur recueillit sa succession. Elle épousa en premières noces Louis comte de Laval , qui donna son dénombrement de la vicomte de Lautrec le 10 août de l'an l541 devant le sénéchal de Carcassonne. Il  déclara dans l'acte tenir du roi , au nom de sa femme, cette vicomte mouvante en plein fief du roi, à cause de ses comté , ville et château de Carcassonne ; qu'elle peut valoir tous les ans cinq cens livres, charges faites; qu’il est tenu de faire deux hommes d'armes, quand le ban et l'arrière-ban sont convoqués ; que les seigneurs d'Ambres et de Monlfa demandenl chacun un quart de la juridiction haute , moyenne et basse de cette vicomte, etc. Claude de Foix épousa en secondes noces Charles de Luxembourg vicomte de Martigues, dont elle eut un fils nommé Henri mort en bas âge et avant elle. On prétend que Claude de Foix mourut en couches en 1553. mais il est certain qu'elle était déjà morte le 23 de février 1547 (1548 ) lorsque le parlement  de Toulouse rendit un arrêt au sujet de succession. Comme elle mourut sans enfants, Henri roi de Navarre, fils de Catherine de Foix, prétendit  lui succéder, comme son plus proche héritier, dans tous ses domaines, qui consistaient, entr'autres , dans les vicomtes de Lautrec et de Villemur en Languedoc, et dans les terres d’Esparros ou de l’Esparre et de Barbasen en Gascogne, qui avoient appartenu à André de Foix seigneur de l'Esparre, oncle paternel de Claude , mort sans enfants en 1547. D'un autre côté, Charles de Luxembourg, seigneur de Martigues, après la mort de Claude de Foix sa femme, s’empara à force ouverte, de la ville et du château de Villemur, où étaient tous les titres de la maison de Foix-Lautrec.

 

 C'est ce qui engagea Henri roi de Navarre à s’ adresser au parlement de Toulouse, qui ordonna que le seigneur de Martigues viderait le château de Villemur, et que ce château serait séquestré. Le parlement commit en même temps le juge-mage de celte ville pour l'exécution de l’arrêt : mais René de la Chapelle capitaine de Villemur pour le seigneur de Martigues, refusa d'obéir. Le roi de Navarre eut alors recours au parlement de Toulouse : il lui représenta[1] que Claude de Foix dame de Martigues et de Lautrec, étant morte sans enfants, il devait lui succéder, comme plus prochain lignager; qu’en conséquence, il s'était saisi et avait pris possession des vicomtes de Lautrec  et de Villemur, d’ Esparros, de Barbazan, et des autres places de la succession ; niais qu'il était troublé dans celte possession par le seigneur de Martigues, et autres, qui par voies de fait et par violence, s'étaient efforcés de lui enlever ces domaines. Sur  celle représentation, le parlement lui donna un arrêt de défense le 17 de mai de l'an 1549. Le roi évoqua cependant cette affaire au parlement de Paris, qui, par arrêt du  3 de juin de l'an 1550. enjoignit au sieur de la Chapelle, et autres, qui tenaient garnison dans le château de Villemur, de le guider sur peine de la hart. Le lieutenant du sénéchal de Toulouse fut commis pour l'exécution de cet arrêt : mais la garnison ayant refusé d'obéir, il fut obligé de sen retourner, et d'ordonner qu'on amènerait du canon pour assiéger le château dans les formes. Enfin le roi de Navarre passa une transaction avec le seigneur de Martigues; mais les ducs d’ Estampes et de Nevers, qui se portaient pour héritiers de Claude de Foix dame de Martigues, étant intervenus, il s'opposa à leurs demandes par les fins de non-recevoir, et refusa d homologuer la transaction, sous prétexte qu il avait été surpris. Il parait que le roi de Navarre se maintint dans la possession de la vicomte de Lautrec : car nous trouvons un mémoire fourni à ce prince et à la reine son épouse, le 4 de mars de l'an 1551 (1552) par les consuls de Lautrec, au sujet de diverses usurpations qu'ils prétendaient avoir été faites dans celle vicomte. Henri roi de Navarre, passa une transaction à Pau le 12 de décembre de l'an 1552. avec Victor Boyer procureur du seigneur de Martigues, suivant laquelle il céda à ce seigneur les vicomtes de Lautrec, de Villemur, etc. Le seigneur de Martigues étant mort, Jean de Bretagne duc d'Etampes son héritier, voulut faire homologuer celle transaction ; mais le roi de Navarre s'y opposa, et obtint des lettres de rescision; ce qui forma une instance, qui après la mort de Henri roi de Navarre , fut reprise par Jeanne d'Albret sa fille et Antoine de Bourbon mari de celle princesse, roi et reine de Navarre, qui transigèrent  enfin le 13 de mars de l'an 1558 (1559) avec le duc d'Estampes. Suivant l'accord, ce dernier céda au roi et à la reine de Navarre les droits qu'il prétendait aux deux tiers des terres et seigneuries de Villemur, Lautrec, Barbazan, Aspet, etc. et le roi et la reine de Navarre lui cédèrent les terres de Pui-Normant, Monlpaon, et Gensac en Guyenne. Antoine roi de Navarre, transmit les vicomtes de Lautrec et de Villemur au roi Henri IV. son fils, qui les réunit à la couronne.

 

Histoire Générale du Langudoc 1529 p 253-255, livres 37, ch 27

 

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Claude, sa sœur, recueillit sa succession. Elle épousa d'abord Claude de,Laval , et ensuite , en secondes noces, Charles de Luxembourg, vicomte de Martignes , dont elle eut un flls nommé Henri, mort en bas-âge et avant elle. Après sa mort, qui eut lieu le 23 de février de l'an 1547, et n'ayant pas d'enfants pour lui succéder, Henri de Navarre, fils de Catherine de Foix, prétendit lui succéder, comme son plus proche héritier, dans tous ses domaines, qui consistaient, entr'autres , dans les vicomtés de Lautrec, en Languedoc, et dans les terres d'Esparras et de Barbazan, en Gascogne. D'un autre côté , Charles de Luxembourg, seigneur de Martignes, après la mort de Claude de Foix, sa femme, s'empara à force ouverte de la ville et du château de Villemur où se trouvaient les titres de la maison de Foix-Lautrec. C'est ce qui engagea Henri, roi de Navarre, à s'adresser au parlement de Toulouse. Mais cette affaire se prolongea inutilement, pendant plusieurs années, devant le parlement de Paris, et de nouveau encore devant celui de Toulouse.
Enfin, Henri de Navarre, passa une transaction à Pau, le 12 de décembre de l'an 1552, avec Victor Roger, procureur du seigneur de Martigues, suivant laquelle il céda à ce seigneur les vicomtés de Lautrec, de Villemur, etc. Le seigneur de Martigues  étant mort, Jean de Bretagne, duc d'Ëtampes, son héritier, voulut faire homologuer cette transaction. Mais le roi de Navarre s'y opposa, ce qui forma une instance qui, après la mort de Henri,  roi de Navarre, fut reprise par Jeanne d'Albret, sa fille, et Antoine de Bourbon, mari de cette princesse, roi et reine de Navarre, qui transigèrent, enfin, le 13 de mars 1558  avec le duc d'Étampes. Suivant l'accord, ce dernier céda au roi et à la reine de Navarre les droits qu'il prétendait aux deux tiers des terres et seigneuries d'Aspet , de Barbazan , de Lautrec , de Villemur, etc., et le roi et la reine de Navarre lui cédèrent d'autres terres dans la Guyenne. Antoine roi de Navarre, transmit la baronnie d'Aspet, la seigneurie de Barbazan et les autres domaines au roi Henri IV, son fils, qui les réunit à la couronne.

 

Histoire des populations pyrénéennes du Nébouzan et du pays de Commenges H. Castillon tome 2, 1842 p.130



[1] Titre de Lautrec et de Villemur

 

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Les consuls de Villemur avaient l'exercice de la justice criminelle dans toute l'étendue de la vicomté. Le privilège leur en avait été concédé, parait-il, par Jean de Foix, l'un des vicomtes : « ... et daysso en an privilege darnierament concedit par Mess. Jean de Foix visconte de Villamur », est-il dit dans une délibération du 11 mars 1554 (1553 v. s.). Les consuls eurent à défendre cette prérogative contre les prétentions des officiers du seigneur. lis en obtinrent la confirmation d'Henri d'Albret, si ce n'est à l'égard de la coupe de la forêt pour laquelle la connaissance des délits fut dévolue concurremment au juge et aux consuls, le plus diligent demeurant saisi. Jeanne d'Albret en accorda une nouvelle confirmation.

[Sevène – Notice sur Villemur p. 78]

 

La baronnie de Tauriac, qui était autrefois dans la maison de Léonard, avait passé aux mains du vicomte de Villemur par l'effet en premier lieu de l'achat de deux sixièmes de cette seigneurie fait 1er  octobre 1501 par Jean de Foix à la veuve de Bernard de Léonard.

[Sevène – Notice sur Villemur p. 179]

 

Dans d'anciens mémoires qui sont au château de Pau, on trouve que Magdeleine de France, tutrice de François Phœbus roi de Navarre, son fils, donna commission le 15  d'octobre de l'an 1472  pour délivrer par appanage à Jean de Foix, vicomte de Lautrec (fils de Pierre) les château et vicomté de Villemur, à condition que ces deux vicomtes reviendraient aux desccndans de François Phœbus par défaut d'hoirs mâles. Au reste , le comte de Foix ne possédait que la moitié de la vicomte de Lautrec

 

  

   


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