Maires, Presidents du Cons.genéral   



Maires, Président du Conseil Général

les 2 Maires

Présidents du Conseil général

 

Charles OURGAUT

 

 

Charles Ourgaut est né à Cintegabelle en 1859 

 

Il entre tout jeune dans l’administration des ponts et chaussée dont il gravit brillamment les échelons, comme ingénieur.

A sa retraite il se fixe à Villemur dont il fut maire en 1911. Il est dés lors constamment réélu.

Il va consacrer 25 années à Villemur.

Il a eu d’abord à accompagner la population villemurienne confrontée à  l’épreuve de la guerre, veillant au ravitaillement que  l’on devine difficile.

Dans cette première période, va trouver place son programme d'urbanisme comprenant la construction de nouvelles écoles sur les allées Notre-Dame (projet 1911)

 

Il a ensuite à faire face à l’inondation  du 3 mars 1930 qui va marquer si cruellement Villemur et l’ensemble de la plaine du Villemurois,  inondation du Tarn qui fut un désastre national. Sa propre maison tombe en ruine, il mettra tout son dévouement au service du relèvement de la ville.

 

On lui devra :

-  le nouvel Hôtel de ville (à peine terminé en  1936)

-  les belles promenades et allées,

-  ses rues embellies et élargies,

-  l’assainissement de la ville,

-  son vaste jardin public,

-  son magnifique parc des sports.

 

                

                 

            Charles Ourgaut à droite (canotier blanc et barbe blanche))   

                               © Bernadette Macabéo

 

Il est élu conseiller général en 1913.

Il est élu d’abord Vice-Président en 1922 , puis Président du Conseil général le 20 août 1928, succédant à Honoré Leygues. Durant sa présidence, il manifesta  son souci des intérêts financiers du département (rapporteur du budget en 1923), du perfectionnement de ses services de transports et de la remise en état du réseau routier.

 

Charles Ourgaut fut promu officier de la légion d’honneur pour récompenser l’éclat de son dévouement au service du bien public à la suite des inondations.

 

Il eut  un fils qui mourut au front pendant la Grande Guerre le 14 septembre 1914

 

Charles Ourgaut est décédé en  février 1936

Il résidait sur les allées Notre-Dame.

Des obsèques solennelles  eurent lieu le 14 février 1936 à Villemur.

Une chapelle ardente avait été dressée au domicile mortuaire.

 

Le cortège funèbre  partit des allées Notre-Dame, prit la rue de la République, s’arrêta devant la mairie où l’harmonie villemurienne  joua une  marche funèbre entre deux mugissements des sirènes, gagna ensuite l’église pour la célébration religieuse,  puis repassant devant la mairie gagne le cimetière par les quais de la rive droite. Au cimetière défilent une dernière fois les diverses sociétés.

Prenaient part au cortège : les enfants des écoles, accompagnés de leurs maîtres et maîtresses, , les anciens combattants et mutilés, l’union sportive villemurienne, les sociétés de pécheurs à la ligne et boulistes (avec fanions et drapeaux), la société de secours mutuel des établissements Brusson,  et la société de secours mutuel de Villemur (avec leur drap mortuaires),  l’harmonie villemurienne. Le char funèbre est suivi d’une longue file de gerbes et de couronnes portées à bras. Le deuil est conduit par M. Charles Ourgaut, petit-fils, chef adjoint du cabinet du Préfet, Mme Ourgaut, la famille et les intimes (diverses personnalités) et enfin dans  un interminable défilé la population presque entière de la ville.

 

Parmi les très nombreuses personnalités présentes, mentionnons :

- M. Désiré Barbe, premier adjoint au maire et ses collègues du conseil municipal

- M. Sourisseau, professeur à la faculté des sciences, Directeur de l’Institut  de mécanique agricole de l’Université

- M. M. Richard, conseiller d’arrondissement de Toulouse

- M. Ducos, ancien ministre, vice-président de la Chambre, député de l’arrondissement de Saint-Gaudens

- les députés de Toulouse dont M. Bedouce

- de nombreux maires de la Haute-Garonne

- divers responsables de la Fédération radicale socialiste

- divers représentants de la Préfecture et du Conseil Général

 

Les discours eurent lieu dans l’allée principale devant le caveau de famille : celui de M. Désiré Barbe, premier adjoint, du président de l’Association des maires de la Haute-Garonne,  du vice-président du Conseil général,  du député de la 3° circonscription de Toulouse,  du Préfet de la Haute-Garonne.

 

Retenons cet éloge du Dc Delherm, Vice-Président du Conseil Général :

 

« Nous ne reverrons plus sa haute silhouette un peu penchée mais toujours débordante d’activité, nous ne subirons plus le charme de cette figure ouverte qu’illuminait un regard fureteur mais resplendissant d’une infinie bonté, nous n’entendrons plus cette voix qui savait tour à tour se rendre ferme ou aimable et s’épanouissait dans un sourire cordial. » 

«  Quand il prenait place dans son fauteuil présidentiel, il pouvait conduire toutes les discussions avec cette très haute autorité que lui donnait sa connaissance approfondie des questions posées. Il y joignait une parfaite aisance, un tact profond et cette impartialité, cette objectivité qui étaient dans le fond de sa belle nature. Il avait aussi le don de savoir apaiser par quelques mots heureux, toujours empreints de justice et de bonté ».

 

En son honneur et en sa mémoire, la place de la mairie  deviendra la place Charles Ourgaut.

 

               

                       dessin Charles Ourgaut - © Bernadette Macabéo

  Souces : photos et documents aimablement  communiqués par Mme Bernadette Macabéo, arrière petite-fille de Ch. Ourgaut.

le 27 avril 1930 Charles Ourgaut fait le bilan « Pour villemur, les subsides sont venus de divers côtés, mais une mention spéciale doit être donnée aux anciens combattants de Valmont d’une part et à la ville de Lyon d’autre part… en la personne de son éminent maire, le vénéré président Herriot

Des le 24 mars les usines de la rive gauche commençaient à fonctionner

La municipalité  se lance dans  une procédure d’urbanisme novatrice, en application

 de la loi du 14 mars 1919 qui étend aux villes de moins de 100 000 habitants,  si elles ont ait l’objet d’une destruction totale ou partielle par fait de guerre, d’incendie, de tremblement de terre ou autre cataclysme la possibilité d’établir un plan d’aménagement et d’extension. L’étude qui doit être menée en 3 mois est confiée à l’architecte départemental  F. Thillet. Son projet reste très modeste en ce qui concerne la vieille cité se limitant essentiellement à des rectifications  d’alignement qui soulèvent une indignation (rue de l’hospice)

- création du quai de défense  de la promenade des allées ND

- du boulevard  de Bifranc

-  la reconstruction de la mairie

- plan d’aménagement et d’extension pour la rive gauche  quartiers de Calar et de malaret

- adduction d’eau et réseau d’égouts

- parc des sports sur le terrain cédé par Emile Sabatié juste derrière la cité ouvrière Brusson prévisionnel 360.000 fr -  budget définif 800.000 (piscine, terrain de basket-ball, boules, court de tennis, piste de course à pied, piste cycliste, sautoirs pour le saut en longeur)

La chanson des blés durs – Brusson Jeune  1872-1972, Loubatières, 1993, Jean-Loup Marfaing 156

 

Léon EECKHOUTTE

Léon Eeckhoutte est né le 4 septembre 1911 à Fins dans la Somme et est décédé le samedi 31 janvier 2004 à Toulouse à l'âge de 92 ans.

 

Professeur agrégé au lycée de Toulouse, demeurant au « Roussel » (Magnanac)

 

Il  est maire de Villemur-sur-Tarn de 1947 à 1995,

 

On lui doit :

-          la restauration des Greniers du Roy

-          le pont Boudy (initateur du projet)

-          la construction de la maison de retraite Saint-Jacques, puis le logement-foyer les Magnolias

-        les jardins Brusson

-          le collège rive gauche

-          les salles des fêtes des hameaux (Le Terme, Sayrac). 

-           la rénovation de la mairie, de la caserne des pompiers, du théâtre, de l’église et du clocher, du pont suspendu

-          les ronds points, l’unique feu de circulation

-          les routes, notamment la route de Toulouse

-           la zone industrielle de Pechnauquié

      -        l’urbanisation à villemur (rive gauche), les cités, la zone industrielle

 

Conseiller général d’octobre 1951 à mars 1994

 

Président du Conseil général de la Haute-Garonne.   

il  préside le conseil général durant 22 ans, de 1966 à 1988, conservant son siège à l'assemblée départementale où il a présidé la commission des finances jusqu'en 1994, un an avant de mettre un terme à sa vie politique.

 

il est sénateur (PS) de1971 à 1989

Président de la commission des affaires culturelles du 6 octobre 1977 au 5 octobre 1986.

Citons l’hommage de  Bernard Keller  président de la fédération départementale du PRG : « Léon Eeckhoutte était un homme de grande culture, très rigoureux dans ses analyses et doté d'une puissante capacité de travail ».

 

 

 


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