les protagonistes   



 

Les protagonistes

 

Chefs  des partis

Ligue  ou Sainte-Union

parti catholique

Troupes royales

"les royaux"

protestants/calvinistes

"Huguenots"

 

duc de Joyeuse

pour le Languedoc

chef de la ligue

"politiques"

Henri 1er de Montmorency

(1534-1614)

2° fils d'Anne de Montmorency,

gouverneur du Languedoc en 1563, en 1567 commande l'armée contre le prince de Condé, en 1569 commandant général des troupes en Languedoc, en 1579 maréchal.

D'abord allié des protestants, puis en 1576, il rejoint le parti du roi, combat avec Henri IV,

connétable de France en 1593, nommé par Henri IV dont il avait favorisé l'avènement.

Jacques de Montgommery,

( - 1609) - Castres,

fils de Gabriel 1er

 

 

 

*Anne, duc de Montmorency,

(1472-1567)

fils de Guillaume,

connétable de France

vers 1562, il se rapprochera des protestants

* Duc de Guize

* maréchal de Saint-André

 

Gabriel 1er de Mongommery

Charles II de Lorraine,'1580-

"duc de Mayenne"

armée royale puis

chef de la ligue  après l'assassinat de son frère le duc de Guise

en 1588

Il est fils de François de Guize (assassiné sur l'ordre de Coligny) et d'Anne d'Este.

Amiral de France ( - 1582)

--

Le duc de Mayenne a pour beau-fils : M. le marquis de Villars.

*Henri III (Catholique)

*Henri de Navarre - roi de Navarre (calviniste)

puis roi de France (catholique)

 

*************

* Maréchal de Matignon

gouverneur de Guyenne

*Henri 1er de Bourbon , prince de Condé (1552-1588)

*Henri de Navarre

 

         *************

*Gaspard de Coligny (1519-1572)

amiral en 1552,

principal conseiller du roi

chef de la faction protestante ,

blessé le 22, assassiné le 24 août 1572.

la Saint Barthélémy eut lieu le 24 août 1572 ; Henri de Navarre, roi de Navarre en 1572,  roi de France en 1589. Il abjure le protestantisme d'abord en 1593, puis pour la dernière fois, solennellement, le 25 juillet 1595.

 

Acteurs de la bataille de VILLEMUR

Ligueurs

Troupes royales

"les royaux"

protestants

défense de la place de Villemur

de Joyeuse

voir maison de Joyeuse

de Thémines

(Pons de lauzières, sieur de Thémines Cardaillac),

gouverneur de Montauban

sénéchal du Quercy

voir notice "personnages"

de Reyniès

(Antoine Latour de Reyniès)

voir notice "personnages"

Moussoulens

voir notice "personnages"

Raymond de Messillac de Rastignac, gouverneur de Haute-Auvergne

baron de Mauzac

Saint Gery de la Roquebouillac

baron de Saint Gery près de Rabastens

Chambaud

voir notice "personnages"

Deyme

Durfort seigneur de Deyme

 voir notice "personnages"

 

 

Lecques

(Antoine de Pleix de Lecques)

voir notice "personnages"

 

Josse Lambert d'Aymier

capitaine Caravelle

voir notice "personnages"

du d'Epernon (de passage)

 

 

[de Fauris] de Saint-Vincens, gouverneur de Rouergue.

 

Montoison  (Dauphinois)

gouverneur de Crest

Colonel Cluzel

 

 

 

 

 

 Personnages

 

Caravelle

capitaine

=

Lambert d’Aymier sieur de Caravelle

Lambert d’Aymier sieur de Caravelle

d'origine gascone - allié de Joyeuse - brigand.

Il participa au siège de Villemur danz les armées de Joyeuse en 1592.

Quand la guerre est terminée (1598), il cherche une autre voie : il sera brigand

Il s'était emparé de de Buzet et avait commis un grand nombre de brigandages.

Le capitaine Caravelles, sieur de Caravelles désigne  celui qui – au préjudice de la trêve et de la suspension d’armes - s’est emparé de Buzet en 1594 ?. Il fera fortifier cette ville, qui lui sert de base pour lancer ses opérations de brigandage. Diverses décisions  des Etats du Languedoc le concernent.. Il meurt tué au château de Villemur où il s’était réfugié. 

On le nomme Josse Lambert (Etats du Languedoc), d’Aymier, à ne pas confondre avec Deyme [protestant qui en 1592 qui soutint Latour de Reyniès -calviniste- dans la défense de la place de Villemur].

Seigneur de Roquemaure ? d'une façon nouvelle et  inattendue...

(voir sa  biographie développée : page mémorial)

Chambaud

Jacquues de Chambaud

nommé gouverneur de Castres à la place de  Montgommery. En octobre 1592, il commande le principal corps d'armée qui bat le duc de Joyeuse.

Cluzel

Jean ?? du Cluzel

de Castres,

capitaine du régiment (portant son nom).

Deyme

Deyme

Roger ou Thomas de Durfort de Deyme

protestant

Il commanda les protestants de Sorrèze (1575)

Le capitaine Deyme s’empare de Tresville en Lauragais  le 25 mai 1576, le 4 mars 1580 tente de reprendre Sorèze, l’attaque le 14 septembre ;

Gouverneur de lauragais (1586),  Gouverneur du diocèse de lavaur (1587)

contribue à la dfénse de Villemur en 1592 et à la défaite de Joyeuse (en entrant dans la place de Villemur à l'insu des ligueurs. Lui ou Thémines, ou plutôt les 2 cf Sully ou aussi le récit de la ligue ?).

----

voir note ci-dessous

Deymier

Jean Deymier

baron de Roquemaure

... par lequel Jean Deymier, baron de Roquemaure et de Tauriac, veut être inhumé
dans l'église paroissiale Saint-Félix de Roquemaure, lègue 1.000 livres aux ...

Union de la chapelle dite de Deymier fondée dans l'église Saint-Félix de ...
Lacoste Mailhac, baron de Roquemaure et de Tauriac ( 14 décembre 1718). ...

Revue du Tarn - Page 389

Jean Deymier, baron de Roquemaure et de Tauriac

de Fédération des sociétés intellectuelles du Tarn, Fédération des sociétés intellectuelles du Tarn - 1935

Duc Epernon (d’)

 

Jean-Louis de Nogaret de La Vallette duc d’Epernon,

(1554-1642)

Jean-louis de Nogaret de La Vallette duc d’Epernon,

(1554-1642)

Royal

Nogaret de La Vallette (Jean-Louis de), duc d’Epernon,

Sa mère au château de Caumont diocèse de Lombez Mme de la Valette

Un des mignons d’Henri III,

Il fit ses premières armes sous le nom de Caumont.

Il aurait épousé Christine soeur de la reine si cette personne n’eut été trop jeune.

 

Lieutenant-Général des armées du roi, 192,

Amiral de France   en 1587

A la mort de henri III [assassiné par Jacques Clément en 1589], il refusa de reconnaître Henri IV et fit défection avec la meilleure partie des troupes.

 

Serviteur peu fidèle sous Henri IV.

Il appuya la nomination de Marie de Medicis comme régente.

Intrigua sous Louis XIII,

mourut disgracié.

 

D’Epernon envoyé en Provence pour déjouer les intrigues du duc de Savoie, mécontenta les habitants par son despotisme, et sa cruauté et sa capacité, et parut songer à se créer une principauté indépendante.

Accusé de complicité dans le meurtre d’Henri IV, odieux à toute la cour pour sa hauteur et ses violences … il fut relégué au gouvernement de Guyenne. Il tomba ensuite dans une disgrâce complète.

 

Il intervient dans la batauille de Villemur en cours de route.

 

Duc de Joyeuse

Antoine Scipion

de Joyeuse

Chef de la ligue

Antoine Scipion de Joyeuse (v.1565-1592)
Chevalier de Malte et Grand-Prieur de Toulouse, puis Duc de Joyeuse[après Anne son frère] et Pair de France

Duc de Joyeuse

Henri de Joyeuse

Chef de la ligue

Henri de Joyeuse (1563-1608)
Comte de Batarnay, puis du Bouchage, puis Capucin,
puis Duc de
Joyeuse et Pair de France
Maréchal de France

Ce n’est qu’après l’assassinat du roi par un religieux fanatique que le terme de mignon a été utilisé pour désigner le jeune amant d’un homme. ...avant favoris

 

Lecques

Antoine du Pleix sieur de Lecques

Mémoires de Sully p 407

Baron de Lecques, officier

seigneur de Saint Michel près de Nimes gouverneur d'Aigues-Mortes.

 In mémoires du duc de Sully

Mauzac

Baron de Mauzac

Fils de Antoine latour de Reyniès ?

Messillac

Raymond Chapt de Rastignac, seigneur de Messilhac.

Gouverneur de la Haute-Auvergne

royal

Château de Messilhac (Vallée du Goul) : 1538 : Jean de Montamat, seigneur du château, rend hommage de ses fiefs au roi de France.

Son aînée, Marguerite de Saunhac, hérite jeune de ses parents morts prématurément. En 1574, elle épouse en deuxièmes noces Charles de Bartezières, qui sera tué au cours d'un combat contre les protestants près de Thiézac. Son troisième mari (1579) est Raymond Chapt de Rastinhac qui gère les biens avec bon sens. Il devient Lieutenant Général des Montagnes d'Auvergne en 1587. Plus tard, il fait triompher la cause d'Henri IV en Haute-Auvergne. Il meurt en 1595 au siège de la Fère. Raymond de Messilac de Restignac

Mémoires de Sully p 407

Montgommery

Montgommery

protestant

Gabriel de Montgomery eut plusieurs enfants :

-Jacques II, 1551-1590

-Gédéon, mort en 1596

-Gilles, 1558-1596

-Gabriel II, 1565-1635, père de 6 enfants

-4 filles : Suzanne, Elisabeth et Claude, le nom de la quatrième fille est inconnu, on sait seulement qu’elle se maria avec Jehan de Refuge, baron de Galardon

---

Gabriel II de Montgomery eut à son tour 6 enfants : Louise, Gabriel III (1560-1635), Suzanne, Louis Ier (1601-1682), Jean (1605-1664) Jacques III (1609-1682)

 

Duc de Montmorency

Henri de Montmorency

Royal "politique"

Henri 1er + 1614 à l’âge de 70 ans

On dit qu’il ne sut jamais écrire

Grand maître de France et maréchal – 2° fils d’Anne , gouverneur du languedoc en 1553, maréchal de France en 1566. pris en haine par Catherine de Médicis et Henri III, suite à la St Barthélémy, disgracié sous Henri III – chef des « politiques ». Il reconnut Henri IV qui le fit connétable en 1595.

Moussoulens

François Saint Jean d’Honous baron de   Moussoulens

 

la ligue, proche de Joyeuse

François Saint Jean de Moussoulens, lieutenant de Joyeuse[1] (baron de Bouisse)

Du Canton de Mouthoumet 11(narbonnais) de Bouisse

de la maison d’Honous, maréchal de camp

Ouvrier (d’)

d’Ouvrier conseiller au Parlement

 

Pardaillan

Pardaillan de  Gondrin

duc d’Antin ???

Commandant de l’artillerie

Reyniès

Antoine Latour de Reyniès

Il avait été sauvé  par Vesins qui était son ennemi

Thémines

Pons de Lauzières marquis de Thémines

sénéchal du Quercy

Né vrs 1552

+ en 1627

 

 

 

Royal

oeuvres complètes

De Saint-Foix (Germain-François Poullain)

 

Il fut créé maréchal de France par Louis XIII.Marie de Médicis le lui annonça. Il avait rendu à Henri IV de grands services et il avait beaucoup contribué, par d’heureuses et brillantes actions, à écraser le parti de la Ligue dans le Quercy, le Rouergue et le Haut-Languedoc. Il servit sous le roi au fameux siège de Montauban de 1621 (son Fils Antoine y fut tué à Montauban le 4 septembre) avait tué, en duel, en 1619, le frère du cardinal de Richelieu.

 

Homme de guerre efficace en Languedoc et en Quercy contre la Ligue, il résiste à Joyeuse à Villemur et permet ainsi la victoire du 20 octobre 1592. Chargé de l’arrestation du prince de Condé en 1616, il s’acquitte habilement de cette mission et reçoit le bâton de maréchal de France.

 

Il empêcha les guerres de s’établir dans le Rouergue et le Haut languedoc, contraignant le duc de Joyeuse de lever le siège de Villemur en 1592 et reçut le même jour le baton de marcéhal de France. Il combattit ensuite les rebelles du languedoc et du comté de Foix. Nommé gouverneur de Bretagne en 1627, il mourutr de chagrin que lui causèrent les plaintes portées contre lui par le parlement à raison des désordres commis par les soldats.

 

 



[1] http://www.chez.com/mongand/bouissereleves.htm

 

 

Josse Lambert-D'Aymier (capitaine Caravelles) - en 1592,  sert la Ligue.

 

On mentionne qu’il changeât de camp au cours de ses combats, au long de sa vie.

Mais en 1592, il est au service de la ligue. Plusieurs récits le mentionne dans le commandement des retranchements.

 

* Il convient de ne pas le confondre avec DEYME ou DESMES qui se porta au secours – en 1592 – de la place de Villemur et qui  y entra  [cf : Pierre Victor Palma Cayet, chronologie novenaire, p.388 le sieur de Desmes avec quelques foces alla s'enfermer dans Villemur]

 

*Josse Lambert d'Aymier, dit le capitaine Caravelles  combattit, un temps, avec le duc de Joyeuse, notamment lors du siège de Villemur :

   « nous devons signaler le meurtre de Lambert Deymier, seigneur de Roquemaure, qui avait servi dans l’armée du duc de Joyeuse, au siège de Villemur ; ce personnage surnommé le capitaine Caravelles, s’était réfugié au château de Villemur, où il se fit tuer en se défendant ».

Histoire de Fronton et du Frontonnais, Adrien Escudier, tome 2, p.254.   

 

 

Les Etats du Languedoc (parti du roi alors) décident et financent l'intervention pour se saisir de lui (novembre 1602), ce qui conduira à l'assiéger dans Roquemaure. Il sera tué en juin 1607 dans le chateau de Villemur où il s'était réfugié.

  -------

Josse Lambert d'Aymier, dit le capitaine Caravelles  est le fils de Pierre d’Aymier, seigneur d’Arques et de Lias au comté de Lisle-en-Jourdain et d’Antoinette Nogaret de la Valette

capitaine d’un régiment de chevaux-légers, dit le régiment de caravelle.

 

il est :

*catholique jusqu’à la mort de Henri III [ ?  -1589] [V. larcade]

*puis ligueur [1589- ?], il s'es illustré dans les guerres, [V. larcade]

*royaliste par la suite  [Lafaille] la paix de Folembray en 1596 voit la soumission des ligueurs toulousains, 2 ans avant l'édit de Nantes. Les armes s'étaient en fait quasiment tues dés 1593 après la mort de Scipion de Joyeuse.

*la paix intervenue le plonge dans le désarroi, il sera bandit [1595-1607)

         

« oubli du roi et de son général, n’ayant plus de champ de bataille où il put dépenser on ardeur, plus de villes, de bourgs ou de châteaux où les droits de guerre lui permissent de prendre les vivres et l’argent nécessaires à son entretien, ne voulant pourtant ni végéter ni mourir de faim » (Joseph de Carsalade du Pont 1878). 

 

Une seule issue : se faire bandit. A la tête d’une petite troupe, il s’empare succesivement des villages de Buzet et de Roquemaure. Il s'intitule même baron de Roquemaure. Il renforce les fortifications et fait régner sa loi dans les campagnes alentours.

 

* retranché en 1597 à Buzet

* retranché en 1603 à Roquemaure

* retranché en 1607 à Villemur

 

Après des poursuites rocambolesques, les hommes du lieutenant du Grand Prévôt de Languedoc le capturent. Il est tué dans la mêlée le 11 juin 1607 par les archers.

Le parlement de Toulouse doit prendre des mesures pour protéger ses meurtriers de la colère populaire, car Caravelle s’était taillé une réputation de brigand au grand cœur

 Véronique Larcade – Les capitaines Gascons à l ’époque des guerres de religion, ed. Christian, 1999, p 109-110    

 

sources : voir aussi  : Histoire des croquants – étude des soulèvements populaires au XVII° dans le Sud-Ouest de la France, Yves-Marie Bercé, Droz,1974, page 135 (publication de thèse)   

voir Revue de Gascogne - de carsalade du Pont, Année 1878,p.245-255 

 

 

Annales de Toulouse P. 440

Scipion de Joyeuse, le grand prieur dispose des garnisons danbs quelques lieux des environs de Toulouse. De ce nombre fut celle de 50 chevaux qu’il mit au château de Balma, commandée par Caravele, homme d’une grande valeur, mais fier jusqu’à la férocité, et qui avec sa garnison fit de grandes hostilités à ceux de cette ville. Il est fait mention dans le Annales de l’Hôtel de ville, d’une sortie que fit sur lui, l’Evêque de Commenge à la tête de sa compagnie de chevaux, où son lieutenant le baron de Mondenard fut tué ?

 

Au reste sous le nom de Caravelle est péri, et que dans la suite il sera souvent mention de   Caravele, il ne sera pas hors de propos de dire ici qui il était. Caravelle était un gentilhomme, Seigneur de Roquemaure, qui est une petite, mais ancienne baronnie, à 3 lieues de Toulouse, tirant vers le Rouergue. Il suivait le parti de la ligue, il en paraît, mais il le quitta depuis, pour prendre celui des royalistes, et se saisit du lieu de Buzet, d’où il faisait des courses jusqu’aux portes de Toulouse. Il fit une fin malheureuse. La paix faite, il lui arriva de tuer par imprudence, et sans dessein, Daverane, lieutenant particulier au Présidial de Toulouse. Ce fut la cause que le Parlement, qui lui en voulait, rendit contre lui un arrêt, qu’il serait pris mort ou vif. On lui détacha le Prévôt, qui le surprit dans le château de Villemur [NDLR en juin 1607], où il s’était réfugié, et le tua de sang froid. Il ne laissa point de postérité

 

8 Janvier 1595 - Les états du Languedoc (parti de la Ligue) chargent leur syndic :

« de poursuivre la réparation des excès commis par Josse Lambert, dit: le Capitaine Caravelles, qui s'est saisi de Buzet  au mépris de la trêve ».

Jean Lestrade – Les Huguenots dans les paroisses rurales du diocèse de Toulouse, 1939, p366-367

 

 

********************

 

 

DEYME-     DURFORT - BRANCHE DE DEYME
 Nous rencontrons, dès l'abord, des contradictions, les uns appelant Roger, le vaillant capitaine  de Castres, qui s'est fait un nom dans les guerres du roi de Navarre, les autres lui donnant le nom de Thomas. Ce Roger ou Thomas de Durfort, seigneur de Deyme, surprit, le 5 juin 1573, la petite ville de Sorrèze, battit, le 3 juillet, la garnison de Revel, et  quelques jours après, celles de Saissac et de Villespi. L'année suivante, il contribua à la reprise de Castres, et s'empara  de Villespi, en 1575. Le 29 mai 1576, il prit par escalade Tréville,  qu'il brûla. En 1577, il emporta d'assaut  le château de Padiez, et emmena
à Puylaurens la veuve et les enfants du seigneur du lieu, qui embrassèrent la religion protestante. Peu de temps après, il se joignit a Paulin et servit sous Chatillon au ravitaillement de Montpellier. Le 13 septembre 1580, secondé par le capitaine Sabaut, il se rendit une seconde fois maître de Sorrèze, dont il fut nommé gouverneur. En 1586, il guerroya dans le Lauraguais, dont il avait obtenu le gouvernement, et dans le Rouergue; prit, avec le secours de Tanus, Viterbe, près de Lavaur, et tous les forts tenus par les Ligueurs le long de l'Agout, jusqu'à Villemur. Il voulut inutilement empêcher Joyeuse de s'emparer de Montesquieu, mais plus heureux quelques jours après, il jeta La Roque, avec du renfort, dans Le Mas-Saintes-Puel les, que les trois capitaines, Sabaut, Pelras et Portal défendaient vaillamment, et força ainsi les Catholiques à en lever le siège. En 1587, il prit part a différentes expéditions, sous les ordres de Montmorency, et fut blessé au secours de Roquecourbe. En 1592, il contribua à la défense de Villemur et à la défaite de Joyeuse ; mais, trois ans plus tard, il tomba dans une embuscade et fut tué de sang froid par les Ligueurs de Castanet.

Deyme avait épousé, en 1573, Catherine Hunaud, fille de Pierre, seigneur de Lanta, et de Marguerite de Montbrun. Il en eut trois fils, nommés PIERRE, ISAAC et THOMAS.

La France protestante  ou vie des protestants français qui se sont fait un nom dans l’histoire, MM. EUG et EM HAAG,1858, p 507.

 

 


© 2016 CT