les moulins   



 

 

Les moulins

 

A / moulins à eau

 

 

ébauche été 2012

 

                                

Villemur comprend deux moulins sur le Tarn :

  • Un très ancien moulin dans la Tour de défense.
  • Un autre de l'autre côté de l'eau, d'abortd au Pas, puis en vis-à-vis de celui de la Tour, le moulin de l'écluse.

27 septembre 1704 se produit  une très grosse inondation du Tarn et  de la Garonne. L'eau emporte les deux moulins de Villemur qui  restent 3 ou 4 ans à être remis en état, la glace ayant emporté une trentaine de canes (54,67 m) de la chaussée. La rivière semblait une forêt à cause d'une grande quantité d'arbres que l'eau avait arrachés et qu'elle emmenait.

 

 

D’autres moulins se trouvaient sur des cours d’eau cf. Bondigoux (la mouline sur le Souhet) , Mirepoix (sur le Lauzat), et sur l'autre rive vis-à-vis de Mirepoix : Priou (sur le Palmoula), La Magdelaine (la mouline sur le Merly), Villematier, Sagnes. Ailleurs au long du Tescou [cf .carte de Cassini].

 

 

Eléments pour servir à une chronologie  de l'histoire du moulin de Villemur :

 

Les moulins de Villemur sont du moins anciens, seuls moulins  entre Albi et Montauban, antérieurs à la démolition des fortifications de 1631.

En 1630, Pierre Galan nous est connu comme meunier du Pas. Jean et Pierre Galan père et fils, Barthelémy Galan sont aussi meuniers.

A cette époque Jean Besset marchand de Toulousese agit comme fermier avec ses associés,  "fermiers des molines bladiers de Villemur, moline de Saignes et possessions en dependans appartenans au roi".

 

Lors du siège de Villemur  en 1592, Joyeuse s’appréte à « battre » le moulin. Il laisse une coulevrine sur place que récupère Epernon.

 

En 1628 le chef protestant Saint-Michel de la Roche-Chalais, chargé, au nom du duc de Rohan, de la défense de Montauban met le feu aux moulins de Villemur  à la vue de la cité pour attirer dans quelque embuscade la Moulière, gouverneur de villemur, « d’où néanmoins il ne sortit personne »

 

En 1688, les moulins de Villemur et Bondigoux dépendent de la Vicomté. Ils seront cédés au sieur Halma [oncle du sieur de Villemur, greffier en chef du Parlement de Toulouse, son légataire universel], devenu adjudicataire de différentes parties du domaine dans la généralité du Languedoc, sujettes à des réparations.   

Les archives du Moulin possédaient il y  moins de quatre-vingt ans la minute de vérification établie en 1688, à l’occasion de l’inféodation des moulins au sieur Halma, faisant mention de l’existence da       ns la tour d’un foulon à 5 foules, actionné par des roues à aubes placées à l’extérieur du moulin, ce foulon était destiné aux draps cordets, razes et cadits qui se fabriquaient à Villemur, devait exister en 1631, date de la démolition des fortifications de Villemur. De plus, un moulin de quatre meules était adossé à la Tour, servant depuis les temps les plus reculés – le moulin ayant été,  pour ce motif, peut-on penser, épargné lors de la démolition des fortifications [A. Escudier, Histoire de Fronton et du frontonnais, tome II, p. 262].

 

Le sieur de Belle-Isle, en redevant le propriétaire de la vicomté et des moulins [actes du 2octobre 1718 et 27 mai 1719], fait reconstruire le moulin de Villemur vers 1720.

 

Propriétaires des moulins XVIIIe -XIXe siècles:

  1. le vicomte Guy de Ménoire

    Guy de Ménoire, décédé le 15 janvier 1812 à l'âge de 81 ans, a eu  6 enfants. Sa première fille, deuxième enfant,  Catherine Eléonore , née en 1769, épouse le 14 avril 1787 Charles François Armand de la Roque-Budos - on écrit aussi Larroque -  le 14 avril 1787 (dot de 600.000 livres). Elle est décédée   le 8 juillet 1792 à Bordeaux, 10 rue Margaux, à l'âge de 26 ans. Ils ont deux filles (1788 et 1792).

    L'une d'elles, Delphine Catherine, née le 2 juillet 1789 au Château de Budos, [33], décédée en 1860 à Bordeaux, à l’âge de 71 ans  épouse M. Léon de Brivazac né le 9 mars 1774, décédé le 17 janvier 1860 - Bordeaux  , à l’âge de 85 ans 

  2. Dame Delphine Catherine de Brivazac, héritière du sieur de Beaujeau, émigré, a été mise en possession, par ordonnance du 8 octobre 1815, des moulins de Villemur, situés sur la rivière du Tarn et dépendans de la succession de ce dernier, à la charge « d'entretenir la chaussée et auc très ouvrages dans la forme et les dimensions qu'ils ont actuellement. »
  3. le Marquis de Tauriac, le marquis de Lostange, M.  Roques

    *Pierre Roques de Villauchamps (propriétaire, habitant Bernadou) époux d’Eulalie Tessier

    *Sa fille Eulalie a épousé Amédée, marquis de Tauriac (habitant Toulouse, propriétaire du château de Vergnes). Gérard Brusson).p 176. Marquis de Lostanges seul. Le 7 février 1855, le marquis de Lostanges devenu, à la suite de décés et de mutations, seul propriétaire des moulins et usines de Villemur  qu’il racheta sur licitation pours 252.000 fr le 5 juin 1856.

  4. A la suite de vente faite pat le marquis de Lostanges : ½  Antoine Brusson ; ½  Claire et Marie-Anne de Lostanges [24 août 1858]. Par  la suite : Jean et Helie  Brusson (fils d'Antoine)  et Claire et Marie-Anne de Lostanges. Jean en était le régisseur à la suite de son père.
  5. les Brusson 

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Régie des moulins :

  • Bernard Antoine Junières
  • Benoît Auguste Vieusse
  • Antoine Brusson (5 juin 1856 - )
  • Jean Brusson (fils d'Antoine)
Notice sur Ménoire, Brivazac

Guy de Ménoire a eu  6 enfants. Sa première fille, deuxième enfant,  Catherine Eléonore, née en 1769, épouse le 14 avril 1787 Charles François Armand de la Roque-Budos - on écrit aussi Larroque -  le 14 avril 1787 (dot de 300.000 livres). Elle est décédée le 8 juillet 1792 à Bordeaux, 10 rue Margaux, à l'âge de 26 ans. Ils ont deux filles (1788 et 1792).

L'une d'elles, Delphine Catherine, née le 2 juillet 1789 au Château de Budos, [33], décédée en 1860 à Bordeaux , à l’âge de 71 ans  épouse M. Léon de Brivazac né le 9 mars 1774, décédé le 17 janvier 1860 - Bordeaux, à l’âge de 85 ans

 

la compagnie des moulins de Villemur  est en projet en 1845 [cf projet  conservé aux AN F12 - 6808-6820], tandis que la société du moulin de Bessières fait l'objet d'une ordonnance du 16 juin 1641.

 

 

Moulins

 

Rive droite :

moulin en usage : le Moulin de la Tour

Brusson fermier début 1872 du moulin de la Tour :

entreprise Brusson de 1872 à 1877  (transférée ensuite sur la rive gauche)

 

Jean Marie Elie  Brusson afferme à son cousin germain Jean Brusson aîné le 22 août 1871 l’usine faisant dépendance du moulin de la rive droite du Tarn. En effet depuis le décès d’Antoine, ce sont ses 2 fils Jean et Helie qui sont propriétaires avec les 2 filles du marquis de Lostanges : Jean en était le régisseur à la suite de son père.

 

En 1872, Jean Marie Elie transporte son matériel de la rive droite vers la rive gauche (il sous-loue le moulin de la Tour à Valade, boulanger, 800 fr par an.

 

En 1906 Antonin Brusson achète aux hértitiers de Raoul des Lostanges  et d’Antoine Brusson i.e.  Mme de Laya, Mlle de Lostanges,  Mme Joséphine Brusson veuve Roques et Mme marie-Thérèse  Brusson veuve Irisson « la partie restante des moulins et usines de Villemur sur la rive droite » p 201 opération industrielle d’abord pour contrôler le barrage en entier et jouir de la totalité de l’eau, sentimentale (attachement à la tour féodale Tour du moulin qui a échappé à la destruction des remparts en 1636 (avec archives, ayant subi en grande partie  les ravages de l’inondation de 1930).

La chanson des blés durs – Brusson Jeune  1872-1972, Loubatières, 1993.

 

Rive gauche :

[1]  le Pas  (fin d’activité en 1790),  Galan est mentionné comme meunier [GALAN Barthélemy  et François] .

[2] en vis-à-vis de la Tour : moulin de l'écluse édifié en 1788, surélevé en 1828 (d’architecture presque identique à celui de la Tour),

en usage en 1872 ; brûlé en 1893, est en ruine en 1896, reconstruit alors.

(l’usine électrique/centrale hydrauélectrique est construite à sa place)

l’usine construite en 1877

 

           

 

 

 

Il ya aussi les moulins qui ont trouvé place un temps sur les cours d'eau, biens signeuriaux.

Cf. Bondigoux sur le Souhet... sans oublier les deux lieux dénommés "la mouline", indice toponymique (Bondigoux, La Magdelaine). 

 

 

La mouline de Bondigoux

 

L’ancienne Mouline est bien connue [ au lieu-dit la Mouline, à la sortie du village, sur la route de Montvalen]. Bâtie sur le souhet, elle a dû fonctionner jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Jeannette Lagarde (op. cit., p. 164-165) le présente à partir de trois procès-verbaux de vérifications du 3 novembre 1688, 6 septembre 1706 et 1735 [appartenant au fonds Brusson, déposé aujourd’hui aux archives départementales]. Deux étages – en bas : le rouet et le meule et la canelle amenant l’au – les murs ont 10 pans d’épaisseur et 12 sur la hauteur – le !ur de derrière est ouvert  au moyen d’un grand arceau par où les eaux se versent.

L’arceau est en anse de panier et comme les jambages, de  brique taillée.

En haut, une chambre avec une meule à moudre les grains, avec son siège et ses garnitures.. Aucouchant  une fenêtre de trois pans de largeur

L’habitation du meunier se trouvaità deux cannes de distance. En 1706, elle est trouvée «  inhabitable et tombe en ruine par l’abondance des eaux qui tombent du ruisseau de Bondigoux ». On envisage d’en construire une nouvelle plus haut, près de la  mouline, avec une étable pour y mettre les bestiaux qui portent du grain au moulin, une cheminée est aussi prévue. Cette construction sera réalisé, puisque décrite en 1735. : cave, étable à cochons et volière au dessus, une chambre d’une toise, quatre pieds, cinq pouces de longueur,  et une toise, trois pieds de largeur dans œuvre, de plein pied avec le terrain.

La chaussée joint la Moline

Cette mouline sera remplacée en 1812 par celle construite à Vernhes. 

 

 

La mouline de La Magdelaine

Celle-ci est bien portée à proximité de la route Montauban-Lavaur sur le cadastre de 1812, avec sa boucle sur le ruisseau de Rieu Tort, et sa chaussée. Nous n'en savons pas davantage.

 

 

Le moulin de Mirepoix

Celui-ci, appartenant à M. de Clarac, est porté dans l'inventaire des biens nationaux, en 1789 

Il se trouve sur le Lauzat à 150 m de sa jonction avec le Tarn. Il est alimenté par un étang, sorte de réserve, le débit du ruisseau n’étant pas considérable. Cf Monographie de l'Instituteur Gamboular.

On relèvera le chemin du moulinas (toponyme témoin sans doute)

 

 

 

 

la mouline de Villematier

Un moulin se trouvait en 1886 sur la rive droite du Rieu tord, près du village,  « aux murs antiques », comprenant deux meules et avait suffisamment d’eau, suffisant pou la mouline du blé nécessaire.

Cf Monographie de Villematier, Lafont, institiuteur, 1886, ADHG

 

Les Lostange participent à l'entreprise de développement économique, notamment en misant sur le Tarn.
Nous les trouvons à Villemur, l'escalère, Bessière. Ici la constitution d'une Société anonyme créée à Bessières.

 

Lors de la création de la société du moulin de Bessières  en 1837 - M. le marquis de Lostange s'est obligé aussi à démolir, pour ne plus y en construire, un moulin à deux meules qu'il possède près du Tarn, sous la réserve seulement que tous les matériaux et bois quelconques provenant de cette démolition, et qui seraient reconnus bons et propres à servir à la construction du nouveau moulin ou de ses dépendances, seraient acquis de lui par la société.  

 

 

 

Moulin à farine de Bessière – constitution d’une société anonyme.

Acte du 4 décembre 1837 acte chez Me Barbe 

Raoul-Charles-Joseph marquis de Lostange, propriétaire demeurant en son château de la Busquette commune de Villemur [Ma Magdelaine],

Jean-Ernest Ducos vicomte de Lahitte, général d’artillerie, demeurant au château de Castelrive à Bessières

Et Mme Jenny Cicilia Cotter son épouse (décédée avant 1837)

Ont arrêté une société anonyme pour l’établissement d’un moulin à farine sur le Tarn

Moulin de Bessières sur les propriétés de M. de La Hitte, sur la rive gauche du Tarn

Le marquis de Lostange afin d’écarter toute concurrence contraire aux intérêts de la société, et aux intérêts généraux, s’est engagé à tout jamais, pour lui et ses ayants droits, à ne pas profiter du barrage dit de l’Escalère, situé dans sa propriété, du côté des 2 rives du Tarn, pour y construire ou y laisse construire un moulin à farine ; mais sous la réserve de pouvoir établir toute autre usine. Par la suite, il a été dit que la société ne pourrait jamais profiter du barrage de Bessières pour y construire ou laisser construire sur l’une ou l’autre rive d’autres usines que des moulins à farine, à moins que le marquis de Lostange ou ses héritiers l’eussent permis.

M. le marquis de Lostange s’es obligé à démolir, pour ne plus y en construire, un moulin à deux meules qu’il possède près du Tarn, sous la réserve seulement que  tous les matériaux et bois quelconques provenant de cette démolition, et qui seraient reconnus bons et propres à servir à la construction du nouveau moulin ou de ses dépendances, seraient acquis de lui par la société.

 

 

B / les moulins à nef

 

Sur le Tarn ces moulins son rares. On en relève quelques unités entre Villemur et Villebrumier.  On pense qu’un de ces moulins se trouvait à hauteur de Grèse, à la pointe aval de l’ile -  utilisant la force du courant du petit bras du Tarn, qui était alors un bras vif, .au vu du nombre important de meules et de fragments de meules trouvés [recueillies par M. R.Gasc]

Source : site TAV

 

 

C / les moulins à vent

 

 

 Aucun n'est relevé. Les seuls connus sont dans le département du Tarn :  Montdurausse, Salvagnac (Saint-Angel) et peut-être à Tauriac (cf. reste de la tour : moulin ? comme le figure Cassini ou pigeonnier ? ou autre fonction ?).

 

Les relevés BMS mettent en contact avec des familles de meuniers, vétitables lignées. Relevons notamment :

- les Gardelle : Mirepoix [nous y connaissons un moulin à eau sur le Lauzat], Paulhac, Montjoire  : GARDELLE André ((c) 1670-> 1726),  Antoine (1700-) , Antoine (-< 1743) - Bertrand (-) - Bertrand (1702-) - Jean (André) (-)

- les  Richard : Mirepoix, Roquemaure, Montelegri : RICHARD Bertrand (-), Jean (-) - RICHARD Jean (-),  Jean (-) Jean (1724-1778), Pierre (1749-1774), puis Lauzeral.

 

On relève l'existence de moulins à vent sur la rive gauche, les trois moulins tout près du village de Montjoire et celui de Lacour, deux au-dessus de Villariès le moulin de Pigre et celui entre Aygouse et Friques, un encore en-dessous de Gargas. Les BMS de ces paroisses (cf. en particulier Montjoire) comprennent  plusieurs familles de meuniers.

Sur le rive droite,  une série de moulins longe l'Albigeois :  Mirepoix (près du village), Roquemaure, Condel, Montpelegri, Saint-Laurent Lapeyrouse, Montlougue,...Tauriac, Saint-Angel, Labouysse, la Vinouse avec ses 2 moulins (la Motte et  près de  la borde brulade),  et en Albigeois : les trois de Guiddal-Rabastens  (les baillès, le Fort,  les Pigasses) et les deux au-dessus de Mareux.

sources : carte de Cassini

 

 


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