les lieux de la communauté   



 

 

Les   lieux  

de la communauté

 

 

l'église Sainte foy   CLIC

 

le cimetière

Sa position surélevée ne manque pas se surprendre. A-t-il toujours été à cet endroit ? Au bout de l’allée, au milieu de la série de caveaux - côté nord - le caveau des curés.

La visite canonique de 1831 mentionne dans l’ordonnance qui suit : la nécessité de « faire réparer la clôture du cimetière et   placer une grande croix au milieu »

 

On a pu entendre dire que des travaux de terrassement pour réduire la hauteur environnante avaient fait apparaître des pièces de monnaie abîmées dans le champ à l’arrière de la métairie (Teysseyre puis Béziat).

 

Le monument aux morts du cimetière

 

               

                     monument aux morts                                                   le soldat                                          repeint

 

Presbytère

 

En 1749, les archives municipales de Villemur mentionnent que le curé de Sayrac a démoli son presbytère. Il faut croire que ces bâtiments étaient des dimensions les plus modestes et dans un état de délabrement très avancé. Excédé par la précarité de cette masure et l’incurie de l’administration il a détruit ce pitoyable refuge. Il fut néanmoins condamné à construire à ses frais le presbytère. On ne nous dit pas si la sentence a été suivie d’effet.
sources : Marcel Peyre

On notera qu’à la révolution française, le presbytère de Sayrac a été vendu. CT

 

Le presbytère antérieur à la révolution française fût vendu en 1793[17]. Des recherches seraient à faire pour le situer précisément[18]. Bien national, il fut acheté comme d’autres biens d’Eglise par Cabié forgeron à Villaudric[19].

 

Après la Révolution, les curés logèrent  dans une petite maison appartenant à la famille d’Anceau/de Marsac[20] pour une part.

 

On sait  en effet que de 1831 à 1850 – et peut-être antérieurement,  le dernier compartiment de la métairie  des Teysseyre[21]  servit d’habitation à M. le curé de Sayrac.[22] 

 

                  

 

 

« Ce logement qu’occupe M. le curé de Sayrac [23] appartient à 2 individus – l’un de Sayrac qui l’a loué à M. d’Aubuisson pour 29 ans, l’autre de Villaudric. C’est M. de Marsac qui a promis, sa vie durant, d’en laisser la jouissance  au curé. (cité par Fieuzet, curé de Villemur le 6 Janvier 1837).  Cette maison est alors constamment désignée comme « si étroite et si incommode,… toujours humide » lettre de Brassier 1843 . Le 30 Mai 1846 le curé Albert commence ainsi sa lettre au vicaire général : « Il est vrai que je suis mal logé à Sayrac ». 

 

Le dernier presbytère a été édifié au milieu du XIX°. Il se trouvait sur le chemin de Sayrac à Villlemur[24]. Belle maison construite - sur un terrain[25]donné par M . Lespinasse de Saune  - par les paroissiens de Sayrac eux-mêmes au temps du curé Albert en 1851[26]  - les paroissiens apportant leur aide pour les charrois et la main d’œuvre . Cette tradition orale est établie et confirmée  par les écrits consultés[27]. Les travaux ont dû durer les années 1852-1855  selon les prévisions avancées en janvier 1852.

 

 

               

                    

 

La famille Colombe en était détentrice  héritière du curé Albert qui en fût le propriétaire légal [28] - Paul Colombe étant le neveu du curé[29] ;  la succession de l’abbé Joseph Colombe - son fils - déboucha sur une vente  opérée par M. Petit à M. et Mme Barrault de Toulouse en 1970,  par l’intermédiaire du  M. l’Abbé Albert Passama, vicaire épiscopal, frère de Mme Geneviève Barrault (Louis Rozès épousera  à Sayrac Hélène Barrault le 08 juillet 1972).

 

Cependant on ne peut manquer de relever les déclarations des curés de Sayrac lors des visites canoniques mentionnent l’absence de presbytère :

en 1831 (Brassier) : «il n’y a  point de presbytère»  ; 1841 (Sicard) de même ; lors de la visite décanale du 19 mai 1911 au temps de M. Dayet, le doyen Maurette écrit :  « le presbytère appartient à un propriétaire qui le cède gratuitement par reconnaissance à M. Dayet » [30]. La visite décanale de 1920 mentionne la même situation : «pas de presbytère ».

 

Deux curés ont  résidé au nouveau presbytère paroissial : Albert et Dayet. On se souviendra que le curé Albert était le grand-oncle de  l’abbé Joseph Colombe.

 

le monument aux morts

initialement installé dans l’église[31] – au fond, il fut lors de la restauration de l’église  en 1954 transféré au cimetière, lieu plus neutre . Un plaque de marbre blanc prit place au même endroit transcrivant  en lettres d’or les noms des  11 sayracois  morts pour la France lors de la guerre 1914-1918 [32]

 

 

l'Oratoire

Construit en 1954, suite à la mission par la famille Teysseyre sur un ancien puits du jardin.

         

            

 

 

l’Ecole[33]

Un premier témoignage d’un instituteur à Sayrac apparaît dans la correspondance du curé Sicard avec l’Archevêché en 1837 au sujet d’un certain Brégal originaire de Villaudric, à qui la   municipalité de Villaudric n’a pas accordé  l’autorisation d’enseigner – certificat prescrit par la loi, mais le maire de Villemur tolère la situation à Sayrac –« bien qu’il ne soit pas approuvé par le conseil municipal ». « Il reçoit dans son école des garçons et des filles qui ont fait leur première communion  et qui sont par conséquent assez grands». Le curé dans  une lettre du 21 Février 1837  constate sa conduite peu édifiante « il manque très aisément la messe le dimanche, jamais je ne le vois à vêpres ; d’après le témoignage d’un enfant, il ne leur enseigne aucun catéchisme  pas même celui du diocèse. Je l’ai entendu moi-même sans qu’il s’en doutât tenir des propos fort indécents )à de jeunes femmes ». Il en a fait l’observation à des parents qui se sont dépêchés de la rapporter à l’instituteur qui est  venu ‘’sermonner’’ le curé qui en a référé à l’évêque (qui a un droit de regard avec le maire sur l’école et les instituteurs).

 

Une école  s’est ouverte à Sayrac au compartiment[34]de la métairie Teysseyre. Création conséquente à la loi de 1882[35] qui instaure l’école publique . Un bail est passé le 29 Octobre 1882 entre les Abbés Jean, Jean-Antoine et Marie Teysseyre d’une part et M. Jean Castella, maire de Villemur d’autre part : un bail est convenu pour l’école mixte du 1er Octobre 1882 au 30 Septembre 1884 pour une valeur de 120 francs payable au semestre à la condition de restituer une cloison qui sera supprimée et de maintenir le Christ parfaitement apparent[36]. Un litige apparaît au sujet de l’acceptation de la maison telle qu’elle existe et la somme de 200 francs de loyer .Il y a menace de cessation de bail.

au 30 mars 1890 (cf lettre de l’abbé Jean-Antoine Teysseyre, curé de la Magdelaine au maire de Villemur). Une lettre de son frère, le père Jean de Toulouse du 2 juillet 1890 indique que la cessation du bail et la remise des clefs.  Une amende fiscale et la  suppression des signes religieux  (Christ et statue de la Vierge) ont  conduit à cette rupture de bail  sans  déboucher sur un nouveau contrat, malgré les contacts établis dans cette éventualité.

 

En  Octobre 1882, l’institutrice de l’école de Sayrac  se nomme Melle Bouillon[37].

 

Ensuite l’école s’établira au cœur du village entre la maison Brousse et la forge – bâtiment aujourd’hui disparu. Elle comportait une seule pièce pas très large et assez mal éclairée[38]. La cour des Brousse servait de cour de récréation .

 

Une nouvelle école sera construite par la suite sur un terrain Brousse[39] acquis antérieurement, construction terminée en 1930, où l’école  ouvrira…Ecole primaire qui a subsisté jusque vers les années  1980. En Septembre 1986, ouverture d’une cantine. L’école sera vendue 250.000 francs.

 

                                                                                                                     

       

 

Salle des fêtes

Celle-ci sera  inaugurée en 1994 – coût avec terrain : 830.000 Francs .

 

 

le lavoir

 

Chaque section de la commune de Villemur a vu la construction d’une école , mais aussi d’un lavoir. Les sections de Sayrac et du Terme, en effet,  depuis longtemps, disposent d’un lavoir. Celui de Sayrac a été réalisé sous Elie-Jean  Brusson, date de 1897.  Sayrac a ainsi un ample lavoir en contrebas du village en allant vers l’église, au devant de la maison Amat . Un escalier donne accès aux  bassins qui se trouvent  au niveau du ruisseau : un grand bassin pour le lavage, et deux petits bassins pour le rinçage. Dans le temps son utilisation dépassait le cadre de Sayrac  (la famille de Naurois y venait)[40].

 

                                                             

 

 

la Forge

Une forge banière à Sayrac est attestée dans un acte notarié de Novembre 1733[41].
Après le départ pour Orgueil de Lauzeral
[42], Dernier forgeron établi à Sayrac, Henri Tournier d’Entourettes venait une fois par semaine faire l’affûtage des socs de charrue et outils, mettre des fers aux bœufs jusque vers 1939 - (sources : Laurent Teysseyre, 2004).

On[43] nomme aussi Vignères forgeron à Sayrac en 1874.

 

Les ponts

Le Pont de Mauran (ou  Maurens) a fait l’objet de demandes insistantes de la part de Louis Teysseyre auprès du maire et du conseil municipal dans les premières années du XX° siècle, l’année 1909 [44]. Louis Teysseyre était alors conseiller municipal, un des 2 élus de Sayrac, un des 6 élus représentants « la plaine ». Il sera réalisé autour de 1914-1918.

 

Voies

les routes

« A la fin du XIX° siècle deux routes seulement partaient de Villemur . l’une partant de la porte saint-Jean partait sur Montauban, l’autre, par la porte Notre-Dame et le bac du port-haut se dirigeait vers Toulouse – passant à l’arrière de Bernadou et allant sur Vacquiers. » notice Marcel Peyre ,1975, p. 35 . La nouvelle route Villemur-Toulouse passant par Millères/la Bordasse fut engagée en 1769-1770 (A. Sevène)

La route Villemur-Villaudric par Sayrac était la seule voie jusqu’au XVIII°[45].

 

A partir de 1770 commence réellement l’édification d’un réseau routier important [46] .

« En 1770 , il y a un projet de construction d’un grand chemin de Villemur à Toulouse, étant donné que tous les chemins sont très mauvais et impraticables »

En 1777- 1778 le diocèse du Bas-Montauban fit faire un chemin jusqu’à la jonction du chemin de Toulouse à Fronton (emprunts autorisés)

La route Toulouse-Fronton est  dés lors prolongée par Villaudric jusqu’à  Villemur [47]. Cependant la carte de Cassini semble plutôt indiquer le chemin se fit à partir de Villemur, puisque le seul tracé achevé qu’elle porte va de Villemur à la limite de Villaudric… ce qui semble correspondre au refus de  la communauté de Villaudric en 1887-1888 de prendre en charge les frais et les travaux lui incombant sur son territoire (Escudier p. 282) .

 

Des travaux  y furent à nouveau exécutés en 1836 lors du  classement de cette route Grenade-Villemur comme chemin de grande communication n°9. Les travaux  sur cette route et sur d’autres qui incombaient à la  commune de Fronton (2.500 journées de prestation en nature) furent récusés après avoir fait l’objet d’une délibération le 12 mai 1831 – les travaux sur le chemin de Villemur demandaient 350 journées ; le classement de cette route Grenade-Villemur par l’autorité préfectorale mit fin à ces résistances . (cf Escudier)

 

 C’est à partir de la loi de 1836 sur les chemins qu’un réseau  de routes s’est trouvé défini et entretenu en conséquence.

 

En 1820 dans une enquête sur les paroisses du diocèse, les curés indiquent le temps des trajets d’une paroisse à une autre – à pied :

-         de Sayrac à Magnanac : ¾ h

-         de Sayrac à Villaudric : ½ h

-         de Sayrac à Villematier : ¾ h

-         de Sayrac à Villemur : 1 h (avec le franchissement du Tarn en bac)

-         de Villemur à Magnanac : ½ h (id)

-         de Villemur à Villematier : ¾ h  (id)

 

 

Les ponts du Tarn

Le premier pont – à une seule voie - sur le Tarn date de 1845. Abattu en 1870, relevé en 1872. remplacé en 1924. par un pont à double voie à 2 éléments suspendus posés sur une pile au milieu de la rivière, po,nt emporté par les crues de 1930. Après que le pont fût emporté par l’inondation de 1930, un bac fut mis en place par l’armée et permit ainsi la communication entre les deux rives du Tarn en attente d’un pont de remplacement rapporte Laurent Teysseyre. Ce  pont  de remplacement construit en urgence : c’est le pont suspendu actuel. Un  pont à Saint-Jean fut construit et inauguré en 1960. En effet un second pont fût jugé nécessaire par le conseil municipal élu après la libération , son implantation posa problème ; il relie le quartier Malaret de la rive gauche à un point voisin de la route du Born face à l’entrée  du cimetière. Il porte le nom d’Eugène Boudy, le maire qui le fit réaliser[48].

 

Ainsi avant 1872, le Tarn était-il franchi par deux bacs dont les embarcadères  étaient appelées le port-haut au lieu dit ‘’le Pas’’  et le port-bas au faubourg Saint-Jean (Sevène p. 147).

 

 

Le petit train

avait un arrêt portant l’enseigne de Sayrac en un lieu dénommé Blessou . On a continué de dénommer ce lieu « la halte » . en effet cette halte était à l’origine un arrêt obligatoire, il devint facultatif par la suite pour réaliser le parcours des 45 km en 1 h 45. Ligne  de chemin de fer de Toulouse à Villemur par Launaguet et Fronton, une des 6 lignes d’intérêt local[49]. Celle-ci a  été inaugurée le 7 Octobre 1912[50] ; elle a été  en service jusqu’en 1937[51]. La durée du trajet était de 2 h à 2 h 20[52] avec deux allers-retours quotidiens. Ce délai put être ramené à moins de deux heurs . Pour gagner du  temps sur le trajet, des essais d’automotrices à accumulateurs appelées michelines furent tentés (Laurent Teysseyre).  Diverses personnalités politiques, agricoles, etc.. des cantons de Villemur et de Fronton avaient été réunies à Fronton le 12 Août 1903 pour débattre du projet (Adrien Escudier).

 

lieux-dits

-         la Crouzette 

-         saint Roch : appellation de  à  l’implantation des Minimes de saint Roch de Toulouse en ce lieu (métairie)

-         Les cabanes

-         Millères

-         le Vergne

-         Blessou

-         La Bordasse ( ex Douare)

-         les Moureaux

Ne sont plus utilisés : les Margots  et le quartier des héritiers.

 

 

                                                                                                         

 

L'inventaire du 9 mars 1906 note : "devant l’Eglise une croix en fer montée sur pilier brique de 1m 50 de haut, érigée sur terrain communal avec inscription  1838 (valeur 50 fr)".

 

 

Croix

Outre la croix paroissiale (devant le clocher) subsistent :

§         celle située au village devant la maison ex-de Saune

§         et aux Mouraux près de la maison Audu

 

Deux croix en bois détériorées n ‘ont pas été rétablies :

  • la croix la Crouzette : venant de la route de Toulouse  à l’embranchement des routes de Sayrac et Villaudric
  • la croix et le quartier de saint Roch : à l’embranchement des routes de Magnanac et de Villemur ( = hauteur maison Gardelle) – lieu vraisemblable d’implantation des Minimes de saint Roch.

                

                                  croix au village

 

La  vigne

Elle semble avoir en ces terroirs quelque ancienneté. Le  sol de cette terrasse s’y prête bien .

les vignes sont régulièrement mentionnées dans les actes. Les moins bénédictins – tant à Gaillac qu’à Villaudric ne sont pas sans avoir vraisemblablement influé sur cette culture, les communautés religieuses  produisant le vin nécessaire à la célébration de  la messe .

 

Les maladies que connaîtra la vigne au XIX°[53]ne sera pas sans éprouver cette culture traditionnelle , qui saura malgré tout faire face. En 1854 ce sera l’oïdium, puis en 1861 ; le phylloxéra venu d’Amérique ; il va rayer tout le vignoble européen. En 1974 nouvelle invasion du phylloxéra (légère) et ensuite de mildiou. Enfin en 1894, c’est l’apparition de black-rott. « Pour lutter contre le phylloxéra, on utilisera des cépages américains à très gros rendements qui se révèleront être de piètre qualité pour le vin .Dans le pays, comme ailleurs, de nombreux paysans furent ruinés par cette catastrophe. Le vignoble sera sauvé par le greffage des cépages locaux sur des pieds de vigne américains sélectionnés »[54].

 

Les vendanges chez les Teysseyre : une semaine en 1878 avec 16 vendangeurs  - la journée selon la tache : 1 franc ou 1 franc 25. Dépense : 68 francs 08.

 

On désignait [55] 3 catégories : (tarif 1867)

-         les dégrapieurs ( payés 1 fr)                 en  1668 :  4

-         les vendangeurs  (payés 15 sous)         en  1868 : 20

-         seilleuses (payés 1 fr)                          en  1868 :  3

 

 Des évènements qui font date

-         école :              1882 ; 1930-1931

-         lavoir               1897

-         petit train         1912

-         électricité :       octobre 1927 (la veille de la fête de Ste Foi)

-         eau :                vers 1960

-         gaz :                 15 août 2003  



[[17] le presbytère, dépendances et jardin sont estimés à 1.315 livres. Le curé Albert cite avec exactitude en 1851 l’année de la vente du presbytère en 1793.

[18] notamment l’ étude du cadastre.

[19]  le 25 thermidor an IV selon la loi du 28 Ventose an IV . op. cit. p. 496 – Presbytère du lieu, jardin, dépendances et terres (1 pugnère, 7 boisseaux)  – adjugés 1.315 à Cabié,  forgeron à Villaudric.

[20] aujourd’hui route de l’église de Sainte Foi, n°58 – maison Teysseyre depuis l’achat de 1856.à M. de Marsac

[21] achetée en 1856 à M. Réversat de Marsac

[22] voir note 2 – « Je n’ai pourtant pour tout local que la cuisine, une chambre pour moi et une chambre pour la fille, trois pièces extraordinairement petites » cité par Brassier en 1836 le 4 Décembre.

[23]  vraisemblablement depuis  le concordat et jusqu’en 1850-1853 .

[24] aujourd’hui route du presbytère.

[25] « M. Lespinasse de Saune offre de donner  de 20 ares de terre pour bâtir le dit presbytère et pour faire un jardin convenable.

[26] Réalisation en 1852-53 ? Une date serait inscrite  suer la porte d’entrée (sources : Laurent Teysseyre) .

Le coût des matériaux est de 631 fr – lettre du  18 janvier 1852.

[27] cf Archives de l’Archevêché consultée en 2004 par CT – lettres de Albert à l’Archevêque ou Prévôt ensuite

[28] en effet le curé Albert pour éviter toute désappropriation éventuelle ou la suppression de l’indemnité – logement versé aux curés  en fût le propriétaire, prenant en charge les travaux.

[29]  Le curé Albert a conçu ce montage juridique – être le propriétaire du presbytère -  pour conserver l’indemnité communale de logement au desservant et éviter une municipalisation des bâtiments .  Cette position avait été une constante de la part des curés et de la fabrique de la paroisse alors que diverses solutions juridiques étaient avanceées : « faire une « fondation », « donner ce bien à Mgr », « à la fabrique », « donner le terrain à la commune » .

[30] Archives diocésaines Toulouse consultées - Archevêché, 1911 (CT (2004).

[31] Laurent Teysseyre note : «  Après la fin de la Grande guerre, bon nombre de communes songèrent à édifier un monument – ce fût le cas pour Villemur . La situation des trois sections rattachées  - assez co,nfuse en ce domaine comme dans d’autres fit que le montant de la collecte qui avait été faite localement ne fût pas reversée à Villemur , mais conservée par les conseillers de Sayrac et du Terme  pour une réalisation dans leur section . Celui de Sayrac, réalisé à l’initiative de Louis Teysseyre fût l’œuvre de l’Abbé Moussié, curé  de Bondigoux – faisant suite aux tractations du 11 Novembre 1919 (documents familiaux, sources : Laurent Teysseyre).

[32] voir la liste dressée  lors de  la présentation de l‘ histoire de Sayrac.

[33] La loi sur l’enseignement primaire de 1833 ayant établi une école paya,nte dans chaque commune ( calcul de la rétribution mensuelle à payer par les parents des élèves . Ainsi on relève 1F,50 pour les élèves qui apprennent à lire seulement et 2F pour ceux qui apprennent à lire et à écrire,10 places gratuites étaient prévues – cité par Escudier, monographie de Vacquiers.

[34] petite maison , aujourd’hui nommée « les acacias » , 58 route de l’église sainte Foy. Elle servit de domicile au curé de Sayrac à une certaine époque (ceci est mentionné dans un acte de 1879) . Ce sont les abbés Jean et Jean-Antoine Teysseyre et leur sœur Marie  qui achetèrent cette partie de bâtiment  en indivision avec leur frère Jean-Baptiste à l’origine de la branche des Teysseyre de Sayrac. ce sont eux qui  louèrent cette maison  à la mairie de Villemur pour y servir d’école au village de Sayrac.

[35] La loi de 1882 qui a laïcité l’enseignement public –   quand certains veulent enlever les crucifix des écoles laïques, une circulaire réfrène leur ardeur : la loi instaurant la laïcité scolaire n’est pas une ‘’loi de combat’’, mais une ‘’de ces grandes lois organiques’’ destinées ’’à vivre avec le pays’’. l’enlèvement des crucifix doit donc se faire ‘’ suivant le vœu des populations’’, à un ‘’moment qu’il est impossible de préciser [sic]. Vingt ans plus tard coexistaient encore des écoles avec crucifix et d’autres sans crucifix….Dans un même département les situations étaient contrastées… Là où beaucoup restaient catholiques, crucifix et prières sont maintenues et on accompagne les enfants à la messe ». Jean Baubérot – Président honoraire de l’Ecole pratique des hautes Etudes. La Croix 28/08/04 . La tradition orale familiale   garde en mémoire « la bataille du crucifix » . Les  difficultés qui surgirent conduisirent Jean, Jean-Antoine et Marie T. à donner  tout pouvoir le 13/07/1890 à Louis Teysseyre pour l’affaire de l’école.

[36] cette école  se tiendra en ce lieu un  certain nombre d’année. Emmanuel Teysseyre y fût, lorsqu’il était enfant                 (témoignage Georgette Teysseyre).

[37] ceci nous est connu par le cahier de vente de vin (Jean-Baptiste et Louis Teysseyre, père et fils).

[38] Laurent Teysseyre

[39] une pétition des électeurs de la section de Sayrac approuvant le choix du terrain Brousse pour la construction de l’école : 64 noms

[40] sources : Laurent Teysseyre

[41] forges affermées avec leur droit des lieux de Layrac, Bondigoux, Villematier, Magnanac, Le terme – acte du 14/11 1733 Me Coulom par le représentant du Vicomte de Villemur à M. André Vaquier, bourgeois de Villemur.

[42] Martin (ou Marty) Lauzeral est forgeron à Sayrac -  dans les années 1880-90 ( cf cahier de vente de vin) .

[43] cahier de compte des  Millets des années 1880 (Gay/Couderc/Marty Guillaume).

[44] « Vous ne permettrez pas le détournement de cette première somme déjà votée dont vous avez reconnu l’urgence . Vous ne permettrez pas le détournement d’un projet pour lequel vous avez tous voulu sa première approbation car j’en suis sûr d’avance nul d’entre vous ne voudrait sa part de responsabilité (quoi qu’indirectement), s’il vient à arriver des accidents toujours regrettables et peut-être irréparables, on ne manquerait pas en effet d’accuser alors la municipalité de son incurie ou de son mauvais vouloir si le pont de Mauran ne se fait pas. Tandis qu’un chemin de traverse étant ouvert par la construction de ce pont tous ceux qui ne sont pas surs de leur monture pour se croiser sur une route étroite avec un train en marche passeraient par là pour éviter tout accident. Le pont de  Mauran construit en ciment armé étant le projet semble le plus économique – calculs faits d’après le plan – ne coûtera pas plus de 3.000 à 3.500 francs – étant voté déjà 500 francs, il ne nous reste plus qu’à voter le complément de la somme, c’est à dire 3.000 francs ».

Puis une autre proposition :

«  M. Blessou de Villaudric vient de faire construire un pont pour lui sur ce même ruisseau à 1 km environ de la limite de Villemur avec Villaudric en voûte et en brique (5m d’ouverture – 800 francs). Le pont de Navidals qui vient de se construire – il a coûté 550 francs – le pont de Mauran pourrait être estimé à 1.200 francs.

Il faut convenir que ce passage du’’ pas de Mauran’’ est un vrai précipice  - impossible de pouvoir y passer avec la moindre charge , impossible même aux piétons de le franchir sans être obligés de se mettre dans l’eau ».

Laurent Teysseyre à ce sujet note : « Le pont de Mauran fût demandé et réalisé au temps où Charles Ourgaut était maire de Villemur. Celui dit de la « Pendoule » situé à la limite de Sayrac/Villaudric est venu 25 ans après et permit de ne plus traverser le village avec attelages et voitures » , id  2004.

[45] le 20 Août 1826 redressement du chemin à Villemur par Sayrac passant par les « 4 chemins ».

[46] La route de Lavaur-Montauban  était à l’origine un chemin d’étapes. La route actuelle construite aux frais des diocèse de Toulouse, Montauban, Lavaur entre 1762 et  1773 – 1773 date donnée par Marcel Peyre. La route de la vallée du  Tescou Gaillac- Montauban, commencée en 1772 fut terminée en 1787 (id M. Peyre).

[47] notice de Marcel Peyre , 1975, p.32. ; voir Escudier.

[48] Sources : Laurent Teysseyre .

[49] Jean Coppolani dans son livre : Toulouse, étude de géographie urbaine, 1954, indique que le train vient pallier à l’insuffisance de rapidité et d’extension de la durée de voyage.

[50] Adrien Escudier – p. 109 - lui, parle du 6 octobre ..Peut-être le 7 s’agit-il du retour, du trajet Villemur-Toulouse ?

[51] son parcours : Toulouse-Pont-Matabiau, Toulouse-Bonnefoy, Croix-Daurade, Loubers (L’Union), Launaguet, Pechbonieu, Saint-Loup, Montberon, Labastide St Sernin, Cépet, Gargas, Vacquiers, Bouloc, Fronton, Villaudric et Villemur. avec 2 allées et retour quotidiens. Subsistent les  diverses gares  tout au long du trajet.

[52] indications sur cette ligne sur le site internet de la commune de l’Union, qui en précise même les horaires .

[53] informations recueillies sur le site de la commune de Villaudric – pages histoire.

[54] Idem.

[55] cf le cahier de compte des Gay/Couderc/Marty des Millets dans les années  1880.

 


© 2016 CT