les Jayles   



 

Les Jayles

 

 

        

Achat de « la métairie de Jayles » en 1767

 En 1745 Germain Mercadier, laboureur à Sayrac, épouse Marie Pérès[1], tous deux sont de Sayrac. Tout près de l’Eglise se trouve une propriété qui appartient à M. Jean Jaylès, de Villaudric, négociant à Toulouse endetté auprès de M. Ségonzac[2]. M. Germain Mercadier se porte acquéreur de la métairie dite de Jayles le 13 juin 1759 (contrat de Me Blaise Baville à Fronton).  Il a auparavant emprunté des sommes diverses à 3 ecclésiastiques : M. Vincent Baville[3], curé de Fronton – 2.000 Livres, Jean-Baptiste Pérès [4], curé de Villaudric –3.000 Livres et M. Guillaume Belou[5], curé de Sayrac. L’imprévu survient. Il est malade 4 mois plus tard  et il meut en 1760. il avait fait son testament le 28 Septembre 1760 – à la maison -  déclarant ses héritiers de « Jayles », Jean et Germain Mercadier ses neveux[6] et Gabrielle Gay[7].

Impossible de rembourser les dettes . Le curé Pérès demande la vente séparée de la métairie de Jayles. La machine judiciaire, implacable, se met en  marche[8] le 5 juillet 1763  pour aboutir après saisie décrétée le 20 février 1764  à une vente par adjudication le 7 septembre 1767[9] au profit de François Teysseyre[10], ménager du lieu-dit l’Escalère à Layrac (le bis-aïeul de Jean Baptiste !)[11] qui prend possession de Jayles le 8 octobre 1867.

   

                                                                                        

Il prit donc possession de son bien le 8 octobre 1767.

 

Il aura fallu 8 ans pour que cette affaire trouve son dénouement. La propriété portait alors le nom de son acquéreur antérieur, Jaylès. Des expertises furent sollicitées par François Teysseyre  en mars 1768 pour constater l’état actuel de la métairie : « les bâtiments et dépendances sont en très mauvais état qu’ils menassent même une chute prochaine »[1].

Le frère de l’abbé Pérès, curé de Villaudric, est le grrand-père l’arrière grand-père de M. Victor de Reversat  de Marsac propriétaire de la métairie achetée en 1856 .

 

                                                                               

                                            

                                 

                      

 

                       

                

 

 

                                                                                          


[1] Mariage avec  Germain Mercadier – contrat de mariage du 11 Février 1745 chez Me Timbal, MR le 23 février 1745 à Sayrac . Veuve de Mercadier ,  Marie Pérés elle épousera François  Arnal. Marie Pérès était fille de + Gabriel Pérès et de Bertrande Gaffié veuve de François Sabila jeune de Sayrac. Germain Mercadier était fils de Jean et de Marie Beaudonnet de Sayrac. Son frère Pierre était tailleur d’habit à Montjoire. Pierre Gay travailleur à Montjoire était beau-frère de Germain Mercadier.

[2] Mercadier fit quelques profits « et voulait acquérir une belle métairie appartenant au nommé Jayles, au prix de 7.000 Livres, qui valait au-delà » . La métairie est estimée à plus de 8.000 livres, et même au moins 10.000.

[3] Me Baville 3 Juin 1759. Ces 2.000 Livres devaient être remboursées à la St Barthélemy prochaine , 24 août 1760.

[4] Il aura pour héritier Jean-François-Joseph, avocat au parlement de Toulouse, son neveu.

[5] Défendu par Me Malpel.

[6] Fils à Pierre Mercadier  qui vivait avec son frère , Germain depuis 15 ans.

[7] Fille de Pierre [Gay].

[8] Les héritiers de Germain Mercadier sont assignés devant le juge de Villemur le 16 août 1762.

L’affaire sera  ensuite traitée à la cour du Sénéchal de Toulouse. Premières assignations les 5 et 28 juillet 1763.

[9] Saisie déclarée le 20 Février 1764  ; sentence obtenue le 16 Juin 1766 : Jayles sera donnée au plus offrant et dernier enchérisseur. Affiches durant 40 jours après le 5 Février 1767. l’adjudication  de Jayles était fixée à 6. 000 Livres. Lecture faite à haute et intelligible voix et publication au lieu des messes les 1er, 5 Février 1767 à Sayrac 10 h, Villematier 10 h 30, Magnanac 9 h 30.

[10]  Il avait pour procureur Me Imbert.

[11] Des pièces de  procédure ont été découvertes  dans une valise dans un recoin du chai de la maison familiale, tel qu’il existait  encore vers les années 1960. Certaines pièces étaient  très  détériorées ( humidité, vers) et ont été  détruites. 37 ont pu être consultées. Un document rédigé sur papier parchemin dresse un inventaire exhaustif de la procédure et permet de connaître l’ historique : les scellées contre les héritiers de Germain Mercadier le 5 Juillet 1763 ;  les criées aux porches des églises des différents lieux (Magnanac, Sayrac, Villematier), le dimanche, les 11, 18 et 25 mars 1764  avant midi  sont  un aspect particulier.


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