LE TERME   



 

 

 

                     LE TERME

                     

                      photo crédit paroisse Villemur

 paroisse

Diocèse

 civil

(au sein des Sénéchaussées)

Diocèse ecclésiastique

avant 1803

 

Saint Patron

Patronage

Possession de

LE TERME

 

MONTAUBAN

MONTAUBAN

Invention

de St Etienne

[découverte des reliques]

Chapitre cathédrale

St Etienne Toulouse

[1/2 dîme]

et curé

[1/2 dîme]

 

Le Terme est un hameau de la commune de Villemur-sur-Tarn. Ses habitants sont les Termois  

La paroisse du Terme, avant 1317 dépendait du diocèse de Toulouse ; entre 1318 et 1790, du

diocèse de Montauban ; après 1790 du Toulouse.

Paroisse  connue de 1160 à 1803 et à partir de 1863 où elle est à nouveau érigée. De 1803 à 1863, la paroisse du Terme est rattachée à celle de Magnanac

l’église est sous titulature de l’ Invention de saint Etienne [i.e. découverte des reliques de saint Etienne], premier martyr (3 août)

Notons quelques dénominations : Termes (vers1160), Terme (1232). L’étymologie renvoie à Terminum, Terme. ‘’terme’’ est à entendre dans son acception médiévale, terme relatif à une villa délimitée et  comprenant un terroir cultivé. Ce sont les terminos ou fines, les termes, qui bornent les terres ultimes appartenant à la  villa. Le vocable de termini est issu des bornages romains, caractérise la limitation entre deux domaines. Le territoire du Terme peut  correspondre à cette caractéristique de l’occupation du sol. On ne retiendra donc pas une autre étymologie avancée par un érudit local : « Le Terme  est un hameau au nom mal orthographie – on devrait écrire Le Therme, lieu où jaillissent les eaux. Les cannelles de son pittoresque lavoir l’attestent ».

La dîme appartenait au chapitre cathédral de Saint-Etienne de Toulouse [1/2 dîme] et au curé.

Le droit de nomination à  la cure est au chapitre St-Etienne de Toulouse.

Le seigneur temporel est le Vicomte de Villemur

Cet habitat s’est constitué de manière complètement inorganique, comme le fait remarquer Jean Catalo.

 

Saint Etienne + 33/36 – fête le 26 décembre

Etienne  a le titre de protomartyr, parce qu’il fur le premier martyr, victime des persécutions  contre les adeptes  du Christ. Son nom Etienne, « stephanos, le couronné »  dit sans doute quelque chose d’une origine hellénistique. Il appartient au groupe des sept, figure des futurs diacres, qui sont chargés, par les apôtres, de s’occuper  de l’administration des biens de la communauté et du service de la charité auprès des fidèles de provenance judéo-héllénique, suite aux disputes qui se produisirent entre veuves juives et hellénistes, cers dernières se considérant comme désavantagées. Il est un vigoureux controversiste ; il se montre très radical contre les traditions et les institutions juives. Il irrite les autorités juives. Il  est  appelé à comparaître devant le Sanhédrin ; il fut mis à mort et lapidé hors de la ville. Saul de Tarse, qui deviendra par la suite l’apôtre Paul fut un assistant de sa mort [cf Actes 6,8 - 8,2 ; 11,19 ; 22,20].

C’est en 415 qu’on découvre ses restes [commémoration le 3 août] et que s’opère sa translation.

 

1 - Le Terme, possession du chapitre cathédral de Toulouse

 

L’église du Terme est une très ancienne possession du chapitre de la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, la seule située dans le Nord-Toulousain. Quitterie Cazes la mentionne vers 1097. Le chapitre est bénéficiaire de la moitié des dîmes.

L’église du Terme est mentionnée  pour la première fois en 1105 ou 1106, puis ensuite parmi celles relevant de l’archidiaconé de Villelongue en 1156-67, plus tard, en 1232 (gleia del Terme).

L’honneur du Terme mentionne  cette communauté en 1166.

 

Le chapitre de la cathédrale  Saint-Etienne de Toulouse consigne la prise de possession le 4 août 1324 du prieuré du Terme « uni à l’infirmerie par M. Raymond Seguin chanoine de cette église  en vertu de la collation faite en sa faveur par le chapitre dudit prieuré ».

En 1362, une transaction entre l’Archevêque Geoffroy de Vayroles et son chapitre au sujet de la collation des prieurés : Le Terme est déclaré  prieuré canonial. 

Le chanoine, qui a l’office d’infirmier de la métropole de Toulouse, est prenant fuit au Terme Avec le recteur, ils se partagent les fruits décimaux qui se perçoivent « dans le bénéfice du Terme etc.»

Le fonds du la cathédrale comprend un inventaire établissant les différentes transactions concernant l’église du Terme :en 1485 dont une reconnaissance  consentie le 12 janvier 1485  « par Jean et Berenguier Amelot habitants de la vicomté de Villemur à Me Raymond  Bagani, chanoine de cette église et infirmier de celle du Terme, et comme tel seigneur de certaines pièces appelées ’’à l’infirmerie’’ confrontant au chemin qui conduit de Montauban à Buzet ».

Le 30 septembre 1510, le pape Jules II érige le chapitre en chapitre séculier, libéré de la règle canoniale. « la sécularisation, écxrit Quitterie Cazes,  permettait à l’évêque de contrôler le chapitre, en nommant les principaux dignitaires. Elle était en outrez l’occasion d’une réorganisation du chapitre : les revenus affectés aux dignités disparaissaient, la mense commune était reconstituée. L’office d’infirmier ou de trésorier [NDA comme dignité faisant l’objet de possessions propres] est supprimé ».

En conséquence le prieuré du Terme est supprimé.  Léon X  confirme le décret antérieur le 26 juillet 1514.

En 1519, avec d’autres, Le Terme est réuni à la table canoniale. 

 

2 - Le Terme, le finage et le bornage

 

La disposition des bois qui déterminaient les limites des terroirs entraîne, avec le défrichement, toute une série d’opérations de bornage, ainsi en 1324 avec Villemur et Nohic. Une transaction concernant le bornage des terroirs et juridictions de Fronton et de Nohic d’une part et la terre de Villemur d’autre part  a lieu en effet cette année-là. Pierre de la Voie, ayant acheté la baronnie de Villemur manifeste alors le désir  de connaître les limites de son immense domaine, des difficultés ayant surgi entre lui et le Commandeur de Fronton au  sujet de la délimitation de leurs propriétés respectives. Le bornage est effectué par des experts-jurés, qui ordonnent de creuser les fossés sur les lignes de démarcation nouvellement établies « avant de procéder à ces travaux, le 13 mai 1324, il avait été passé une transaction passée par Pierre de Bot, notaire à Toulouse, entre le baron de Villemur et le commandeur Guillaume de Rotbald. Cette délimitation fixa les limites des deux consulats et seigneuries  ».

 

 

3 - Au temps des guerres civiles et religieuses

 

En 1588, les protestants s'emparent des bénéfices.

En juillet 1628, les troupes royales commandées par d’Epernon, ravagent la campagne montalbanaise. Elles sont relayées par la suite par les Montalbanais eux-mêmes, commandés par Saint-Michel dévastant tout. Les lieux d’Orgueil, Nohic, Le Terme, ainsi que toutes les maisons de campagne jusqu’à Fronton, comme l’indique Lebret dans son Histoire de Montauban, sont livrés aux flammes : « l’incendie dévora toutes les maisons jusqu’à Fronton». Dans toutes ses excursions, Saint-Michel était accompagné du ministre Bérauld, qui se tenait à la tête des fourrageurs, portant des allumettes à son chapeau. Par ses prêches et ses discours, il avait souvent relevé les âmes chancelantes, excitant sans cesse les soldats aux meurtres et aux pillages ; disant qu’il avait reçu une mission de sang et de feu. Bérauld raconte ces événements ainsi peu de temps après : « le 26 juillet sortent  nos troupe et vont passer le Tarn au-dessus du gué de moulins à Orgueil, vont mettre tout à feu le bourg de Nohic, chargent quantité de charrettes de blé, sous la conduite du capitaine Geay, donnent jusqu’au Terme, reviennent chargés de butin, mais sans s’être servis d’allumettes. La Peirère, en considération de ce qu’il possède, ayant garanti le tout d’embrasement. Au retour toute la campagne à droite et à gauche, depuis le Tarn jusque près de Fronton, par les cendres des métairies, marque notre passage. Le village d’Orgueil n’est pas épargné ».

 

Entre 1674 et 1713, des missions se déroulent dans toute cette partie du diocèse, missions confiées aux pères Lazaristes. Elles ont lieu au Terme en 1677, 1691, 1712.

 

 

4 - A la Révolution

Avant 1789, Sainte Rafine avec Magnanac payaient la dîme à la paroisse de  Magnanac.

L’inventaire des biens nationaux note le presbytère et des dépendances estimés à 2 .428 livres.
Les revenus déclarés sont de 636 livres. Le presbytère, dépendance, jardin et terres, four, basses-cour, etc. sont évalués à 2.428 livres.

 

Le 30 mai 1794 [11 prairial an II] il est décidé que les  tuiles et débris provenant  des pointes des divers  clochers qui ont été abattus seront vendus aux enchères, cela se  fait le 15 prairial an II [3 juin 1794]. Les débris du clocher du Terme  furent adjugés 70 livres à un certain Roques.

 

Avant 1790, on dénombre 310 habitants, 30 familles avec 105 communiants.

En 1800, le curé Barrère prête le serment alors demandé, dans le désir d’exercer ses fonctions « dans l’étendue de la commune ».

Au moment du concordat, on compte 300 communiants environ.

 

En 1805, Magnanac et le Terme constituent une unique communauté paroissiale avec deux églises. Mgr Primat, archevêque de Toulouse, décrète le 7 septembre 1807 que  « le desservant de Magnanac et du Terme dira la messe tous les dimanches dans l’une et l’autre église, disant la messe paroissiale et les vêpres en alternative tous les dimanches et fêtes dans les deux églises à sa disposition ». Mais il n’est pas certain que cette organisation ait toujours été appliquée.

 

 

5- Après la Révolution et au cours du XIXe siècle

La revendication municipale

 Les habitants de Magnanac et du Terme forment une demande commune d’érection en municipalité distincte. Une ordonnance du 2 mai 1790 est prise en ce sens. Cette tentative n’a pas de suite. Toutes  ces communautés  foraines  constituées en municipalités retournent, par la suite,  dans le giron de Villemur. En juin 1790, les commissaires du roi pour la formation du département de la Haute-Garonne, semblent accepter le fait accompli et écrivent aux Maire et Officiers municipaux de Magnanac : « Votre demande nous a paru juste et nous avons jugé, en conséquence que votre municipalité composée du territoire du Terme et de celui de Magnanac serait attachée au canton de Villemur » signé d’Adhémar, Malpel, Balzac. 

La municipalité Magnanac-Le Terme publie un mémoire pour défendre sa position fin septembre de la même année. Il est aussi envisagé que les paroisses de Magnanac, Le Terme et Sayrac ne forment qu’une seule municipalité, le chef-lieu étant à Magnanac. Devant le département, les municipalités perdent le procès intenté. Le désaveu de ces prétentions fait rentrer toutes ces municipalités dans le rang. C’était fait pour presque toutes, dont Magnanac- Le Terme, fin novembre 1790. 

Entre 1802 [an X] et 1804 [an XII], Villematier est à nouveau compté parmi les municipalités.

Le 18 octobre 1812, un projet  de création de communes est établi, celle de Magnanac, se voit constituée de Magnanac et du Terme avec le Port-haut et Malaret, soit 780 habitants.

 

Cependant Le Terme va durablement cultiver la revendication municipale à la suite de la revendication paroissiale, victorieuse : Le 2 juillet 1876 les habitants du Terme, Sainte Rafine et Brucelles forment une demande afin d’être séparés de la commune de Villemur. Par la suite le Conseil général dans sa séance du 28 décembre 1877  juge bon « d’ajourner la solution de l’affaire et ne formule aucun avis sur le mérite des demandes ». Une nouvelle demande est faite à ce sujet au Ministre de l’Intérieur, le 17 mars 1879. Le 20 mai 1883 après une nouvelle demande, une nouvelle enquête commodo incommodo est décrétée. Le Préfet, agréant favorablement les divers éléments, présente au Ministre la demande d’érection, les limites de la commune étant celles de la circonscription paroissiale. Le Ministre fait connaître ses réserves. Soumis au Conseil d’État, ce dernier, en mars 1887, refuse son accord et « ne trouve pas justifiée la création d’une commune aussi peu importante », ne voulant plus démembrer la commune de Villemur et voir le mouvement continuer avec les autres sections. Le Ministre ne croit pas pouvoir passer outre à ces objections qu’il avait pressenties. Cet arrêt met un point final  aux velléités successives des autres communautés foraines. Seules, La Magdelaine en 1882, et Villematier, en 1907 parviendront à leurs fins.

 

Le Terme redevient paroisse

Le  Terme est   érigée en succursale le 25 mars 1865 et désormais Sainte-Rafine est rattaché au Terme.

De vives tensions se produisent entre les communautés de Magnanac et Le Terme du fait de la séparation du Terme et de la perte des habitants de Sainte-Rafine rattachés désormais à la paroisse du Terme. Ces actions ont eu le soutien de deux notables, M. Lignères à La Palme et le comte de Pins à Sainte-Rafine

 

   

            à partir du castre de 1812, BR

 

     

 

 

 

 

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En août 1865, des travaux sont à effectuer à la fontaine du Terme « dont les eaux sont bien bonnes, mais dont les travaux effectués font que ces eaux sont moins abondantes ».

 

Une lettre de 1878 présente Le Terme comme un centre de population fort ancien « puisqu’il possède devant son église un ormeau qui remonte à Sully et une croix, devant son église, qui date du Xe siècle ».

 

Familles et patronymes du Terme

Parmi les familles du Terme, on relève : Arnoul, Bardet, Bertrand, Brousse, Bruel, Cayla, Darfié, Esquié, Faure, Fayet, Mestre, Monrufet, Souldadié, Turroques.

 

 

 

  L’ÉGLISE SAINT-ETIENNE DU TERME 

 

On peut situer trois édifices : 

 

1 - Une première église au XIIe siècle 

Nous ne savons rien de cette première église.

L’église du Terme - ecclesia  de Termes - apparaît pour la première fois dans la liste des paroisses constituant l’archidiaconé de Villelongue donnée par le cartulaire de Saint-Sernin, liste qui se situe entre 1156 et 1167.

Le Terme apparaît à maintes reprises dans les possessions du chapitre de la cathédrale Saint-Etienne. Ainsi en 1361, lors d’une transaction entre l’archevêque Geoffroy de Vayroles et son chapitre, l’église du Terme  est déclaré prieuré canonial. En 1510 une bulle du Pape Jules II, en date du 30 septembre, opère un certain nombre de suppression,  dont celle du prieuré du Terme. En 1519, le Terme est réuni avec d’autres églises à la Table canoniale.

 

2 - Une église rebâtie après les guerres civiles et religieuses, au XVIIe siècle

Les premiers actes paroissiaux signés du curé Antoine Amblard apparaissent au début de 1654, vraisemblablement avant la reconstruction de l’église.

Après l’incendie des campagnes allumé par les « Montalbanais » ; i.e. les Huguenots, lors des guerres civiles et religieuses, l’église est en effet rebâtie vers 1675, comme le précise le chanoine Gayne. Jean Fourès curé du Terme est enseveli dans le sanctuaire de son église près de la sacristie côté de l’évangile, en 1693 vers la fin novembre.

Par ailleurs, la maison presbytérale est bâtie par les habitants, en l’an 1660, selon une note rédigée par J. Fourès, prêtre.

 

3 - Une troisième église,  reconstruite entièrement en 1745-1746

 Les travaux  de démolition et de reconstruction ont cours du début janvier 1745 à septembre 1746.

 Le curé Philippi  consigne l’événement de la bénédiction de cette nouvelle église dans les registres paroissiaux

 

« Le lundi 26 septembre 1746 notre Eglise paroissiale du Terme a été bénie par Maitre Michel de Verthamon de Chavagnac, conseiller du roi en ses conseils, Evêque et seigneur de Montauban, qui y a de suite prêché un sermon convenable et très édifiant. Elle avait été bâtie à ses dépens sur le local de l’ancienne qui tombait en ruine et qui fut démolie par son ordre, n’étant que de terre, à l’exception du clocher qui était de brique, et le lendemain matin, nous y avons célébré en actions de grâces la sainte messe afin qu’il plaise à la divine bonté de conserver ce monument de la piété du zèle et de la charité de mondit Seigneur Evêque. […] Nous avons demandé à Dieu la même grâce pour nous et d’exaucer les prières de tous les fidèles qui entreront dans cette sainte maison qui est dédiée au Dieu tout puissant et à l’honneur de saint Etienne, diacre et premier martyr – ce que je certifie Philippi, prêtre ».

M. Philippi, prêtre, docteur en théologie et curé du Terme, décède au Terme le 11 août 1750, âgé d’environ 70 ans. Il est enseveli le 12.

 

Cette église, avant son agrandissement du XIXe siècle, est déclarée avoir un espace de 9 m de longueur sur 6 de largeur et contenir 120 personnes.

 

Au temps de la Révolution

Le clocher, comme tous les clochers  environnants, est démoli en 1794, sur ordre de Benech, administrateur municipal de Villemur. 

 

Au cours du XIXe siècle

Réparation au clocher  en 1834

 Un état et devis estimatif des réparations à faire à l’église succursale du Terme est dressé en 1803 : la réparation du clocher demande 1200 tuiles ; plus la réparation de l’escalier du clocher. Le total est de 383 fr., plus une cloche 250 fr. et 30 fr. pour réparer les parois du cimetière, soit une dépense de 663 fr.

En mars 1834 le clocher est reconstruit. Les travaux sont entrepris par Terrancle, maçon à l’initiative des habitants du Terme. La Mairie de Villemur n’a pas donné son  accord pour leur exécution. Celle-ci fera l’objet d’un procès-verbal du commissaire de police de Villemur transmis au parquet du Tribunal de première instance qui rendra compte de l’affaire au Préfet, le Procureur du Roi Alexandre Fourtanier fait savoir qu’il ne peut donner suite à la plainte, celle-ci ne pouvant faire l’objet de poursuites.

En 1852, des travaux sont à effectuer à l’église du Terme.

L’agrandissement de l’église, création des chapelles latérales en 1866

En octobre 1866, le conseil de fabrique, avec son président le curé Berny, formule le projet d’agrandissement de l’église, jugée trop petite pour la population. Il s’agit de construire deux chapelles latérales formant comme des bas-côtés, une sacristie et des fonts baptismaux Ces travaux sont pris en charge par la communauté.

Le 11 janvier 1867, l’architecte départemental Esquié considère le projet présenté comme incomplet ; il y manque un devis descriptif et le cahier de charges. Une subvention de 3.000 fr. est accordée en trois annuités par ledit ministère le 9 avril 1867. Le projet est en attente an avril. Un nouveau devis de 1.000 fr. est établi le 15 novembre 1867 par Pendaries, maître-maçon. Les travaux sont achevés cette même année. Une chronologie est difficile à établir au vu des pièces qui présentent des données désordonnées (subvention accordée, dossier à compléter, devis  agréé, travaux déclarés terminés).

 

 Le  terrible orage du 27 juillet 1868 nécessite des réparations importantes à la toiture qui a « horriblement souffert » et n’est pas encore réparée à l’été 1869. En avril 1877, on déplore « le mauvais état de la toiture qui cause des dégradions intérieures, vu le peu de solidité qu’offrent les murs extérieurs de l’église est la nécessité de les réparer ». 

En  janvier 1879,  de grosses réparations sont à faire à l’église et au mur du cimetière.

Un autre violent orage au cours de la nuit du 30 juin 1897 voit la foudre tomber sur l’église vers 4 h du matin, la flèche du clocher est entièrement crevassée dans toute sa hauteur, la toiture en partie détruite ainsi que le plafond et l’escalier du clocher ; à l’intérieur la foudre a fait des dégâts importants. La toiture est à refaire, et le clocher à reconstruire.

 

En 1885-1886, le curé effectue l’achat de trois cloches. 

 

L’église est occidentée [265°]

Les mesures dans  œuvre sont : longueur : 16, 60 m,largeur : 6 m, hauteur : 6,60 m, largeur chapelles incluses : 15, 80 m. La  surface est de 400 m² .

 

Bibliographie

-Les églises de Villemur- Association du Villemur Historique (AVH), 2007

-Christian Teysseyre, Arec, Eglises et chapelles du canton de Villemur-sur-Tarn, ed. Empreinte, Portet-sur-Garonne, 2011.

 

 

 

   

 

 

Eglise du Terme  rebâtie en 1745-46

 

« Le lundi 26 septembre 1746 notre Eglise paroissiale du Terme a été bénie par Maitre Michel de Verthamon de Chavagnac, conseiller du roi en ses conseils, Evêque et seigneur de Montauban, qui y a de suite prêché un sermon convenable et très édifiant. Elle avait été bâtie à ses dépens sur le local de l’ancienne qui tombait en ruine et qui fut démolie par son ordre, n’étant que de terre, à l’exception du clocher qui était de brique, et le lendemain matin, nous y avons célébré en actions de grâces la sainte messe afin qu’il plaise à la divine bonté de conserver ce monument de la piété du zèle et de la charité de mondit Seigneur Evêque. Nous avons en même temps avec notre peuple prié le bon Dieu de lui en accorder la récompense au centuple, et que par sa foi et ses œuvres pastorales, il mérite la vie éternelle. Nous avons demandé à Dieu la même grâce pour nous et d’exaucer les prières de tous les fidèles qui entreront dans cette sainte maison qui est dédiée au Dieu tout puissant et à l’honneur de Saint Etienne, diacre et premier martyr – ce que je certifie Philippi, prêtre ».

Pages 462-463 registre  1639-1749

 

Les sacrements ne sont plus célébrés à partir de janvier 1745 au terme, mais à Magnanac (l’ acte du 23 janvier indique la démolition de l’église et l’édification d’une nouvelle église).

La nouvelle église aura pour premier baptême celui de François Brousse le 2 octobre 1746  fils de Raymond et Anne Esquié

 

 

Lieux-dits :

La Palme, Nabosque,

 

 Les curés

 

Amblard

Antoine

 

- avril 1654

 

Fourès

Jean

mai 1654 -

novembre 1693

 

Savières

novembre 1693 – fin février 1698

 

Lalbenque

Mars 1698 –

1709

 

 

1709

Lancebierge Antoine – vicaire,

marie sa sœur au Terme le 26 novembre 1709

Birou

Antoine

1713 (curé)

- 19 juillet 1716

Birou vicaire - 1712

Philippi

François

Docteur en Théologie

 Août 1726

-  11 août 1750

 

Bouche dit Labernèse

fin septembre 1750- fin juillet 1767

 

Barrère

 

Barrère  curé de Nohic ssure l’interim septembre 1767

Barrère le même

Pierre

Début septembre 1767

Prêtre desservant, puis curé début 1768

Curé du Terme avant la révolution, pendant (prêtre ayant prêté serments),  [son frère avait été curé de Magnanc avant la Révolution, pendant et après].

 

 

Paroisse 

non rétablie au concordat

érigée à nouveau en 1863

 

Berny

Jean Antoine Isidore

1863- 1872

1829 - 1901

Né à Toulouse le 22 avril 1829, prêtre en 1853, , vicaire à Avignonet, curé du Terme en 1863, de Lavernose en 1872,  - pendant 29 ans, décédé à Lavernose le 7 mai 1901

Servolle

Jean Marie Pierre Guillaume Timothée

1872-1879

1838 – 1896

Né à Toulouse le 9 mars 1838, prêtre en 1863, aumônier des Jeunes aveugles en 1871, curé du Terme en 1872, de Cambiac en 1879, bénéficiaire de la Métropole en 1884, décédé à Toulouse le 14 décembre 1896

Valès

Jean Raymond Vincent

1879 - 1884

Né à Lagrâce-Dieu le 14 juillet1851, prêtre en 1876, vicaire à Blagnac, puis à Fronton en 1877, curé du Terme en 1879, d’Aignes en 1884, pendant 30 ans où il est décédé

Fauré

Jean Baptiste Thomas

1885-1900

1858-1940

Né à Sayrac (31340) le 5 juin 1858, prêtre en 1884, vicaire à Garac, curé du Terme en 1885 [son oncle Thomas était alors curé de Villematier de 1868 à 1894], etc... décédé à Montberaud le 23 septembre 1940

Viaule

Lopold

1900-1925

  Sénarens (81) le 23 mai 1873, prêtre en 1899, vicaire à St François d’Assise, curé du Terme en 1900, de Lardenne en 1925, décédé le 28 juin 1928.

Arabeyre

Jean Baptiste Jules Napoléon

1907-1933

1856 – 1933

  Tarascon (09) le 17 mars 1856, prêtre en 1882, vicaire à Marignac-Lasclares, puis à Martres en 1882, à Cazères en 1883, curé d’Auribail en 1884, Lespinasse 1897, du Terme en 1907, décédé au Terme le 23 mai 1933.

 

 

Au fil des jours

 

 

Extrait général des registres de l’église Saint Etienne du Terme depuis l’année 1639, au-delà de laquelle il ne s‘est trouvé aucun vestige

 

La maison presbytérale fut bâtie par les habitants l’année 1660 – J. Fourès prêtre

 

Le 16 du mois 1661 il grêla dans ce lieu et depuis on fait procession le même jour. J. Fourès prêtre.

 

Le tabernacle fut acheté par les habitants dudit lieu Pierre Fayet et Nourat vieux Monrufet marguilliers 1667, extrait de son original par moi – Philippi, curé l’an 1736

 

Le 9 du mois de mai, 1675 la grêle ne laissa rien en ce lieu, ensuite ledit sieur Fourès qui succéda au sieur Antoine Amblard curé du Terme

 

Livres vœux et prières à Saint Etienne depuis 1652 – a payé la fête St Etienne  du mois d’août a payé 48 sous pour la cire paroissiale  et la confrérie Saint-Etienne – fait ay Terme le 3 aout 1652 Amblard

 

Jean Fourès curé du Terme ayant reçu les sacrements, décédé le [jour et mois omis] 1693

A été enseveli dans le sanctuaire de son église près la sacristie côté de l’évangile, âge environ de 70 ans (vers la fin novembre)

 

Antoine Birou, prêtre curé du Terme âgé d’environ 40 ans, ayant reçu les sacrements, décédé le dimanche matin 19 juillet 1716 dans sa maison à Montauban a été inhumé le lendemain dans l’église cathédrale par le vénérable chapitre, ce que je puis certifier étant alors vicaire à Villenouvelle – Philippi prêtre

12 août 1750

M. Philippi, prêtre, docteur en théologie et curé du Terme, âgé d’environ 70 ans est mort dans la maison presbytérale après avoir reçu les sacrements le onzième août mil sept cent cinquante  et a été enseveli le douze, l’office fait par M. Manenc, curé de Nohic – présents, Jean Rivière de Villemur, Jean Chauvart et autre Jean Rivière brassier et moi Clément Barrère assistant- en foi de ce au Terme le 12 août 1750 - LT 2/152

11 mai 1933

Jean Baptiste Arabeyre, curé de la paroisse,  est décédé le 10 mai 1933 à l’âge de 76 ans. Il a été inhumé le 11.
[NDLR Il est le dernier curé de la paroisse résident]

 

 

 Le Terme, paroisse recréée en 1863

 

Querelles entre Magnanac, le Terme & Ste Rafine

 

voir aussi vie des paroisses

avec plan

 

Les paroissiens du Terme demandent de devenir paroisse. Il s’engagent à assurer le traitement d’un desservant. Il l’obtiennent..
Mais la délimitation des paroisses va occasionner une série de prises de position.

Le hameau de Ste Rafine va constituer le motif de division. Ses habitants faisant  l’objet de l’enjeu.

Le conflit va opposer anciens et modernes.

 

-         Ste Rafine faisait partie de Magnanac avant la Révolution française.  Ces limites héritées de l'histoire paraissent surannées.

 

-         Mais aujourd’hui, en 1863,  ces délimitations paraissent absurdes aux uns : les paroissiens de Ste Rafine sont obligés en effet de passer devant l’église du Terme pour se rendre à Magnanac. Pour les autres on ne change pas les limites reçues par respect de la mémoire de ce qui a été précédemment vécu dans l’église de Magnanac : les événements qui marquent toute la vie : du baptême au cimetière.

 

-         On constate 4 camps : Magnanac, Le Terme, Ste Raffine pour le maintien à Magnanac, Ste Rafine pour soutenir  le rattachement au Terme. Les pétitions sont  d’une bonne éciture. On constatera que la façon de traiter les illettrés varie. La liste des paroissiens du Terme est sans doute la plus instructive à cet égard (nous avons marqué un  S pour ceux qui signent et une + pour ceux qui ne savent signer).

 

-         Chacun des camps  bénéficie du soutien et de l’influence de notables, suffisamment nombreux sur cet espace : M.M Gasc,  Monrufet, de Nauroy, de Pins, Mme de Vacquié.

 

-         Le curé doyen de Villemur, Robert, aura la lourde tache d’éclairer ce débat. Il est lui-même concerné par ce qu’induisent les modifications apportées par l’autorité diocésaine (en rattachant Ste Rafine au Terme).

 

28 mai 1863

Les délégués des habitants du Terme commune de Villemur

A Mgr l’archevêque de Toulouse

Mgr

Lors de votre passage à Villemur vous eutes la bonté de recevoir les délégués du village du Terme qui se présentaient devant vous pour vous demander un prêtre pour leur église. Vous leur promettiez de faire droit à leur demande, pourvu qu’ils fissent une somme suffisante pour payer le traitement de ce prêtre.

Depuis cette époque, une souscription a été faite et a été soumise le 6 du mois courant, à M. Roger votre greand vicaire et à M. Caujolle, secrétaire général, par M. le comte de Pins et par moi, le traitement du prêtre fut même fixé alors à 900 fr par an.

La trinité, époque à laquelle ce prêtre doit être donné à cette section de commune étant arrivée, nous venons Mgr vous supplier de remplir la promesse que vous nous fîtes ; de notre côté trop heureux d’avoir un prêtre au milieu de nous, nous lui paierons très exactement son traitement et n’oublierons jamais le digne et respectable prélat qui nous l’aura donné, car nous lui aurons une éternelle reconnaissance. Nous avons l’honneur d’être …

Hyppolite Ratier

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ci-joint la souscription

souscription faite par les habitants du village du Terme commune et canton de Villemur et par ceux qui ont des propriétés dans ses environs dans le but de venir en aide à la fabrique de l’église Saint-Etienne dudit village pour payer le traitement d’un prêtre desservant et pour subvenir aux frais de son logement et aux frais que nécessitera le culte.

Chaque souscripteur sera engagé pour 3 années au moins, il pourra l’être pour un temps plus long si les besoins du service l’exigent et il devra payer, pendant ces 3 années, le montant de sa souscription. Alors même que l’on obtiendrait avant leur expiration que le gouvernement payat le traitement du desservant.

Les paiements seront effectués entre les mains du tésorier de la fabrique, ¼ tous les trois mois et d’avance.

Les souscripteurs seront engagés par le seul fait de leur signature en regard de leurs noms, dans le tableau ci-après et ceux qui ne savent signer par le seul fait de l’apposition d’une croix e qu’ils feront aussi en regard de leurs noms.

1 - Turroques Michel 40 S

2- Aragou Jean 20 +

3- Timbal Antoine 14 S

4- Tatouat de Nabosque 8 +

5- Roumagnanc Marzol 5 +

6- Rivière dit Jean Balent 6 +

7- Darfié Pierre  père pegarel 5 +

8- Darfié fils  dit Pégarel  10 +

9- Roumagnac Paul 60 S

10- Coulom greffier 35

11- Maury bordier de M. Coulom 6 +

12-Lagane tailheur d’habits 6 +

13- Guy Cadet veuf 5 +

14- Molinbier Jean cordonnier 5 +

15- Navech 5 +

16- Mauruc 10 S

17- Mouisset 10 S (mal formée, hésitante)

18- Brousse Pierre 10 +

19- Salles gendre Turroques 5 (peu habile)

20- Abeilhou Antoine 6 +

21 Souldadier François 12 S

22 Bertrand Paul 16 +

23- Darfié ainé 6 +

24- Sans dit Luguet 5 +

25- Darfié cadet 10 +

26- Tafus forgeron fils 10 S

27- Souldadié Raymond 12 S

28- Barbeau meunier 10 S (signe Barbot ??)

29- Tafus Pierre 6 +

30 Lormières dit France 6 +

31- Bertrand Pierre 10 S

32- Blanc Pierre dit meric 6 +

33- Giscard père 8 +

34-Gay Pierre gendre Soulassol 10 S

35- Gay dit ménou 16 +

36- Soulassol fils de la veuve 5 +

37 Monrufet fils 140 S

38- Monrufet père 130 signe

39 Bonnet Jean bordier 60 +

40- Fayet Jacques 10 +

41- Gay Bernard 10 +

42- Bley Jean 6

43- Couderc gendre Bley 5 +

44-Esquié gendre Esquié 70 S

45- Rivière Garramachou 6 S

46- Panassier maçon 6 +

47- Soulié Raymond 45 S

48- Ratier Hippolyte notaire 72 S

49- Bousignac Antoine (croix/nom) 6 +

50- Andrieu dit dubories (croix/nom) 20 +

51-Fayet 6 +

52- Arnal forgeron 6 +

53- de Pins 50 ct de Pins

54- Birbet Jacques 5 +

55 – Gay Pierre cadet 10 S

56- Turroques dit remplé 6 (néant)

57- Becade Pierre 6 (néant)

58- Contrasti dit trilhou  (néant)

59- Brousse Guillaume ainé 5 +

60- Bley cadet 10 +

61- Turriques Raymond 10 +

62- Couloim Raymond 2 +

63- Esquié veuve Terrancle 2 S

64- Gay veuve Tatouat 2 +

65- Soulassol veuve Brousse 2 +

66- Antic dit lauta 2 +

67- Tardieu antoine maçon 6 +

68- Vidé Pierre 2 +

69- Marty M. veu.. d’Esquié 3 (néant)

70- Escoffres de la Palme 3 +

71- Gay Pierre cadet –double emploi

71- Serclet de la Palme 3 (néant)

72- Mazeries 2 (néant)

73- Turroques Pierre 10 +

74- Mé valet de M. de Pins Jean Pradié  2 +

75 Brousse cadet 2 +

 

Nous soussignés Pierre Esquié, Pierre Monrufet fils, Raymond Soulié et Paul Roumagnac propriétaires demeurant au Terme, déclarons nous porter volontairement caution solidaires des personnes qui ont signé la souscription qui précède ou qui ne sachant pas signer, ont fait des croix en regard de leurs noms et en cette qualité nous obligeons à payer nous même le montant de ladite souscription entre les mains de qui de droit pour la réserve de nos droits et actions contre ceux pour lesquels nous serions obligés de payer

 

Note : Conseil – lettre à garder – engagement des habitants

14 septembre 1863

Mme de Vacquié  née de Georgina de Saget à M. le curé.

Etant un peu souffrante depuis quelques temps, il m’est impossible d’aller à Villemur et je prends la liberté de vous écrire  pour vous parler d’une affaire qui m’intéresse beaucoup. On m’a dit que vous étiez chargé de fixer les limites entre le Terme et Magnanac et je n’ai pas été peu étonnée  et je dirai même fort peinée  en voyant qu’on voulait mettre Brucelles dans le Terme. Il n’en a jamais fait partie, même à l’époque om il y avait un curé au Terme et je tiens beaucoup à rester paroissienne de Magnanac où de doux et pénibles souvenirs  me rattachent. M. de Vacquié à qui  j’ai fait part de ce projet partage  ma manière de voir  et je tiens, M. le curé, à vous faire part de notre désir ne doutant pas qu’il ait une grande part dans  la décision que  … ?? doit prendre. Vous devez savoir M. le curé que depuis longtemps  nous avons demandé une place pour nous deux  dans le cimetière de Magnanac tenant à y être  après notre mort, il est bien naturel, que nous ne voulions pas en être séparés pendant notre vie ; un autre projet que vous connaissez, c’est la construction d’une chapelle que nous voulons faire dans l’église de Magnanac, en face de celle de Mne de Naurois  connaissant nos intentions de … un  arceau à cette place lorsqu’on réparera l’église.

Bien d’autres raisons qu’il est facile de comprendre me font tenir à ma paroisse  et cela est partagé par tout ce qui est autour de moi ; il nous semble que serions des exilés si l’on nous séparait de l’église où nous avons toujours été.

Bien d’autres raisons qu’il est facile de comprendre me font tenir à ma paroisse  et cela est partagé par tout ce qui est autour de moi.

Je ne doute pas M. le curé

14 septembre 1763

Robert curé Doyen à M. l’archidiacre.

J’ai l’honneur de vous envoyer le calque exact du cadastre avec les explications du plan.

Ste Raffine étant confondu avec Magnanac, tout ce qui appartient à cette paroisse se trouve désigné sous le nom de Magnanac.

Dans le cas où une explication de vive voix serait nécessaire vous n’auriez qu’à apporter le plan avec les explications consignées sur les feuilles de papier ci-incluse, lors de votre venue à Villemur. Daignez agréer...

 

15 septembre 1863

N°1

Les habitants de Ste Rafine à M. le curé du canton de Villemur

[NDLR – pétition de Ste Rafine pour ne pas quitter la Paroisse de Magnanac]

Nous soussignés habitants de Villemur, paroissiens de Magnanac  nous avons appris  que les habitants du Terme faisaient des demandes pour nous réunir à eux lors de la délimitation des 2 paroisses.

Désireux de rester dans la paroisse de Magnanac, où nous avons été baptisés, où reposent les cendres de nos ancêtres et à laquelle nous voulons et avons toujours voulu appartenir. Nous ne pouvons prendre en considération le peu de distance, qu’il y a en plus pour nous rendre à une ou l’autre église.

Nous venons tous en corps, M. le curé pour prier de vouloir accueillir favorablement notre demande  toute spontanée d’avoir la bonté de la présenter et de l’appuyer auprès de Monseigneur l’archevêque, assurés que nous vous en seront éternellement reconnaissants. Connaissant votre bien veillance et fort de votre appui, nous osons espérer qu’on fera droit à notre demande ? Nous avons l’honneur

 

Souldadié, Delbreil , Rey François, Calar, Jean Bernat, Soldadié, Turroques, Turroques Pierre, Turroques François, Abeulhou (Pierre) Esquié, Abeilhou Jean, Giraud.

17 septembre 1863

Robert, curé doyen à M. l’archidiacre (Berger, vicaire général)

La délimitation de Magnanac et du Terme n’est pas une chose facile, en présence de droits acquis  et de prétentions exagérées. Je m’occupe pourtant de l(affaire, mais je crois qu’il ne faut pas aller trop vite, pour n’avoir pas  regretter un parti-pris. Tous les jours, il me revient quelque petit renseignement que je conserve avec soin, afin de pouvoir vous fournir des données qui elles ne satisfont pas toutes les prétentions, répondront du moins à toutes les exigences du droit et de la justice Daignez agréer…

27 septembre 1863

Les habitants du village de Ste Raffine (sic) et lieux circonvoisins à Mgr l’archevêque.

|[NDLR Pour le rattachement au Terme]

Mgr

L’envoi d’un prêtre au Terme, commune de Villemur, va sans doute nécessiter une délimitation entre cette localité et Magnanac et comme nous avons le plus grand intérêt dans la manière dont sera faite cette opération, nous soumettre à votre Grandeur nos observations.

Deux lignes tirées de l’église du Terme, l’une sur Ste Raffine et l’autre sur l’église de Magnanac formeraient un angle très obtus dont le sommet serait l’église du Terme et les deux côtés à peu près égaux, d’où il résulte que pour aller à l’église de Magnanac, nous avons à parcourir une distance à peu près double de celle que nous aurions à parcourir pour aller à l’église du Terme.
Cet état de choses qui dure depuis longtemps, cela est vrai, est gênant pour nous, et nous oblige à faire de très longues courses.
Devant, autant qu’il est en notre pouvoir, chercher notre commodité et surtout faciliter aux vieillards et infirmes le moyen de pouvoir se rendre à l’église, nous venons supplier votre grandeur de nous comprendre dans la paroisse du Terme dont la distance n’est de chez nous qu’à moitié, à peu près de Magnanac. Dans l’espoir qu’il sera fait droit à notre juste demande. Nous avons l’honneur d’être avec un profond respect

Pendaries ; Esquié ; Jean Pradié (illettré) Comte de Pins ; Esquié ; Pierre Bedel (illettré) ; Muratet (illettré), R. de Pins ; Pierre Vaquié (illettré) ; Turroques ; Rey ; Turroques Pierre ; Esquié François (illettré) ; Bouton Jean (illettré) ; Pierre Bertrand (illettré) Géraud Bernard ; Abeilhou ; Jean Bousquet (illettré) : Rochas ?? (illettré)

3 octobre 1863

A M. le doyen de Villemur

Les habitants de Sainte Rafine par leur pétition en date du 15 septembre, nous firent connaître que leurs vœux et leur volonté appuyés sur des motifs et des raisons bien légitimes voulaient faire partie de la paroisse de Magnanac comme ils en avaient partie de tous les temps. Mais soit par timidité, soit par erreur ou tromperie, quelques habitants du Terme ont arraché à quelques uns le consentement involontaire de s’unir au Terme.

 

Aujourd’hui revenus à eux-mêmes et ne se trouvant plus sous la pression de ces habitants, nous venons M. le doyen, vous faire connaître la peine que nous éprouvons d’une pareille conduite et vous déclarer que notre volonté irrévocable de tous par les motifs et raisons soulignées dans notre première pétition, est d’être toujours de Magnanac. Comptant sur votre bon cœur et la droiture de votre esprit, et nous appuyant sur votre puissante protection auprès des autorités ecclésiastiques. Nous espérons que nos voix seront entendues et nos désirs satisfaits Recevez M. le doyen…

Abeihou Jean Abeilhou Raymond ; Esquié Pierre ; Rey François ; Rey Jean ; Souldadié ; Abeilhopu Pierre ; Géraud Bernard ; Bouton Jean ; Camboulibes Jean Turroques François ; Cayla Antoine ; Géraud Bernat ; Antoine Cayla ; Turroques ; Turroques ; François Rey , Delbrel ; Turroque Pierre ; Cayla Pierre ; Vaquié Pierre ; Bertrand Pierre ; Couderc André ; André Bedel ; Bedel Pierre , Couderc Barthélémy ; André Couderc ;  Couderc Antoine ; Guérot Pierre ; Jean Guérot

[NDLR ici aucun n’est mentionné comme illettré – tous les noms semblent comporter les signatures : cependant nous avons des graphies identiques (formation de lettres par ex le d ; de même ls paraphes trop fréquents en volutes circulaires]

18 octobre 1863

Les habitants de la paroisse de Magnanac commune et canton de Villemur à Mgr l’archevêque.

Les habitants de la paroisse de Magnanac n’ont pas été peu surpris d’apprendre que ceux de l’ancienne paroisse du Terme, réunis à celle de Magnanac depuis le commencement de ce siècle, non contents d’avoir obtenu il y a peu de temps de votre grandeur, un prêtre auxiliaire et de s’être ainsi séparés de fait et de droit, élevaient maintenant leur prétention beaucoup plus haut.

On assure en effet, Mgr, qu’enhardis par ce 1er succès, ils ne demanderaient rien moins que de se faire attribuer par voie d’annexion et contre la volonté des habitants, une partie notable du territoire de Magnanac.

Qu’il nous soit permis, Mgr, pour bien préciser l’état de la question, d’évoquer un souvenir déjà ancien, avant la révolution de 1789 : deux frères prêtres, les messieurs Barrère étaient en même temps curés l’un de Magnanac, l’autre du Terme, soit par amitié et déférence fraternelle, soit par économie, le curé du Terme allait tous les jours manger chez son frère le curé Magnanac. C’était une promenade d’environ 40’ pour l’aller et le retour, par un chemin bon et ne présentant aucun obstacle. Ces messieurs connaissaient parfaitement les limites de leurs paroisses et les respectaient, mais ces limites ne peuvent être plus douteuses pour nous qu’elles ne l’étaient pour eux-mêmes. Pour les reconnaître aujourd’hui parfaitement, il suffit de jeter les yeux sur les plans de la vicomté de Villemur, déposé à la mairie de cette ville et communiqué à tout le monde.

Pour la partie haute de la plaine, c’est à dire à gauche de la grande route en suivant la direction de Lavaur à Montauban : un chemin de service formait la séparation entre Magnanac et le terme et il existe encore plusieurs endroits , commençant au chemin du Terme près de la maison de Jean Pierre Lagrange – gendre Rey, laissant à gauche dans Magnanac la maison de Joseph Rey, traversant les propriétés de Mme (ou Mand ??) de Vacquié, passant devant la maison Bessière et se continuant dans la terre de la Palme.

 

Au levant de cette ligne les articles du plan sont indiqués par ces mots dimaires de Magnanac, et au couchant par ceux de dimaires du Terme, mots très simples et qui ne disent pas moins aux habitants du Terme et de Magnanac : vous irez jusque-là, mais vous n’irez pas plus loin. Ce chemin, comme un grand nombre d’autres par suite des usurpations des riverains, peut avoir disparu dans quelques unes de ses parties, mis il subsiste dans d’autres et nos vieillards se rappellent encore l’avoir vu dans toute son intégrité.

 

Pour les limites de la plaine basse depuis la grande route jusqu’à la rivière du Tarn., ce n’est plus un chemin de service qui sépare les 2 paroisses , mais bien une ligne longeant un fossé ainsi :

Côté partie Magnanac, partie du Terme, il n’y a point là de propriété bâties, et comme tous ls champs appellent pour une de leur confront le ruisseau du Terme, nul doute que le petit cours d’eau ne soit au moins par une très grande approximation l’indicateur exact de la ligne divisoire.

Sur les bords mêmes de la rivière du Tarn, se trouve une agglomération de maisons considérable et formant plus qu’un hameau. De tout temps Sainte Raphine (sic) c’est ainsi qu’on le nomme, a été une dépendance de Magananac. Ses habitants lui appartenaient vivants et morts ; ils y étaient baptisés et enterrés ; ils tiennent beaucoup à ce qu’il ne soit  rien innové dans les anciens usages, ils seraient désolés s’il en était autrement, et sont prêts à faire toute sorte de sacrifices pour rester unis à Magnanac.

 

De l’exposé de ces faits, Mgr, et sans qu’il soit besoin de leur faire subir la moindre pression, le droit découle invinciblement avec la force, l’évidence, l’autorité qu’ils ont eux-mêmes ex facto jus oritur.

Quant aux mobiles qui font agir le Terme et le poussent ainsi hors des voies de la justice dont on peut aisément comprendre que nous ne voudrions pas trop insister sur une matière aussi délicate ; mais il est impossible de ne point  y reconnaître un esprit d’ambitieuse rivalité, tel qu’il existe malheureusement trop souvent dans les campagnes, surtout entre paroisses voisines.

Il est encore une autre raison qui milite en faveur de Magnanac, votre Grandeur l’appréciera certainement, elle nous paraît dominer toutes les autres. Si les désirs du Terme étaient favorablement accueillis, la population de Magnanac se trouverait réduite au chiffre de 300 environ. Or comme cette population se trouve répartie dans le voisinage de Villemur, Villematier et de Sayrac (car Magnanac ne forme point d’agglomération ou de village), et que très souvent ces paroissiens sont appelés le dimanche pour un motif quelconque dans ces localités environnantes, en profitent pour assister aux offices ; il suit de là qu’habituellement l’église de Magananac est privée de quelques uns de ses paroissiens et comme ce nombre en étant réduit comme le demandent les habitants du Terme, elle deviendrait à peu près déserte.

 

Que s’ils envisagent la question sous un autre point de vue, les habitants de Magnanac ne pourraient voir non plus sans une profonde douleur leur paroisse amoindrie, rabaissée, tous les sentiments que de bons français éprouveraient par un semblable traitement pour leur petite patrie religieuse. D'ailleurs les paroissiens qui en seraient séparés ne pourraient jamais être de bons paroissiens du terme.

 

Par ces motifs et autres qu’il plaira à votre grandeur de supputer, les habitants de Magnanac supplient humblement de rejeter la demande des habitants du Terme et de laisser Magnanac avec l’étendue de territoire dont il a toujours été en possession. Il sont avec la plus respectueuse vénération, Mgr…

Les habitants de la paroisse de Magnanac (lettre écrite par un Naurois ?)

En bleu : Troyes, Vidal, Trille

A de Rivals Mazères, Augte de Naurois,  Mme de Naurois, Mme de Vacquié veuve de Saget ; Bousigues

Verso : Vigouroux, Coulom, Carrié, Gay Jean, Bourbon, Esquié,  Roumagnac, Roumagnac, Bernard Dast, Vieusse, Gay, Luriol, Constans, Constans, Vignal, Abeilhou, Abeilhou, Esquié Géraud ??, Rey, Turroques, Delbreil, Soldadié, Soldadié, Turroques françois, Crousse, Constans, Constans, Constans, Rey Jean,  Rey, Pendaries, Lagrange, Cabié, Lagrange, Lagrange fils, Sérié, Sérié fils, Gontaud, Pierre Vinand, Bosc.

Les habitants de Magnanac, de Brucelles et de Ste Rafine le 18 octobre 1863

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en marge, une correspondance particulière de M. J. Gasc conseiller d’Etat:

Mgr

Les dissidences entre paroissiens sont toujours fâcheuses. Le Terme et Magnanac onté été réunis depuis le rétablissement du culte.. Aujourd’hui Le Terme veut son église, son prêtre ?? Magnanac s’y oppose  S’il veut devenir succursale, on fera des vœux  pour le succès de sa démarche, mais le Terme ne peut pas avoir la prétention. d’empiéter ou plutôt d’usurper  sur Magnanac : que les 2 paroisses reprennent leurs anciennes limites. Rien de plus naturel. Magnanac défend son territoire. Le Terme veut l’envahir, c’es ici qu’est l’injustice  contre la possession et la volonté des paroissiens. On ne change pas facilement d’église, chacun tient à celle où il a été baptisé, où il espère être présenté avant la sépulture, chacun tient au cimetière où repose les cendres de ses pères pour y mêler les siennes C’est pour ces causes que nous résistons ?? à un esprit d’envahissement inique et en quelque sorte violent.

 

Mgr à toutes les considération exposées dans la supplique qui vous est adressée, il en est une décisive. Quoique  réunis, le Terme et Magnanac avaient chacun son cimetière. Les inhumations ont toujours eu lieu dans l’un et l’autre cimetière selon que l’on appartenait à u,ne paroisse ou à l’autre. La démarcation entre ces paroisses est établie par le fait péremptoire de la sépultures, sans exemple qu’il en ait été autrement, opérée dans  ces cimetières comme il vient d’être expliqué.

Peut-on espérer changer la volonté des familles  et les faire consentir à ne pas faire reposer auprès de ceux qu’elles ont aimés. Le culte des morts est l’acte le plus solennel de la vie. Le souvenir de ceux qui ont vécu aide souvent à la consolation de ceux qui survivent. Honorer les morts est un devoir religieux.

Mgr soyez pour le Terme aussi bienveillant qu’il plaira à votre grandeur, mais ne refusez pas à Magnanac la justice d’être ce qu’il a été. La haute équité de votre grandeur ne sera pas vraiment évoquée. Y recourir, c’est déjà l’avoir obtenue

 

11 octobre 1863

Robert curé doyens Villemur à M. l’archidiacre

Les occupations incroyables que m’a donnée jusqu’ici, la restauration intérieure de notre église, surtout ces jours derniers, voulant mettre tout en ordre pour le jour de la consécration qui approche, le désir que j’avais de vous bien renseigner les prétentions et les oppositions que je supposasis devoir se manifester m’ont empêche de vous fixer plutôt sur la délimitation des 2 sections de Magnanac et du Terme.

Je vais vous dire d’abord les droits anciens de tous, puis les prétentions nouvelles, puis les oppositions et les protestations qui se sont manifestées…

Avant la révolution de 1793 Magnanac et le Terme formaient 2 paroisses distinctes. Le Terme formait seul une paroisse, ayant ses redevances propres et ses terres lui payant dîme, avec ses limites bien déterminées, comme je l’ai vu dans l’ancien cadastre. La paroisse de Magnanac se composait de la section de Magnanac et de la section de Ste Rafine reconnue de tout temps et payant la dîme sur la paroisse de Magnanac comme le constate l’ancien cadastre.

Le terme s’étant constitué de nouveau en paroisse semblerait ne devoir reprendre que ses anciens droits et ses anciennes limites que je m’abstiens d’apprécier et le Terme et la section de Magnanac se trouvaient à cette époque séparées par une ligne qui commence au midi près du domaine et de l’habitation de la Palme, suit vers le nord un chemin de service, vulgairement carrole, en partie disparue qui va aboutir en face la maison Bessières au chemin de Nohic à Vacquiers, en face du n° 321 et 322 du cadastre ; à ce point la ligne suit vers le levant ledit chemin environ 30 m et reprend ensuite sa direction vers le nord presqu’en ligne droite jusqu’à la route départementale de Montauban ; arrivée à cette route, elle descend jusqu’au fossé mère qui devient bientôt le ruisseau du Tarn, se dirige vers le couchant en suivant ledit ruisseau jusqu’au n° 330 de la section 3  du cadastre qui reste compris dans le Terme

Ainsi que le n° 398 & … (voir le cadastre). Ces détails donnés,

* voici les maisons le plus rapprochées de la ligne ou carrole, qui appartiennent à Magnanac en remontant vers le nord, jusqu’au fossé mère du Terme.

Turroques, le hameau de Brucelles y compris le château de ce nom, Rey, ; Lagrange

*voici celles qui, les plus rapprochées du chemin de service ou carrole, appartiennent au Terme : le château de la Palme, la maison de Caussé ?? dite Pélausi [écrit Pilosi], celle de Bessières dite Baillès, la métairie de M. Ratier, la maison de Soullier, la métairie de M. de Vacquiers, la maison Abeilhou, la maison Esquié gendre.

Au nord  de la section du Terme et de Magnanac reste la section de Ste Rafine qui a toujours fait partie de la paroisse de Magnanac comme je l’ai dit plus haut.

 

Ici se présentent les prétentions.

Le Terme heureux et non satisfait  voudrait étendre ses limites du côté de la section de Ste Raffine tout entière.

Ses raisons, c’est que restreint à ses limites naturelles il n’y a que 264 habitants, et qu’enrichi de Ste Raffine qui a 71 habitants, cela lui ferait un appoint de 365 habitants paroisse qui serait à peu près à niveau de la section seule de Magnanac qui compte 342 habitants. La prétention du Terme sur le section de Ste Raffine se fondent  sur la facilité que les habitants de ce hameau auraient d’aller à son église , en étant plus rapprochés que de celle de Magnanac d’environ 1 km, ce qui est vrai comme le représente dans une ligne géométrique la pétition n°2 ci-jointe 27 septembre.

 

Mais ici viennent les protestations et les oppositions

Mme de Vacquiers par sa lettre du 14 septembre ci-joint proteste contre l’anexion de son château à la paroisse du Terme. Elle a été de la section et de l’église de Magnanac ; elle veut y vivre, elle veut y être enterrée.

2° les habitants de Sainte Raffine protestent contre la prétention du Terme dans leur pétition n°1 du 15 septembre. Ils ont toujours appartenu à Magnanac, leurs ancêtres sont enterrés dans le cimetière de cette église ; ils veulent vivre de Magnanac, ils veulent mourir  de Magnanac. [NDLR la population de Ste Raffine divisée].

 

Mais contre cette protestation écrite des habitants de Ste Raffine, les gens du Terme avertis veulent protester  à leur tour par les habitants mêmes de Ste Raffine qui veulent appartenir à la paroisse du Terme et  à leur pétition n°2 - 27 septembre des habitants de Ste Raffine qui veulent appartenir à la paroisse du Terme ; mais les habitants de Ste Raffine effrayés et surpris de leur nouvelle démarche protestent de nouveau et par une 2°- pétition n°3 – 3 octobre  où il énumèrent les procédés de quelques habitants du Terme, se lèvent en masse et protestent énergiquement contre une annexion qu’ils repoussent de toute leur force.

 

Voilà l’état des choses, M. le vicaire général, si le système d’annexion aujourd’hui en vogue ne prévaut pas et si les droits anciens doivent être respectés, voici ce qui me paraîtrait devoir être fait :

1° conserver Ste Raffine à Magnanac,

2° conserver au Terme ses anciens droits i.e. ses limites avant la révolution,

3° établir les délimitations entre le Terme et la section de Magnanac  par la ligne ou carrole sus-indiquée  entre les diverses maisons qui y confrontent,

4° supposé que Ste Raffine ne soit pas annexée malgré elle, la laisser toute entière à Magnanac et établir la division entre le terme et Ste Raffine  en prenant pour séparation des terres, une ligne qui s’éloignerait également de l’église du Terme  et des habitations de la susdite section les plus rapprochées du Terme.

 

Je doute que ces détails soient bien intelligibles, il faudrait voir le cadastre et alors on pourrait par le n° de pièce  de terre procéder peut-être plus sûrement, vu qu’il n’y a aucune limite caractéristique.

Je vous enverrai, si vous le jugez à propos, ce que je ne crois pas le calque du cadastre. Si mon rapport est ennuyeux à lire, croyez qu’il a été plus ennuyeux à faire.

Si je semble indiquer un moyen de solution, ce n’est pas pour vous faciliter le travail, ne voulant intervenir pour rien dans une affaire à laquelle je suis entièrement indifférent. Veuillez agréer..

 

 

 

Explication du plan cadastral de la commune de Villemur aux sections AA et Z et Y.

La ligne divisoire entre le terme et Magnanac commence au midi près du domaine  et de l’habitation de la Palme , suit vers le nord une carrole qui va aboutir face à la maison de Bessière  au chemin de Nohic à Vacquiers. En face les n°s 321 et 322 du plan.

A ce point elle suit vers le levant ledit chemin de Nohic, environ 30 m, puis reprend sa direction vers le nord jusqu’à la route départementale de Montauban à Lavaur, presqu’en ligne droite, en traversant les n°s du dit plan , désigné ci-après . Cette carrole laisse au couchant, comme appartenant  la paroisse du Terme  la maison de Bessière, l’entier N° 322, partie du n° 181, partie du n° 180, 326, 327, 328,n328, 190, 187, l’entier n°181, partie du n°180, 168, 167, 146, 146 et 148.

Tout ce quoi est au levant de cette ligne est désigné comme appartenant à Magnanac.

Arrivée à la route de Montauban, cette kigne descend jusqu’au fossé mèrz, qui devient bientôt le ruisseau  du Terme, se dirige vers le couchant en suivant ledit ruisseau ,jusqu’aux n°s 330 de la section 3 qui reste compris dans le Terme, ainsi que les n°s 398, 395, 389, 394, 388, 383 et 284, tous au midi de la dite ligne et tous les articles au nord sont désignés comme  appartenant à la paroisse.

31 octobre 1863

A de Pins – habitant près de Ste Rafine

Note concernant les limites à établir entre la paroisse de Magnanc et du terme

 

Une  autre logique, celle de la proximité, du bon sens, du cours des choses ; elle contredit point par point l’analyse du curé doyen Robert. Le propos semble suffisamment distant, prenant en compte le poids des mentalité anciennes et présentes. Il y indique ici l’intention de présenter l’historique des hostilité, mais il s’agit d’une défense de la position du Terme. On liera avec intérêt ce plaidoyer.

 

La paroisse de Magnanac demande que le village de Ste Rafine lui reste et ne fasse pas partie de la nouvelle paroisse du Terme. Elle fait valoir plusieurs raisons pour motiver cette demande.

1°Le maintien des anciennes limites avant la révolution.

Mais avant la révolution, le terroir de Magnanac dépendait du diocèse de Toulouse [NDLR cette affirmation est inexacte, car  Magnanac appartenait au diocèse de Montauban], et celui du Terme du diocèse de Montauban ; de là des limites irrégulières et incommodes.

 

  La paroisse de Magnanac se composant d’habitations éparses  dont plusieurs sont très rapprochées des paroisses environnantes, n’aura que peu de monde à ses offices si on lui retire Ste Rafine Il est vrai que Magnanac quoique d’un tennement ?? régulier a ses habitations éparses ; il est vrai que plusieurs paroissiens se trouvant à proximité des églises  voisines, ne vont pas à leur paroisse ; mais l’adjonction de Ste Rafine à Magnanac ne  changera rien à cela, elle n’aura pour résultat que d’augmenter le nombre de paroissiens de Magnanac abandonnant cette paroisse pour aller aux églises les plus rapprochées.

Pour aller de Ste Rafine à Magnanac il faut toujours passer fort  près devant l’église du Terme, et puis faire environ 2 km de plus pour arriver à Magnanac. Il est évident que les habitants de Ste Rafine  s’arrêteront au terme lorsqu’il fera du vent et n’iront jamais à Magnanac et lorsque dans un moment pressé, ils iront chercher un prêtre, ils s’arrêteront encore au Terme, non seulement pendant la nuit, mais même pendant la journée.

 

3° la 3° raison qu’on allègue pour s’opposer à l’adjonction de Ste Rafine, c’est le désir que manifestent les habitants de Ste Rafine de faire partie de Magnanac et on s’appuie sur les pétitions qu’ils ont faites.

Comme je suis le plus proche voisin de Ste Rafine et que j’en connais à peu près tous les habitants, je suis certain que la grande majorité préfère être  du Terme à cause de la proximité et comme je sais fort bien par quels moyens  on a obtenu la pétition qui demande le contraire, je préfère ne pas en parler.

 

Il faut chercher autre part le motif de cette vive opposition et nous le trouverons dans l’animosité, dans la haine  invétérée qui existe et a existé  de tout temps entre Magnanac et le Terme  et qui s’augmentait encore il y a peu de mois au tribunal correctionnel. L’irritation était tellement envenimée que le Terme ne pouvait plus aller à Magnanac, alors le Terme, hameau peu considérable, peu riche, a fait d’énormes sacrifices. Il a demandé un curé, il l’a obtenu.

Magnanac a été littéralement exaspéré de ce succès et toutes les démarches que font ses habitants avec tant d’accord et d’ensemble, ont pour but de détruire ce qui existe, et cela le plus tôt possible. Ils pensent et ne s’en cachent pas, qu’occupant peu de superficie, réduits à un petit nombre, n’ayant personne d’influent, le Terme aura peu de chance d’être mis au rang des succursales par le gouvernement et que, les sacrifices nécessaires, chargeant le Terme seul, cesseront forcément.

 

Pendant  ce temps on sucite un incident qui, s’il réussit, aura pour résultat de forcer le curé du terme de sortir du presbytère qui vient dêtre réparé,à si grands frais.

Et si Magnanac réussit, si après avoir lutté de toutes nos forces, nous sommes désarçonnés les vaincus de ce nouveau Thermopyle chargeront le seul qui sait un peu écrire de témoigner à Mgr l’archevêque que toute leur reconnaissance de ce qu’il leur a accordé un curé lorsqu’ils le lui ont demandé, et de leur dire le précieux souvenir que laissera le bon prêtre qu’ils leur avait choisi, et le grand bien que le digne M. Berny aura fait dans son court passage au Terme.

Pour moi, sans irritation contre ls habitants de Magnanac dont la lmius grande partie m’est tout à fait inconnue, je me suis attaché à la cause des gens du Terme, non seulement parce qu’ils étaient calomniés, ignorants, pauvres, faibles, maltraités, etc…mais aussi parce que j’étais plus heureux d’être plus voisin de la nouvelle paroisse.

Je ne croyais pas possible que l’on me dise : il y aura une paroisse tout près de chez vous, mais vous n’en ferez pas partie, et lorsque vous irez à la messe et que vous serez arrivés devant cette église, vous aurez encore 2 km de chemin à faire pour arriver à votre paroisse, c’est à dire chez vous. Non je ne croyais pas que l’on put me tenir ce langage  et je ne crois pas encore qu’on pourra le tenir La grande majorité de Ste Rafine pense ainsi et ne peut pas penser autrement.

Note signée, sans autre conclusion.

 

25 mai 1865

Arnal prêtre desservant à M le vicaire Général

A la réception de votre lettre, j’avais appris par M. Berny, curé du Terme, l’érection de la succursale du Terme et du plan qui devait circonscrire ?? les 2 paroisses. Dés ce moment j’avais compris que je devais rester dans mes limites, et je m’y étais soumis sans peine et sans regret, mettant au 1er rang de mes devoirs l’obéissance que je dois et que j’ai promise à mes supérieurs ecclésiastiques, ainsi de mon côté, M. le vicaire général, point de difficulté. Je crains qu’il n’en soit pas tout à fait ainsi pour les habitants de Ste Rafine du moins encore. Déjà M. le vicaire général, j’ai fait auprès de quelques personnes de ce lieu. Tout ce que j’ai pu pour apaiser  leur exaltation et les porter à l’obéissance, mais elles ne veulent, ni écouter mes raisons ni mes remontrances. J’espère  que le temps apaisera leur exaltation  et que toutes ces difficultés disparaîtront ; mais il faut que je vous dise M. le vicaire général que tout cela vient de quelques habitants du Terme, qui se plaisent à plaisanter et à tourner en ridicule les habitants de Ste Rafine. Il faudrait donc que les habitants du Terme cessassent de parler s’ils veulent arriver à un bon résultat. Il faut que j’ajoute encore qu’ils me prêtent bien des faits  que je n ‘ai point accomplis, bien des idées que je n’ai pas eue, bien des sentiments qui ne sont jamais entrés dans mon cœur. Mais rien ne leur coûte pourvu qu’ils puissent accuser le pauvre desservant de Magnanac, qui assurément ne s’occupent plus d’eux, ni des habitants de Ste Rafine.. Il faudrait encore que je leur défendisse l’entrée de l’église de Magnanac, mais ils n’auraient nulle part pour assister aux saint offices, ne vont se confesser à Magnanac, mais n ‘iraient pas au Terme, du moins encore. Que faire dans ces circonstances, les renvoyer tous ?  C’est à vous, M. le vicaire général, de me faire connaître ce que je dois faire, et vos simples conseils seront des ordres pour moi, me trouvant toujours heureux de vous obéir et d’accomplir vos moindres volontés. J’ai l’honneur d’être.

 

 

 

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Brouillon sans date, Evêque – début 1865 vraisemblablement

Vu le dossier relatif à la demande formée par les habitants du Terme section de Villemur à l ‘effet d’obtenir l’érection de leur église en succursale

Vu en particulier la délibération de la fabrique de l’église de Magnanac en date du 25 décembre 1864

Considérant que le dit conseil reconnaît aussi bien que le conseil municipal de Villemur l’opportunité de l’érection en succursale de l’église du Terme, opportunité d’ailleurs prouvée par les sacrifices énormes que s’imposent les habitants de la Section du Terme depuis 2 ans pour avoir un prêtre résident au milieu d’eux. 

Considérant que les observations faites par le conseil de fabrique de l’église de Magnanac contre la circonscription de la paroisse projetée n’ont aucun  fondement et se trouvent suffisamment renversées ?? par la seule  inspection des plans,

Qu’il est en effet plus naturel et plus raisonnable que les habitants de Ste Rafine, objet de réclamation de la fabrique de Magnanac appartiennent à la paroisse nouvelle dont l’église est à leur porte et devant laquelle ils sont obligés de passer pour se rendre à Magnanac

Que de fait le desservant de la succursale projetée serait bien le pasteur des habitants du quartier de Ste Rafine qui surtout dans les cas urgents ne manqueraient pas de recourir à son ministre et qu’il courent que ce que les circonstances établiront malheureusement en fait, soit établi en droit. 

Qu’en traçant la circonscription...

 

Le Terme en 1865 devient succursale

 

14 juin 1863

D’Hippolyte Ratier à M.

Monsieur (NDLR : qui est le correspondant ?)

J’ai reçu hier au soir seulement la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire et l’ai communiqué aujourd’hui aux signataires  de la souscription après en avoir entendu la lecture, ils m’on fait part de leur mécontentement de ce qu’on avait pu supposer de leur part qu’ils voulussent loger M. Berny leur curé dans une métairie où réside une fille mère de trois enfants. Telle n’a jamais été leur intention et les sentiments généreux qu’ils manifestent sont loin de faire supposer de leur part une pareille chose qui serait contraire à toute espèce de convenance et de dignité.

Voici ce qu’ils ont toujours dit et promis et ce qu’ils disent et promettent encore. M. le desservant logera provisoirement chez M. Montrufet père et de suite qu’il sera installé au Terme, ou on lui fera arranger l’ancien presbytère ou on lui fera construire un nouveau presbytère. Dans l’un comme dans l’autre cas il sera seul et indépendant et les travaux se feront sous la direction et à sa convenance. Peut-on dire mieux ? Peut-on montrer plus de déférence.

Le logement fourni par M. Monrufet père qui habite seul avec son épouse consiste en une grande cuisine au rez-de-chaussée et en trois chambres au 1er étage, le tout est indépendant et il n’y aura de commun qu’un grand corridor qui divise la maison en deux.

M. Monrufet ne peut faire mieux à moins d’abandonner son entière maison, ce qu’on ne peut pas exiger de lui. Ce logement provisoire sera très convenable et plus confortable que ne l’étaient ceux de MM. Les desservants de Sayrac et de Magnanac et de la Magdelaine il y a quelques années. Des ouvriers y ont été lis la semaine dernière pour le rafraîchir. J’espère que ces explications vous satisferont et que M. Berny viendra bientôt prendre possession de son nouveau poste.

Il ne doit pas perdre de vue que depuis plus de 70 ans il n’y a pas eu de prêtre au Terme, et que certaines choses nécessaires au culte manqueront ; mais on les achètera peu à peu et à mesure des besoins. Il trouvera toujours ses paroissiens bien disposés, car malgré l’absence d’un prêtre au milieu d’eux ils ont de la religion et de la probité. Ils auront surtout un grand dévouement pour leur prêtre à en juger par le grand désir qu’ils ont de le posséder et par les sacrifices qu’ils font et qu’ils feront encore dans ce but pourvu que cela continue et il faut l’espérer, tout ira pour le mieux.

Veuillez agréer M.

Réponse le 20

 

3 septembre 1864

Le Préfet à Mgr (demande d’érection en succursale)

M. le maire de Villemur vient de m’adresser une délibération du conseil municipal de Villemur tendant à obtenir l’érection en succursale de l’église du Terme. J’ai l’honneur de transmettre cette demande  votre Grandeur pour qu’elle puisse y donner, ainsi qu’il lui appartient la suite accoutumée.

Note  le 6 septembre envoyé avec le dossier  M. le curé de Magnanac

Le 10 janvier remis certaines pièces à M. le curé du Terme

 

 

Berny desservant du Terme à Mgr, sans date après le 25 mars 1865 ?

J’ai l’honneur de transmettre à votre grandeur la réponse aux objections du conseil de fabrique de Magnanac les nouvelles limites données à ma paroisse.

 

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Mise en cause de M. Monrufet au Terme

objet : frais d'entretien de l'église

24 juillet 1847

Copie lettre de l’archevêque envoyée à la Préfecture

J’ai l’honneur de vous renvoyer une lettre de M. le commissaire de police de Villemur que vous m’avez transmise avec votre lettre du 15 mars dernier et qui contient une plainte contre le sieur Monrufet, habitant de Magnanac à l’occasion des soins qu’il donnait à l’église du Terme dépendante de la dite paroisse de Magnanac.

J’ai examiné cette affaire avec la plus grande attention et après avoir pris tous les renseignements convenables  soit avec M. le curé doyen de Villemur soit avec M. le curé de Magnanac et son conseil de fabrique je suis convaincu :

1°que M. Monrufet, loin de porter préjudice à l’église du Terme … être très utile et que sans le soin qu’il a pris  de faire réparer cette église, elle serait tombé de vétusté

2° que s’il a reçu quelques petites oblations dans des circonstances assez rares, il a employé la somme beaucoup plus forte  pour acheter divers objets absolument nécessaire pour le service de la dite église  et que bien   loin d’avoir à se plaindre de lui, on lui doit de la reconnaissance pour sa gestion

3° que voulant mettre le comble de la générosité pour cette église, il a fait l’abandon en sa faveur de tous les objets qu’il avait acquis en grande partie de ses propres deniers, c’est ce qui a été reconnu par MM les membres de la fabrique de Magnanac qui avaient seuls qualité pour faire rendre compte à M. Monrufet de sa gestion et ce qui est constaté par un procès-verbal en date du 18 de ce mois que je joins à cette lettre afin que vous en preniez connaissance. Je vous serai bien obligé de me le renvoyer lorsque vous n’en aurez plus besoin. Au surplus ? pour éviter de nouvelles plaintes, j’ai nommé quelques administrateurs qui veilleront efficacement sous la surveillance de M. le curé et du conseil de la fabrique de l’église du Therme aux recettes et aux dépenses de l’église du Therme. J’ai confiance que tout marchera à l’avenir dans une  extrême régularité et que l’on pourvoira aux réparations les plus urgentes de cette église qui en a le plus grand besoin

26 mars 1847

Liste établie par M. Monrufet

 

Achat de ses propres deniers

-         un calice 135 fr

-         6 flambeaux en cuivre 120 fr

-         les flamberges 60 fr

-         un drap mortuaire 10 fr

325 fr il offre de donner le 1/3 de ces dépenses

26 mars 1847

Dépenses Monrufet

-         réparation vitres de l’église par M. Lala Villemur 14 fr

-         missel 25 fr

-         2 aubes 60 fr

-         un surplis fin 25, un autre moins fin 8 fr

-         pied de missel 6 fr

-         les cartons 6fr

-         2 clochettes 5 fr

-         2 livres pour l’office des morts 14 fr

-         59 chaises 59 fr

-         les bouquets 12 fr

-         de la cire 60 fr

Total 378, 50

Dépenses pour la réparation de l’église intérieur – extérieur

-         Réparation de la toiture 3 fois (= 9 journées à 2 fr = 18fr )

-         400 tuiles canal 20 fr

-         réparation du perron et badigeonnage 14 fr

 a vendu 4 chises 12 fr,

un hectolitre et ½ de crotin de pigeon 4 fr 50.

 

Les paroissiens du Terme pèlerins à Pibrac, en 1888

 

Mardi dernier [le 21 août 1888] , une petite caravane quittait avant l’aurore la vallée du Tarn pour se rendre à Pibrac. Elle était composée des meilleurs paroissiens du Terme (doyenné de Villemur) et de Nohic (diocèse de Montauban), qui marchaient sous la conduite de leurs zélés pasteurs.

Les pieux pèlerins ont eu la bonne fortune d’assister le matin à une messe épiscopale, Mgr l’évêque de Montauban qui la veille avait célébré pontificalement à la Trappé la fête de Saint Bernard, se trouvait à Pibrac ce jour là…

Le soir, avant leur départ de Toulouse, ils ont voulu vénérer les saints de l ‘insigne basilique, et en particulier Saint Etienne patron de l’église du Terme, et Saint Saturnin patron de l’église de Nohic.

Pendant que ces bons chrétiens, agenouillés dans la crypte, répondaient pieusement à l’invocation des saints nous nous disions volontiers [le rédacteur de la semaine Catholique, curé de Saint(Sernin] : »que de paroisses des bords du Tarn et d’ailleurs pourraient ranimer leur dévotion envers leurs augustes Protecteurs ».  Semaine catholique de Toulouse,1888, page 832,

Le 21 août de nombreux pèlerins, et des pèlerins de grand mérite, car la plupart avaient mis 3 ou 4 heures de temps pour arriver, certains mêmes étaient partis à minuit. Des véhicules de toutes sortes avaient été mis à contribution, depuis les grandes diligences jusqu’aux vulgaires jardinières. C’était d’abord M. le curé du Terme, près Villemur, et M. le curé de Nohic (diocèse de Montauban), avec cent paroissiens. Semaine catholique de Toulouse 1888, page 835.

 

 

 

 


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