le castrum   



 

                                                        

 

                  le Castrum de Villamuro[1]  

 

 

 

 

La ville se situe au pied de l’ancien château fort, démoli en 1635, désigné comme castellum (1035, 1142), castrum (1271). Nous avons ici affaire à une vieille cité qui s’apprête à célébrer ses mille ans d’histoire. Le plan de Villemur porte clairement les traces de sa structure médiévale[2]. Quant aux premiers documents écrits[3], ils appartiennent successivement au premier hommage rendu, fait par Aton, son chevalier, au vicomte d’Albi, en 1035, et d’un second, vers l’an 1112, par Bertrand de Villemur, puis dans des traités de paix en  1142 et 1143[4] et à une charte des franchises parfois datée à tort de 1176[5], mais en fait de 1178[6] et d’un traité en août 1202. Le document de 1178 fait apparaître les quatre composantes sociales : les seigneurs, les chevaliers, ou gentilshommes, les prud’hommes et enfin les artisans et ouvriers de toute nature habitants la cité[7]. La charte de 1178 est connue comme une des plus anciennes chartes de la région[8].

Les habitants de Villemur signent le lundi 5 août 1202  un traité de paix avec la commune de Toulouse pour favoriser la circulation des marchandises[9]. 

Un serment de fidélité au comte de Toulouse, vassal du roi de France que prêtent tous les Villemuriens âgés de quinze ans et au-dessus a lieu le 22 mars 1242[10].

Il y a aussi la sauvegarde accordée aux consuls de Villemur en août 1354[11]

 

 

   

                  castrum © AVH -Georges Labouysse (2011)

 

                                                        

 Fig.123, le premier sceau de la ville apposé sur la charte des franchises en 1178 © Mairie Villemur[12] 

 

 

   

        

Franchise des habitants de Villemur de  (1178).

 

Aisso es contra escriuz de la carta dela franqueza e de la costuma dels homes de Vilamur, laqual lor dero à senhor e li cavaler, tug essems, e fo aitals- que tug cavaler de Vilamur mandero e covengo a toz les homes e a las femnas de Vilamur, e a toz les barjas, que adonc i ero ni per aenant y serio per toz temps, que ja no los prengo ni los forso lor corses ni lor aver , e neguna guiza, dinz Io castel ni deforas, el ni femna per lor, ni per lor gein ni per lor cossell ni per lor consentiment noguna ora. Ei si degus dels homes ni de las femnas de Vilamur s'en volio anar vu autra part neguna ora, que s'en ano vas on se volran, segurament lor corsi, ab tot lor arer e ab aco que aurio lor deudes pagaz. El senhor ab oui seria el castel deu Io guidar segurament per bona fe la on el volria anar aquel hom. E si degus hom prendia degu home da Vilamur ni degnna femna quant s'en iria e la via ni rel tolia, que tug li sonhor e li cavaler da Vilamur e li barja lo demando comunalmenz per bona fr, tota ora, entro que souz sia sos cors e sos avers. B si degus om ni femna ae Vilamur, d'aquels que s'en volrie anar, tenio terra de nogu cavaler de Vilamur ni d'au­tre home, ni honor de so sonhor, e fora que aquel cavalers o aquel proshom la laude ad aquel a cui aquel hom o volria que s'en voldria anar, de cavaler e fora o de preveire, ab au senhorias qu'on aja be e a le. E si degus hom ni femena de las vilas s'en volia intrar a Vilamur per estar, eia tota ora en eissa la fran­quetat da Vilamur coma li autre prohome de Vilamur, a be e a fe, ab sa terra que lais a so senhor de oui la tendria, e d'a­qui enant que servisca a so senhor per conoissensa dels proshomes badu de Vila­mur, a be e a le. E ni degus hom ni femna venia a Vilamur pet eetar, e sen­hor noi avia , que aquel sia ftancs tota ora, e que fusa las costumas del castel a be e a le, ab los autres proshomes del castel. E si dopa hom ni femna de Villamur moria Bones conte, que eos avers e sa honors fos a sos efanz, s'en avia; e si moler avia que agues sos dreiz; e si d'aisso no avia re, que fos als plus probdas pali senhor e li renz, s'en avia; e se parenz no avia, que fos d'aquel senhor ab cui devia. Et tot aisso dero e autrejero tug li senhor e li cavaler de Vilamur, que so mentagut per lor noms e la carta de la franqueza, la qual B. Boquers fe e escrius a toz les proshomes barjas de Vilamur e a toz les homes e a las femnas, preeens e avenidors, e lor o jurero sobrels evanplis e part aisso que o mande li us per l' autre; e si degus re i passava que o devo far adobar, li autre, a conoguda dels proshomes de Vilamur e a la carta, a trops de prosho mes en testimoni. E la encarnatios que mentau anno, M.C.LXX.VIII.  

p 95

 

 

 

Cette ville avec les communautés  et terres d’alentour est d’abord une baronnie en 1319, qui est ensuite érigée en vicomté en 1342 par le roi Philippe V en remerciement pour les services rendus par Arnaud de la Voie, pour la part active qu’il a pris dans les guerres contre les Anglais.  L’organisation médiévale régit la cité : seigneurs, chevaliers, hommes nobles, etc.

 

Le pape Jean XXII et Villemur.

 

Jean XXII, né à Cahors, est l’oncle de Pierre de la Voie, fils de Pierre et de Marie Duèze, sœur du pape. Le chevalier Pierre de la Voie acquiert la seigneurie de Villemur du roi Philippe V, dans un échange consenti en 1318, confirmé en 1319 avec titre de baronnie.  Il a pour frère Arnaud de la Voie, cardinal-diacre de Saint-Eustache. Deux de ses fils sont évêques, l'un d'Albi, l'autre de Lavaur. Pierre de la Voie meurt le 28 juillet 1337.

 

En premier lieu, Villemur est le fief de la famille de Villemur du XIe siècle jusqu’au début du XIIIe siècle,  puis Villemur et sa vicomté deviennent propriété du domaine royal[13], comme place donnée au roi en 1223, ce qui est fait à la mort d’Alphonse de Poitiers et de Jeanne de Toulouse, le roi Philippe III en faisant prendre alors possession le 22 novembre 1271 dans l’église Saint-Michel[14]. 

Un archidiaconé de Villemur ou de Canet est mentionné en 1205. Il appartient au diocèse de Toulouse[15]. Il est uni au chapitre de l’église Saint-Etienne par l’effet d’un accord  transactionnel, intervenu  le 26 juillet 1362, entre l’Archevêque et le Chapitre cathédral et confirmé par le Pape Urbain V.

 

 

Voir les pages consacrées

aux seigneurs de Villemur

à Pierre de la Voie

et à la Maison de la Voie

                

 

 

         Villemur au temps des cathares.  

 

Un foyer cathare apparaît à Villemur, avec l’existence d’une communauté et de ministres, comme en plusieurs endroits des coteaux tels Monclar-de-Quercy, Salvagnac, Rabastens, comme aussi entre Villemur et Montauban. Avant la croisade, l’hérésie s’était solidement implantée à l’extrémité nord  du diocèse de Toulouse, en particulier à Castelsarrasin et à Villemur, vers 1175 et  à Tauriac avec Isarn de Tauriac. Avec anne Brenon, on remarque ici comme ailleurs, le rôle tenu par les femmes de l'aristocratie dans la diffusion du catharisme, telles Domina Fina à Tauriac et Villemur, Unalda à Villemur après 1200.  

 

Villemur est un lieu majeur du catharisme. Comme l’observe Jean Duvernoy, Verfeil, citadelle du catharisme, vers 1205, est peut-être moins important que Villemur. On y dénombre alors une centaine de parfaits[16]. Bertrand de Villemur, sa femme et sa fille Aude étaient croyants. Un diacre de l’Eglise du Toulousain se trouve à Villemur, avant 1209, en lien avec cette communauté et ayant la responsabilité  d'une portion plus ou moins étendue du ‘’diocèse’[17].

 

La terreur causée par la fausse rumeur de l’arrivée des croisés, avec les massacres et pillages qui l’accompagnaient, a pour conséquence que, dans la panique, la ville est brûlée par les habitants eux-mêmes. Ceci a lieu le lundi 22 juin 1209, deuxième jour de la pleine lune.

Le diacre Raymond Aymeric[18] (Emeric ou Meric), saisi de crainte évacue la ville[19], accompagné de ses coreligionnaires, hommes et femmes et tous ces fugitifs vont et couchent le premier jour à Roquemaure, puis gagnent Giroussens le lendemain et de là se rendent à Lavaur dans la maison d’hérétiques où ils séjournent pendant environ un an.

 

La chanson de la Croisade a gardé mémoire de cet événement.

« A Villemur

Un lundi, vers le soir, une rumeur sinistre

Envahit les ruelles : « Alerte, les croisés ! »

Le peuple fou d’effroi, incendie les maisons

Et la ville s’embrase, et les gens sous la lune

S’enfuient les bras au ciel, par les champs labourés ».

Chanson de la croisade Albigeoise 14, v 15-19[20].

 

Dans les années qui suivent  la mort de Simon de Montfort en 1218, de nombreux hérétiques ont leur résidence à Villemur. Ou bien, ils viennent du dehors pour y prêcher. Tel témoin donne des noms de diverses personnes qu’il a vues dans plusieurs maisons de la ville  : Bernard de Lamothe, des gens aussi de Villemur[21]. Villemur semble avoir été jusqu’à l’automne 1223 la résidence habituelle du parfait Bernard de Lamothe[22].

 

Pons Gillabert est le dernier diacre cathare de Villemur, ministre de 1232 à 1241.

L’inquisition sévit. Parmi les déposants en 1243, on relève : Arnaud Hélie, chevalier, de Villemur, Bernard Grailh, frère du bon homme Pierre Grailh qui avait sa maison à Villemur, Bernarde Targuier. A travers leur déposition c’est le réseau cathare qui nous apparaît.

Par la suite, Villemur devait servir de centre missionnaire cathare[23]

 



[1] La juxtaposition du castrum avec la ‘’villa’’de Villamuro pourrait éventuellement indiquer, dans un emploi simultané des termes, « une dualité de l’habitat. Deux sites cohabitent avec leur propre terminia, chacun polarisant une partie de la population » Cf. Castrum et villa dans le Midi de la France, Circa Mediterranea, site : http://circa-mediterranea.over-blog.fr, [consulté le 1er mai 2011] - http://circa-mediterranea.over-blog.fr/article-29622889.html. Florent Hautefeuille [p. 349] distingue la fortification du château et la ville neuve sans doute mise en place vers 1178, lorsqu’une des chartes des communes est accordée aux habitants. Cf. Alain Lauret, les bastides, villes nouvelles du Moyen âge, Milan, 1991 : faut-il considérer Villemur comme un castrum ou comme un castelnau du Comte de Toulouse (franchises 1178, consuls 1242, tracé planifié)? On notera cependant que ce castrum était sous la coupe des Trencavel dès 1024-1077, At Inart et Pons le tenant du vicomte  de  Béziers (castrum tenu en fief). A nouveau en construction,  entreprise en 1142  par Guillaume At (castellum novum) sous l’inspiration du comte Alphonse, sans doute en lien avec un siège (acquisitions de Raymond V ; guerre entre Penne et Villemur), soumis à démolition en 1143. Guillaume At tente d’établir un « contre-castrum », mais n’y parvient pas.

[2] Jean Catalo, L’occupation du sol dans le nord-est toulousain jusqu’au XIIIe siècle, op. cit., p. 215 : « le château était placé sur une motte en quadrilatère où se trouve actuellement le château d’eau ; ce dernier correspond sans doute à la base du castelnau de 1242 ».

[3] Les premières traces de Villemur résident chez des personnages nommés de Villemur : avant l’an 1000 (Inart et Isarn), puis vers 1080, At Inard de Villemur ; en 1114, Bertrand de Villemur se trouve parmi les témoins d’un accord entre la comtesse de Poitiers et le vicomte de Béziers. Cf. Amédée Sevène, op. cit., p. 9, note 1, et p. 11 (famille seigneuriale de Villemur). Didier Panfili a étudié la famille aristocratique des Villemur qui a un espace d’influence important, ses fiefs allant du Tescou au Frontonnais. Ils firent don de nombreuses églises.

[4] Amédée Sevène, op. cit., p. 9. Traités de paix  entre le comte de Toulouse, Alphonse Jourdain et Roger, vicomte de Béziers et d’Albi, traités « qui font mention de l’obligation de contraindre Guillaume Aton, seigneur de Villemur, à démolir un nouveau château  qu’il avait fait édifier » (note 1), cette obligation du traité de 1142 parle du « castelum novum », obligation reprise l’année suivante : « castellum Villamuro quod Guillermus ibi fecit » (1143).

[5] Jean Decap, « Les chartes de coutumes de la Haute-Garonne du XIIIe au XVIe siècles, Languedoc, Gascogne toulousaine, Comminges et Nébouzan » Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, 1901, p. 48-78 – Franchise des habitants de Villemur, p. 78 – cf. Alexandre Teulet, Layettes du Trésor des chartes, tome 1, imprimeur-éditeur Henri Plon, 1863, Paris, tome 1, p 223 acte 290. 

[6] Texte publié par  Amédée Sevène, op. cit., p.165-166 – Alexandre Teulet. Layettes  du trésor des chartes, op. cit., tome1, p. 120, n°290, texte de la charte des franchises des habitants de Villemur de 1178 (côte J 303 - Toulouse, I, n° 45 - copie).

[7] Adrien Escudier, id., p. 228. Cf. Georges Labouysse in  Occitanie, les républiques consulaires du Moyen Âge, infoc, en ligne : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/artsetculture31, disponible sur http://pedagogie.ac-toulouse.fr/artsetculture31/file/pdf/culture-occitane/Les_republiques_consulaires.pdf. L’auteur précise la composition  de la société villemurienne « divisée en quatre classes: les seigneurs, « Domini » en latin ou « Senhors » en occitan, les chevaliers ou gentilshommes, « milites » ou « cavalers » (oc), les prud'hommes,           « probi homines » ou « proshomes » (oc) et les autres habitants du bourg, « barriani » ou « barjas ».

[8] Cf. Jean Catalo, L’occupation du sol dans le nord-est toulousain jusqu’au XIIIe siècle, op. cit., p. 220.

[9] Gorges Labouysse, Occitanie, les républiques consulaires du Moyen âge, publié dans infoc. Cf. Philippe Wolff, in  Les Toulousains dans l'Histoire, Privat, 1984. Cf. BMT « Transaction  des consuls de Toulouse avec les coseigneurs de Villemur, lundi 5 août 1202. Sept coseigneurs ou prud’hommes, y compris Pierre de Villemur, se sont mis en otage entre les mains des consuls [de Toulouse] jusqu’à la soumission de Bertrand de Villemur [… Ce dernier]  se rend à Toulouse et s’engage à donner satisfaction de tous les actes de violence ou de rapine commis au détriment des toulousains par les hommes du château et du barry de Villemur. Les consuls exigent d’eux un composition de 4.000 sols toulousains, moitié pour les frais de l’expédition de Villemur, moitié pour dommages aux particuliers ».

[10] Serment de fidélité au Comte de Toulouse par les Villemuriens le 22 mars 1242 [11 des calendes d’avril]  « juramentum militum castri de Villamuro » - texte publié avec traduction  par Adrien Escudier, in Histoire de Fronton et du Frontonnais, op. cit., tome 2, pp. 228 et 341-343 ; Layettes  du trésor des chartes , op. cit., tome 2, n° 3043. Le document comporte le sceau de la ville de Villemur, « cire blonde sur ruban de soie jaune et rouge »

[11] Cf. Recueil des Ordonnances des rois. In Jean-Marie Pardessus, Table chronologique des ordonnances des rois de France de la troisième race, jusqu‘au règne de Louis XII inclusivement, Paris, Imprimerie Royale, 1847 -  Lettres de sauvegarde royale pour les consuls de Villemur (Paris, août.), IV, 304.

[13] La place de Villemur – castrum de Villamuro -  est comprise dans le traité intervenu le 12 avril 1229 entre le Roi de France Louis IX (saint Louis) et le comte de Toulouse, au nombre des  huit places que Raymond IV dut donner  en gage au  roi pour 10 ans et des 4 places qu’il était laissé au pouvoir du roi de faire détruire au gré de l’Église et  au sien. Cf. Amédée Sevène, op. cit., p. 12 et Histoire Générale du Languedoc, tome VIII, col. 883.

[14] Dies solis A.D. X Kal. Dec. MCCLXXII  – i.e dies dominica XXII novembris MCCLXXII, soit le dimanche  22 novembre 1271 (calendrier julien).

[15] Cf. Pierre Gérard, « L'archidiaconé de Villelongue au XIIe siècle », Mémoires de la société archéologique du Midi, tome LIII, p. 187-194 [189].

[16] Déposition de Bernarde Targuier, 1243.

[17] L‘organisation de « l’Eglise cathare » comprendrait comme ministres, les évêques, les fils – fils majeurs ou fils mineurs (auxiliaires et coadjuteurs des évêques), et les diacres, et aurait quatre évêchés : Agenais, Albigeois, Toulousain, Carcassès. En 1226 s’y ajoute un cinquième, celui du Razès, la région de Limoux. Il y avait des diacres à Villemur, Albi, Montauban. Des historiens spécialistes du catharisme, Monique Zerner, Julien Théry, Daniela Müller, Jean-Louis Biget, Anne Brenon, comme aussi Pilar Jimenez-Sanchez ont renouvelé l'approche du catharisme par une étude critique des sources, et aussi des doctrines et rituels des ‘’cathares’’ eux-mêmes, et pas seulement à partir des procès-verbaux de l’Inquisition et de ce qui a été dit d'eux par les clercs médiévaux, dont les cisterciens. Une « déconstruction » d’une présentation reçue et acquise est à entreprendre, comme le dit Monique Zerner «  la construction tant doctrinale qu’historiographique de l’hérésie résulte des stratégies ecclésiastiques à l’œuvre à  la fin du XIe siècle » [in Monique Zerner, Inventer l’Hérésie, discours polémiques et pouvoirs avant l’Inquisition, collection du Centre d’Études médiévales de Nice, 1998, p. 8]. Ainsi l’interrogation  au sujet du terme d’Église « y-a-t-il une Église cathare ? », comme au sujet de la hiérarchie ministérielle et de l’organisation en diocèses. Un débat existe entre spécialistes sur ces questions et en fin de compte sur l’évaluation de « l’hérésie » elle-même.

[18] Raymond Aymeric amène vers 1208 deux des demoiselles de Lamothe de Montauban à la maison de la parfaite Poncia à Villemur, et les "console" peu avant la Croisade.

[19] « Pris de peur, le diacre Raimond Aymeric quitta Villemur avec tous les hérétiques, hommes et femmes ». Déposition d’Arnaude de Lamothe.

[20] Cf. Chanson de la croisade des Albigeois, tome 1, vers 330-335 -  Sevène, op. cit. p.169. « Aicels de Vilamur benc i mal destober - Que un garso lor dig quo l’ost vol caminer - E que de Cassanolh, an fait ja d’estraper - E cant ilh o auziron fan lo foc alumner - E arson lo castel lo dilus a lo ser - E pois si s’en fugiron can la luna lutz cler ».

[21] Elie Griffe, Le Languedoc cathare et l’inquisition, 1229-1329, Letouzay, Paris, 1980.

[22] Elie Griffe, Le Languedoc cathare et l’inquisition, 1209-1229, Letouzay, Paris, 1973.

[23] Bernard Guillemain, Le duché d’Aquitaine, hors du catharisme, in Effacement du catharisme ? XIIIe-XIVe  siècles, Cahiers de Fanjeaux, n° 20 Privat, 1985, page 60.

 


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