LE BORN le consulat   



 

 

 

Le Born      

 

voir  aussi : église du  Born                

Le Born, possession de Conques, puis du chapitre de Montauban 

L’église du Born, possession de Conques - XIe-XIIe siècles

La première mention de Sainte-Foi du Born sans date : S. Fé de SP de Born ».

L’église du Born apparaît dans les possessions relevées dans le cartulaire  : ‘’de Ecclesia de Serraco, […] Ecclesia de Borno,  Ecclesia de Bondiguos, Ecclesia de Tauriac’’. Parmi ces églises, Le Born, est la seule du canton, avec celle de Tauriac, à disposer d’un acte d’acquisition passé dans les années 1061-1065.

 

Un premier texte nous apprend que l’abbaye de Conques a reçu en possession  l’église et l’alleu du Born, dans le diocèse de Toulouse, vers 1060, de Pons fils de Bernard,  seigneur de Villemur, et de plusieurs autres seigneurs, Atton fils d’Hugo et les fils de Bernard Arnaud.

 

Un deuxième texte indique que Géraud de Cépet donna avec Aton Isnard, vers 1096-1100, à l’abbaye de Conques, un alleu situé au Born, sur le conseil d’Isarn, évêque de Toulouse.

La bulle d’Eugène III en 1153 et  celle  Innocent IV en 1245 mentionnent l’église du Born (ecclesia de Borno). Cependant on peut penser que Le Born peut avoir fait partie des 49 églises perdues avant 1153.

 

Le pouillé de 1500 du diocèse de Rodez, parmi les possessions de l’abbaye de Conques, selon un   descriptif ancien, relève l’église du Born [ecclesia de Borno] ; de même, la pancarte de Conques, ou inventaire, de  1510 dit : « selon une ancienne présentation ». Qu’en est-il réellement , à ce moment-là ? Comme l’observe Frédéric de Gournay : « il faut se méfier de la continuité affichée par les documents ecclésiastiques, les bulles de 1061-1065, reconnaissent [et portent] encore des possessions perdues ».

 

Il semble bien qu’en fait Le Born n’est plus possession de Conques depuis de nombreuses années, l’abbaye ayant connu une rapide érosion de ses possessions.

 

La référence à Conques n’apparaît plus au cours du  XVIIe-XVIIIe siècle. Par contre, on constate, alors, la dépendance du Born et de ses annexe, le Fraïsse et La Rouquette, vis-à-vis du chapitre cathédral de Montauban, en 1395. »

 

Le prieuré du Born, uni au chapitre cathédral de Montauban

C’est dans les toutes dernières années du XIVe siècle que l’évêque de Montauban, Bertrand Robert, [1379-1403], demande à l’antipape d’Avignon de vouloir unir à son église cathédrale, le prieuré du Born et les cinq annexes, en faveur de ses religieux dont l’indigence était extrême. Par ailleurs, l’évêque étendait ainsi le domaine de son chapitre de ce côté du diocèse.


L’organisation temporelle

La Baronnie de Villemur a pour annexes les lieux de Layrac, Mirepoix, le Born.

en 1596, de même, la vicomté a pour annexes les consulats de Layrac, Mirepoix, le Born.

 

Les assemblées consulaires se tiennent sur la place publique, comme en témoigne les procès-verbaux de 1607 et de 1610.

 

Les droits de justice dans les consulats du Born et Mirepoix, etc. sont aliénés sous pacte de rachat perpétuel par le domaine royal, à la fin du XVIIe siècle.

Le Comte de Belle-Isle, vicomte de Villemur, aliène en 1720 les seigneuries de Montvalen et du Born, y compris la justice, en faveur du marquis de Tauriac.

 

La guerre de cent ans

Lors de la guerre de Cent ans, les  Anglaisse trouvent en bordure du Quercy, le long du Tescounet,  vers Monclar. Qu’en était-il des pays limitrophes, comme la vallée du Tescou et des villages des coteaux : Le Born, Montgaillard, Beauvais ? On peut penser que armées et barons et vicomtes, défenseurs du royaume de France, veillent à assurer le maintien de l’envahisseur dans les frontières définies. En tout cas on relève que la vicomté de Villemur n’est pas particulièrement inquiétée, du fait sans doute de l’engagement de ses seigneurs contre les  Anglais.

 

les guerres civiles et religieuses

Si des destructions concernant Le Born ne sont pas mentionnées, on sait, par contre, que les armées des royaux lors du siège de Villemur en 1592 arrivent de Saint-Nauphary et se dirigent vers la forêt de Villemur. Fortes de 500 arquebusiers, elles occupent momentanément cet espace

 


Temporel  et spirituel

En 1848 apparaît un contentieux au sujet du banc des élus. Le nouveau conseil municipal veut un banc pour les dix conseillers. Le curé, considère que celui-ci, « dans une petite église,  va devenir un embarras et dans bien des cas, il empêchera un grand nombre de fidèles de se placer convenablement pendant les offices ». Le curé écrit à l'Archevêché :  « Le nouveau conseil municipal du Born voudrait remplacer par un banc nouveau, le banc de l’ancien maire qui tombait en lambeaux, étant tout vermoulu ; jusque-là,  pas de difficulté, parce que généralement on tolère dans les églises un banc pour les autorités, quoique d’après la loi, on ne puisse pas l‘exiger ; mais le conseil municipal du Born voudrait innover, et faire faire un banc pour les 10 conseillers ; or ce banc dans une petite église comme celle du Born, va devenir plus qu’un embarras ; dans bien des occasions,  il empêchera  habituellement un grand nombre de fidèles de se placer convenablement pendant les offices. Ma fabrique qui est bien pauvre perdrait annuellement une douzaine de francs par suite du placement de ce banc ». ADT, Le Born, 17 août 1848.

On sait aussi par un rapport du maire, M. Faure, du 25 avril 1848, qu'il est reproché au curé d'avoir des menées dans sa paroisse contre le gouvernement.

 

 

Familles et patronymes du Born

Parmi les familles du Born, on relève : Bernard, Caillol, Caysal, Cassenac, Chaubard, Estabes, Fauré, Izalié, Leymé, Loyssac, Malbert, Maly, Marty, Maury, Péfourque, Pendaries, Proha, Tardieu.

 

 

La maison presbytérale

Une délibération du conseil municipal du 14 février 1858 nous apprend que le presbytère date de 1671. En octobre 1700, le curé Saint-Sardos fait assigner les consuls auprès du Sénéchal de Toulouse, pour que la communauté lui fasse réparer la maison presbytérale, disant qu’il ne peut y loger. La communauté est condamné à faire ces réparations, effectuées par Guillaume Delmas, maçon. D’autres réparations ont lieu en 1732, le bail étant passé avec Arnaud Garrigues et Jacques Delmas.

La maison presbytérale est vendue avec basse cour et jardin attenant le tout,  contenant  six boisseaux [11 ares environ], le 18 thermidor an IV [5 août 1796] à Ambroise Fauré de Villemur.Il y  avait d’autres biens appartenant à la paroisse, notamment  « un jardin situé dans le village contenant six boisseaux confrontant du levant Péfourque, midi et couchant, chemin ; septentrion héritiers Jean Fauré ».

 

Un autre maison  a dû devenir le presbytère communal, tel qu’il est connu en 1905 et ensuite, dans la rue principale, route de Labéjeau. Des réparations importantes y sont requises en 1858 ; d’autres réparations ont lieu, par la suite, en 1897.

 


 
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Note sur Labejeau
Eglise Saint-Corneille (disparue)
commune de Montgaillard

avant la Révolution, paroisse annexe de Beauvais

 

 

Cette église correspond au quartier de Labéjau, jadis paroisse. Ce quartier en 1881, comprenait  25 feux, soit 100 habitants.

Elle était l’annexe de Saint-Pierre de Beauvais.

 

Les recherches archéologiques en repèrent les traces. Au nord du village du Born, en direction de Labéjau, sur la D 14, à 2,600 km, sur la droite de la route, le ruisseau de Montberon passé, un lieu-dit se nomme Saint-Corneille. Un chemin de Saint-Corneille se trouve à cette hauteur. Le lieu-dit Saint-Corneille, sur le cadastre de 1812, en bruyère, se situe peu éloigné du ruisseau du Verdet, entre la ferme Béteilhe  et  Pierounet,

 

Cependant des recherches et découvertes archéologiques ont été faites sur les parcelles 265, 266, en bordure de la route, côté est. Là, lors de labours, un sarcophage y est découvert, ainsi que des ossements et des tessons. « un sarcophage en pierre a été trouvé dan le cimetière de l’ancienne église de Saint-Corneille, qui s’élevait autrefois sur le chemin du Born à Labéjau, vis-à-vis le lieu de Béteille ».

Recherches arhéologiques menées en son temps par Pierre Larroque. Ce site  répertorié se situe à l’intersection de la D 14 en direction de Labéjau et d’un chemin rural à droite, immédiatement après les bâtiments d’une propriété. Cf. aussi le témoignage recueilli par Véronique Gayraud de Eloi Gerla, petit fils d’Adrien Gerla, qui acheta Saint-Corneille et ses ruines, découvrit le dit sarcophage

(cf. fiche technique DRAC ; Pierre Larroque,  Recherche sur l’archéologie du canton, de Villemur pendant les périodes préhistorique, gauloise, romaine et barbare, Revue historique, scientifique et littéraire du département du Tarn, 1909 ; Véronique Gayraud, Histoire du canton de Villemur-sur-Tarn au Moyen-Age, inventaire archéologique et occupation du sol).

 

Hormis ces témoignages archéologiques, on ne sait rien ni sur l’habitat éventuel en ce lieu, ni sur l’église qui y était établie.

On ne peut situer l’église et son cimetière précisément, même si les découvertes précitées semblent en indiquer l’emplacement à cet endroit, tout en observant que le lieu-dit Saint-Corneille se trouve plus en retrait dans les terres, selon le cadastre de 1812 et l’actuel.

 

Ce sont donc les curés de Saint-Pierre de Beauvais qui sont aussi curé de Saint-Corneille de Labéjeau, son annexe.

Le curé de Beauvais Gaspard Decamps donna la somme de 150 livres, suivant son testament du 9 mai 1704, retenu chez Me Talou,  pour l’agrandissement de l’église de Labejeau. Or ses héritiers refusèrent de payer, or ladite église avait bien besoin de réparations.

 

 

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Note sur La Rouquette
Eglise Saint-Pierre

commune de Montgaillard

avant la Révolution, paroisse annexe du Born

 

La Rouquette, annexe du Born, se trouve aujourd’hui sur la commune de Montgaillard, canton de Salvagnac, dans le département du Tarn, sur la D 12, allant de Montgaillard à Montclar-de-Quercy, à 1,5 km après avoir quitté la route de Gaillac à Montauban.

L’étymologie renvoie à  « petite roche » et par extension « petite fortification sur un éperon rocheux ».Elle appartient àavant la Révolution au diocèse ecclésiastique de Montauban et au diocèse civil du Bas-Montauban. Elle fait partie de la Vicomté de Villemur.

Cette église avait pour titulaire, saint Pierre-aux-liens.

Le chapitre cathédral de Montauban bénéficiait en 1733 de la moitié de la dîme du Born et de ses annexes La Rouquette et Fraysse.

le roi est le seigneur temporel (avant la Révolution)

La Rouquette a été commune à la Révolution, rattachée à Montgaillard le 27 novembre 1832, ainsi que Vilette.

10 familles avant la Révolution.

 

Note : On se gardera de confondre La Rouquette et Rouquette hamerau de Bondigoux. Certains pourraient s’étonner qu’étant au-dessus de Montgaillard, cette paroisse  soit une annexe du Born. Ce n’est pas la première fois que la  jonction de deux paroisses, dont l’une dépend de l’autre,  ne s’établisse pas dans une continuité manifeste ; il en est déjà ainsi, pour une part, pour le Fraïsse  qui ne touche pas directement la commune du Born,  s’en trouvant séparé par la commune de Villemur d’un côté et celle de Montvalen de l’autre. Il en est de même, d’une autre façon, pour Villematier séparé de Bondigoux par le Tarn, et assez distant,  comme l’est, de même La Magdelaine de Layrac, les annexes relevant de surcroît de diocèses spirituels différents.


 
Seigneurie

En 1732 le vicomte de Monclar déclare jouir par indivis avec le baron de Verhac de la terre et seigneurie de Laroquette avec justice haute, moyenne et basse.

En 1722 le roi cède ses droits au Comte de Clarac. Eugène de Boyer marquis de Tauriac vicomte de Monclar et Germain de Rouffiac baron de Velhac réclament alors de nouveau la seigneurie haute de laroquette condamnés en 1778 par la cour des comptes de Paris, puis en 1785 par le conseil d’état qui assure au comte de Clarac la possession de la justice  et des autres droits domaniaux de Laroquette.

(Elie Rossignol).

 

l' église

L’église de  La Rouquette, annexe du Born,  a fait l'objet d'un interdit au XVIIIs siècle, à cause de sa vétusté [Le Baptême de Jeanne Ségur de la paroisse de La Rouquette a été célébré au Born, le 2 octobre 1748 « leur église étant interdite »].

Pendant la Révolution, les paroissiens de La Rouquette se rendent à Verlhac. 

 Aujourd’hui subsiste une petite église construite au début du XXe siècle, entourée d’un cimetière. Elle possède une crypte imposante.$

 

La paroisse au sortir de la Révolution

« environ 55 communiants ; il ne reste qu’une vieille église, qui était interdite longtemps avant la Révolution ». Pendant la Révolution, la plupart des paroissiens se rendaient à Verlhac. M. Marti n’a prêté aucun serment, et fut approuvé en 1800 comme curé ».

 

 

 


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