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LAYRAC

photo crédit paroisse Villemur
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« Patrimoine des communes de la Haute Garonne »
M-P Flohic éditions, tome 2, 2000 |
Archives diocésaines (2008) |
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En 1844 la fabrique projette de reconstruire l’église en mauvais état et demande à l’architecte Delor d’établir les plans.
L’ancienne église est démolie jusqu’au niveau du sol sauf le mur accolé au presbytère soutenant le clocher.
L’entrepreneur Antoine Brusson commence les travaux entre 1847 et 1850 pour la construction du chœur, des murs et de deux chapelles, mais il s’interrompt car la commune manque de moyens.
En 1852 cette dernière fait un emprunt pour l’achèvement de l’église. Le 4 avril le conseil municipal organise une adjudication, mais le maire M. Crubilhé dévoile les soumissions déjà déposées à Antoine Brusson afin qu’il propose la meilleure offre. Lorsque les autres participants découvrent la manœuvre , ils font annuler l’adjudication. En 1853, les travaux sont finalement confiés à A. Brusson qui termine la voûte et reconstruit le clocher-mur d’après les plans de l’architecte Laffon réalisés en 1850. L’édifice est achevé en 1854 |
Église du XIX° - 1849-1854
*le 10 septembre 1849 la vieille église est démolie.
*dans moins de deux mois grâce aux nombreux ouvriers et à l’activité de M. Brusson, la nouvelle église a été mise au point.
*le 15 mars 1851 – le Ministère Instr et des cultes écrit à Mgr l’Archevêque : un secours de 2000Fr est accordé à la commune de Layrac pour l’aider à payer la dépense d’achèvement de son église »
*le17 décembre 1851 : M. le Préfet écrit à l’Evêque. Il informe que par arrêté en date du 1er décembre 1851 il autorise la commune de Layrac à faire exécuter les travaux d’achèvement de son église paroissiale.
*le 3 mai 1854 a lieu la bénédiction de la nouvelle église par M. l’abbé Jean-Baptiste Teysseyre, chanoine honoraire.
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paroisse |
Diocèse
civil
(au sein des Sénéchaussées) |
Diocèse ecclésiastique
avant 1803
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Saint Patron |
Patronage
Possession de |
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LAYRAC
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MONTAUBAN |
MONTAUBAN |
St Blaise |
Le chapitre
St Sernin
[2/3 dîme]
il possédait la métairie « l’infirmerie » |
Construction de la nouvelle église
Cette lettre du curé Bonnes apporte maintes informations
au sujet de la reconstruction de l’église paroissiale de Layrac.
18 avril 1851, M. Bonnes prêtre desservant à Mgr l’archevêque.
L’église de Layrac à cause de son état de délabrement demandait depuis longtemps non une réparation majeure (elle n’en était pas susceptible), mais une reconstruction… Vivement affligé de voir la maison de Dieu dans un état si peu convenable et qui le devenait encore moins de jour en jour, le 13 octobre 1839, je me fis un devoir de représenter en conseil de fabrique l’ urgente nécessité de remédier à un pareil état de choses et il fut délibéré qu’un homme de l’art serait appelé pour tout examiner et dresser les plans et devis nécessaires. Quelques jours après M. Peyrusse conducteur des ponts et chaussées qui s’était déjà occupé d’églises dans le diocèse d’Albi, se rendit sur les lieux, convaincu de la modicité des ressources de la commune et de la fabrique, je demandai à l’ingénieur une entreprise qui ne dépassât pas le chiffre de 3000 fr et M. Peyrusse ayant tout examiné déclara la nécessité d’une reconstruction générale et 15 mai 1840 remit à la fabrique un plan et un devis portant une dépense de 12680 fr,95. Le conseil de fabrique dans sa session du 4 octobre suivant, prit connaissance du dit plan et devis, adhéra et prit une délibération pour le renvoi à M. le Préfet et pour demander des secours.
Le 3 avril 1842 une nouvelle délibération dut prise dans les mêmes termes que le précédente et envoyée aussi à M. le Préfet et renvoyée sans doute toujours au conseil municipal qui faute de fonds a répondu d’une manière négative.
Toujours pénétré de mes obligations concernant la maison de Dieu et d’autant plus que si sa dégradation augmentait d’une côté, les ressources pour y parer ne se présentaient que peu à peu de l’autre, je n’aiu cessé d’exhorter et de presser vivement mes paroissiens publiquement et en particulier. Sur mes instances la fabrique a délibéré sur le même sujet le 23 avril 1843, le 14 avril 1844 et cette dernière délibération fut transmise par moi à M. le Préfet qui donna ordre à M. Chambert architecte du département de se rendre à Layrac pour examiner l’état des choses.. Ce monsieur longtemps retenu à Toulouse ne put venir que vers la fin de février 1845. Son apport du 2 mars même année concluait à la reconstruction totale de l’Eglise, soit à cause de l’irrégularité choquante de sa construction, soit à cause de son peu d’élévation qui la rendait mal saine, soit à cause de l’impossibilité d’y faire aucune des réparation ou augmentations nécessaires sans compromettre sa solidité, ce rapport fait aussi mention des craintes que fait éprouver aux habitants du presbytère le voisinage du clocher placé sur un mauvais mur mitoyen, dans les temps d’orage, M. Chambert trouvait convenable pour l’église de Layrac l’adoption d’un plan dressé par M. Delor architecte des hospices civils dont le devis portait la dépense à 24000 fr. Le rapport de M. Chambert transmis au conseil municipal, n’a pu avoir de suite, faute de ressources. J’eus à élever auprès du conseil municipal un erreur existant dans le rapport de M. Chambert qui par mal entendu avait avancé que je lui avais garanti pour l’entreprise de l’église une somme de 12000 fr consentie par plusieurs habitants de Layrac. Cette somme plus en projet qu’en réalité, devait provenir, partie des deniers de la fabrique, partie des quêtes à faire, partie de quelques obligations déjà consenties, mais qui à cause de quelques mal entendus, ont dû être rendues et l’ont été en effet aux souscripteurs pour un bien de paix. C’est ce qu’atteste la délibération du conseil du 30 mars et du 6 juillet 1845.
Le 5 octobre 1845, le 19 avril 1846, le 11 avril 1847, le 4 juillet 1847, le 31 octobre 1847 j’ai soigneusement occupé le conseil de fabrique de la nécessité de plus en lus pressante de pourvoir à l’église de la paroisse, et toutes les fois de nouvelles délibérations ont été prises. Enfin sur mes instances réitérées le 27 juillet 1847 , M. le Maire de Layrac ayant fait à M. le Préfet une demande de secours. M. le Préfet voulut bien accorder le 1 octobre 1847 sur les fonds départementaux à la commune de Layrac, pour l’Eglise une somme de 1000 fr à certaines conditions qui n’ayant pas été remplies n’ont point encore [… ?].
Le 7 juillet 1849 désespérant de pouvoir arriver à de meilleurs résultats et fatigué à l’extrême de l’état d’indécence où se trouvait l’église, je proposais au conseil de fabrique certaines réparations intérieures , mais les plus grandes possibles selon nos ressources, nous n’avions que 3000 fr, savoir 2766 provenant des allocations des années précédentes et 234 porté dans le budget de l’an 1850. Alors M. le maire et le conseil municipal encouragés par les offres de la fabriques et par le secours offert par M. le Préfet crurent pouvoir s’occuper efficacement de l’Eglise. Les ressources étaient modiques, une pensée d’économe préoccupa et domina tous les esprits. On chercha et on appela dans la contrée un homme avisé qui par ses habitudes de travaux publics put alléger et servir promptement la commune. Cet homme fut M. Brusson, depuis quelques années entrepreneur de travaux publics à Villemur, jouissant dans sa spécialité d’une certaine réputation d’habileté et d’aptitude. On dit à M. Brusson ce qu’on voulait ; ayant déclaré l’insuffisance des murailles existantes pour supporter une élévation quelconque, il fit ses offres et s’obligea à terminer les travaux pour la somme de 8-àà fr. Une police fit passée entre lui et le conseil municipal, pour payer la susdite somme on comptait :
1) sur 3000 fr de la fabrique
2) sur 7000 fr pour lesquels une personne charitable venait de souscrire et qui ont été payées
3) sur 1000 fr que les paroissiens devaient donner par [… ?]
4) sur 1000 fr accordés par M. le Préfet
Quant au 100 fr qui restaient, l’entrepreneur s’était obligé à attendre 4 ou 5 ans pendant lesquels la fabrique payerait par annuité de 400 fr jusqu’à extinction de la somme.
Restait la question de l’autorité supérieure. A cela je dois dire que l bonne foi a régné chez tout le monde. A cet égard on avait généralement confiance à M. le Maire qui se montrait on ne peut plus bienveillant pour cette entreprise depuis longtemps désirée, parce qu’elle était nécessaire.. On pensait, moi le premier, que les autorisations avaient été données par qui de droit.. Et après que j’ai eu demandé et obtenu de Mgr l’archevêque les permissions pour remplir provisoirement ailleurs l’exercice du culte, le 10 septembre 1849 la vieille église a été démolie à l’exception du vieux mur qui soutient tant bien que mal le clocher..
Dans moins de deux mois grâce aux nombreux ouvriers et à l’activité de M. Brusson, la nouvelle église a été mise au point où elle est actuellement [NDLR avril 1851] (dans le cours des travaux la démolition d’une partie de mur qui devait être conservé ayant été reconnue indispensable, il y fut consentie par le conseil municipal moyennant une indemnité de 500 fr offertes à l’entrepreneur et acceptée par lui ; pour payer cette somme on avait une nouvelle souscription de 500 fr.
(A suivre)
Les maires de Layrac en cette période furent :
Hugues Amat 1838 – 1848,
Fernand Crubilhé 1848 – 1852,
Jean-Baptiste Amat 1852 – 1852,
Gabriel Teysseyre 1852 – 1855.
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