la tourmente révolutionnaire   



 

 

la tourmente révolutionnaire

 

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Les prêtres de la région

 

lieu

Constitutionnels

ou jureurs

 

3 prêtres jureurs exercent le culte dans le canton de Villemur

les 2 frères Barrère de Magnanac et Bellegarrigue à Bondigoux

Réfractaires

ou insermentés

 

Dans le canton de Villemur, on signale 7 prêtres sexagénaires infirmes, ils sont placés sous surveillance de l’administration et n’exercent pas le culte

     ? et notes

 

 

 

Villemur

Pierre

DELBOUIS

curé constitutionnel

lui aussi déporté

Pierre

ROUÈRE

déporté et reclus;

mort à Villemur le 28 ventôse an V [18 mars 1797] à l'âge de 64 ans.

Delbouis, 60 ans en 1796

curé constitutionnel condamné à la déportation le 11 avril

Et à la confiscation de ses  biens.

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‘’un des 7 chapelains de la consorce de l’église St Barthélémy à Toulouse et abbé de la chapelle St Jean Baptiste de Moissac nommé curé constitutionnel de Villemur le 25 mai 1791’’, mais  au commencement de nivôse [an III ?] il est dénoncé par les officiers révolutionnaires de Villemur au bureau de sûreté’’ rapport

id

le P. Antoine PEYRUSSE  

ex-feuillant

natif de Muret, 

consitutionnel  terroriste. 

Au concordat, il semble bien nommé vicaire à Saint-Béat dont il sera curé ensuite (Manière)

 

 

id

 

Jean

VIGUIER

Jeune

consorciste

30 ans en 1796 (né en 1766)

Il se fait aider d’un certain Ratié pour faire le catéchisme « et toute sorte d’instructions catholico-royales » 10 et 20 brumaire an VI -J-C Meyer

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Jean François VIGUIER

né le 21 mars 1762

ancien vicaire de Villemur

+ 29 août 1832

id

 

Jean Pierre

DÈZES

Consorciste

voir Bondigoux

 

 

50 ans en 1796

 

 id

 

 

Couvent des capucins de Villemur

En 1790 : 5 religieux, 5 sont « capables », susceptibles de prêter serment à la constitution civile du clergé.

*Delfios est repéré  à Sayrac et à Toulouse (cathédrale) (J-C Meyer)

Le Terme

Pierre

BARRERE frère

 

‘’il a prêté tous les serments et vit de plus dans la plus grandes obstination. La paroisse s’est laissée entraînée aux excès du curé et  entièrement en friche, faute d’instruction » - rapport 1799.

Magnanac

Ambroise

BARRÈRE frère

 

‘’En 1790 le curé jureur Barrère a disparu. Il entraîna la population dans le schisme, malgré les bons antécédents des paroissiens. On n’y compte que 2 familles de confiance ‘’

rapport 1799.

Dèze sera curé de Magnanac après le concordat.

Sayrac

 

Félix

PICOT

Picot part de Sayrac en mars 1791.

pour où ?

Sayrac

 

Jean-Louis

DELFIOS

religieux capucin

né à Montauban

vicaire à Sayrac en 1796

NB aucun religieux  ‘’minime’’ n’est repéré à Sayrac  (le  couvent des minimes à Toulouse  compte 21 religieux en 1790)

Villematier

 

Alexis

DESCURET

prêtre réfractaire

déporté

voir

Bondigoux

?

[Descuret en 1784]

Alexis-Marie Descuret était originaire de l'Aveyron.

La Magdelaine

 

Gabriel

VIGUIER

 trouvé mort   le 2 nivôse an III

[Viguié en 1784]

La Magdelaine

 

BOURG

né à Villaudric, 33 ans en 1796

vicaire à la Magdelaine

 

 

 

 

Layrac

 

Jean-Baptiste

VIGUIER

arrêté

 

 

 

 

 

 

70 ans en 1796

Viguier Jean entretient les habitants dans le fanatisme le plus outré et sa présence porte le trouble dans les familles et la division parmi la population », est arrêté comme perturbateur de l’ordre public (arrêté du 23 prairial an VI).- J-C Meyer.p 481

Le curé légitime Viguié qui resta caché, contribua beaucoup à conserver cette population. Peu se livrèrent à des excès durant la terreur –rapport, T 2, p 19

Bondigoux

 

Alexis

DESCURET

condamné à la déportation

Né le 17 juillet 1740 à Millau. Ordonné entre 1766 et 1171. il succède à son oncle curé de Bondigoux et de Villematier (annexe). Il refuse de prêter serment. Le 19 juin 1791 il est remplacé par un constitutionnel. Il quitte Bondigoux, se retire à Toulouse rue des fleurs.

Le 1 septembre il prête serment de liberté et d’égalité ; le 16 il prend un passeport pour l’Espagne, le 23 février 1793 il est arrêté ; le 22 avril, il est condamné à la déportation emprisonné au fort du Ha.

Sa maison fut vendue et on fit l’inventaire de ses meubles laissés à Bondigoux chez les familles Laroche, Darnaud et la veuve Fignac.

Il mourut le 8 septembre (il avait 2 frères) – rapport

Bondigoux

Jean Pierre

DÈZE

 

 

De Villemur, prêtre consorciste.

Nommé pendant la révolution à Bondigoux. Sa nomination n’est point du goût des paroissiens. 

Après la révolution, il sera nommé curé de Magnanac

---

né le 16 avril 1744

curé de Magnanac après le concordat

+ en 1824 à Villemur.

Bondigoux

 

François GAILLAGUET

 

 

 

 

 

 

 

 

NORET

né le 22 octobre 1758

prêtre déporté/exilé 10 ans,

curé de Bondigoux après le concordat

+ 6 avril 1837 à Bondigoux

 

Ordonné en 1802 du diocèse d’Embrun le titre de vicaire-régent  de Bondigoux après le concordat.

Mirepoix

(succ de Riquemaure)

 

CROUZET

archiprêtre de Roquemaure

----

Le P Félix de l’ordre des carmes déchaussés, y a fait du bien « quoiqu’il n’entendit pas assez l’idiome du païs »

Le vénérable M. Crouzet a été reçu avec enthousiasme à sa rentrée de l’exil - rapport 1799

Le Born

Bernard

BELLEGARRIGUE

Bernard

BELLEGARRIGUE

rétracté

(Bondigoux, état 1799)

 M. le curé Bellegarrigue a rétracté le 1er serment  [prêté le 13 mars 1791], par la suite tout caché qu’il est, il rend d’excellents service à ses paroissiens’’- rapport 1799

---

né le 9 juillet 1751

desservant du Born après le concordat

+ 25 décembre 1832 au Born.

 

 

Autres communes voisines

Villaudric

Antoine

POUCH

 

‘’dénoncé le 8 juin 1795 comme terroriste, président de la société populaire et du comité de surveillance de Villaudric, ne semble pas être davantage inquiété, il reprendra son ministère’’.- rapport

Montjoire

FEUILLERAC

 

‘’dénoncé le 28 mai 1795 comme « agent de la tyrannie », instigateur de pillages et de vexations des citoyens »’’ - rapport 1799

Beauvais

FERRIT

 

‘’le curé légitime devenu constitutionnel, ne jouit presque pas de considération. 2 maisons seulement ont conservé la foi. Peuple très ignorant’’ rapport 1799

Verlhac

N

 

‘’curé jureur, puis rétracté – peuple bon et facile ’’ rapport 1799

Varennes

MAINVILLE

MAINVILLE

rétracté (état 1799)

‘’prêtre jureur réconcilié et a réparé ses torts le 26 juin 1800’’ rapport

Villebrumier

 

N

 

DESCAZEAUX, émigré (état 1799)

mentionné déporté (Camille Daux)

‘’curé déporté ;  peuple sauvage qui a mal agi pendant la révolution’’ rapport

Nohïc

 

 AGAR

déporté

 (état 1799)

 

Reyniès

 L’intrus BALTHAZARD

qui se fit pourvoir d’une prébende au chapitre, ordonné par Sermet y est for déconsidéré -

rapport 1799

 

 

SAILLANT

émigré

(état 1799)

rentré d'Espagne

 

 

Verlhac

MÉJA

MÉJA, prêtre rétracté

 

Roquemaure

   l’intrus CRUBILHÉ  ex capucin jureur rétracté y a exercé les fonctions du ministère.

 Archiprêtre

CROUZET

déporté

(état 1799)

 

Père CRUBILHÉ

rétracté

 (état 1799)

 

Montvalen

 

MOISSET

 

 

Tauriac

le curé légitime M. MONTELS

a apostasié.

 

Le peuple s’est fort mal conduit pendant la révolution, il a notamment pillé et détruit le château du lieu -rapport

St Urcisse

 

GAILLAGUET

Vicaire déporté

(état 1799)

 

Montgaillard

 SARAN

SARAN

rétracté

 

 Le titulaire M. Sarran qui a rétracté le serment, embrasse trop facilement les lois contraires à la conscience

Réal (succ de Roquemaure)

 le Père Théodore LAUTRAC, chartreux a le malheur d’exercer les fonctions alors qu’il est interdit.

rapport 1799

 Le 4 mars 1802 l’administration fut confiée au Père Sébastien Repnous, qui se retira après pour raison de santé.

 

 

 

 

Sources

-         « La vie religieuse en Haute-Garonne sous la Révolution » ,1982, Jean-Claude Meyer

-         « Les reclus de Toulouse sous la terreur. registres officiels concernant les citoyens emprisonnés comme suspects »,1895,  publiés et annotés par le baron R. de Bouglon.

-         « Pages d’histoire toulousaine », Jean Contrasty, 1935

 

1808 Mgr l’archevêque  confère la tonsure à Villemur à un nouveau clerc (Contasty page 210)

 

 

   Voir Pendant la Révolution Layrac/l'Escalère CLIC

 

 

VILLEMUR

Pierre Delbouis le 28 nivôse, rue Sainte Claire, [zaujourd'hui de la fonderie] est arrêté et conduit aux prisons de la maison commune

 

Le 22 germinal an II (11 avril 1794), comparaît devant le tribunal criminel révolutionnaire Pierre Delbouis 20, curé constitutionnel de Villemur qui a abdiqué ses fonctions. L'acte d'accusation lui reproche d'avoir procédé publiquement à un acte du culte à l'extérieur de l'église.

 

Le 6 nivôse an II  (26 décembre 1793), Delbouis, revêtu des vêtements sacerdotaux, a osé faire la bénédiction d'un bateau en présence de plus de cent citoyens, alors que, la veille, la municipalité de Villemur avait publié une proclamation par laquelle elle interdisait les sonneries de cloches et l'exercice du culte en dehors de l'église. A la suite de cette cérémonie, des troubles surviennent au sein de la société populaire de Villemur. La municipalité faisant preuve de mansuétude, seul Delbouis est poursuivi pénalement. Deux de ses partisans sont cependant mis en détention « par précaution » le 9 nivôse : assagis par cette sanction, Gérard Lafferière, cultivateur, et Gabriel Brassier, boucher et pauvre, seront libérés deux mois plus tard. Les jurés déclarent l'un après l'autre, en audience publique, que les troubles survenus à la société populaire de Villemur découlent de la cérémonie célébrée le matin même par le prêtre Delbouis.

Comme les faits établis ne constituent pas une infraction prévue par le code pénal, le tribunal criminel révolutionnaire doit, pour les réprimer, utiliser les pouvoirs que lui donne l'article 3 du titre 2 du décret du 10 mars 1793 : il condamne donc Delbouis à la peine de la déportation et il prononce la confiscation de ses  biens.(J-C Meyer P.319)

 

23 personnes ont subi l’incarcération à Villemur pour avoir chômé le dimanche  (Meyer p 297)

 

Les prêtres consorcistes dont les fonctions se bornaient à dire des messes certains jours de la semaine « doivent être considérés comme des prêtres habitués et communanlistes – conformément à la loi du 11 brumaire an II (réponse du ministre de la police générale au commissaire du directoire exécutif près l’administration municipale de Villemur.

 

 Le concordat

 Etat du 22 mars 1803 -  1er Germinal an XI

 

Villemur

Jean Baptiste François Dairiès

curé

Le Terme

Pierre Barrère

Magnanac

Jean-Pierr Dèze

Sayrac

Jean-Joseph Saturnin Bourg

Villematier

& Sagne

Massoc

La Magdelaine

Pierre Jsoeph Carayon

Mirepoix

Jean-Pierr crouzet

Layrac

Michel Marnier

Bondigoux

& Larroque

François Gaillaguet

Le Born

Bernard  Bellegarrigie

A villemur avant le concordat

 

Avant le concordat déjà on note :

« Les fidèles romains exercent le culte dans le local dit de la Tour trop petit pour l’affluence et demandent l’église qui est en possession des constitutionnels, et qui n’en ont pas besoin. Ceux-ci prétendent cependant qu’ils sont 1568, non compris les citoyens de Terme, Magnanac, Sayrac, Villematier, La Madeleine et Bondigoux dépendant de cette commune ».

(cité par Jean Contrasty p 34 « le mouvement religieux sous le consulat ».

 

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- émigrés : [en note – liste extraite du registre Etat du diocèse en 1799 p 25 traitant du St-Sauveur, presque tous partirent pour l’Espagne, d’où ils rentrèrent en 1802-1803].

   *Delboy archiprêtre de Beaumont ;

   *Delboy neveu sans ministère,

   *Descazeaux curé de Villebrumier,

   *Gay vicaire des Barthes,   

   *Rouère à Garganvillar,

   *Saillant curé de Reyniès

 

- rétractés : [en note d’après l’état du diocèse en 1799 liste probablement incomplète]

   *Bellegarrigue curé de Bondigoux,

   * Combedouzou curé de Lafitte,

   *Mainville curé de Varennes,  

   *de Trélissac

 

- déportés :[en note d’après l’état du diocèse en 1799 liste probablement incomplète]

   *Agar de Nohic,

   *Delboy curé de Beaumont,   

   *Viguié, curé des Barthes

dans le Tarn [diocèse d'Albi]    

   *Caussade vicaire Saint Urcisse,

   *Crouzet archiprêtre de Roquemaure,

   *Père Crubilhé à Roquemaure,

   *Gaillaguet vicaire à St Urcisse,

   *Moisset à Montvalen,

   *Sarran curé à Montgaillard

Camille Daux, Histoire de l'Eglise de Montauban - 7/page 107 [partie diocésaine de la Haute-Garonne]

 

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ce texte provient de l’Etat du diocèse de Montauban à la fin de l’ancien régime - en 1799, page 85 .

Document destiné à éclairer l’administration épiscopale.

Quand ces notes sont produites le concordat est déjà signé.

Chaque paroisse a des rubriques : peuple – curé ou prêtres légitimes prêtres constitutionnels.

 

Villemur peuple généralement assez disposé pour la religion, quoique la minorité se soit terriblement comportée pendant la Terreur. La majorité est pauvre, mais désire un bon prêtre ; il y a environ 2000 communiants. Avec le curé légitime M. Rosières, il y avait sur cette paroisse le titulaire de Bondigoux M. Dèzes, M. Viguier neveu, M. Agar curé de Nohic, et le P. Desclarau qui jouit de beaucoup de considérations. Les capucins rendaient aussi de grands services. Un intrus, le P. Peyrusse, natif de Muret, feuillant, terroriste ;  il était généralement méprisé.

Saint Cariette ou Sagnes succ de Villemur

Il y a environ 80 communiants. Ce peuple est presque sans caractère ; on n’a ni éloges à lui donner, ni reproches à lui faire

St Angel le 3 décembre 1802 M. Larroque fut officiellement chargé de cette paroisse

Les Barthes Viguié revenu de déportation s’est caché assez prés de la paroisse pour y exercer le ministère

Beaumont – le trinitaire Antoine Penderies sic

Beauvais le curé légitime devenu constitutionnel, M. Ferrit ne jouit presque pas de considération. 2 maisons seulement ont conservé la foi.

Bondigoux « M. Dézes de villemur à qui le titre a été fait pendant la révolution. Cette nomination n’est point du goût des paroissiens. M. le curé du Born travaille avec quelque fruit dans cette paroisse. » En 1802 on donna le titre de vicaire régent à M. Noret du diocèse d’Embrun. Il y a environ 300 communiants. «  L’opinion y est généralement bonne, on y aime la religion et ses ministres » quoique au début de la révolution on s’y soit mal comporté

Le Born environ 100 communiants ; la sauvagerie y est dominante. M. le curé Bellegarrigue a rétracté le 1er serment, et tout caché qu’il est, rend d’excellents services à ses paroissiens

La Rouquette succ du Born – Peuple assez nul, environ 55 communiants «  il ne reste qu’une vieille église, qui était interdite longtemps avant la révolution ». La plupart des paroissiens se rendaient à Verlhac. M. Marti n’a prêté aucun serment, et fut approuvé en 1800 comme curé

Conquettes M Gardes jureur mort dans son péché ; l’église est démolie ; on pourra unir cette paroisse à mezens

ND de grâce succ de Conquetes environ 60 communiants ; peuple assez tranquille M Brugères administrait en 1802, on en chargea le curé de Rabastens, M. Cathala qui gérait aussi Condel

Grazac environ 200 communiants – le curé légitime Viguier a juré et scandalisé la paroisse par son mariage

Condel la population est spécialement bonne ; Il y a 100 communiants environ. LE 5 juillet 1802 M. Cathala de Rabastens revenu de la déportation, est chargé d’administrer cette paroisse

Labouisse (cure de Malte) l’intrus Fournier ex-capucin natif de Rabastens y est généralement méprisé

Lavinouse – (succ de Mondurausse) peuple tranquille, mais un peu insouciant. Un prêtre y vivrait difficilement, vu la pauvreté des gens. Le curé de Verlhac M. Méja fut chargé le 8 juillet 1801 d’administrer la paroisse, en l’absence du titulaire M. Laporte. Environ 80 communiants

Layrac - le curé légitime M. Viguié qui resta caché contibua à conserver cette population. Peu se livrèrent à des excès pendant la terreur « il s’est opéré quelques conversions de marque » Il y a environ 200 communiants

Magnanac le curé Barrère a disparu. Il y a environ 500 communiants le curé jureur entraîna la population dans le schisme, malgré les bons antécédents des paroissiens. On n’y compte guère que 2 familles de confiance

Montdurausse le curé Laporte absent

Montgaillard environ 200 communiants Peuple assez cruel et ignorant, mais plus porté pour le catholicisme que pour une secte. Le titulaire M. sarran qui a rétracté le serment, embrasse trop facilement les lois contraires à la conscience

Ste Catherine – succ de Montgaillard _ il y a environ 160 communiants Ce peuple est assez tranquille

Montlougue

Montvalen M. valette curé auquel succède M. Moisset, rétracté 2 fois ; il tomba en démence après sa seconde rétractation. L’intrus Viguier neveu du curé de Grazac, professe les mêmes doctrines que son oncle ; il y a environ 200 communiants ; la masse est entrée dans le schisme ; peuple naturellement bon.

St Sébastien succ de Montvalen – environ 100 communiants l’église fut achetée par l’intrus Viguier et un habitant qui la firent démolir . une autre annexe du nom de Saint laurent n’avait plus d’église depuis longtemps.

St Nauphary le curé Arbus déporté

Reyniès le curé Saillant renté d’Espagne a repris publiquement le ministère et réside à Moulis L’intrus Balthasard qui se fit pourvoir d’une prébende au chapitre, ordonné par Sermet y est for déconsidéré

M. Cambrouze ex-doctrinaire y fit aussi le service paroissial

Roquemaure  le curé Crouzet a été déporté. L’intrus Crubilhé ex capucin jureur rétracté y a exercé les fonctions du ministère. Il y a environ 220 communiants quoique égaré depuis le temps de la terreur, ce peuple revient facilement aux saines doctrines

Mirepoix succ de Roquemaure Environ 150 communiants. Grâce aux bonnes instructions des archiprêtres, notamment du denier, le peuple s’est assez conservé. Le vénérable M. Crouzet a été reçu avec enthousiasme à sa rentrée de l’exil. L P Felix de l’ordre des carmes déchaussés, y a fait du bien « quoiqu’il n’entendit pas assez l’idiome du païs »

Réal (succ de Roquemaure) le Père Théodore Lautrac, chartreux a le malheur d’exercer les fonctions alors qu’il est interdit. Le 4 mars 1802 l’administration fut confiée au Père Sébastien Repnous, qui se retira après pour raison de santé. Cette annexe compte 80 communiants environ. La très grande majorité est dans les bons principes.

Tauriac le curé légitime M. Montels a apostasié. Le peuple s’est fort mal conduit pendant la révolution, il a notamment pillé et détruit le château du lieu. Environ 300 communiants

Vilette (succ de Tauriac) Il y a environ 100 communiants « ce peuple et assez tranquille et reviendra aisément aux bons principes.

Le terme – Le curé Barrère a prêté tous les serments et vit dans la plus grande obstination. La paroisse a environ 300 communiants : elle s’est laissé entraîné aux excès du curé, et est entièrement en friche, faute d’instruction

Varennes – M. Mainville prêtre jureur du serment de haine mort réconcilié et a réparé tous ses torts le 26 juin 1800. Il y a environ 350 communiants . la conduite de la majorité a été abominable  « particulièrement pendant la terreur ».

Puylauron – succ de Varennes – Environ 80 communiants «  ce peuple est presque tout perverti ; il faudra du temps et de la patience pour le ramener

Verlhac M. Méja jureur rétracté

Beaurepos succ de Verhac Un prêtre catholique n’y trouverait pas de quoi vivre quoiqu’il y fut vu d’assez bon œil.

 

 –Le siège épiscopal de Montauban est canoniquement supprimé le 29 nov 1801

 

Prêtres originaires de Villemur

au sortir de la Révolution

Un grand  nombre de prêtres sortirent de Villemur après la Révolution. Il y a à cela des causes diverses.

Parmi elles, une école presbytérale.

 

BENECH

Benoit

Hippolyte

né 25 août1802. [1802-1837]

prêtre en 1827 le 10 juin (Ste Trinité)  ;

vicaire à la Daurade ; curé de Merville (1830) ; démissionne et curé à Fronton (1830), curé de Rouffiac (1831) ; retiré à Villemur (1835) ; décédé à Villemur le 7 mars 1837 à 35 ans - obsèques le 8 Villemur ;témoins : Fieuzet,  Belou, Bousigues , Duran, Deydé, Clergue.

BLANCOU

Jean-Antoine

 Diaconat : 26 mai 1804

BLANCOU

Gilbert

 

fils de Jean et de Françoise Duran

tonsure : 3 août 1808.

BRASSIER

Jean-Baptiste

 

  

né le 6 janvier 1795 à Villemur, fils de Gabriel, boucher et de Anne Rigaud. [1795-1874]

tonsure : décembre 1813 n°746, prêtre en 1820

vicaire à St Girons 1821 et 1822 ; curé de Vallègue (1823) ; Pinsaguel (1825) ; Saint-Orens ( - 1827) ; Castelmaurou (1827-1830)- nommé à Sayrac le 27 décembre 1830, démis le 13 Juin 1834 ; Aumônier de l école François 1er (1834) ; retiré Sayrac ; du 04 décembre 1841 au 03 juin 1852 à Eysses ; retiré à Villemur 5 ans de Juin 1852 à juin 1857 ;  de nouveau 6 ans à Eysses, de novembre 1858 à été 1864, retiré et décédé  fin décembre 1874.

BRUSSON

Jean-Louis Marie

né Villemur 18 février 1809 [1809-1892],

fils deJean, maître de bâteaux et de Elisabeth Castela,

dispensé service militaire 1829ù

sous-diacre le 13 Juin 1835

sub titulo Patrimonii  i e moyennant la constitution d’une dot suffisante pour assurer sa subsistance à vie constituant le titre clérical.

prêtre en 1836 ; vicaire aux Varennes, curé de Tarabel (1842) pendant 50 ans ; décédé Tarabel le 01 juin 1892.

CASTELLA

Albert

né Villemur 8 mars 1806. [1806-1887]

prêtre en 1833 ?? ; Vicaire à St-Clar ; vic à Villeneuve-Tolosane (1833) ??; curé d’Issus (1834) ; de la Réole (1853) ; de Bazus (1863) pendant 24 ans ; décédé à Bazus le 28 janvier 1887.

DURAND

Mathieu

né Villemur 5 mars 1793 fils de Pierre et de Marie Benech. [1793-1868]

était parmi les jeunes qui après la révolution se sont groupés pour former autour de M. d’Arbou les premiers éléments du Petit Séminaire diocésain ;

tonsure : 13 septembre 1809, prêtre : 26 mai 1817-

vicaire à Mirepoix ; il y est resté 51 ans (dont curé). Il est décédé à Villemur le 17 janvier 1868.   

GAILLAC

François

chanoine

 né Villemur 29 août 1879. [1789-1856]

prêtre en 1816 ; curé de Drémil-Lafage ; chanoine honoraire ; doyen de Lanta (1834) pendant 22 ans ; + Toulouse 10 juin 1856.

GALAN

Martial

 

né le  09 janvier 1801. [1801-1883]

diacre – chapelle Séminaire le 19 mars 1825 ; prêtre le 17 décembre 1825  chapelle Séminaire  ; vicaire à Grenade ; curé de Plaisance (1828) pendant 18 ans ; doyen de Montgiscard (1846) pendant 36 ans ; décédé Montgiscard 18 avril  1883.

GAY

Alexis, Louis

  le 14 mai 1804  [1804-1874]

dispensé du service militaire pour l’année 1824,

vicaire à Carbonne ; curé de Castagnac (1828) ; de Roquesérière (1831) : de Montjoire (1842) pendant 32 ans ; décédé à Montjoire le 12 octobre 1874.

GAY

Antoine Victor

né le 31 juillet 1806. [1806-1848]

dispensé service militaire 1826

tonsure Séminaire le 13 juin 1829

prêtre en 1830 ;vicaire à St Félix ; curé de Vignaux (1840) ; de Roqueserière (1842), décédé le 16 mai 1842 à Roqueserière.

GRANGEAU

Pierre

né Villemur 21 décembre 1791. [1791-1849]

prêtre en 1816 ; vicaire à Lézat, curé de St Orens (1820) ; curé de Montesquieu, doyen du Fousseret ; + Fousseret 30 septembre 1849

JAMBERT

Jean Pierre Sylvain

 

de Villemur.

fils de François et de Sophie Adélaïde Tieussou ;

tonsure :  décembre 1813.

MATHIEU

Jean Guy

né Villemur 03 août 1803. [1803-1834]

ordres Mineurs cathédrale 20 mai 1816 ;

prêtre le 31 mai1828 à la cathédrale ; vicaire Fousseret ; curé de Montoussin (1830) ; + là le 15 avril 1834

PENDARIES

Jean Baptiste Paulin

né Villemur le 3 Décembre 1804 [1804-1881]

dispensé du service militaire pour l’année 1824

prêtre le 20 décembre 1828 ; vicaire à Muret ; curé à Cugnaux (1831) , vicaire à la cathédrale (1834) aumônier au Pensionnat ND rue Pharaon, puis curé de Rieumes (1841) ; chanoine honoraire 1858 ; curé de St Pierre 1860 ; chanoine titulaire 1870 ; décédé Toulouse 11/04/1881

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Jean-Baptiste Joseph Paulin Pendaries, ancien vicaire de St Etienne, aumônier de l’oratoire N D ou de St Antoine.

PENDARIÉS

Antoine-Benoît

né Villemur 13 juillet 1794, fils de Jean et de Marthe Terral.  [1794-1871]

tonsure : décembre 1813 n°747 – ordres mineurs 20 mai 1826 ; prêtre le 23 décembre 1820 ; vicaire à Castelsarrasin ; curé de St Léon 1821 ; Grépiac (1825) ; aumônier de la Grave (1827), curé de Roques, prêtre sacristain cathédrale (1848) ; décédé à Toulouse le 29 mars 1871.

PEPERTY

Bertrand

1804-1885

né à Villemur le 23 août 1804,

dispensé du service militaire pour l’année 1824,  tonsure 1827, prêtre 1829 ; vicaire Bourg-St-Bernard, curé de Saussens (1830), de St Christaud (1831), de St Hilaire (1841), de Bérat (1853) pendant 32 ans ; décédé à Bérat lle 27/03/1885

RATIER

Hilaire Cyprien

 

fils de Bertrand et Marguerite Vieusse ;

tonsure : 21 février 1807

Manière : pas de notice

le 25 août 1830 lettre au rédacteur de la "France méridionale" (objet : hostilité passionné des libéraux sur les associations religieuses).

RATIER

Hilaire Benoît

tonsure Séminaire le 13 Juin 1829

Manière : pas de notice

SAVIÈRES

Jean-Baptiste

né 5 Vendémiaire an 10 Villemur

Manière : pas de notice 

VACQUIÉ (de)

Marie Jean Henri

 

1761-1839

né à Villemur le 3 juillet 1761, ancien militaire, prêtre en 1813,, vicaire à Saint-Sezrnin, curé de Régniès ,chanoine titulaire 1825, décédé à Toulouse le 30 janvier 1839

VIEUSSE

Benoît

Exupère

1809-1865

né Villemur 13 Juin 1809

[neveu de Benoît-Hyppolite] ;

dispensé service militaire 1829

tonsure Séminaire le 13 juin 1829

prêtre en 1833 ; vicaire au Taur ; curé d’Ayguevives (1837) pendant 28 ans

décédé à Aiguevives le 15 avril 1865

VIEUSSE Benoît

Hyppolite 

 

1784-1857

né 20 mars 1784  - oncle de Benoît-Exupère.

Il est un des deux premiers élèves du séminaire rouvert en 1805.

tonsure 17 mars 1804

mineur 26 mai 1804

diaconat : 11 juin 1808

prêtre : 27 mai 1809

entre à St Sulpice et revient en 1810 comme directeur au GS de Toulouse ;;(il en sera aussi le supérieur) décédé à Bagnères de B. le 20 août 1857.

(il a eu grand rayonnement – théologie dite de Toulouse ; à l’origine de la condamnation de Lamenais (avec le cardinal d’Astros) – a écrit une histoire des séminaires avant la Révolution). Théologien érudit, mais intransigeant et combatif.

Il enseigna la dogmatique puis la morale jusqu'à sa mort en 1857.

VIGUIER

1762-1832

né le 21 Mars 1762 ; prêtre en 1787 ; après le concordat vicaire à Villemur ; il s’est retiré à Villemur en 1830 ;

décédé à Villemur le 29 août 1832.

lettre de l’Archevêque  à Bergerot 1er Septembre 1825

« Vous me dites dans votre lettre qu’on vend du vin chez M. l’abbé Viguier et que personne ne s’en formalise ; et la raison bien simple en est que M. Viguier se trouvant dans la maison paternelle, ce n’est pas tant chez lui que dans la maison de sa famille   que cette vente a lieu . Et le peuple sent cette différence. Il en était de même selon  toutes les apparences de l’autre exemple que vous me citez : ce n’était pas un curé et cette maison n’était pas un presbytère ».

VIGUIER

Joseph

Auguste-Pascal-Baptiste

1799-1871

né à Villemur le 06 novembre 1799 ; prêtre en 1824 ; vicaire à Villemur ; vicaire-régent de M. Merle à Nailloux  pendant une quarantaine d’années ; il y est décédé le 06 janvier 1871

VIGUIER

François

Marie-Jules

1808-1976

né Villemur 28 avril 1808 ; licencié en droit ; prêtre en 1833 ; vicaire à la Daurade ; curé de Colomiers (1838) dont il démissionne en 1842 ; puis aumônier des Srs de la crois St André (1848) ; décédé le 04/03/1876 à Colomiers

 

 

 

 


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