la paroisse   



 

 

  PAROISSE 

 DE   SAYRAC

 

 

 

 

 

                                         

 

  

1 /  AVANT LE XVI° :

 POSSESSION DE  L’ABBAYE DE CONQUES

 

Une communauté nommée[1]

 

La première attestation du lieu de  Sayrac  et d’une communauté est donnée en 1250 dans le décompte des domaines d’Alphonse[2] : Sayrac est mentionné comme bastide. En 1271 - le 10 des calendes de décembre - lors du serment prêté à l’église de Villemur au Roi de France : la bastide de Sayrac est encore mentionnée[3]. Sayrac fut-il fondé au XII° pour se défendre de toute attaque lors des incursions des hérétiques (« Albigeois ») ?

q       La paroisse[4] de Sayrac dépendait au point de vue ecclésiastique  au XII° de l’archidiaconé de Villelongue[5]. La charte de cet archidiaconé, restitue en 1093 à l’abbaye de Saint Sernin[6], La Magdelaine, Magnanac, Sayrac, le Terme.

q       La paroisse de Sayrac  après la création du diocèse de Montauban en février 1318[7] demeurera dans le diocèse ecclésiastique de Toulouse, tout comme Villematier et La Magdeleine (Sainte-Marie-de-Leus).

 

Possession de l’abbaye de Conques

L’abbaye sainte Foy de Conques en Rouergue jouissait de la moitié de la dîme de Sayrac[8]..
Elle possédait le prieuré de cette paroisse dont les fruits et revenus ont fait l’objet d’un bail
[9] (1763). L’abbaye   avait la possession  de cette paroisse depuis le XII° - cf le cartulaire de Conques[10] ; elle en garda le « patronage » effectif et une présence religieuse jusqu’à la révolution, à travers son prieuré»).

Des biens appartenant à cette abbaye sur la paroisse de Sayrac sont attestés au XV°, en 1733…

 

Les Minimes de Saint Roch à Toulouse ont possédé une métairie – de Pétusou – située partie dans la paroisse de Sayrac, partie dans le consulat de Villaudric, relevant de la censive du marquis d’Aussonne, Seigneur de Raygades.

 

2 / DU   DIOCÈSE   DE  TOULOUSE

 

LE  DIOCÈSE de Toulouse  (avant 1317) [11]

Les paroisses du terme, de Sayrac, de Magnanac, de Villematier et de la Madgelaine (Sainte-Marie de Meus) situées sur la rive gauche du Tarn, dépendaient au XII° de l’archidiaconé de Villelongue[12]. Les 10  paroisses de l’actuel canton de Villemur appartenaient alors au diocèse de Toulouse.

 

LE  DIOCÈSE de Toulouse (de 1317 à la Révolution)

Sayrac[13] se  trouva dans le diocèse ecclésiastique de Toulouse – comme Orgueil, Villematier, La Magdeleine, Villaudric,

tandis que Magnanac, Le Terme, Saintes-Escariettes et Nohic  appartenaient au diocèse ecclésiastique  de Montauban – nouvellement créé en 1317 -  tout comme l’ensemble des paroisses de la rive droite du Tarn. 

On se souvient que Sayrac n’appartient pas par contre à la circonscription du diocèse civil de Toulouse.

On peut se demander si cette particularité a pu avoir des conséquences négatives sur les conditions de la « reconstruction » après les guerres de religion ?

 

            dans le baillage de VIllemur

            Sayrac fait partie du baillage de Villemur.

Le consulat de Villemur entre autres comprenait en 1600  les paroisses de Villemur, Bondigoux, La Magdelaine, Saintes-Escariettes (magasin Leclerc de Villemur), Magnanac, Sayrac et du Terme..

Les habitants allaient faire moudre leur blé soit au moulin du seigneur, soit aux autres moulins.

Des 2 fours les habitants ont la liberté d’aller cuire leur pain à l’un ou à l’autre.

 

3 /  LE  TEMPS DES GUERRES DE RELIGION

 

En 1517 furent ordonnées dans la région de Fronton d’importantes prédications[14].

La croisade fût prêchée à Fronton, Bouloc, Sayrac et Villaudric par maistre Etienne Privat.

 

En 1550 le district communal de Villemur comprenait les paroisses de Villemur, Bondigoux, La Magdelaine, Villematier, Saintes-Escariettes, Magnanac, Sayrac, Le Terme.

 

Cette partie fut particulièrement concernée par les interventions militaires des ligueurs et des protestants. Les dégâts furent importants . les visites canoniques allaient les inventorier.

En 1581 Les recteurs de Sayrac, comme ceux de Villematier, Layrac et La Magdeleine furent déchargés des sommes dues au roi pour les taxes dues de 1580, du fait des  conséquences tragiques de la guerre (« de religion »)

 

 VISITES CANONIQUES    DE  L’  EGLISE   DE   SAYRAC

L’EGLISE  DE  SAYRAC AU   TEMPS   DES   GUERRES   DE   RELIGION

 

Les visites Pastorales dans les paroisses du diocèse de Toulouse aux XVI°-XVII° siècles ont fait l’objet de la thèse  de doctorat en droit canonique soutenue par M. l’abbé  Georges Baccrabère  (imprimerie San José, 1956)

 

Les ordonnances rendues  par le cardinal de Joyeuse mentionne dans l’archiprêtré de Montastruc, la paroisse de Sayrac parmi les paroisses visitées avec notamment  Bouloc, Cépet, Montjoire ; Villaudric.

Concernant Sayrac  (p. 377), on relève parmi les documents mentionnés :

·        du procès-verbal  de 1596 de visite faite par le visiteur F. Alvarus,

·        p.v.de la table de la cure (g.f.) , les documents cités sont joints au procès verbal de visite,

·        l’ordonnance rendue par le cardinal de Joyeuse ( document atteint par l’humidité,

·        1642-43  :  visite pastorale de Mgr de Montchal (1628-1651)  avec Fronton, Villaudric, Villematier  -information provenant d’une  autre source,

·        1698, le 17 Mai, visite canonique faite par l’archevêque Michel Colbert ; ordonnance du 17 mai 1698, Sayrac, ADHG G 603,

·        1742, le 9 Avril, état de la paroisse présenté par le curé Bastard,

·        1742, le 2 Mai, procès-verbal fait par le vicaire général F. de Lavaur . Etat de la paroisse de Sayrac , le 2 Mai 1742  Sayrac, ADHG G 603.

 

visite de 1590

L’Eglise de Sayrac est sans toiture (cf ordonnance du Cardinal de Joyeuse) suite aux actes de guerre menées lors des guerres de religion dans toute la région et particulièrement dans le Montalbanais , avec les  interventions particulièrement  fortes et symboliques qui se sont déroulées à Villemur et son environnement rural (cf la bataille de Villemur et la mort de Scipion de Joyeuse, chef de la ligue –  qui s’est noyé dans le Tarn lors du siège de Villemur contre les protestants).

 

 

En 1580, suites aux incursions ruineuses des villages et paroisses proches des citadelles huguenotes (par ex : Villemur), parmi les diverses personnes dégrevées  sont mentionnées le « pryeur et recteur de Villematyer, prieur et recteur de Leues et Layrac, le recteur et pryeur de Sayrac, le pryeur et recteur de Villaudric : ces personnes « doibvent  estre deschargez entièrement des sommes deues au Roy de leurs taxes de la dite année Mil cinq cent quatre vingt… »

 

l’état  de l’église Sainte Foy de Sayrac   suite à la visite du 25 ou 26 Septembre 1590 – Olibet Pons , natif de Fronton, servant de secrétaire au visiteur le décrit en notant :

 

«  …Ladicte esglise est toute descouverte . Il n’y a aulcun autel, ni chapelle qui soient bien parés , ny quu’il y aye rien, ny fons baptismaulx, cloches, ni rien de ce qu’est besoing à une esglise, ny aulcun sainct imaige » - [relation très atteinte par l’humidité dés 1898] - cf  p.125.

 

Dans son ordonnance, rendue à la suite de la visite, le Cardinal de Joyeuse, prend les dispositions les plus urgentes :

«  …d’autant que l’esglise est du tout [entièrement] découverte et qu’il n’y a aucun autel, ny fons baptismaulx, ayant esgard à la petitesse du revenu d’icelle, nous désirons que les percevanz fruictz se mettent en debvoir, après la cuillète [la levée de toute la récolte] de la présente année, de couvrir le dessus de l’autel de deux canes, et à l’années suivante, d’achever de couvrir toute lad. esglize, ou le moins aultres deux canes. Et cependant le curé et paroissiens employeront toute diligence à faire célébrer la sainte messe au lieu le plus commode et décent que faire se pourra, affin qu’il n’y puisse advenir aucun scandale, etc…) ».

cité par Jean Lestrade, curé de Gragnague, les Huguenots dans les paroisses rurales du diocèse de Toulouse, Revue historique de Toulouse, 1939, p.320.

 

4 /   AU  XIX°

 

Au moment de la Révolution en 1789[15] :

 

Durant la révolution 

deux faits marquent cette période :

-         la situation du clergé constitutionnel ou réfractaire ( voir la partie histoire)

Les information relevées pour cette période se résument à 2 faits :

le curé de Sayrac Félix Picot [1777- 1791]  relevant de Conques, s’est soumis à la loi du 26 décembre 1790, mais on ne sait quand il a prêté serment ; assermenté en 1804[16] ?Il est connu comme constitutionnel sans que l’on sache quand il a prêté serment[17].

Un capucin de la communauté de Villemur  [5 membres] assure le service un moment à Sayrac, Jean-Louis Delfios…(a 65 ans en 1791, capucin du couvent de Villemur – où demeuraient 5 religieux), vicaire à Sayrac, durant quelques mois lors de la dispersion des religieux en 1791.

 

-         la vente des biens nationaux .

Ici nous ne considérerons que les biens appartenant à la paroisse (fabrique) : presbytère et terres. Ces biens seront vendus et achetés.

la valeur d’estimation  des immeubles – propriété bâtie et non est de 4.065 livres[18] ;  le poids des matières d’or et d’argent est de 3 marcs et 6 onces.

Le presbytère et une terre, biens de la fabrique de l’église seront adjugés 1.385 livres.

 

Au sortir de la Révolution, on répertorie en 1803 les églises de Villaudric et Bouloc comme délabrées . Un prêtre soumis célèbre dans la maison du sieur Cazes à Villaudric. A Villemur- avec autorisation du maire – « les fidèles romains exercent  le culte dans le local dit de la Tour. Trop petit pour l’affluence, demandent l’église qui est en possession des constitutionnels et qui n’en ont pas besoin. Ceux-ci prétendent qu’ils sont 1568, non compris les citoyens de Terme, Magnanac, Sayrac, Villematier, La Madeleine et Bondigoux dépendant de cette commune » (20 Messidor an VIII – 09 juillet 1800).

 

Après la révolution[19], l’église de Sayrac nécessite des réparations.[20]

 

Sous le consulat [21], un prêtre est resté à Sayrac et est signalé.

De fait dans « le mouvement religieux dans la Haute Garonne sous le consulat » Jean Contrasty (Privat, 1907) p 36 écrit :

«  je cite les communes dont les maires ont simplement demandé l’Eglise ou signalé la présence d’un prêtre »

… et parmi les 33 noms de paroisses qu’il cite, il nomme Sayrac, seule de toute cette contrée. 

 

Le concordat rétablit le culte.  Le culte public (catholique romain) est rétabli à Pâque 1803. 

En 1803 à Seyrac (sic), Jean-Joseph-Saturnin Bourg est curé-desservant de l’ an XI, 1er germinal – 1803.

Le curé du canton de Villemur est Dayries.

Le canton comporte 10 succursales dépendant  de la cure de Villemur.

 

Le  6 Avril 1804  lettre à l’archevêché – Réclamation de M. le curé de Villematier   (NDLR : curé, il faut entendre desservant –qui est le terme administratif employé) M. Massoc Il s’est plaint d’une requête qu’on a fait courir dans la paroisse pour demander qu’une partie en soit distincte pour être réunie à celle de Sayrac.[22]

  

 

LE  DIOCÈSE (de 1790 au concordat)

Selon l’article 1, la constitution civile du clergé stipule :

« Chaque département formera un seul diocèse, et chaque diocèse aura la même étendue et les mêmes limites que le département » (suppression des autres évêchés situés dans les départements). Toulouse est un  des 10 arrondissements métropolitains.

 

On se souviendra que jusqu’en 1808 le  département du Tarn-et-Garonne n’existe pas . Il ne sera créé qu’en 1808. Les cantons de Beaumont, Castelsarrasin, Grisolles, Montech, Saint-Nicolas, Verdun, Villebrumier sont alors dans la Haute-Garonne.

 

L’évêché de Montauban supprimé en 1790 et ne fut pas rétabli par le Concordat. Lorsqu'en 1808 Napoléon créa le département de Tarn-et- Garonne, il lui attribua un siège épiscopal, déjà reconnu par la bulle de Pie VII " Supremo pastorali munere ", du 17 février 1808.  Mais il fallut attendre le concordat de 1822 pour que Montauban, suffragant comme autrefois de la métropole de Toulouse, soit effectivement pourvu d'un titulaire. Le premier évêque nommé fut un missionnaire du Nouveau Monde, Mgr de Cheverus, évêque de Boston depuis 1808.

 

LE  DIOCÈSE de Toulouse (après le concordat)

Toutes les paroisses/succursales du canton de Villemur  relèveront de la cure de Villemur, et constitueront le doyenné de Villemur [23].

- rive droite    : Villemur, Le Born, Bondigoux, Layrac, Mirepoix

- rive gauche : La Madelaine, Villematier, Sayrac, Magnanac, le Terme (érigé en paroisse plus tard)

 

 

5  / VISITES PASTORALES  AU COURS DU  XIX° et XX° [24]

·       1831, le 6 octobre 1831, Mgr d’Astros, M.Lameluc, vicaire général – Abbé Brassier (curé)

·       1841, le 4 Septembre 1841, Mgr d’Astros, M . Bergès, vicaire général – Abbé Sicard (curé)

·    1863, le vendredi 13 mars 1863 : Mgr l'archevêque, Mgr Desprez (sem. cath de Tse 1863).

 

VISITES   DÉCANALES

1910,  Sayrac (absent) du registre relié[25] .

1920, le 20 Novembre - M . Maurette avec l’ Abbé Dardet – Abbé DAYET (curé).

 

 6 / LES CHANTIERS  DU  XIX°

          

                  

 

Les compte-rendus de visites pastorales ou la correspondance des curés successifs à l’archevêque faisaient apparaître une situation jugée difficile. Le presbytère perdu à la révolution (et vendu) avait créé une situation précaire (logement relevant de 2 propriétaires, de leur bon gré ; logement estimé trop humide, incommode). Quant à l’église on se plaignait de son état. Les interventions des années 1830-1840 étaient restées lettres-mortes. M. Albert va réussir. Son dynamisme est indéniable . Il a su entraîner ses paroissiens. Il bénéficiait cependant d’un contexte politique alors favorable à l’Eglise (ou du moins d’une politique désireuse de se servir d’elle) comme de l’attention de l’évêque sur la situation des églises et des presbytères– cf enquête faite dans toutes les paroisses du diocèse en 1846.

 

La réponse faite par le curé Albert à ce questionnaire de 1846  est éloquente[26]:

 

1 / Eglise .

‘’L'Eglise est suffisante pour sa population. Les murs souffrent un peu du côté du mauvais temps à cause de l'humidité. La toiture est en assez mauvais état, le plafond menace de tomber comme a déjà fait celui de la sacristie. Les ressources de la fabrique suffisant à peine pour fournir aux dépenses du culte divin, sont nulles pour fournir aux réparations. Plusieurs fois sur la demande de M. le curé et de la fabrique, le conseil municipal a voté des fonds et on ne les  jamais employés. La sacristie est très petite, elle l'est même trop. Il ne serait ni difficile, ni coûteux de l'agrandir.’’

 

  

2 / Presbytère.

‘’Il n'y a pas de presbytère . L'habitation où je suis appartient à plusieurs personnes. Il ne faudrait que la mort de quelqu'un d'elles pour me priver de la moitié. Mr d’Aubuisson a la bonté de payer le loyer d'une partie et du jardin. En somme, le curé est très mal logé.’’

Sayrac le 18 Janvier 1846

 

     

 

 

   2  CONSTRUCTIONS au COURS DU XIX°

     *  le presbytère : décision 1851

     *  l’église

               travaux  effectués en  1851-1852

               travaux programmé  en  1859 : agrandissement de l’Eglise

                      2 subventions x 700 francs (1.400 fr)  accordées en 1856

                      -  le 19 Janvier    1856

                      -  le 24 Décembre 1857

 

   

Que peut-on dire des travaux de l’église de cette période .

A défaut de connaître précisément le programme des travaux, on peut émettre quelque hypothèse à partir de l’observation des lieux et des relevés successifs (cf visites pastorales) :

-         la voûte remplace le plafond d’où un rehaussement de l’église et de la toiture (avec des vitraux ad hoc),

-         la création des chapelles de la Vierge et de Saint Joseph. La chapelle baptismale quant à elle  semble plus ancienne . Elle semble en effet avoir été bâtie en 1806, selon l’interprétation de la pierre trouvée dans cette chapelle lors de sa réfection en 1954 et de l’inscription qu’elle comporte,

-         la modification du clocher. Les travaux effectués vers les années 1990 font bien apparaître comment l’ancienne construction du clocher se trouve enchassée dans la nouvelle[27],

-         antérieurement, la création du porche.

 

Quant au presbytère, on peut encore parfaitement se rendre compte de la bâtisse qui a été construite ; nous la trouvons aujourd’hui comme elle fût. Des éléments de correspondance du curé Albert  nous permettent de suivre le débat ancien avec la mairie, la définition du terrain, la programmation des travaux. Une question majeure : qui endosserait la responsabilité de propriétaire légal. Les enjeux apparaissent  clairement. La solution ici comme en d’autres lieux fut de traiter ce bien ecclésial en bien personnel [28]. C‘est ainsi  que la famille Colombe ‘’garda’’ ce bien jusqu’à la mort de l’abbé Joseph Colombe (1963). la succession de l’abbé Joseph Colombe déboucha sur une vente  opérée par M. Petit à M. et Mme Barrault de Toulouse en 1970,  par l’intermédiaire du  M. l’Abbé Albert Passama, vicaire épiscopal, frère de Mme Geneviève Barrault.

 

 

7  / LA FABRIQUE

 

Le 17 Mai 1826 l’Evêque écrit au préfet pour lui dire « qu’il y a lieu de recomposer les fabriques des églises de Magnanac, de Seyrac, Gratentour, etc …conformément à l’art. 1 de l’ordonnance royale du 12 Janvier 1825.

 

 

LA FABRIQUE de la paroisse de SAYRAC (note de l’abbé SICARD en 1841)

Réponse manuscrite du 30 Août 1841  au  mandement du 05 Avril 1841

SICARD

 

La Fabrique a été constituée par l’ordonnance archiépiscopale du 15 mai 1835

 (je lis 15 plutôt que 5 au mois de Mai ) – signée par M. Bergès, vicaire général et par l’arrêté préfectoral du 16 mai 1835 signé par M. Frizac, conseiller de préfecture

Le conseil est composé  - outre les membres de droit :

                       

M.Jean COUDERC élu le 16 Mai 1835 et réélu le 18 Avril 1841

M.Jean TEYSSEYRE, élu le 18 Avril 1841 en remplacement de Thomas MAURY

M.François CABIÉ élu le 22 Avril 1838, en remplacement de Michel TERRANCLE

M.Pierre FAURÉ élu le 22 Avril 1838, en remplacement de Jean-Baptiste CLAMENS

M.Jean GAY, élu le 22 Avril 1838 en remplacement de Jean-Baptiste AMAT

Le bureau est composé – outre les membres de droit :

            M.Jean COUDERC réélu le 18 Avril 1841

M.Jean TEYSSEYRE, élu le 18 Avril 1841 en remplacement

                    de Thomas MAURY

M.François CABIÉ réélu le 18  Avril 1841,

                    en remplacement de Michel TERRANCLE

 

La fabrique a pour président :

M. SICARD, curé

Trésorier : Jean COUDERC

Secrétaire : Jean TEYSSEYRE

 

 

Réponse au questionnaire de l’archevêché :

1 / Y a-t-il une caisse à trois clefs pour y déposer le denier de la fabrique ? :  Oui, elle existe.

2/ A-t-on dressé un inventaire double signé par qui de droit et du mobilier de l’église, tant du chef-lieu de la paroisse ? :  il est dressé.

3/ Avait-on envoyé pour recevoir notre approbation depuis le dernier dimanche de quasimodo le compte de l’année qui avait précédé ? :  ils ont été envoyés.

4 /

5 / Y-a-t-il des fondations et quel en est le revenu ?:  Il n’y en a aucun.

6/ Y-a-t-il des obits ? Y en-a-t-il un tableau à la sacristie ? sont-ils acquittés ? : Il n’y en a aucun.

7/ Le trésorier a-t-il fait renter le revenu des obits et d’autres rentes ?:  il n ‘y a ni obit, ni rente.

8/ Le titre constitutif de rente et de fondation ont-ils été renouvelés en tempos utiles ? : La réponse à cette question a été faite à la question précédente.

9/ Les capitaux remboursés ont-ils été placés pour la même destination  ? : la fabrique n’a pas de capitaux placés.

10/ Toutes les délibérations sont-elles régulièrement tenues sur les registres ? : elles le dont depuis que la fabrique est constituée.

11/ Y-a-t-il des chapelles rurales ou domestiques ? :  il n’y en a aucune.

12/  Y-a-t-il des confréries ? Obéissent-elles à leur statuts ? Il y a une quinzaine du rosaire (vivant ??) mais on ne donne pas les sommes requises par le règlement.

13/ L’Association de la Propagation de la foi est-elle établie dans votre paroisse ? : Non, Monseigneur, Il y a plusieurs années que je cherche à l’établir sans y réussir. La paroisse est en général très pauvre et ceux qui pourraient s’associer à cette bonne œuvre ont trop d’attachement pour les biens de la terre. Toutes les démarches oint été inutiles , à peine puis-je obtenir de cette paroisse quelque chose pour l’église.

14/ Y-a-t-il des dépôts de livres ?: Il n’y en a pas. Peu de personnes savent lire  et ceux qui savent ne peuvent pas de livrer à la lecture à cause de leur travail.

15/ Connaît-on des personnes qui vivent maritalement sans avoir reçu la bénédiction nuptiale ?: Je n’en connais pas.

16/ Les saints jours des dimanches sont-ils fidèlement observés ? : On travaille pour le moindre prétexte, ordinairement dans la matinée et dans la soirée surtout dans le tempos des semences, des moissons, des vendanges . La plupart le font par un trop grand attachement aux biens de la terre. Le dimanche encore on va beaucoup dans la paroisse étrangère pour affaire.

17/ Donne-t-on à boire ou vend-on du vin dans les cabarets pendant les offices ? : Je ne connais pas de cabarets dans la paroisse.

18/ Y –a-t-il d’autres scandales publics ou autres pratiques superstitieuses ? : Je n’en connais pas d’autre à proprement parler ; cependant je crois devoir dire que le blasphème est bien fréquent dans la paroisse même de la bouche de personnes du sexe et des enfants.

19/ Quelle est la population de la paroisse ? :  environ 250 âmes.

Sayrac le 30/08/1841

 

8  / AU   COURS   DU    XX°

 

En 1839, bénédiction du nouveau chemin de croix[29] (M. Sicard),

En 1851 le 16 Octobre : M. Albert demande l‘établissement de la confrérie du Rosaire[30],

confrérie du St Rosaire est érigée le 31 0ctobre 1851 par Mgr Mioland. La fête de la confrérie est célébrée tous les ans le premier dimanche d’octobre.

 

le coutumier de Sayrac

Un cahier « coutumier de la paroisse » a été tenu par M. l’abbé Eugène Bernon et M. l’abbé André Touzel  à la suite[31].

 

M. l’abbé Bernon, le 28 octobre 1933 avait reçu de Mgr Dubois vicaire Général l’invitation à exerce le ministère dans la paroisse de  Sayrac à partir du 1er Novembre 1933. Il succédait à M. l’abbé Georges Cazes curé de Magnanac qui recevait dés lors la paroisse du Terme. (suite au décès du curé). Auparavant  M. l’abbé Dayet avait été le dernier curé de Sayrac, résidant à Sayrac, ceci durant 36 ans[32]. M. l’abbé Dayet mourut à Sayrac. Il repose dans le caveau  de la famille Colombe (à droite à côté du caveau central), ainsi que  M. l’abbé Joseph Colombe. Avant le curé Dayet, il y avait eu Barthélemy  Albert[33]; il avait exercé cette charge durant 45 ans. Sayrac lui doit  la reconstruction de l’église (dans un moment favorable) [34] et la construction du presbytère.

 

En 1931, visite canonique de Mgr l’Archevêque , Jules Géraud Saliège, [35]

de même le 16 avril 1935

de même le 20 avril 1939

M.l’abbé Bernon note lors que « dans les premiers mois de 1934, une forte mortalité a endeuillé beaucoup de familles  (« huit décès, alors que la moyenne est de  deux »).

Il note également l’achat de 18 chaises, l’achat du « reliquaire de Sainte Foy, patronne de la paroisse – fait authentifier les reliques de Sainte Foy et de St Antoine de Padoue, réparé plusieurs ornements, aubes et surplis » . Mgr l’Archevêque avait formulé des « desiderata » lors de la visite précédente de 1931: ils ont été pris en considération .

 

En 1935 a eu lieu l’électrification de l’église. M. l’abbé Bernon la considère comme « l’œuvre la plus importante », « grâce au bon vouloir de M. Ourgaut, maire de Villemur, à l’intervention de M. Colombe et d’un don du P. de Saune et d’une quête fructueuse ».

Il aime signaler le dévouement de M. Emmanuel Teysseyre – chantre et organiste et de Mlle Germaine Colombe[36] qui s’occupe de l’entretien de l’église. M. Emmanuel Teysseyre et M. Jean-Marie Brousse sont les conseillers de M. le curé[37].

 

Le 16 Avril 1935, nouvelle visite canonique de Mgr l’archevêque  avec Mgr Dubois : l’archevêque a noté (et signé lui-même) : « surveiller le tombeau de l’autel de St Joseph[38]; réparer la tenture de la porte du tabernacle ».

 

En 1937[39] :  M. l’abbé Bernon a fait restaurer la statue de Ste Foy. La chapelle de la Vierge a été remise en état (autel, statue, chandeliers) par les soins de Mme Vve Marie Amat et de Mme M-Louise Marty – deux appliques électriques y ont été apposées.

Nous apprenons qu’en 1937, le dimanche des Rameaux,  22 hommes ont fait leur Pâques et la presque totalité des femmes… que la quête des dons en nature pour le séminaire  a été faite pour le 1ère fois par la J.A.C. de Sayrac (il en sera de même l’année suivante).

 

En 1938 : restauration de la chapelle saint Joseph

la famille Gardelle a fait repeindre la statue de St Antoine de Padoue ;

la famille Robert-Béziat, celle de Ste Germaine de Pibrac.

Il est fait mention de l’assistance aux exercices du chemin de croix des 3 derniers mercredis de Carême.

A la messe du dimanche de Pâques : bénédiction du fanion du groupe de la JAC de Sayrac, en présence de Laurent Teysseyre[40] président fédéral, François Brousse et Isidore Roumagnac.

 

Le 20 Avril 1939, visite canonique de Mgr Louis de Courrèges d’Ustou, évêque auxiliaire [41]. Il a noté : «  l’éclairage du maître-autel et la lampe du sanctuaire ne sont pas liturgiques . supprimer  l’électricité - tout le reste est en état satisfaisant ».

 

Le 3 Juillet 1955 Le cardinal Saliège vient à Sayrac [42] au terme de la mission. Il célèbre la messe paroissiale au cours de laquelle il remet le mérite diocésain à Emmanuel Teysseyre.

La mission avait eu lieu du 14 au 28 Novembre 1954 prêchée par le RP Arpourète, Lazariste.

Elle s’accompagna de la restauration de l’église.

A cette occasion, la famille Teysseyre fit élever - en 1954 - sur le puits du jardin contiguë à la maison, en bordure de la route, un petit oratoire public, dédiée à la Vierge[43].

 

9 / LES CURÉS [44]    voir page sur les curés de Sayrac CLIC

  (page comportant la liste complétée de tous les curés, grâce à la liste établie par le curé Pouch en 1791)

                                   

nom

prénom

décédé

Curé & notes

LE POG 

Pierre  

1618

Villeneuve d’Agen

1658

à 40 ans

curé de Sayrac

BOSC

 

 

 

curé de Sayrac en 1658[45]

PENDARIES

 

 

 

1717-1727

sa sœur décédée à  Sayrac   en 1735.

BASTARD

 

 

 

(cf 1742 ; « état de la paroisse »)

BELOU

Guillaume

 

 

1759-1765

DELFIOS

Jean-Louis 

 

 

(a 65 ans en 1791,capucin du couvent de Villemur – où demeuraient 5 religieux) ,

vicaire à Sayrac, durant quelques

mois lors de la dispersion des religieux

PICOT

Félix    

 

 

de 1777 à 1791 relevant de Conques, s’est

soumis à la loi du 26/12/1790 ? mais on ne sait quand il a prêté

 serment ; assermenté en 1804 ?

BOURG 

Jean-Joseph-Saturnin

 

 

an XI 1er germinal – 1803

LAUTRAC[46] ou LANTRAC 

Pierre-François

30/05/1762

 

curé de Sayrac vers 1810 jusqu’au 16 Juin 1819 où il sera nommé curé de Azas

.Mais laissé à Sayrac suite aux démarches des paroissiens ….momentanément.

YBERN,[47] ou IBERN 

François

 

 

curé de Sayrac le 10 Août 1819[48] - en remplacement de Lantrac - jusqu’en 1820 ; le curé de Villaudric en 1820

DAULON

Jean-Jacques 

 

 

nommé le 13 Janvier 1821 à la succursale de Sayrac , sans

suite   le 5 Février 1821[49]

 

 

 

 

le curé de Magnanac, CARRÉRA  Félix Joseph Antoine prêtre d’origine espagnole, curé de Magnanac/ ou Carrére assure le binage  en 1822 - 1826[50]

BRASSIÉ[51]  

Jean-Baptiste

 

A Villemur

 

27 Décembre 1830 au 13 juin 1834 –  démis de

sa charge. (cf visite pastorale : 36 ans 11 ans de service)

 

SICARD[52] 

 

22 février 1808 à Grenade

 

curé de Sayrac le 27 Février 1835  à 1843 . lors de la visite pastorale de 1841 a 35 ans ; 1834

 

ALBERT [53] 

Barthélémy                       

30 octobre1810 à Saint-Léon,  

16 mars 1888[54],

Ordonné en 1841, curé de Sayrac en 1843, grand-oncle de M. l’abbé Joseph Colombe

DAYET [55] 

Jean-Pierre-Marius            

le 19 novembre 1860 à Toulouse

26 mai1923

ordonné en 1884, curé de

Sayrac  en 1888

VIAULE[56] 

Léopold

 

 

curé de Villaudric (1907-1925), desservant de Sayrac de

 juin1923 à juin 1924.

CAZES[57] 

Georges

 

 

curé de Magnanac, chargé de service de 1924 à 1933

BERNON [58] 

Eugène

né à Laissac (12)

 

curé au 01 novembre 1933 au 16 septembre 1946.

TOUZEL [59] 

André 

24 avril 1921 à Montauban 

1er  mai1998

Villematier

--------

Cimetière de Sainte-Gemme

(32)

curé de Villematier ; ordonné le 20 avril 1946, curé de  Sayrac du 25 juillet 1948 au 07 octobre 1973.

K…[60] 

S.

 

 

curé de Villaudric, curé de Sayrac  1973 à 1974

SOULDADIÉ [61] 

Yves   

 

 

curé de Bouloc, curé de Sayrac de 1974 à 1982 

MAYZEN[62] :

François

 

 

curé de Villemur et de  Sayrac de 1982 à1986

 

 

 

 

Retiré ; desservant de Sayrac de  1986 à 1993

MARTINEZ[63] 

Charles

 

 

curé de Villemur de 1994 à 2000

LOZE[64] 

Pierre

 

 

curé de Villemur, curé de Sayrac de 2000 au 01 novembre 2004  

BACHET[65] 

Philippe            

 

 

desservant (vicaire) de Villemur de 01 janvier 2004 (le curé de Fronton Pierre Dintilhac étant le curé-administrateur)

 

                    

                        Abbé André Touzel

 

 

10 / DES   PRÊTRES  ORIGINAIRES  DE  SAYRAC [66]

 

Joseph Colombe

Né à Sayrac le 17 Décembre 1881

ordonné prêtre le 9 Juin 1906

célèbre sa 1ère messe  à Sayrac

   le dimanche 17 juin 1906 à 10 h fête du Saint-Sacrement.

vicaire à Rieumes le 1er Juillet 1906

curé de Saubens le 11 Juillet 1907,

chapelain de la métropole le 11 Mars 1951

+ le 25 Septembre 1963 à l’âge de 82 ans

inhumé à Sayrac au caveau familial. 

curé de Saubens durant 57 ans.

         

 La messe des obsèques a été célébrée par le chanoine Bonhoure, archiprêtre de Muret, l’absoute a été donnée par Mgr Joseph Chansou, vicaire général ; celui-ci avant l’absoute a donné lecture d’un « mot » de Mgr l’archevêque aux paroissiens de Saubens.. Il a entièrement repeint son église de Saubens .

 

             

              faire-part et invitation 1ère messe  à Sayrac

 

 mais auparavant :

 

Jean-Baptiste Thomas Fauré, curé du Terme .

Il est né à Sayrac le 5 Juin 1858. Ordonné prêtre le 7 Juin 1881, vicaire à Garac, curé du Terme le 1er mars 1885, tout près de Sayrac et de son oncle, curé de Villematier. Il demeura 15 ans curé du Terme, curé de Plagne près de Cazères le 24 juin 1900, le 15 mars 1906 curé de Montberaud dont il devait prêtre curé pendant 34 ans. Il fêta son jubilé en 1934, mourut le 23 septembre 1940.

 

Son oncle Thomas Fauré, curé de Villematier .

Il était né le 11 janvier 1832 à Sayrac. Ordonné prêtre le 18 juin 1859,vicaire à Buzet pendant 3 ans, puis desservant du Ramel jusqu’en 1868,  alors - durant 26 ans -  curé de Villematier  où il est décédé le 17 avril 1894.

 

et plus tard :

Christian Teysseyre, ordonné le 28 juin 1969 (1ère messe le dimanche 6 juillet). 

 

11–   1a  pratique religieuse

 

Entre 250 et 275  habitants, 300 en 1920 -  50 familles environ

160 communions pascales indiquées en 1831 : 120 en 1920

les 2/3 à 3/4  des hommes satisfont au devoir pascal

 

un relevé – non daté -  des familles contribuant au « pain bénit » établit une liste de 41 familles .[67]

 

12 -  Situation économique et pauvreté de la paroisse

 

« Sur 70 chaises qu’a l’église, 20 ont été achetées il y a trois ans, toutes les autres sont vieilles au point que la plupart ont besoin d’être remplacées, vous pouvez juger  par le nombre de chaises ce qu’elles doivent donner dans une paroisse extrêmement pauvre et où les habitant préfèrent s’asseoir sur les talons que de donner 2 liards pour une chaise ». 22/11/1839 - Sicard

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Sicard « exposa que la paroisse de Sayrac lui donnait bien peu de revenu, »  1837

-----

« La paroisse est en général très pauvre et ceux qui pourraient s’associer à cette bonne œuvre ont trop d’attachement pour les biens de la terre. Toutes les démarches ont été inutiles , à peine puis-je obtenir de cette paroisse quelque chose pour l’église » Réponse du 30/08/1841 en vue de la visite canonique à venir (1841)

 

 

« On travaille pour le moindre prétexte, ordinairement dans la matinée et dans la soirée surtout dans le tempos des semences, des moissons, des vendanges . La plupart le font par un trop grand attachement aux biens de la terre. Le dimanche encore on va beaucoup dans la paroisse étrangère pour affaire » . idem

« je crois devoir dire que le blasphème est bien fréquent dans la paroisse même de la bouche de personnes du sexe et des enfants » - idem Sicard 130/08/1841

****

Mais, ce qui n’est pas pour moi moindre sujet de peine, c’est la pauvreté de la paroisse en général et l’impossibilité où je suis d’assister tous les pauvres. Sur cinquante familles qui composent la paroisse, il y en a au moins trente sans aucune ressource, …à peine ils  peuvent suffire à mon entretien et cependant je mène une vie bien frugale. Il m’est bien pénible de ne pas pouvoir parvenir au secours de tous les malheureux . Cette année surtout une des plus malheureuses je l’ai sentie plus que jamais cette peine  Sicard 19 Mai 1843                                                 

 

13 – Confrérie et associations

demande de Barthélemy Albert, curé du 16 Octobre 1851 –  à partir des désirs des paroissiens : que soit établie la confrérie du St Rosaire dans la paroisse.

Accordé par Mgr Jean-marie Mioland (titre d’érection du 31 0ctobre 1851)

 

Autres Associations pieuses dans la paroisse : (1920)

Vocations sacerdotales ; Propagation de la Foi ; St François de Sales ; Ste Enfance 

 

14–  Missions :   on connaît celle de 1838 (?), 1868, 1901, 1954 .

 

15– Archives de Catholicité

 

Le 9 mars 1906, lors de l'inventaire, il est noté :

"Pas d’archives trouvées, brûlées probablement lors de la Révolution".

les Archives Départementales

ont les actes de catholicité de la paroisse de Sayrac :

Relevés Baptême, Sépulture à partir de 1694  

et notamment

BMS 1738-1750

BMS 1753-1754 (sépultures séparées)

BMS 1755-1790

BMS 1792

 

 

16 - l'inventaire de 1906

 

 

L’an 1906, le 9 mars à 1 h ½ du soir eut llieu l’Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Sayrac, inventaire dressé en exécution la loi du 9 décembre 1905.

 

…en présence de M. Dayet Marius Jean-Pierre desservant de la fabrique paroissiale de Sayrac, de M. Tesseyre Louis président de la fabrique, M. Ourmières Jean, secrétaire, M. Vergnes jean, trésorier, de M. Robert et Brousse faisant partie du bureau des marguilliers

inventaire fait par M. Louis Amigues   percepteur à Villemur, dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le Directeur des Domaines à Toulouse

 Il a été là [manifesté] une protestation contre l’inventaire dés notre arrivée par M. Dayet, desservant de la dite paroisse, annexée à la fin du présent.
 

 

Autel en marbre rouge

300

6 grands chandeliers avec flamberges

50

2 candélabres à 5 branches

15

6 urnes blanches dorées avec fleurs

12

1 Christ doré de 50 cm de haut

15

2 appliques à 3 branches

10

2 appliques avec flamberges à 3 branches

5

2 petits chandeliers

3

1 tapis blanc / autel avec rabat

2

6 tableaux tête de mort

5

2 échelles simples

2

6  statues Ste Germaine, St Jean, Ste vierge – ND de Lourdes–

et autres sur socle non scellées au mur.

80

1 tapis de laine sur les marches conduisant à l’autel

2

1 escalier portatif avec rampe à 4 marches

3

2 consoles ?? en bois

2

1 lampe en verre

1

1 fauteuil velours rouge et 2 chaises sans dossier  également garnies

25

8 appliques à 5 branches et 4 autres à 3 branches

15

1 barrière de communion en fer avec main courante  en bois, scellée au mur et au sol

25

A gauche de l’église dans la chapelle St Joseph

1 autel en bois plaqué plâtre élevé en brique

60

Sur l’autel 4 petits chandeliers cuivre

6

4 urnes blanches garnies de fleurs argentées

6

1 statue de St joseph, 1m,20 haut

10

3 tableaux avec cadre – bois doré – pour les offices

3

1 tapis blanc avec frange

2

1 pupitre   en bois hauteur indiquée (1m 50)

2

5 bancs pour chanteurs ??

10

1 classeur en bois pour ranger livres

2

illisible

10

1 banc en bois

1

1 tapis moquette  la marche au-devant de l’ autel

5

60 chaises ordinaires

45

Chapelle de St Jean Baptiste

Autel en bois avec marche sur le devant non scellé

40

1 petit Christ

5

Une statue de St Jean Baptiste

5

4 Chandeliers en métal blanc garnis de flamberges

4

1 urne blanche garnie  de fleur

2

Un tableau représentant le baptême du Christ

2

1 baptistère en marbre pour baptême avec eau bénite

15

1 catafalque  pour cérémonie funèbre

3

1 barrière et main courante en bois

10

Chapelle de la Vierge

1 autel en marbre blanc en brique , scellé au mur

300

4 chandeliers dorés avec flamberges

5

4 urnes blanches garnies de felurs dorées

5

1 Christ doré 50 cm de haut

10

1 statue de la vierge

10

2 bancs

2

1 marche en bois couverte d’un tapis

3

1 tapis  blanc à frange sur l’autel

2

1 confessionnal avec un tableau représentant el Christ

40

29 chaises à pliant

M. le desservant revendique les 29 chaises alléguant que c’est la propriété exclusive des paroissiennes

Les tabernacles des 3 autels ont été trouvés ouverts et vus par l’agent chargé de l’inventaire.

145

Dans la nef

6 appliques en cuivre, à 7 branches

6

2 appliques à 3 branches

2

3 statues : St Antoine, Ste Vierge et autre

25

1 chaire en bois couleur noyer avec escalier de marches scellée au mur

200

1 chemin de croix

20

1 suspension servant de lustre

 5

1 pendule

15

1 tableau représentant le Christ sur la croix de 2 m de haut x 1 m 50

15

1 banc à dossier

3

1 bénitier pierre de 1 m 10 de haut

10

7 cloches petites avec 7 cordes fil de fer pour sonnerie, ces dernières descendant dans l’église même

300

Dans la sacristie

1 calice ordinaire

60

1 ciboire en cuivre doré

20

Une paire de burette  verre avec plateau

2

1 aspersoir

1

2 encensoir

15

2 candélabres cuivres à 5 branches

5

2 candélabres cuivres à 3 branches

5

2 chapes l’une blanche, l’autre dorée

20

1 série d’aubes et surplis

10

2 croix, l’une en bois et fer ; l’autre en métal blanc

15

1 corbeille en cuivre ??

2

1 meuble à casier contenant les ornements du desservant

40

2 ornements blancs, 2 rouge, 1 violet, 1 vert, 1 noir

100

2 chandeliers en métal blanc avec flamberges

4

1 dai avec accessoires divers pour le montage sous panache en mauvais état

40

Un prie-Dieu

5

 

 

La fabrique paroissiale de Sayrac a soldé  un compte en 1905 sans excédent de recette. L’agent a trouvé cependant dans la cassette à 3 clefs qui a été ouverte devant lui 6 fr  qui n’est pas disponible, cependant  que d’après les dires de M.le desservant cette dernière ayant une affectation.

La  construction de l’église remonte si loin qu’il n’ a pas été possible à l’agent de connaître la date.

Pas d’archives trouvées, brûlées probablement lors de la Révolution

Le cimetière appartient à la commune est d’une contenance environ de 250 mètres (valeur 200 fr)

 

Devant l’Eglise une croix en fer montée sur pilier brique de 1m 50 de haut, érigée sur terrain communal avec inscription  1838 (valeur 50 fr) 

Le présent inventaire et le classement qu’il comporte tous droits et moyens de l’Etat et des parties réservées

Sur notre réquisition, M. Dayet, Tesseyre, Ourmières, Vergnes, Robert et Brousse requis par nous de déclarer qu’à leur connaissance, il n’existe pas d’autres biens susceptibles d’être inventoriés que ceux portés au présent procès-verbal,

En conséquence nous avons clos le présent inventaire contenant 6 rôles, le 9 mars 1906 à 1 h 30 du soir et après lecture faite, nous l’avons signé seul, les comparants ayant refusé de le revêtir de leur signature. Amigue

  [Direction Générale des Domaines]

 

17 – la vie de la paroisse au XIX° - XX° [68]

 

D’autres évènements ont marqué la vie de cette paroisse :

- la  première messe de Christian Teysseyre à Sayrac le dimanche 6 Juillet 1969 à 9h15[69].

 

- le service de la communauté paroissiale par  Laurent Teysseyre, diacre permanent, ordonné à l’église saint-michel à Villemur le  19 Juin 1983[70].

 

- le samedi 25 Septembres 1993 : la commémoration des de Saune et notamment de Mgr Henri Lespinasse de Saune, évêque de Tananarive, célébration à l’initiative de Laurent Teysseyre[71] et de  Pierre Bénech. Célébration religieuse présidée par M. l’abbé Souillé, vicaire général, avec la présence de M. l’abbé François Mayzen, alors desservant de Sayrac, le directeur du collège du Caousou, le P. Michel Peltereau-Villeneuve s.j. qui bénit la plaque. Au cimetière commémoration « civile » de Gabriel Lespinasse de Saune[72],  officier de marine, qui comme capitaine de vaisseau de la frégate « l’Isère »  transporta en 1885 de Rouen à New-York l’œuvre de Frédéric-Auguste Bartholdi : « la liberté éclairant  le monde ». A ces deux endroits une plaque commémorative . A ces célébrations participaient M. Léon Eeckoutte, maire de Villemur, président du Conseil Général, et son conseil municipal du général de corps d’armée Antoine Bommati - tous deux procédèrent au dévoilement de la pierre tombale au cimetière…. des maires du canton.

Cette manifestation était patronnée par le Comité des fêtes, le Club de Pétanque et l’ASEM – les 3 associations Sayracoises.

 

- la  fermeture de l’église au long de l’année 2003, décision prise compte-tenu des inquiétudes qu’a suscité l’évaluation de la structure du bâtiment – jonction de l’église et du clocher , état de la charpente . Des travaux ont été effectués. L’église a retrouvé sa fonction cultuelle à la fin de l’année 2003.

 

- Des travaux fiurent entrepris au cours de l'hiver 2007-2008. L'église est alors entièrement repeinte. Les travaux entrepris feront apparaître d'anciennes structures antérieures au XIX° lorsqu'on construira la voûte actuelle (cf anciennes fenêtres). L'aménagement du santuaire est  aussi entrepris (mobilier du sanctuaire). Travaux importants qui rappellent ceux de 1955. Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse inaugurera l'église le dimanche 1er juin 2008. On doit vivement remercier toux ceux qui ont permis et réalisé ces travaux.

 

                   voir : au temps de la révolution



[1] nous reprenons ici des  données déjà présentées dans la partie « histoire » du village.

[2] voir Sevène , Notice sur Villemur, p. 14 . Des communautés nouvellement crées existaient  un peu antérieurement aux bastides  avec la fondation de sauvetés ( cf Fronton, Nohic, Orgueil).

[3] les « castrum » mentionnés sont : Villemur, Vacquiers, Tauriac, Roquemaure, Mirepoix, Paulhac, Roquesèrière, Bessières  - castrum /bastide : Layrac,  Mirepoix, Paulhac  . Les bastides : Orgueil, Nohic, Villaudric, Seyrac, Gargas, Villariès, Bazus…ainsi que le Born, Bondigoux, Buzet.

[4] c’est à partir du IX° que peu à peu églises et paroisses se sont organisées

[5] Villelongue est identifié à Castelsarrasin . Il existait aussi anciennement un archidiaconé de Canet ou Villemur, ; mentionné en 1205 – cf Histoire du Languedoc . L’archidiaconé de Villemur fût uni au chapitre de l’Eglise de Saint-Etienne par l’effet d’un accord transactionnel intervenu le 26/07/1362 entre l’archevêque et le chapitre , accord confirmé par Urbain V …cf Douai – cartulaire de St Sernin , histoire du Languedoc, t 12.

[6]  Le cartulaire de Saint Sernin mentionne Sayrac pour 4 deniers toulousains, cf Douai p. 2 : « ecclesia de Sairag ».

[7] Bulle du Saint-Siège de 1318 suite à celle de 1317 où Jean XXII érige en archevêché, l’évêché de Toulouse et crée le diocèse de Montauban ( l’ensemble des autres  paroisses en faisant partie ).

[8] cf acte du 23 Avril 1777 (notaire Coulom -Villemur).

 « la 3° partie restait au curé, cela pour le blé, mais   pour le vin, c’est le contraire. Quant à tout le reste on partage par égales portions » entre le recteur et le prieur .  Antoine Marqueil, recteur, fut dispensé de résidence, ayant des lettres de régence pour Antoine Roques.

[9] passé le 1er Mai 1763 devant Me Muquet, notaire à Toulouse.

[10] d’après le cartulaire de l’abbaye de Sainte Foy de Conque, l’abbaye avait entre autres possessions au XII, les églises du Born, de Bondigoux, de Mirepoix, de Cépet, de Tauriac, d’Orgueil.  …On constate la forte présence en cet espace de la Vallée du Tarn de l’abbaye de Conques , croisant l’influence de l’abbaye de Moissac, de l’abbaye de Saint Sernin et du chapitre Cathédral [cathédrale  Saint-Etienne ], chacun(e) riche de possessions.

[11] en juin 1317, le pape Jean XXII érige en archevêché, l’évêché de Toulouse.

[12] Il existait aussi anciennement un archidiaconé de Canet ou de Villemur, nommé dés 1205, d’après une note insérée dans l’édition Privat de l’Histoire Générale du Languedoc. La dignité d’archidiacre de Villelongue, possédée d’abord par le chapitre de Saint-Sernin, fût cédée par lui en 1237, au chapitre de Saint-Etienne, de Toulouse. L’archidiaconé de Villemur fût uni au même chapitre de l’église Saint-Etienne par l’effet d’un accord transactionnel intervenu le 26 juillet 1362 entre l’archevêque et ledit chapitre confirmé la même année par le pape Urbain V – cité par  Sevène p.15.

[13] bulle de Jean XXII de février 1318.

[14] dont les détails sont donnés en partie dans l’histoire des Croisades – cité par Adrien Escudier –Histoire de Fronton et du frontonnais, tome 2, p. 268.

[15] ici aussi, nous reprenons  des informations déjà présentées  dans un autre contexte (histoire de Sayrac).

[16]  Les prêtres reclus seront : Descuret, curé de Bondigoux ; Dézes curé de Magananac qui avait une maison rue Boulbonne – il sera déporté ; une indemnité  lui sera versé ensuite ; Dufaut Bernard, curé de Montjoire ; Gayral curé de Vacquiers. Sera condamné Lespinasse, conseiller au Parlemenrt de Toulouse.

[17] dans le canton de Villemur on signale la présence de 7 prêtres réfractaires. Ils sont sexagénaires ou infirmes et se retrouvent donc placés sous surveillance de l’administration municipale et ils n’exercent pas le culte . On sait comment les Teysseyre à Layrac ont été  impliqués durant cette période : Jean Viguié, prêtre réfractaire sera incarcéré à Toulouse  à la fin de prairial an 6 comme perturbateur.. ? Trois prêtre jureurs les 2 frères Barrère à Magnanac et Bellegarigue à Bondigoux. A Villemur 23 personnes avaient été incarcérées pour avoir chômé le dimanche cf état des suspects de la commune de Villemur – 23 brumaire et 21 Ventose an II – ADHG L283 n°41 et 42.

[18] pour comparer : Vacquiers  fait 2 fois moins et Villemur représente 10.991

[19] convention passée à Paris le 26 Messidor an IX entre le pape et le gouvernement, ratifications  échangées le 23 fructidor an IX (10 Septembre 1801) . Le traitement des curés de première classe est de 1.500 fr, celui des curés de la seconde à 1.000 fr, celui des desservants à 500 fr. Des fabriques sont établies pour veiller à l’entretien et à la conservation des lieux de culte et l’administrations des offrandes .

[20] parmi les églises délabrées, Jean Contrasty dans « le mouvement religieux dans la Haute-Garonne sous le consulat d’après la correspondance préfectorale », Privat, 1907 – énumère : Bouloc, Cépet , Fronton, Gargas, Saint-Sauveur, Villariès, Villeneuve-lés-Bouloc – dont la chapelle Sainte-Croix ne sert point au culte et est isolée.

[21] « L’usage des églises est permis à la condition qu’on continue à y célébrer les décadies et autres fêtes républicaines, qu’on y respecte les emblèmes de la liberté… Quand le culte catholique était autorisé dans un local privé, c’était toujours à la condition que le propriétaire le soumit aux visites de la police et permit qu’on y entra en tout temps, sans ordonnance du juge de paix » Jean Contrasty, idem

[22] Sayrac restera, semble-t-il à l’écart des querelles de limites paroissiales qui opposèrent particulièrement le Terme et Magnanac su sujet de Sainte Rafine, ainsi que  les paroisses de Villematier et de la Magdelaine (conflit qui a fait couler beaucoup d’encre…). – d’où des plans de paroisses  présentés ci-après.

[23] a disparu Stes Escariettes.

[24] Les visites pastorales ci-dessous mentionnées nous ont été connues à partir des procés-verbaux originaux – Archives diocésaines de l’Archevêché.

[25] toutes les paroisses du doyenné sont présentes sauf Sayrac.

[26]  on lira par ailleurs l’intégralité de la réponse au questionnaire .

[27] On se rapportera au chapitre sur les « lieux » où des précisions sont apportées sur ces points abordés .

[28] une lettre du curé Albert analyse  les avantages et inconvénients de chaque solution (juridique)

[29] Archives archevêché de Toulouse.

[30] idem .

[31] Il notera les communions solennelles de 1949 (3) , 1950 (2) , 1951 (2) , ainsi que  les 7 confirmés du 19 Avril 1951 à Villemur.

[32]  a la mort de M. l’abbé DAYET en 1922 , M. le curé de Villaudric – M. l’abbé VIALE - avait été chargé de service. M. l’abbé Georges CAZES  lui avait succédé : celui-ci avait eu la charge de Sayrac pendant 10 ans.

[33] ‘’M. l’abbé ALBERT était l’oncle de M. l’abbé Joseph COLOMBE’’. NDLR : plus exactement le grand oncle.

[34] l’ensemble des églises du canton ont fait l’objet de travaux, de reconstruction (dans la première période de Napoléon III).

[35] accompagné de Mgr Dubois , vicaire général et de M. l’abbé MAURETTE, curé-doyen de Villemur .Visites mentionnées sur le «coutumier de la paroisse » par le curé BERNON.

[36]  Germaine Colombe est la sœur de M. l’abbé Joseph Colombe, curé de Saubens. Leurs parents : Paul Colombe, décédé entre 1925-1928 et Jeanne, née Palosse décédée le 18 décembre 1909 à 49 ans . D’où venaient-ils ? de Saint-Orens ? Là se trouvaient des  Palosse ? apparentés ?  Quel rapport a leur venue avec l’oncle curé de Sayrac,  ALBERT

[37] ils passent tous les ans dans les maisons de la paroisse pour recueillir la somme imposée par l’Administration diocésaine

[38] cette chapelle St Joseph sera restaurée en 1938 (autel, croix, chandeliers, nappe)

[39] Cette année M. l’abbé Joseph Colombe a fait redorer le calice n°2

[40] Il représentera le secteur Sayrac/Vallée du Tarn et le  diocèse de Toulouse au Congrès National de la JAC à Paris au Vel d’Hiv où il interviendra au nom des petits exploitants..

[41] ont également signé : Dutech, curé-doyen et M. l’abbé Barrat.

[42] Il y était passé avant la guerre au retour d’une confirmation à Villemur (source Laurent Teysseyre)

[43] « Le dimanche 3 Juillet 1955 a été inaugurée la restauration de notre Eglise par SE le cardinal Saliège en présence de M. le maire de Villemur. Le rajeunissement des peintures a pu être réalisé par un don de 10.000 Francs (anonyme) et le complément (environ (400.000 francs)  apporté par la commune de Villemur. Les travaux ont été effectués par M. Cerwinsky, peintre décorateur, sur les indications de la commission d’art Sacré (MM. Crouzel et Gérardin) dont le procès-verbal est joint à ce registre. D’importantes transformations ont été opérées notoireme,nt à l’autel ou le retable a dû être supprimé en raison de son très mauvais état . Seule le tabernacle a pu être sauvé et placé au fonts baptismaux. Les statuts qui meublaient la nef et le sanctuaire ont été également enlevées, afin que tous les regards soient centrés sur l’autel et la croix offerte par les sœurs de St Vincent de Paul de l’hospice de Villemur. Le nouveau chemin de croix. et le nouveau tabernacle  sont l’œuvre de M. Viallaret, le conopé celle des sœurs réparatrices de Toulouse.

Un triduum a précédé la cérémonie officielle d’inauguration. Il a été peu suivi malgré le talent du RP Camus Lazariste. »

[44] tant que le prieuré de Conques a subsisté jusqu’à la révolution, les prieurs  ont pu  confier à un vicaire nommé recteur ou vicaire perpétuel qu’il rétribuait la tache pastorale.. L’évêque donnait la juridiction à celui-ci. La Magdelaine relevait de St Sernin et Villematier de Moissac.

[45] sur un acte de Villemtier,  parrain de Pierre Bosc.

[46]  Pierre-François LAUTRAC, 1762- ?, Né le 30 Mai 1762, curé de Sayrac vers 1810, puis curé d ‘Azas en 1820, dont il démissionne – notice Manière . Le cahier du Conseil de l’Archevêché indique au mercredi 31 Mars 1813 : « Lettre de M. Lautrac, nommé à la succursale de Villaudric, cet ecclésiastique a été autorisé à conserver le titre de Sayrac et à continuer le service de cette église et celle de Magnanac » [note du  4 Janvier 05]

[47] Archives Archevêché Cahiers des nominations transmises au Préfet : François IBERN en remplacement de LAUTRAC, placé ailleurs le 10/08/1819 .

 Registre les Lettres de l’Archevêché, cahier 11, 1817-1820 -  Lettre du 16 Juin 1819  à M. Lautrac à  Seyrac 

M. le curé , le cri de vos paroissiens , leur regret de vous perdre se sont fait entendre auprès de MM. les Vicaires Généraux , joints au désir que vous manifestez de rester à Seyrac : tout a contribué à ce que MM les Vicaires Généraux consentent à ce que vous restiez et vont s’occuper à vous donner un remplaçant pour Azas . Cette nouvelle satisfera sans doute tous vos paroissiens. »]

François IBERN est un prêtre espagnol qui a demandé sa naturalisation . Il y avait alors plusieurs prêtres espagnols au service du diocèse . Le 18 Mai 1819 Pierre-François LAUTRAC est nommé à Azas ; le 11 Juin 1819 RIVIERE à Buzet remplace YBERN démissionnaire ; François IBERN remplace le 10 Août 1819  LAUTRAC placé ailleurs.

[48] cahier de correspondance au Préfet

[49] Le 5 Février il est nommé à Mondonville. Les 2 actes furent communiqués au Préfet selon la procédure en usage . Ces subits changements n’étaient pas exceptionnels. – compte-tenu des nécessités soudaines . – Le  3 Juillet 1820  - cahier  préfet – nommé à la succursale de Seyrac, en remplacement d’IBERN, prêtre espagnol – en marge on a écrit : nul

[50] cf les 2 dispenses de binage pour l’an 1822 et celle du 01/01/1823 au 01/01/1825 (cahier de l’archevêché consulté CT)

[51] Jean-Baptiste BRASSIER  a été démis de ses fonctions de curé  en 1835. Il est resté  à Sayrac dans une maison « aux Bousigues », ayant une ‘’fontaine claire’’ près de sa maison  pendant 6 ans. L’évêque ne semble pas lui avoir accordé l’autorisation de dire la messe dans la chapelle qu’il dit s’être faite construire. Il semble qu’il divisait la population. Le rôle  dans cette ‘histoire’’ de M. d’Aubuisson de Voisins est stigmatisé par Brassier. Les relations avec Sicard, son successeur furent difficiles.  L’autorité diocésaine lui interdit de  dire la messe à l’église de Sayrac le 14 mai 1835. En Avril 1841 l’archevêque dit à Sicard que « M. Brassier est interdit dans son diocèse ». Arrêté  pour  ‘’affaires de mœurs’’ sur mineurs en  Décembre 1841 aux Bousigues à Sayrac. Jugé et emprisonné en 1842  - 10 ans de prison : à Castelsarrasin (prévention) puis à Eysses  (centrale) prés de Villeneuve sur Lot jusqu’à sa libération en 1852. En résidence surveillée à Villemur jusqu’en  juin 1857. Jean-Baptiste Brassier retiré meurt à Villemur en 1874.  Des éléments font défaut, notamment la période 1857-1874. 

Le 19 Mai 1843 le curé  SICARD, successeur  de Brassier  en 1835  écrit à l’archevêque : « Il y a plus de huit ans que je suis à Sayrac et tout ce temps a été pour moi un temps de souffrance. Vous connaissez, Mgr, tout le chagrin que m’a causé la conduite de ce malheureux prêtre dont les tribunaux ont fait justice que j’ai eu comme prédécesseur  dans la cure de Sayrac et qui a été ensuite mon paroissien pendant plus de 6 ans. Vous comprenez combien il m’a été pénible de lutter avec lui et d’avoir affaire avec d’autres paroissiens corrompus par le scandale, le désordre …ses discours licencieux. Aujourd’hui dans les fers il m’arrive d’avoir contribué à l’y faire mettre. Une mère que j’ai dans la paroisse dans la dernière misère ne peut pas me voir. Il y a encore dans la paroisse d’autres parents qui partagent son sentiment à mon égard, toute une haine  cesserait si monseigneur envoyait à Sayrac un autre prêtre qui n’eut jamais été en contact avec ce malheureux ». Il sera nommé à Renneville. L’ abbé Albert alors lui succèdera cette même année.

[52]  Jean SICARD , 1808-1880, Né à Grenade le 22 Février 1808, prêtre en 1838, vicaire à Rieumes, à Gargas, curé de Sayrac (1841), Renneville (1842), Pelleport, puis Bellegarde (1845), aumônier des frères des Ecoles Chrétiennes (1857), décédé à Toulouse le 9 Juillet 1880 – Notice Manière . CT : Il est curé  de Sayrac non en 1841 mais en 1835, succédant à BRASSIER démis et sans fonction  -  cf extrait de  lettre ci-dessus.

Curieusement, Jean Marie Théodore BOUSIGUES (1804-1875) prêtre en 1828, curé de Magnanac  de1833 à 1841 lors d’un acte du 16 février 1839 (Barthélemy Lagrange)  écrit « par devant nous, curé de Sayrac ». Erreur d’écriture ?

[53] Barthélemy ALBERT, 1810-1888, Né à Saint-Léon le 30 Octobre 1810 , prêtre en 1841, vicaire au Bourg-Saint-Bernard, curé de Sayrac (1843), décédé à Sayrac le 16 mars 1888 -  Notice Manière.

[54]  cf Semaine Catholique 1888 p.308. Né à Saint-Léon le 30/10/1810, prêtre en 1841, Vicaire au Bourg-Saint-Bernard, curé de Sayrac en 1843 « heureux de découvrir une vocation ecclésiastique ».

[55] Lean-Pierre-Marius DAYET, 1860-1923, né à Toulouse le 19 Novembre 1860, vicaire à Colomiers, curé de Sayrac (1888), décédé à Sayrac le 26 mai 1923, après 35 ans de ministère à Sayrac. - Notice Manière.

[56]  Léopold VIAULE Né à Sénarens ,Tarn ; prêtre en 1899 ,curé du Terme en 1900,  curé de Villaudric en 1907, de Lardenne en 1925, ; décédé à Lardenne le 28 Juin 1928 - Notice Manière.

[57] Georges-Marie-Adolphe  CAZES, 1867-1935, né à Villefranche de Rouergue le 8 Décembre 1867, prêtre en 1890, vicaire à Colomiers, curé de Layrac (1893), de Magnanac (1903), décédé le 21 Septembre 1935 -  Notice Manière.

Frère de Adolphe-Guillaume CAZES, 1869-1939, curé de Villematier  (1894) o*pendant 44 ans , retiré en 1939 , décédé le 20 janvier 1939 à Villefranche de R. - Notice Manière.

[58] Eugène BERNON, 1874-1946, Né à Laissac, Aveyron le 19 Novembre 1874, prêtre à Paris en 1901, professeur à la maîtrise (1903), , vicaire à Ste germaine (1905), à Saint-Aubin ( 1907), curé de Vendine (1910), de Villaudric (1925) , décédé à Villaudric le 16 Septembre 1946 - Notice Manière.

[59] André TOUZEL, né à Montauban le 24 Avril 1921, prêtre en 1946, vicaire aux Minimes, curé  de Villematier 1948, en équipe à l’Immaculée Conception 1973, de St Martin du Touch (1976) - Notice Manière. - En congé  (1980), curé  de St François d’Assise (1987). Retiré à Monfort (32) en 1990, puis à Villematier Décédé le 1er Mai 1998, cendres inhumées à Sainte-Gemme.

[60] S.K. à Villaudric (vicaire-économe) 1970, départ en 1974.

[61] Yves SOULDADIÉ, né à la Magdelaine le 21 Mars 1914, prêtre en 1941, vicaire à Cadours, à la Dalbade (1943), curé de Bouloc (1947) - Notice Manièr. CT - puis seulement de Villaudric, puis retiré sur place [?], décédé  Fronton le 15 Janvier 2002, inhumé à La  Magdelaine.

[62] François MAYZEN, né à Rozier de Juillac ( Corrèze) le 2 Août 1911, prêtre en 1934, vicaire à St Nicolas, à St Jérôme (1937), aumônier du St Nom de Jésus (1949) pro-curé de Villemur en 1956 et curé en 1957 -  Notice Manière . CT :  Se retire en 1986, demeure chargé de la paroisse de Sayrac jusqu’en 1993. Se retire définitivement. Décédé à Villemur  le 26 0ctobre 1998. Inhumé à Villemur.

[63] Charles MARTINEZ, né à Saïda Algérie le 11 Septembre 1942, prêtre en 1975, équipe et aumônier de lycée à Revel -   Notice Manière. CT :  Curé de Villemur en 1986, de l’Isle en Dodon en 2000

[64] Pierre LOZE, né à  Toulouse le 17 décembre 1938, prêtre en 1966, vicaire à Villemur, à St Sernin (1970), curé du Christ-Roi (1976), curé de Villemur (2000-2003), de Croix-Daurade (Décembre 2003).

[65] Philippe BACHET,  né en 1941 à Annecy, prêtre en 1969, nommé à Villemur en Janvier 2004.

[66] bien des informations proviennent soit des annuaires diocésains, soit de la « semaine catholique de  Toulouse »  et notamment des notices nécrologiques, genre littéraire haut-en-couleur et source précieuse d’informations, données que l’on retrouve in « Le clergé du diocèse de Toulouse du XIX° et XX° » par Maurice Manière, Archiviste diocésain, ed Eché, 1984.

[67] sans compter le curé  en tête de liste ; la famille Mauruc est prévue pour le dimanche des Rameaux

[68] ici encore pour éviter au lecteur des retours en arrière, nous redonnons des informations  mentionnées antérieurement.

[69] conférée par Mgr Sabin Saint-Gaudens à ND de la Dalbade 15h. Le lendemain , dimanche 29 Juin, fût célébrée sa première messe à l’église de Lézat-sur-Lèze (09).

[70] compte-rendu de la célébration de germaine maître, Foi et Vie  1983, page 256 . Le n°14 p.246 reproduisait l’homélie de Mgr André Collini, archevêque de Toulouse qui conférait l’ordination : « le tisserand de l’unité ».

[71] suite au constat d’abandon et de l’oubli de la tombe de Gabriel Lespinasse de Saune, un désir de réhabilitation dés l’année du centenaire de la statue de liberté ; contact d’une association franco-américaine ; étude d’un devis dés 1987 : plaque évaluée à 4.000 francs ; l’amicale de la marine est contactée : tout cela sans grand succès... Le recensement des tombes abandonnées et la réaction au risque de classement possible dans cette catégorie  conduisit à la reprise du « dossier ». Voir ci-après le document : « Sayrac c’est souvenu ».

[72] dit « le commandant de Saune ».

 

                           voir : l'église Sainte Foy de Sayrac

 

     

 

 


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