LA MAGDELAINE   



 

 

LA MAGDELAINE

anciennement LEVES

photo crédit paroisse Villemur

 

 paroisse

Diocèse

 civil

(au sein des Sénéchaussées)

Diocèse ecclésiastique

avant 1803

 

Saint Patron

Patronage

Possession de

LA MAGDELAINE

[Ste Marie de Leus]

Annexe de Layrac

 TOULOUSE

TOULOUSE

 Viguier en 1784

 Ste M-Magdelaine

 Le chapitre de l’abbaye

 St Sernin

Toulouse

  [2/3 dîme]

 

 

La Magdelaine  dénommé La Magdelaine-sur-Tarn [loi du 16 mars 1882,  lors de la création de la commune le 28 mars 1882]

 

L'orthographe La Magdelaine semble bien celle qui a été admise lors de la création de la commune de La-Magdelaine-sur-Tarn, Loi du 16 mars 1882. Quelque accident de graphie, interne à l’administration, a dû se produire, puisque dans le cadre de l’INED, il est procédé à une rectification  - Cf. Claude Motte, Isabelle Séguy, Christine Théré, le Classique de l’Economie et de la population, communes d’hier, Tableaux annexes in communes d’aujourd’hui, les communes de la France métropolitaine, 1801-2001, dictionnaire d’Histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques (INED), 2003, p. 195, qui indique : « département 31, commune 311, ancien nom : Magdeleine-sur-Tarn (La), nouveau nom Magdelaine-sur-Tarn (La), changement confirmé par la commission de révision du nom des communes – commission créée en 1948 ». Information que reprend Pierre Dupont, dans l’ouvrage L’invention de la Haute-Garonne, p. 312. Questionné à ce sujet, l’INED nous a donné comme explication que « La Magdelaine-sur-Tarn est devenue un temps La Magdeleine-sur-Tarn, que ce changement n'était pas dû à un acte officiel, mais probablement à une erreur dans les recensements de la SGF, erreur que la commission CRNC de 1948 a ensuite corrigé pour rétablir la graphie originelle, qui n'a sans doute jamais été abandonnée localement ».

communication personnelle de MMmes Isabelle Séguy et Christine Théré le 28 juin 2010.

 

 

Avant 1790 : diocèse de Toulouse.

Cette paroisse de Leus ou/et La Magdelaine a appartenu de manière constante au diocèse de Toulouse. Avant la Révolution, elle était une paroisse annexe de Layrac.

L’église est sous la titulature de sainte Marie Magdelaine (22 juillet).

La Magdelaine était une paroisse appartenant au consulat de Villemur  , puis à la commune de Villemur jusqu’à son érection en commune en 1882.

 

Ce territoire comporte deux dénomination :

-Leus : 972, vers 1160, 1173 ; leux 1270 ; Leues (1581[1]), Lenes (XIVe)

Sainte-Marie de Leus, Sancte Marie de Leus (vers 972, avant 1079) ; Rector ecclesie Beate Marie-Magdalene de Lembus (pouillé1538 )

L’étymologie renvoie  à un nom d’origine occitane et antérieurement gauloise :  le, leca, rocher - « nom presque partout moyenâgeux », observe-ton.

-La Magdelaine :  Magdalena vers 1317 ; Sancte Magdalene ( pouillé 1500 - Rodez), Beate Marie-Magdalene de Lembus (pouillé1538 ). La dénomination renvoie au patronage de sainte Marie-Magdelaine 

 

Cette église de Leus ou Leves - [Ecclesia de Leus, relevé entre 1156 et 1167], puis de La Magdelaine est une possession  l’abbaye de Saint-Sernin de Toulouse.

La dîme appartient au chapitre de l’abbaye Saint-Sernin [2/3 dîme]

Le droit de nomination à  la cure relève, comme à Layrac, de l’ Abbé de Saint-Sernin et de l’Archevêque.

Le seigneur temporel est  le vicomte de Villemur 

 

Population : 400 habitants en 1806[2] ; 234 en 1812 ;  226 en 1861-1881 ; 238 en 1891 ; 250 en 1901 ; 254 en 1911 ; 173 en 1921 ;  242 en 1931 ; 208 en 1951 ;  237 en 1961 ;  258 en 1981 ; 492 en en 1991 ; 609 en 2001 ; 905 en 2010. 

densité Km² :  89 habitants

Superficie :  682 ha.    

altitude du village :  115 m

Fête locale : 3ème dimanche de juillet.

  

 

 

Comme les villages de la rive gauche, la Magdelaine se trouve en ligne de crête, au-dessus de la plaine immédiate. Magnanac, Villematier, La Magdelaine ont pris position en bordure de la terrasse. Certes La Magdelaine avait son église à l’origine au bord du Tarn ; mais, lorsqu’il a été question  de déplacer celle-ci pour l’éloigner de terres inondables et marécageuses et aussi d’un trop grand isolement, et de la reconstruire, c’est au rebord de la terrasse, que la nouvelle église est reconstruite, vers 1780, au lieudit Briac. Un village s’est alors constitué autour d’elle.

 

Eléments d’histoire

 Des traces d’occupation ancienne, gallo-romaines, ont fait l’objet de relevés archéologiques sur trois sites.

Ni La Magdelaine, ni Leus ne sont mentionnés parmi les bastides dans le texte du « saisimentum » de 1271[3]. Il ne semble pas qu’il y ait eu d’habitat regroupé avant la fin du XVIIIe siècle, mais quelques hameaux et un habitat dispersé, comprenant notamment des châteaux et des métairies dépendantes (Busquette, La Barthe, le Canonge, Les Toulzas…). 



[1]  2 juin 1581, Jean Lestrade cite le  rapport des Trésoriers Généraux de France en la Province du Languedoc, in Les Huguenots dans les paroisses rurales du diocèse de Toulouse, op.cit., p. 125.

[2] ADHG 2 V 9, 21 mars 1808, déclaration des succursales.

[3] Saisimentum comitatus Tholosani, procès-verbaux de prise de possession du comté de Toulouse en 1271.

 

 

I / LEUS ou LEVES

 

ADHG - BMS La Magdelaine-sur-Tarn, 22 février 1729

 

Le plus ancien document  connu date des années 972 et mentionne l’alleu de Leus donné avec son église Sainte-Marie de Leus au chapitre Saint-Sernin de Toulouse, à condition toutefois de le laisser sa vie durant à Ainart, filleul de l’évêque Uc.

En 1050 a lieu la donation à l’abbaye de Saint-Sernin de l’église Sainte-Marie de Leus avec les droits ecclésiastiques et de la paroisse : forêts ; bois, terres cultivées et incultes et tous les droits feudaux.

Avant 1079, Isarn Dalaisa lègue à Saint-Sernin les églises Sainte Marie de Leus et Layrac et leurs dépendances, y compris les dîmes, les prémices et les revenus ecclésiastiques, les alleux qu’il possède dans le ressort – parrochia – de ces églises, les tenants fief, dépendant désormais des clercs de Saint-Sernin[1].

Le 25 mars 1129 ou 24 mars 1130, Raimond Auriol de Leus, en réparation de ses torts envers les chanoines de Saint-Sernin de Toulouse, « leur fait don de lui-même » et leur abandonne, ce qu’il fait entre les mains de l’abbé Raimon Guilhem, l’honneur qu’il tient d’eux, ainsi que ses droits sur l’église de Leus[2].

Leus, en mars 1173, fait l’objet d’une relation décrivant les désagréments dont se plaint l’abbé à la suite des tracasseries d’un turbulent chevalier, Peire Raimon de Verfeil, qui ne craint pas de venir molester les tenanciers du monastère, c’est-à-dire les personnes qui y vivent et de voler du bétail. Ce conflit qui éclate vers 1173, est le signe tangible du malaise grandissant dans les relations entre la noblesse rurale et les établissements religieux[3].

Cette église apparaît dans les possessions de l’abbaye de Saint-Sernin, confirmées le 30 mars 1175 par le pape Alexandre III.

Un certain nombre de biens de l’abbaye  font l’objet d’une dispute entre l’évêque et l’abbé. Un compromis intervient entre Raymond, évêque de Toulouse, et Bernard, abbé de Saint-Sernin, le 12 mars 1238 : l’église Sainte-Marie de Leus demeure possession de Saint-Sernin. 

 

La dénomination de Leus est  bien en usage en 1581. Le rapport des trésoriers de France en Languedoc y parle du « prieur et recteur de Leves [sic] et Layrac ».

 

Un relevé des églises de l’archidiaconé de Villelongue mentionne Sanctus Avitus, Saint Avit, localisé entre Leus (La Magdelaine) et Villematier. 

 

 

 

 

 La Mouline, site de la vieille église, cadastre 1812 © ADHG, 3 P 3077 (BR)

 

 



[1] Ibid, op. cit., Tome II, volume 1, n° 205 : dono eis ecclesiam Sancte Marie de Leus … et in ipso dono  decimas et primitias et  convenientiam. Dono  eiis silvas et boscos et terras cultas et incultas, hererum et condrictum, et omnes feudales ut quicquid aliquis in parrochia habuerit, ita teneat de manu clericorum sicut de mea  faciebat.

[2] Ibid, op cit., tome II,  volume 1,  n°206.

[3] Ibid, op cit , tome II,  volume 1, n°58. 

 

 

 

II / LA MAGDELAINE

 

 

 

 

La paroisse de La Magdelaine

Lors de la création du diocèse de Montauban, en 1317, La Magdelaine se nomme alors Magdalena.

 

Faut-il considérer La Magdelaine comme ayant été, un moment, une possession de l’abbaye de Conques, comme le note Camille Daux, commentant un pouillé du diocèse de Rodez ?  « le  pouillé de 1500, dit-il, nous apprend que l’abbaye de Conques avait, dans un temps antérieur les bénéfices  dans l’ancien diocèse de Montauban : ecclesie de Borno, Sancti Petri de Tauriaco, de Bondigos, Sancte Magdalene [La Madeleine] ;de Imicaretis [Sainte Cariette], ad presentationem ex antiqua compositione».  

 

Le Pouillé du diocèse de Toulouse de 1538 présente ainsi la situation de la paroisse de La Magdelaine :

« Le recteur de l'église Sainte-Marie-Magdelaine de Lembus, église paroissiale et principale, ayant comme annexe Saint-Blaise de Leyrac, diocèse de Montauban. - Il a les cas  - Louis de  Gynolhac, frère du lieutenant du Sénéchal de Cahors, dispensé de résider, a des Lettres de régence pour Guillaume Chambert, vicaire de l'église principale, au diocèse de Toulouse. L'abbé de l'église Saint-Sernin de Toulouse prend. les dîmes en ce lieu, sauf la 30ème partie prise par le recteur. On dit que l'abbé de Saint-Sernin présente le recteur, mais d'autres assurent que la collation appartient de plein droit à l'archevêque. La rectorie, avec l'annexe, vaut 200 livres tournois. »

 

Bondigoux, Mirepoix et Tauriac, Layrac sont pris en 1568 par les  Huguenots.

En 1581 un dégrèvement  des taxes  est décidé  par les Trésoriers généraux de France en la province du Languedoc, il comprend « le prieur et recteur de Leves [Leues] et Layrac », ceci à cause de « la dévastation de leurs bénéfices ».

 

Leus et La Magdelaine :  les deux  dénominations en usage

 

Les deux dénominations Leus et La Magdelaine sont, l’une et l’autre, présentes au moment des guerres civiles et religieuses du XVIe siècle.

En 1570 il est fait mention de La Magdelaine. Antoine Carrery, notaire de Vacquiers dépose que les huguenots « ont aussi brûlé les églises de Villematiés, Vacquiés avec trois églises annexes au lieu de Bouloc, Fronton, Montjoiren Paulhac, […], Cépet, Maignanac, […] Nohic, Orgueil, La Magdelaine, pilhé les cloches, etc… » .

En 1581 les Trésoriers  de France dans la Province du Languedoc, eux, mentionnent « le prieur et recteur Leves  et de Layrac.

 

Leus et La Magdelaine – au regard de la cartographie.

Désignent-ils la même église ou de deux  églises distinctes d’un même territoire?

La carte d’Hubert Jaillot mentionne deux lieux distincts - Leues se trouvant au nord-ouest de La Magdelaine - après le Rieutord. Le positionnement de Leus est à l’évidence inapproprié.

Mais, on le sait, les indications cartographiques ne constituent pas des preuves, les cartes ne présentant pas une localisation certaine.

- Sainte-Marie de Leus : attesté avant 1079, en 1130 (ecclesia de Leus), 1175, 1581, 1695 (carte Jaillot)

- la Magdelaine : Magdalena, 1317 ; 1538 (pouillé de Toulouse) ;  1570 (rapport1596, visite pastorale) ;1695 (carte Jaillot).

On relèvera qu’aucun des documents consultés ne mentionne deux églises ou les deux appellations simultanément. Seule la carte Jaillot situe deux lieux distincts.

Par contre, il apparaît bien que les deux appellations semblent bien avoir eu cours sur une même période repérée entre 1317 et 1695.

D’aucuns pourraient y voir l’appellation de la possession abbatiale pour ‘’Leus’’ et l’appellation d’une éventuelle colonie de lépreux pour ‘’La Magdelaine’’, nom se substituant progressivement au premier, en fonction des changements intervenus ? En ce cas, nous serions en présence de deux sites autonomes et distincts et de dénominations propres. La  réalité concernée et son historique nous demeurent inconnus. Il nous semble hasardeux d’émettre quelque hypothèse – tant du point de vue de la localisation, de la chronologie que de la destination (cf. la légendaire léproserie).

 

 

 

 

possession de l'abbaye de Saint-Sernin

aucune pièce ne nous est connue au sujet des relations de La Magdelaine avec le chapitre de l’abbaye Saint-Sernin de Toulouse. Le pouillé de 1538 mentionne toujours l'abbé de Saint-Sernin comme prenant les dîmes en ce lieu et exerçant le droit de nomination à la cure. Ceci jusqu'à la Révolution.

 

 

Les  Vicomtes de Villemur seigneurs de La Magdelaine

Les Vicomtes de Villemur sont les Seigneurs de La Magdelaine. La magdelaine fait partie du consulat de Villemur

 

Les Busquet

-On rencontre aussi la famille de Busquet, établis sur La Magdelaine au XVIIe siècle. Denis, écuyer, docteur-avocat, maître particulier des eaux et forêts (1623), capitoul en 1621-1622, a 7 enfants dont Jacques de Busquet, maintenu noble en 1668 et porté demeurant à Villemur, et Pierre, sieur de Fonblanque qui épouse Anne de Pagès.

François de Busquet, un fils de ces derniers, épouse avant 1692 Lucrèce de Roland. Leurs enfants sont baptisés à La Magdelaine. Une de leurs filles, Anne, née le 18 décembre 1692, demeurant à la Busquette, épouse Alexandre de Casteras de la Rivière sous-aide-major au régiment du Beaujolais. Alexandre de Casteras de la Rivière épouse en 2ème noces Anne Joséphine d’Aubuisson de Voisins,  née en 1771, fille de Jean-François d’Aubuisson de Voisins et de Jeanne Françoise Dassié, famille demeurant à Sayrac, paroisse voisine.

 

Du mariage Busquet/Casteras naissent deux filles, l’une, Bernarde, décédée en bas-âge, l’autre Elisabeth-Françoise-Jeanne qui épousera en 1799 Tristan-Jean-Joseph-Henri de Ferrand-Visols. Ce dernier, électeur du département de la Haute-Garonne, membre du conseil de l’arrondissement de Toulouse, est nommé Président du canton de Villemur en août 1813. Il fait partie des grandes fortunes toulousaines sous la Révolution. En 1816, Henri de Ferrand-Visols est le président de la Fabrique de La Magdelaine[1].A son décès, sa fortune s’élève à 147 500 fr. Ils n’avaient pas moins de 7 métairies, dont  le château de la Busquette, les métairies de Jammetous, Mellets, Camparol, Martigne, La Peyroutoune. Cf. Jean Sentou, Fortunes et groupes sociaux à Toulouse sous la Révolution, 1789-1799, Essai d’histoire statistique, Privat, Toulouse, 1969, p. 190. De ce mariage, nait une fille unique, Alexandrine-Antoinette-Henriette-Elisabeth de Ferrand-Visols.

 

Avant la Révolution

Les fruits décimaux de la Madeleine perçus par l’abbaye de Saint-Sernin représente 1.500 livres.

Au lieudit Camparol, le collège Sainte-Catherine de Toulouse a une terre de plus de trois hectares. environ [5 arpents ½].

 

Un peu avant 1777 le territoire de cette paroisse avait été réuni à celui de Villemur pour tout ce qui regarde l’administration de la communauté, et le restera jusqu’en 1882 où fut créée la commune de la Magdelaine-sur-Tarn. 

 

A la Révolution

Le 30 mai 1794 [11 prairial an II], il est décidé que les tuiles et débris provenant des pointes des divers clochers qui ont été abattus seront vendus aux enchères, ce qui est fait, après annonces écrites et criées le 15 prairial an II [3 juin 1794]. Les débris du clocher de La Magdelaine sont adjugés 80 livres à Vieusse.

 

 Le 4 nivôse an V [24 décembre 1796], des habitants  de La Magdelaine demandent la permission d’ouvrir l’église pour le culte à la suite de Villemur. Le 19 pluviôse an V [7 février 1797], des habitants demandent à nouveau l’ouverture de l’église de La Magdelaine au culte, à la suite des demandes similaires faites par des habitants de Villemur pour leur église, quelque semaines plus tôt.   

 

 

La Magdelaine devient la commune de La Magdelaines-sur-Tarn en 1882

La demande d’érection de la Magdelaine en commune est une vieille affaire. Toutes les paroisses revendiquèrent cela à un moment ou l’autre, seules ou groupées.

La Magdelaine se constitua en municipalité en 1790, faisant retour à la commune de Villemur  à la fin de l’année 1790. Entre 1802 [an X] et 1804 [an XII], La Magdelaine est à nouveau comptée parmi les municipalités.

En 1812 un projet de division de la commune de Villemur envisage quatre municipalités dont celle de Villematier, composée de Villematier, La Magdelaine (234 habitants), Sayrac, l’ensemble comprenant 988 habitants.

La Magdelaine, après Bondigoux et avant Villematier, y parvient le 28 mars 1882.

Les motifs invoqués lors du débat parlementaire : « il en résultera forcément un accroissement de population et un développement de prospérité tels qu'il ne serait pas téméraire de dire que, dans un court délai, la commune de la Magdelaine aura doublé d'importance ». Elle a 678 hectares, 245 habitants.

 

Familles et patronymes de  La Magdelaine

Parmi les familles notables ayant une résidence à La Magdelaine, on relève : Tristan-Henry de Ferrand-Visols, président de la fabrique (1818), M. Dufour, propriétaire de la Busquette (1860), « M. Jalbert propriétaire du château de la Busquette qu’il a acquis deux ans auparavant  de M. de Lostange, a vendu le 13 décembre 1847 chez Me Amat, notaire à Toulouse, la métairie de la Martigne du château de la Busquette au sieur Maury qui en est propriétaire (en 1874) depuis 26 ans ½ ». le Comte Victor d’Adhémar de l’Académie des jeux floraux (1865), demeurant à Lavalette ; la famille d’Adhémar est mentionnée sur une des cloches installée en 1858. 

Parmi les noms de familles de La Magdelaine on relève : Baillès, Coutet, Esculié, Ourmières, Plasse, Ramondou, Terrancle, Timbal.

 



 

Un évêque  du XIXe siècle appartenant à une vieille famille  de La Magdelaine.

 

Jacques Marie Joseph  Baillès appartient à une vieille famille de La Magdelaine. Son oncle y vivait. On connaît un Baillès notamment lors du projet de reconstruction  de l’église en 1776. En 1885, Jacques Baillès,    à Toulouse, le 31 janvier 1798, de Jean-Pierre Baillès, boulanger [  à la Magdelaine en 1765, fils de  François et de Jeanne Coutet] et de Monique Moutet. Il est le neveu de l’abbé Moutet, qui a été fut curé de Fronton, puis Vicaire général de Pamiers, mais qui, au temps de la Révolution, émigré, avait été le compagnon d’intrigue de  Maurice de Roques dit comte de Montgaillard.

Jacques Baillès est ordonné prêtre, puis secrétaire d’un évêque toulousain, Mgr d’Arbois, nommé au siège de Verdun ; il le suit à Bayonne où il est Vicaire général et supérieur du Séminaire. Rentré à Toulouse, il est Vicaire général du cardinal d’Astros. Il est nommé évêque de Luçon en 1845 En 1856, il est conduit à donner sa démission,  à la demande de Rome, sur les instances du gouvernement français. Il se retire à Rome, où il meurt le 17 novembre 1873.

 

 

Une léproserie à La Magdelaine ? Une question posée.

 

Le rapprochement établi entre la dénomination "la Magdelaine" et l’établissement possible d’une léproserie est tentant. C'est ce que fait Marcel Peyre, lorsqu'il écrit « il est fort probable sinon certain que le village était à l'origine une magdelaine, une colonie de lépreux. Ce site convenait très bien au séjour de ces malheureux que l'on voulait couper du monde. Il est masqué, sur la rive gauche du Tarn, par la présence du cimetière originel toujours utilisé ». L’auteur avoue cependant que « l’histoire de ce village est mal connue, en raison des rares vestiges laissés sur son territoire et l’absence presque complète de documents dans les archives de Villemur et de La Magdelaine ».

Faute d’indications probantes, cette probabilité reste sés lors une hypothèse  que rien n'est venu  confirmer à ce jour.

 

Note : Les léproseries s’organisent aux XIIe-XIIIe siècles. Les études sur les léproseries dans le département de la Haute-Garonne ne connaissent pas un établissement à la Magdelaine. Il nous a été récemment indiqué « qu’à ce jour, rien ne permet de localiser une léproserie à la Magdelaine » [M. Didier Paya, communication personnelle octobre 2010].

La lèpre n’est pas alors facile à diagnostiquer (personne présentant des troubles de peau – coloration, taches livides, déformations, tumeurs, certaines mutilations). La personne jugée lépreuse après le diagnostic du médecin assiste à une cérémonie de « séparation ». Rite qui marque la fin d’une forme de vie sociale, l‘entrée pour toute la vie dans une léproserie. La vie y est une reproduction de celle des communautés paroissiales, avec deux juridictions, celle relevant de l’Evêque, celle relevant des autorités communales.

La lèpre existe en France depuis le Haut Moyen Age, mais elle devient au XIIe siècle un fait social. Les léproseries sont des lieux de relégation, d’enfermement social. Cf. Joël Autret, l’hôpital aux prise avec l’histoire, l’Harmatan, Paris, 2004,  p. 36-38.

A Toulouse, il y avait trois léproseries, à Saint-Cyprien, à Arnaud-Bernard et à Saint-Michel. Sept léproseries existaient encore au XVe siècle. Dans la Haute-Garonne, Henri Marcel Fay mentionne  la maladrerie de Castanet, les léproseries à Castanet, Grenade, Sainte-Foy, Montesquieu, Noë, Saint-Félix [cf Lépreux et Cagots du Sud-Ouest notes historiques, médicales, philologiques suivies de documents, éd. H. Champion, 1910]. La lèpre est considérée comme ayant disparue dans les dernières années du XVIIe siècle. Les biens des léproseries toulousaines sont affectés à l'hôpital des Incurables en 1696.

 

 


 

ÉGLISE DE LA MAGDELAINE 

 

 premier site - La Mouline

à partir du cadastre - BR

 

1 - Une première église dédiée d’abord à sainte Marie puis à sainte Marie Magdelaine.

 I - 1 - Sainte-Marie de Leus au Xe-XIe siècles

Vers 972 une église fondée en l’honneur de Sainte-Marie est déjà mentionnés dans les dispositions testamentaires de l’Evêque Uc de Toulouse partant  en pèlerinage à Rome. Celui-ci laisse au chapitre de Saint-Sernin, entre autres biens, l’alleu de Leus et l’église Sainte Marie, laissés en usufruit à Ainart, filleul de l’évêque.

Léglise de Leus avait été donnée au XIe siècle à l’abbaye de Saint-Sernin.

Le vocable de cette église est  Sainte-Marie (972, 1079).

 

 I - 2 - de Sainte-Marie de Leus  à  Sainte-Marie-Magdelaine

Au XIIe siècle, le culte de sainte Marie-Madelaine se répand. C’est dans ce même temps qui voit le développement de ce culte  que Leus va recevoir le nom de la Magdelaine.

L’église a pour vocable Marie-Madeleine (1500, 1538)

 

L'église se trouve détruite lors des guerres civiles et religieuses

« Celle de Leves, s’appelle sainte Magdelaine. Il ne reste que les quatre murs» ; elle est brûlée - incendiée selon la déposition du notaire Carrery de Vacquiers et démolie par les protestants. Elle fait l’objet de la visite du cardinal de Joyeuse le 29 septembre 1596. 

 

2 - L'église rebâtie au  début du XVIIe siècle

L'église est rebâtie par la suite. C'est celle vraissemblablement qui nous est connue au XVIIe et XVIIIsiècles.   

Faire état de la décision de Parlement de Toulouse, en date du 12 septembre 1571 de faire réparer les églises détruites, ne veut pas dire que l’église de La Magdelaine ait été  rapidement réparée ou reconstruite. On sait qu’il fallut du temps. En 1596, l’église est toujours dans un état de délabrement : « l’église fut brûlée et démolie par les hérétiques et n’y restent que les quatre murs » .

En Janvier 1643, lors de sa visite pastorale, ’archevêque de Toulouse trouve, en effet, une église en assez bon état.

 

 

Jusqu’au XVIIIe siècle, l’église se trouve au bord du Tarn, à la Mouline, dans un milieu humide et exposé aux débordements de la rivière : « l’église est en bas-fond, située sur le bord de la rivière du Tarn, exposée au débordement de ladite rivière, ce qui ne peut qu’occasionner de fréquentes réparations à cette église ». On rappelle alors les deux inondations dans la  précédente décennie écoulée, en 1766 et 1772. De plus cette église est isolée. La première maison est à un quart d’heure de chemin. Elle est vulnérable, et peut être facilement volée et pillée[1][1]. Pour ces motifs, l’évêque fait interdire l’église. Par ailleurs, on relève cette phrase qui, on le pressent, demanderait quelque commentaire : « cette église est aujourd’hui trop vaste pour cette paroisse ». 

 


3 - l'église transférée 1781
 

En 1776 des travaux à effectuer conduisent à une décision déterminante, la  démolition de l’église et sa reconstruction en un autre lieu, au communal, au lieudit Briac, qui ne comprend presque pas d’habitants, mais qui est au centre de la paroisse. Le local est fourni aux frais des habitants de La Magdelaine. Ce projet est présenté et soutenu à Villemur par François Baillès, qui l’offre « tant au nom des habitants qu’en son nom propre », ainsi qu’une somme de 400 livres.

 

Une délibération du consulat de Villemur en date du 15 septembre 1776 rend compte du dossier présenté par François Baillès, du choix et de la décision qui en résulteront. Il s’agit, en effet soit de réparer l’église, soit de la reconstruire à un autre endroit. C’est cette deuxième solution qui est adoptée, la différence de coût n’étant pas trop grande et les avantages certains .

Cette délibération permet de localiser précisément le site de l’ancienne église paroissiale  au bord du Tarn, à La Mouline.

 

 En effet, «  l’emplacement de l’église existante est en bas-fonds située sur le bord da rivière du Tarn, exposée au débordement de la rivière,ce qui ne peut qu’occasionner de fréquentes réparations à cette église, que cet inconvénient est d’autant plus reconnu que partie des réparations actuelles à la dite église ne proviennent que des inondations survenues en 1764 et 1772, que d’autre coté, cette église est si isolée que la maison la plus voisine en est éloignée d’un quart d’heure de chemin, ce qui non seulement devient très à charge des paroissiens, mais expose cette église à être aisément volée et pillée ainsi qu’elle l’a été effectivement dans deux dernières occasions. De surplus, que les matériaux de cette église aujourd’hui trop vaste pour cette paroisse seront plus que suffisants pour construire une nouvelle église ». 

 

La permission de faire établir le devis estimatif est dés lors demandée.

 

L’ordonnance du 6 novembre 1776 faisait « dresser le devis pour la démolition et la reconstruction de la nouvelle église, dépendante du consulat de Villemur, devis rendu public et affiché pendant trois dimanches consécutifs », avec criée avec son de trompe pour annoncer l’adjudication. Celle-ci eut lieu au profit de Jean Gay, maçon de La Magdelaine, pour 2.900 livres.

 

Au terme des travaux, Jean-Pierre Faure, architecte, habitant de Castelsarrasin, vérifie les ouvrages réalisés conformément à l’ordonnance de l’Intendant du 29 octobre 1780, Plusieurs modifications ont été apportées, agréées par la communauté de Villemur, le 28 janvier 1781. On relève notamment celles touchant à la chambre du vicaire, aménagée en logement, adossée à l’église. Il y a aussi une écurie. Faure dresse le procès-verbal de sa visite, le 27 mars 1781.

 

L’instituteur de La Magdelaine, M. Lamarque dans la monographie qu’il rédigea dans les années 1880, évoque lui aussi ce déplacement. Il en parle à l’occasion du rattachement de La Magdelaine à Villemur : «  c’est qu’en 1777, Villemur, ayant été invité à aider la section de La Magdelaine pour la reconstruction de l’église et l’achat d’un terrain pour le cimetière, allégua que la section était depuis trop peu de temps jointe à Villemur pour que cette dernière pût participer à cette dépense […], l’église à cette époque était construite, à côté de la route départementale de Montauban à Castres. Les habitants la voyant ainsi isolée, résolurent de l’élever à l’endroit où elle est aujourd’hui, parce que deux ou trois maisons venaient d’y être construites tout autour d’un terrain communal, sur lequel à été établie l’église. »

 

rétablissement du clocher

En 1824, le devis pour le rétablissement du clocher dans son premier état,  ayant été abattu au temps de la Révolution s’élève à 594, 80 fr. L’adjudication des travaux a lieu à Toulouse le 1er juin de cette même année ; les travaux sont adjugés à Jean Miramont, maçon-charpentier et réalisés selon les plans dressés par Laffon, architecte départemental. Il s’agit de rétablir le clocher dans son premier état

et art campanaire

En 1720 il n’y avait qu’une seule cloche.

Le clocher  de la nouvelle église, en 1785, comprend trois baies. A la Révolution, les cloches sont prises, les pointes des clochers abattus. En Juillet 1821, avec la reconstruction du clocher, il est demandé une cloche. Cette demande est reformulée au printemps suivant. En 1829, il est demandé d’acheter une nouvelle cloche pour cette église « qui en a une très petite au clocher ». En 1906, on dénombre trois cloches, dont la plus petite a 30 cm de hauteur et la plus grande 60 cm.

 

D’importantes réparations en 1867 

Le 15 mars 1867, un devis établi par l’architecte du département Laffon,  fait état des travaux urgents requis à la toiture, mais aussi au carrelage qui est refait, semblable à celui qui s’y trouvait, ce qui a réclamé 900 carreaux, à la sacristie. Les murs extérieurs  sont à crépir avec enduit et les murs intérieurs à peindre. Des crédences en bois de noyer sont prévues avec leur console, dans le sanctuaire. Il y est question de réparer les cinq châssis vitrés de la nef. Bref, il s’agit de réparations diverses, dont de menuiserie, de peinture – ainsi la chaire est peinte « marbre et noyer ». Le devis est de 1.372, 25 fr.

L'église est bénie le 9 avril.

 

 

      l'église en  1965 CDAS

 

 

 

Travaux au XXIe siècle.

En 1991, a lieu la réfection de la toiture et des murs extérieurs. Une plaque à l’extérieur de l’église,  commémore cette intervention.

Ils seront suivis d’aménagements intérieurs en 2005-2006, travaux de  rénovation conduits par l’architecte Joëlle Cumin. La restauration des peintures est le travail d’Edith Garrigue. A l’invitation de M. Claude Gualandris, maire de La Magdelaine, l’inauguration a lieu à le 27  janvier 2007,  présidée par M. Pierre Izard, président du Conseil général, Mgr Robert Le Gall, Archevêque de Toulouse, le Père Philippe Bachet, desservant de cette paroisse. Ainsi cette église présente-t-elle une heureuse restauration. On eût pu, sans doute, également, profiter de ces derniers travaux pour un aménagement du sanctuaire, assurant ainsi une plus grande harmonie à l’ensemble de l’édifice et donnant à la paroisse, un nouveau mobilier liturgique approprié au lieu.

 

L’église est orienté [ est/sud-est 120° - quasi-orientée].

Les mesures dans œuvre sont : longueur : 19,91 m, largeur : 7, 47 m, largeur chapelle incluse : 12 m 17, hauteur :  10, 71m. la surface est de 160 m².

 

 

Le chassé-croisé du cimetière

- La commune a  son cimetière actuel à son lieu originel, près du Tarn, après avoir été, durant  un siècle, près du village actuel, dans le voisinage de la nouvelle église.

- En effet, en 1779 et 1780, la translation du cimetière avec « l’extraction » et le transport des ossements est autorisée en vue de procéder à la reconstruction de l’église. Le cimetière quitte alors La Mouline pour se trouver  dans la proximité de la nouvelle église. Le terrain de l’ancien cimetière de la Mouline  reste  longtemps en friche et peu avant 1833, la fabrique afferme le terrain. Le cadastre  de 1812, le porte comme pâture [section M n° 32]. En tout cas, en 1850, les choses sont encore bien présentes à la mémoire de chacun : le cimetière a été créé « lorsqu’on changea l’église de place », sur un terrain qu’un paroissien a donné à condition que le cimetière délaissé ne soit jamais vendu. Ce cimetière  proche du village se situait en contrebas de l'intersection de la route de Toulouse [D 15] et de la rue Charles Jouet [section M,  n° 146]. Le curé précise qu’il n’a pas de papier à ce sujet, mais que c’est la tradition reçue. Le projet de vente, en 1859, de l’ancien cimetière  qu’a eu le maire de Villemur – dont dépend alors La Magdelaine, a suscité une vive opposition de la Fabrique, qui affirme son droit de propriété. En fait, la communauté s’oppose à ce projet et rien ne sera fait, du moins dans l’immédiat !             

-Mais le cimetière  transféré en bordure du village va poser question. A la suite de fortes pluies, on déplore la  chute d’un mur de clôture du cimetière de la Magdelaine, et la questgion récurrente de son agrandissement, comme en 1883. Certains vont proposer de transférer le cimetière à l’ancien cimetière. L’opposition à ce projet est tout aussi manifeste, cependant le projet passera, à égalité de voix, quatre contre quatre, compte-tenu de la voix prépondérante du maire Ramondou. La translation est autorisée par un arrêté préfectoral du 23 juin 1885 et dés lors, l’ancien cimetière du village est désaffecté. Le cimetière se trouve désormais revenu à son lieu originel, à La Mouline, près du ruisseau Malvy, au bord du Tarn [section M n°32].

 

  

    extrait du casdastre -position du cimetière du village

 

Bibliographie

-Lamarque, Monographie de La Magdelaine (monographie des instituteurs), ADHG -  Br 4°589.

-Marcel Peyre, La Magdelaine à la recherche de son passé, pro manuscripto, in bulletin municipal de Villemur (tiré à part, sans date).

-Christian Teysseyre, Arec, Eglises et chapelles du canton de Villemur-sur-Tarn, ed Empreinte, Portet-sur-Garonne, 2011.


 

                            

 

Sainte Marie Madeleine – fête le 22 juillet.

L’Evangile présente trois Marie distinctes – la première une pécheresse anonyme évoquée par Luc lors du repas de Jésus chez Simon le pharisien [Luc 7,36-50]. La seconde, Marie sœur de Marthe et de Lazare [Jean 11/1-5] ; enfin  Marie surnommée de Magdala « latin : magdalena , en fr. madeleine » – sur la rive ouest du lac de Tibériade, faisant partie des femmes qui accompagnaient Jésus dans ses voyages [Luc 8,2]. Présente aux calvaire, porteuse des aromates pour l’ensevelissement de Jésus, première annonciatrice aux apôtres de la résurrection du Christ,qu’elle prit pour le jardinier au matin [Mtt 27, 55-61 ; Mc 16,1 ss].  La tradition dominicaine et provençale réunit ces Marie en un seul personnage dont on fait la pénitente de la Sainte-Beaume. Le culte à Marie-Madeleine est apparu en Gaule, d’abord à Vézelay au Xe siècle, puis en Provence où trois lieux lui sont dédiés : Saint-Maximin où le corps de la Madeleine aurait d’abord reposé ; à la Sainte-Baume dans une grotte où elle aurait mené une vie pénitente s’inspirant de la vie de Marie l’Egyptienne ; en Camargues, aux Saintes-Maries-de-la-mer, où selon une légende du début du XIIIe siècle Marie-Madeleine aurait accosté avec d’autres disciples, dont Lazare. Au Moyen-âge, des maladreries  portent le nom de madeleines, Lazare, non pas le frère de Marie, mais le pauvre Lazare, lépreux, présent dans une parabole de Jésus, devient le patron des lépreux [Luc 16, 19-31] (ce qui donne aussi les lazarets comme léproseries). Les malades sont soignés par des donats et des donades. On écrit aussi Madelaine ou Magdelaine.

 

 

 

 

           Bénédiction de l'autel

       par Mgr l'Archevêque en 1867

 

 

‘’on nous écrit de la Madelaine (Villemur), le 9 avril  [NDLR 1867]

 « Mgr l'archevêque [NDLR Mgr Desprez] a visité aujourd’hui la paroisse de la Madelaine (Villemur).
Depuis un mois et demi que Sa Grandeur était annoncée, les habitants se disposaient à la venue de leur vénérée pontife. Désireux de présenter quelque chose qui put perpétuer le souvenir de son passage  au milieu d’eux, ils ont spontanément doté leur église d’un magnifique autel de marbre que Sa Grandeur a bien voulu consacrer.

Cette longue cérémonie, si touchante et si belle, et si remplie d’instructions mystérieuses a vivement impressionné tous les cœurs.

Toute la population de La Madelaine s’était portée, la veille au soir, à la rencontre de Sa Grandeur, qu’une escorte d’honneur de vingt jeunes gens à cheval accompagnèrent jusqu’à l’entrée de l’église.

De jolis arcs de triomphe de verdure, décorés des armes de sa grandeur, avaient été élevés à l’entrée du village et sur le portail de l’église. S’il fallait dire le nom de tous les paroissiens qui se sont le plus distingués par leur empressement, il faudrait nommer toute la paroisse »’’.

Semaine Catholique de Toulouse – 1867 p 82

                                 

   extrait registres paroissiaux (photo) rédaction du curé Bergé

L'an 1867 et le 9 avril, Mgr Desprez, archevêque de Toulouse a visité la paroisse de La Magdelaine et a consacré solennellement le maître-autel de marbre sorti des ateliers de M. Bergès, marbrier à Toulouse, entièrement neuf dans toutes ses parties, et mis en place depuis une quinzaine de jours seulement.

Ce même jour, après avoir célébré pour la paroisse le Saint Sacrifice de la Messe sur l'autel qu'il venait de consacrer, Mgr l'archevêque a donné le sacrement de confirmation [8 garçons et le père de l'un, 6 filles].

note : Mgr l'archevêque a placé dans le tombeau de l'autel les reliques de Saint Largien, Saint Valentin et de Sainte Victoire et a rédigé et écrit de sa propre main le procès-verbal de la consécration sur une feuille de parchemin qu'il a enfermée, avec les saintes reliques, dans une boite après les avoir préalablement scellées de ses armes et revêtues de tous les caractères d'authenticité voulus.

 


© 2017 CT