l'école congréganiste   



 

 

l'école congréganiste

 

 

Outre Villemur, trois autres paroisses les suscitèrent : Magnanac, Villematier et Bondigoux.

Quatre sur 9 ! [Le Terme n’est pas encore paroisse]

Les curés jouèrent un rôle décisif dans leur installation, la recherche d’un lieu adéquat, le  montage  financier pour assurer les revenus dûs à la congrégation.

Ils y engagent  leurs ressources personnelles : Fieuzet à Villemur, Coutet à Villematier (il s’est vraiment dépensé pendant des années pour qu’une école congréganiste puisse s’installer à Villematier).

Les sœurs de  la croix de Saint André sont à Villemur, Magnanac, Villematier.

Les religieuses de la Sainte famille venant du Plan s’installent  à Bondigoux.

Tant à Villematier qu’à Magnanac les traces de ces communautés religieuses restent apparentes ( « le couvent »).

 

Etat de  1907

En 1907, une enquête comme il en existait régulièrement (ici une enquête décanale c’est à dire menée par le doyen dans les différentes paroisses du doyenné, soit en l’occurrence par  M. le curé de Villemur. Parmi les questions :   celles concernant les écoles catholiques. Nous en donnons les réponses. Nous sommes immédiatement après les lois de séparation. Les congrégations  ont été chassées depuis plusieurs années. Ce sont donc des religieuses ‘’sécularisées’’ qui ont la charge de ces écoles.

Création d’écoles congréganistes:

Villemur

Garçons – 1847  projet Fieuzet : frères de la Doctrine chrétienne -  Installation : 1849

Filles – projet conjoint d’un hôpital et d’une école primaire par le curé Fieuzet en  1850 constituée de 4 sœurs   de la Croix de Saint André  -. Installation 1851

Bondigoux

Sœurs   de la Sainte Famille (du Plan)

Arrivée le mercredi  7 novembre 1855

Magnanac

Sœurs   de la Croix de Saint André  

864  [legs Vacquié]

Villematier

Sœurs   de la Croix de Saint André  

1852 [curé Coutet]

 

Etat de  1907

En 1907, une enquête comme il en existait régulièrement (ici une enquête décanale c’est à dire menée par le doyen dans les différentes paroisses du doyenné, soit en l’occurrence par  M. le curé de Villemur. Parmi les questions :  celles concernant les écoles catholiques. Nous en donnons les réponses. Nous sommes immédiatement après les lois de séparation. Les congrégations ont été expulsées depuis plusieurs années. Ce sont donc des religieuses ‘’sécularisées’’ qui ont la charge de ces écoles.

  

Villemur

Ecole maternelle fondée en 1904,

2° nombre d’enfants : 40

Nom : Mlle Carmé

Cotisations : gratuite

Pas d’école enfantine ; pas de garderie

 

Ecole primaire de filles

Il y en a une :  30  élèves ;

elle n’a que des externes ; 2 maîtresses ;

pour les ressources, quêtes à domicile.

 

Ecole primaire de garçons

Il y en a une ; 60 élèves ;

pas de pensionnat ;

3 sécularisés sur place ;

 pour les ressources, quêtes à domicile annuelles

 

Pas d’école ménagère

Œuvres  diverses .

La surveillance des enfants la messe est exercée par le vicaire.
il y a un catéchisme de persévérance depuis 4 ans [1904] ; il y  a une réunion mensuelle ;

Il existe un cercle catholique fréquenté par des anciens et quelques jeunes.

Le Terme

 néant

Magnanac

 Ecole primaire de filles

1 - Oui depuis 1864 – M. de Vacquiers

2 – Toutes les petites filles de la paroisse de 6 à 12 ans  à l’exception de trois qui fréquentent l’école laïque mixte, c’est à dire environ 30. Le nombre a été le même pendant les 5 dernières années.

4- noms :  Marie Laborde âgée d’environ 55 ans religieuse sécularisée de l ‘ordre de la croix de St André, 30 ans de profession, brevet simple, ne pourrait que diriger une simple école primaire – depuis une dizaine d’années dirige l’école de Magnanac

6 – fondations ? – Le local a été bâti avec le produit de la rente de la propriété laissée par M. de Vacquié  pour la fondation de l ‘école. Le restant de la somme est possédé par la congrégation qui affecte les revenus au paiement de l’institutrice actuelle.

7--ressources à se procurer ? – Je n’ai pour les raisons ci-dessus, aucune ressource à me procurer

8-Les institutrices libres ? – Elle surveille les enfants à l’église et fait le dimanche le catéchisme aux plus petits enfants des 2 sexes.

Sayrac

 néant

Villematier

 Ecole primaire de filles

1 – une école existait dans la paroisse fondée en 1850 par le curé de la paroisse. La congrégation des filles de la croix en était titulaire. M. Coutet sur l’ordre de la congrégation, les directeurs n’ayant pu se sécularisée, l’école a été fermée en 1904 ;

La congrégation garde la maison, entretient 2 religieuses qui ne s’occupent d’aucune œuvre sauf la visite des malades et un petit catéchisme  aux tout jeunes enfants. Une rente de 600 fr était et reste affectée à cet établissement..

 

[La venue des sœurs est sans cesse différée, objet de précision quant au contrat :

Venue projetée au 1er janvier 1846, les trois religieuses sont déclarées prêtes à partir en janvier 1847, il en est à nouveau question après la  mort de l’abbé Coutet, à la réception du legs  selon le  testament  de celui-ci ; en juin 1852 lors du décès subit du curé Descoffres, cet établissement est enfin

Mentionné.

 

La Magdelaine

 néant

Mirepoix

néant

Layrac

 néant

Bondigoux

 Deuxième section

Pas de crèche, pas d’école maternelle pas d’école enfantine

 

Garderie

Il y avait à Bondigoux une garderie tenue par les religieuses du Plan. Le désordre qu’ont mis sur cette paroisse ces filles sécularisées ne permettent plus à M ; le curé de s’en occuper. Il le regrette beaucoup.

2- il doit y avoir 2 ou 3 enfants (en augmentation) et cela d’une façon assez irrégulière

 

Ecole primaire de filles

1-  Il y avait une école primaire de filles dirigées par les religieuses du Plan [NDLR Ste Famille] ;

à notre très grand regret elle n’existe plus par suite de la désobéissance de ces sécularisées

 

NB en janvier 1898 sœur Irène Vignaux indique une

« quarantaine d’enfants qui [ne] paient absolument rien. »

 

2 – la directrice sécularisée n’ a plus une seule élève. Sans permission de l’archevêché elle reste dans l’immeuble de la fabrique  qu’on a loué pour elle au séquestre

 

Ecole primaire de garçons – rien

Le Born

 néant

 

 

 

 

 

 

 


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