l\'église Ste Foi   



 

l'Eglise Ste Foi

de Sayrac

 

 

XIIe siècle

 Une première église Sainte Foi de Sayrac existe avant sa donation à l’abbaye de Conques, sans doute vers 1130.

 

XVIIe siècle

 

l'église est reocontruite après les guerres cuiviles et religieuses, ayant été saccagée avant 1581. La visite pastorale de 1590 la décrit découverte, sans toiture. Nous ignorons la date de sa reprise.

 

 

1785

Elle est alors entièrement reconstruite. Les travaux sont autorisés en mars 1781 et  la réception de la nouvelle église a lieu le 14 février 1785.

 

1780

 

On a malencontreusement dit que

l'église de Sayrac avait été "bâtie en 1806"

Il ya là une formulation inexacte.Il s'agit de chapelle des fonts baptismaux.

 

 

pierre de fondation de la chapelle des fonts baptsimaux "ano 1806, elle a été batie".

 

Les travaux de peinture et d’aménagement intérieur de l’église au printemps 2008 ont conduit une main discrète, instruite et diligente à faire sceller cette pierre sur le mur des fonts-baptismaux (chapelle saint Jean-Baptiste). Ainsi nul ne pourra oublier la provenance de cette pierre et ce qu’elle identifie : la création de la chapelle baptismale, lors des travaux qui, à l’issue de la révolution, furent effectués après le concordat et le retour à la liberté d’exercice du culte catholique.

   

 

pierre de fondation de chapelle  1807, découverte en 2011,  chapelle saint Joseph.

 

On a malencontreusement écrit un jour que  l'église de Sayrac avait été bâtie en 1806. On sait combien des affirmations  insufisamment vérifiées ont ensuite la vie dure...

 

"Verbe" et "date" font en effet question : 

 

1 - par bâtir on entend généralement construire sur le sol

C’est  alors soit une première construction soit une reconstruction intégrale.

 

Or il ne s’agit pas ici d’une première construction : nous connaissons sans conteste l’existence d’églises successives. Celle d’aujourd’hui s’inscrit dans la structure initiale de l’église rebâtie soit après les guerres de religion, soit plus tard, à nouveau vers 1780, comme le dit le curé Albert.

Le bénitier est daté de 1712 (au cours des guerres de religion, l'église de Sayrac n'est ni bûlée, ni détruite, ni en ruine, mais dévastée et sans toiture).

 

L'état du bâtiment, au moment de la révolution, devait être assez satisfaisant pour faire l'objet d'une estimation de 4065 livres, en vue de la vente des biens nationaux.

 

Au cours du XIX° il ne s’agit pas, à  Sayrac, de démolition du bâtiment - préalable à sa reconstruction - comme cela fût le cas à Villemur, Bondigoux, Mirepoix et aussi pour une grande part à Layrac (1849), la nouvelle église/reconstruction donnant lieu à une consécration (Bondigoux par l’archevêque) ou une bénédiction (Layrac).... mais d'une reprise et de modifications apportées.

 

 

2 – la date de 1806 : cette date  donnée traduit une erreur d’interprétation du « document » sur lequel on prend appui. Car on cite là l’ inscription d’une pierre de fondation trouvée en 1955 et posée jusqu’ à aujourd’hui dans la sacristie. Il est écrit « Ano 1806 - ele fut  bâtie ». Une interprétation rapide a pu faire penser qu’il s’agissait de l’église elle-même. Or cette pierre provient de la chapelle des fonts-baptismaux, pierre découverte  lors de la suppression de l’autel et du déplacement de la cuve baptismale. On est donc conduit à penser que c’est la chapelle Saint Jean-Baptiste où se trouvaient les fonts-baptismaux  - se trouvant alors dans la cavité de côté – qui a été bâtie en 1806.

 

24 mai 1806

prenant en considération la demande des paroissiens de l’église succursale de Sayrac

d’une somme de 120 fr pour leur aider à finir les réparations essentielles et dispendieuses faites à leurs frais à ladite église, telle qu’un mur latéral et le clocher, considérant qu’une telle dépense était au-dessus des moyens de la commune  et que le dévouement et le désintéressement de ces habitants mérite d’être encouragé , le conseil a délibéré d’accorder la somme demandée pour le parachèvement dedits ouvrages à 120 fr - 4° séance – Délibérations, page 17

 

Par contre le curé Albert dans son rapport de 1846 à l’archevêque écrit que l’église fût bâti vers l'an 1780.

Il l’écrit 70 ans après la date avancée. On peut penser cette affirmation recevable (écrits consultés ?, témoignages). Même si le 9 mars 1906, lors de l'inventaire, on note : "La  construction de l’église remonte si loin qu’il n’ a pas été possible à l’agent de connaître la date".

 

En 1831 et 1841, il n’y a qu’une seule cloche (clocher « bisau » cf visites pastorales).

 

De multiple raisons étayent par ailleurs cette approche

- au moment de la Révolution, il y a un curé constitutionnel qui semble demeurer un moment et un capucin de Villemur ; l’église semble être demeurée en usage dans les premiers temps,

- l'église est demandée pour le culte catholique dés que cela est possible - le 16 juillet 1800

- des travaux ont été faits dés le concordat, 

- les travaux seront légitimement nécessaires à diverses époques par la suite.

 

1785

Elle est alors entièrement reconstruite. Les travaux sont autorisés en mars 1781 et  la réception de la nouvelle église a lieu le 14 février 1785.

 

1806-1807

- Il ya aura la reconstruction du clocher (1806), clocher démoli à la Révolution, ici comme dans tout le canton.

- la construction de la chapelle des fonts baptismaux (1806) cf. pierre de fondation (voir ci-dessous). 

- la construction de la chapelle Saint-Joseph (1807).  La pierre de fondation  a été découverte dans l'ancien presbytère en février 2011; celle-ci, large et belle,  porte cette inscription : "J.B. Peres fit ériger cette chapelle l'an du Seigneur 1807" [texte en latin]

 

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Les Visites canoniques de 1831 et 1841 mentionnent  toutes deux pour la voûte : « la voûte est un plafond en planche »). Des travaux  de réparation du toit eurent lieu en 1840, puis plus substantiels en 1852 et 1856.

 

le "Patrimoine des communes de la Haute Garonne" – M-P  Flohic éditions, tome 2, 2000 présente  pour Sayrac les éléments suivants :

-         l’église,

-         une chasuble (rouge avec galon jaune)

-         le bénitier qui porte en incription  la date  du 9 Février 1712 comme aussi  le nomn du tailleur de pierre qui l’a confectionné : I. Carrière [icarrière]

-         la statue de sainte Foi

 

                         

 

                                                   

 

En 1839 bénédiction d’un nouveau chemin de croix[1]  (lettre du 29/01/1839 concernant le projet).

 

Des travaux s’avèrent  nécessaires à l’Eglise en 1839. « le toit de l’église a besoin d’une réparation considérable, il pleut dans l’église…le plafond de l’église et de la sacristie sont en très mauvais état, plusieurs planches pourries sont à renouveler, la poussière tombe en quantité. Le carrêlement de l’église et de la sacristie est très mauvais. Le sanctuaire est affreux, il est tapissé d’un papier qui tombe en lambeaux ». (curé Sicard – novembre 1839).

Le 2 Février 1840 le curé Sicard  écrit au vicaire général pour lui annoncer la subvention de 100 francs accordée par la mairie pour réparer le toit de l’église.

 

1849 - 1852

 

Barthélemy Albert en 1846, suite à l’enquête de l’évêque au sujet de l’état des églises et des presbytères des paroisses du diocèse engage à nouveau des contacts auprès de la municipalité pour que soient faites les réparations qui avaient été déjà votées. Il  s’étonne  que M. le maire n’ait pas fait  exécuter « ce qu’il a voté ». Certains adjoints pensaient ces réparations faites, s’étonnant que la demande soit réitérée. Or la demande paraît aux yeux du curé d’autant plus justifiée que ces réparations ont été jugées nécessaires par l’administration elle-même. (B.Albert, 17 juillet 1846).

 

 

En 1849 le curé Albert engage les travaux. 

 

On distingue 2 périodes :

-1848-1850 : exhaussement de l’église

-1851-1852 : construction de la voûte, nouveaux vitraux, toiture (et le clocher agrandi)

 

 

La fabrique a fourni 2.423 fr. Les matériaux pour l’église et le presbytère s’élèvent à 3.433 fr,57.

Ceux pour le presbytère sont chiffrés à 631 fr. Ceux pour l’église s’élèvent en conséquence  à  2.802 fr.

Ces travaux sont à ½ exécutés au 20 juin 1852.

 

Le règlement des travaux va s'étaler jusqu'en 1856-1857 (cf. subventions demandées et reçues)

les travaux étant déjà achevés pour ce qui regarde l'église en 1852 - restent alors ceux du presbytère.

2 subventions du ministère de l’instruction publique et des cultes sont annoncées à l’Archevêque pour l’église de la section de Sayrac :

700 fr le 19 janvier 1856

700 fr le 24 décembre 1857

pour payer « l’agrandissement de l’église ».[2]

 

C'est de cette époque  que  l'on peut dater la structure connue

- avec la voûte (avant un plafond)

- le porche agrandi

- le remaniement du clocher.

 

    voir ANNEXE - DOSSIER   ci-dessous

                

   et   lien  voir documents CLIC

 

                           TRAVAUX au XIX°

     *  le presbytère : décision 1851

     *  l’église  1849-1852

                      

 

1955

 

D’autres travaux eurent lieu  par la suite vraisemblablement  au cours du dernier quart du XIX° siècle ou au début du XX° [3]. Il y eut enfin les travaux effectués en 1955 par M. l’abbé  André Touzel, curé. 

 

Lorsque des travaux furent effectués en 1955,

 

 une pierre fut trouvée à la chapelle de Saint Jean-Baptiste (fonts baptismaux) portant la date de 1806

[on peut penser que cette chapelle fût ajoutée alors] et l'innscription. « ele fut batie » qui  concerne la chapelle et non l’église !

cf note ci-dessus : travaux au XIX°

                                                                                

 

Ces travaux comportèrent un réaménagement

de la nef et du sanctuaire :

les anges  de chaque côté de l’autel

remontèrent au ciel,

 

               

 

les saints finirent  en purgatoire au grand dam

des familles qui en avaient fait don .

Le retable fut démonté et déposé[4].

 

                   

 

Un nouveau chemin de croix en bois

avec  seulement le n° de la station fût placé .

 

Un autel face au peuple fût disposé

 lors de la 1ère messe de Christian Teysseyre

le 6 Juillet 1969.

 

Des travaux de peinture eurent lieu en 1955,

(bleu ciel) rompant avec le style antérieur

 et notamment la voûte « étoilée » traditionnelle [5].

  

Le chœur ou sanctuaire fût aménagé avec la suppression du retable et la mise en place d’une courtine selon la  pratique des aménagements d’alors (avant 1970).

 

Un certain nombre de  statues retirées[6].

 

Le Christ en croix  de l’abside vint de Villemur (chapelle de l’hospice). Par contre la peinture représentant le Christ en croix fut mise sur le mur du fond de l’église.

les travaux de peinture furent effectués par M. Viallaret.

 

 

 

   

Le monument aux morts déplacé au cimetière ;

une plaque demarbre placée.

 

 

 2003

                                                                                                        

 L’église sera fermée tout au long de l’année 2003 – du début de l’an jusqu'au 25 décembre -  compte-tenu des craintes concernant la  sécurité : la jointure entre le mur de l’église et le clocher faisant problème, ainsi que l’état de la charpente.

 

  2008

de nouveaux travaux d'importance ont été réalisés, comme en 1955. Mais plus encore!

la structure de l'église antérieure à 1858 (et ses réaméangements : l'agrandissement de l'église, la voûte élevée) s'est dévoilée ici ou là. (anciennes fenêtres) voir CLIC

Repeinte, l'église dispose aussi d'un nouvel aménagement du santuaire (mobilier liturgique du sanctuaire : autel, ambon, sièges, crédence, etc...). Des réaménagements de saints : Sainte Foi est entrée dans le choeur, tandisque le Sacré Coeur a pris sa place. La première pierre de la chapelle  des fonts-baptismaux a été scellée dans cette chapelle ( cf note ci-dessous en encadré.)

L'inauguration a lieu le 1er juin 2008 à 11 heures,  avec la participation de Mgr Robert le Gall archevêque de Toulouse.

Merci à la municipalité de Villemur et au Père Philippe Bachet, auservice de l'ensemble paroissial de Villemur.

 

 

 

   

   

 

  

                   Sainte Foi

 

 

Les travaux de 2008 firent apparaître un état ancien (antérieur aux travaux de 1858):

 

                

                    

                               

                                  ******************************

 

la croix

 

Devant l’église, des tas de pierres, briques d’une destruction et de travaux  (?) contribuent à la formation du talus

                        sur lequel en 1931 on a placé la croix (de mission ?), qui était alors située

 à l’angle de la maison Teysseyre.

 

                                                             

 

 

L'inventaire du 9 mars 1906 note : "devant l’Eglise une croix en fer montée sur pilier brique de 1m 50 de haut, érigée sur terrain communal avec inscription  1838 (valeur 50 fr)".

    

 

Reliques

La visite pastorale de 1831 à la question demandant s’il y a des reliques il est répondu « point » ; en 1841 à la même question : « Ste Foi, point d’authentique » . Même question en 1920, réponse : « Non ».

M.l’abbé Bernon  - dans le cahier  « coutumier de la paroisse »  qu’il a ouvert - note  l’achat du « reliquaire de Sainte Foy, patronne de la paroisse – et qu’il a fait authentifier les reliques de Sainte Foy et de St Antoine de Padoue[7].

 

 

Archives de la paroisse

Elles étaient des plus succintes.

Déjà lors de l'inventaire en 1906, on note : "pas d’archives trouvées, brûlées probablement lors de la Révolution"

 

 

le clocher

Le clocher actuel date du XIX° (reconstruit d'abord en 1806 ou du moins substantiellement réparé, puis remanié suite à l'agrandissement de l'église en 1856) Celui-ci n’avait, semble-t-il, qu’une cloche  à la fin du XIX°[8]  la présence d’une seule cloche est attestée dans les Procès Verbaux des visites pastorales de 1831 et 1841…il en était ainsi sans doute depuis la Révolution, sans oublier par ailleurs qu’un décret  à ce moment commandait de n’en garder qu’une seule et de se désaisir des autres, celles-ci devant être amenées à Toulouse à la fonderie des canons. Etait –ce la cas…ou bien au contraire a-t-on agrandi le clocher au cours du XIX° ? Le clocher a été modifié, rehaussé – serait-ce l’œuvre  du curé Albert (avec sa trempe de bâtisseur) [9] ? Le clocher fût  en tout cas équipé de cloches : ainsi la gamme musicale est-elle complète et un permet le jeu varié de mélodies. C’est le curé Dayet qui fit placer les 6 autres cloches en 1889 [10].

 

 

         

                 Georgette Teysseyre-Gay  fût marraine de l’une d’elles (note ré).

                                                   

 

Les  travaux qui ont enlevé le crépis du mur du clocher dans les années 1980 et fait réapparaître le mur de brique ont permis de découvrir et de lire les remaniements effectués au courx du XIX°: réparation - ou reconstruction - d'abord en 1806 (partie style XVIII°) et agrandissement en 1856. 

 

 Le clocher et la révolution

l’adjudication des débris des clochers  eut lieu le 15 prairial an 2 [3juin 1794]

Ratier Neyronis proposa 52 livres, Monrufet 60, Vieusse 68. Enfin Ratier obtint la vente pour 72 livres.

Quelle fut le degré exact de démolition ? La délibération de 1806 emploie de terme de réparations et non de reconstruction.

 

Cependant la délibération du 11 prairial an II [7 mai 1795]mentionne "qu'un membre a proposé qu’il fut procédé à la vente des diverses tuiles et débris provenant des pointes des divers clochers qui ont été abattus dans les ci-devants paroisses de ladite communauté"

 

 

24 mai 1806

"prenant en considération la demande des paroissiens de l’église succursale de Sayrac

d’une somme de 120 fr pour leur aider à finir les réparations essentielles et dispendieuses faites à leurs frais à ladite église, telle qu’un mur latéral et le clocher, considérant qu’une telle dépense était au-dessus des moyens de la commune  et que le dévouement et le désintéressement de ces habitants mérite d’être encouragé, le conseil a délibéré d’accorder la somme demandée pour le parachèvement dedits ouvrages à 120 fr" - 4° séance – Délibérations, page 17

 

On peut penser qu’en 1591, lors du prêt de la cloche de l’église de Sayrac à la communauté de Nohic, cette cloche était l’unique. 

 

carillonneurs : quelques noms

Michel Bessières (1732)

Joseph Bardy (1833)

Antoine Goudal, (dans les années 1880)

Jeannot Amat  ( dans les années 1975-2000)

  

La visite pastorale de 1831 indique « point » de porche,

alors que celle de 1841 porte à la même question « y-a-t-il un porche ? R/ :  un porche propre ».

 

Les 2 cloches

(vues de l’intérieur du clocher)

Gauche

souscription paroissiale

sancta fides (Sainte Foi), ora pro nobis

famille cabié

parrain : Henri, Arnaud Cabié

marraine : Julie Honorine Cabié

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droite

offerte par les familles ….

Je m’appelle Marie Georgette [Gay]

marraine Marie Teysseyre et Marty

 

J-B Pourcel – fonderie Villefranche de Rouergue – Aveyron

P. Lainecassagne – Cendre successeurs 

Les Offices

En 1831, comme en 1841, la messe est célébrée à 10 h, les vêpres à 15 h. L’adoration du St Sacrement le 3° dimanche et selon l’ordonnance épiscopale au long de l’année et pour les solennités.

Pétition des habitants de Sayrac afin d’obtenir une seconde messe

Monseigneur

Les soussignés, tous habitants sur la paroisse de Saïrac, ont l’honneur d’exposer à votre grandeur que leur église n’est pas centrale, par conséquent plus de la moitié des habitants ont à parcourir 4 à 6 km pour s’y rendre.

S‘il leur faut aller à une autre paroisse pour entendre la messe, la distance est beaucoup plus longue, et pour un grand nombre, elle est au moins double ; d’où il arrive que ceux qui vont à une première messe ailleurs, ne sont jamais de retour quand l’heure de paroisse est arrivée, ce qui occasionne un retard considérable et trop souvent fait manquer la messe.

Au reste, Mgr, une seule messe et à 10 h en été et à 10 h 1/2 en hiver, et on ne peut plus changer cette heure sans multiplier les difficultés. C’est un grand dérangement pour toutes les familles, non seulement pour celles qui sont loin, mais e,ncore pour celles qui sont proches de l’Eglise. C’est surtout aux jours de grande fête qu’un certain nombre de personnes se prépareraient pour faire leur communion, mais on est arrêté pour cette raison que les travailleurs de terre ne peuvent rester à jeun jusqu’à midi. Il est même arrivé que quelques uns  voulant attendre jusqu’à cette messe, n’ont pu faire leur communion, ils ont même manqué la messe. D’autres pour éviter cet inconvénient vont faire leur communion ailleurs. Il résulte de là que les habitants de Saïrac semblent avoir abandonné la Sainte-Table parce que les uns  vont faire la communion ailleurs, et les autres, ne pouvant attendre, sont obligés de la demander avant la messe s’ils le peuvent.

Les soussignés sont heureux, Mgr, de pouvoir assurer qu’ils paieront les hommes que votre Grandeur fixera pour les honoraires de cette messe.

Les raisons exposées et les sacrifices que nous pouvons nous imposer, et l’intérêt  surtout que votre Grandeur porte  au Salut de nos âmes nous font espérer  que vous accueillerez favorablement notre demande. Dans cette attente, nous sommes…

 

la croix de la mission 

Celle-ci placée au village – face à la maison de Saune (par la suite Béziat)  en 1868 au temps du curé Albert.

                  

 

Une autre croix (une mission antérieure ?) placée en 1838 probablement au temps du curé Sicard, se trouve à l’angle de la maison Teysseyre, angle de  la route de Villaudric et de la route de Sayrac . Génant  quelque peu la circulation, elle sera ensuite transférée sur le promontoire [11] devant l’église en 1931 par l’entreprise qui venait de bâtir l’école [12]  en 1931.

    

 

Le Procès verbal   de la visite décanale de 1920 mentionne que la dernière mission  (jubilaire) date  de 1901 (cité par l’ Abbé Dayet )[13].

 

sacristie, vases sacrés et ornements

Au musée Paul Dupuy s’est tenue une exposition «  soieries en sacristie, fastes liturgiques » - les brodeurs toulousains et le luxe liturgique XVII0-XVIII°, exposition présentée par Mme Christine Aribaud  du 26 octobre 1998 au 31 janvier 1999.  Un catalogue fût édité .

Deux ornements remarqués  provenant de Sayrac furent exposés . Il s’agit  des n°s 87 et 94

  • (87) un corps de chape, 1840-1860, tissu liturgique du XIX° , dans le goût du XVIII°, mêlant des matériaux coûteux (soie, or et  argent) à des matériaux économiques comme le coton, - p 166.

Cf  Ch. Aribaud « enquête sur les ornements liturgiques ,  thèse, 1989 n° 110 »

 

  • (94) «chasuble composite reteinte en violet vers 1770 et fin XIX°  – petit tissu de la fin du XVIII°, teint en rouge pour rééquilibrer le vestiaire liturgique sans trop de dépense.

Cf  Ch. Aribaud « enquête sur les ornements liturgiques ,  thèse, 1989 n° 114 »

 

Ces ornements pris pour cette exposition n’ont pas retrouvé leur  lieu initial. La chape et la chasuble ont été  mis en dépôt  à la mairie de Villemur[14].

 

Mme Aribaud cite 2 documents au sujet des ornements  et de leur conservation  « l’ornement, objet de sacristie » qui évoque ce qu’il en était à Sayrac :

q       « On fera faire une  alimande[15]  pour tenir les ornements (Sayrac 1698)

cf Ordonnance du 17 mai 1698, Sayrac , ADHG G 603

q       on a constaté « un  [ornement] blanc de soye uzé fort crasseux, dont l’étole et le manipule sont hors d’usage, deux ornements rouges, lun de laine, fort crasseux et uzé » (Sayrac 1742 – cf Etat de la paroisse de Sayrac, le 2 Mai 1742  Sayrac, ADHG G 603

 

L’inventaire des biens de l’église à la révolution et lors de la constitution et la vente des biens nationaux mentionne des objets de culte  en argent : ostensoir, ciboire, calice, etc…pesant 3 marcs, 6 onces[16].

 

Les Visites canoniques de 1831, 1841 de manière très détaillée - comme aussi la visite décannale  de  1920 - donnent le relevé des bâtiments et des objets du culte.

 

                        page suivante : au temps de la révolution

 



[1] Lettre du curé Sicard du 25 Janvier 1839 à M. Bergé , vicaire général – « M. le curé  fait part de son intention de changer les tableaux du  chemin de croix ; mettre des tableaux plus grands et plus beaux. demande les pouvoirs nécessaires et dire s’il faut bénir les nouveaux – déjà bénis quand ils ont été mis dans une autre église ».

[2] archives de l’archevêché.

[3] peinture de l’église, installation de cloches.

[4] il comportait un grand tabernacle qui a été placé dans la chapelle des fonts-baptismaux, des statues de saints dont St Sébastien..

[5] peinture bleue-nuit.

[6] sont restées : Notre Dame de Lourdes , St Joseph  dans leur chapelle avec le Sacré-Cœur ,  Ste Foy  dans la nef,  ainsi que Ste Germaine , St Antoine de Padoue  et Ste Jeanne d’Arc. Six  statues ont été retirées : Ste Thérèse , le curé d’Ars, les 4 évangélistes et les  deux Anges qui  entouraient l’autel.

[7] déclaration lors de la visite canonique de 1935.

[8] Etait-ce depuis la révolution ou plus ancien. En tout cas, il semble qu’au départ, il n’ y avait qu’une seule cloche. Elle fût mise en sécurité dans la citadelle de Fronton en 1591. Pendant l’accalmie intervenue durant ces guerres de religion , cette cloche aurait été confiée à la paroisse de Nohic qui en était dépourvue le 27 juin 1591 pour servir à sonner l’alarme s’il y avait besoin ( cf Adrien Escudier – tome 1). Les consuls de Nohic s’engagèrent à la rendre quand ils en seraient requis ».

 Il semblerait que le curé Lautrac en fit placer une en 1810 (la 3° par ordre de grandeur – qui pourrait être celle rendue par la paroisse de Nohic ?? .(Sources Laurent Teysseyre, 2004).

[9] source : Laurent Teysseyre, 2004.

[10] source : Laurent Teysseyre.

[11] le promontoire ou talus semble être constitué  de briques semblant être destinées à la construction et de terre les recouvrant (témoignage Laurent Teysseyre)

[12] sources : Laurent Teysseyre, 2004

[13] PV consulté aux archives de l’Archevêché - CT

[14] Sources Laurent Teysseyre 2004

[15] buffet/armoire de rangement, meubles hauts et peu profonds avec penderie et parfois étagère… et serrure pour protéger les objets sacrés - Note auteur cité.

[16] cf ‘’Documents relatifs à la vente des Biens nationaux dans le district de Toulouse’’, Henri Martin, 1916. Les biens de la fabrique comprenaient : 1)  le presbytère, dépendances et jardin ; 2° un terre (valeur 70 livres) ; 3° des obits (en terres : valeur 2.680 livres) et des objets en argent mentionnés. L’ensemble des biens de l’église de Sayrac était estimé à 4.065 livres.

 

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   ANNEXE - DOSSIER

 

On a malencontreusement dit que

l'église de Sayrac avait été "bâtie en 1806"

Il ya là une formulation inexacte.

 

"Verbe" et "date" font en effet question : 

 

1 - par bâtir on entend généralement construire sur le sol

C’est  alors soit une première construction soit une reconstruction intégrale.

 

Or il ne s’agit pas ici d’une première construction : nous connaissons sans conteste l’existence d’églises successives. Celle d’aujourd’hui s’inscrit dans la structure initiale de l’église rebâtie soit après les guerres de religion, soit plus tard, à nouveau vers 1780, comme le dit le curé Albert.

Le bénitier est daté de 1712 (au cours des guerres de religion, l'église de Sayrac n'est ni bûlée, ni détruite, ni en ruine, mais dévastée et sans toiture).

 

L'état du bâtiment, au moment de la révolution, devait être assez satisfaisant pour faire l'objet d'une estimation de 4065 livres, en vue de la vente des biens nationaux.

 

Au cours du XIX° il ne s’agit pas, à  Sayrac, de démolition du bâtiment - préalable à sa reconstruction - comme cela fût le cas à Villemur, Bondigoux, Mirepoix et aussi pour une grande part à Layrac (1849), la nouvelle église/reconstruction donnant lieu à une consécration (Bondigoux par l’archevêque) ou une bénédiction (Layrac).... mais d'une reprise et de modifications apportées.

 

 

2 – la date de 1806 : cette date  donnée traduit une erreur d’interprétation du « document » sur lequel on prend appui. Car on cite là l’ inscription d’une pierre de fondation trouvée en 1955 et posée jusqu’ à aujourd’hui dans la sacristie. Il est écrit « Ano 1806 - ele fut  bâtie ». Une interprétation rapide a pu faire penser qu’il s’agissait de l’église elle-même. Or cette pierre provient de la chapelle des fonts-baptismaux, pierre découverte  lors de la suppression de l’autel et du déplacement de la cuve baptismale. On est donc conduit à penser que c’est la chapelle Saint Jean-Baptiste où se trouvaient les fonts-baptismaux  - se trouvant alors dans la cavité de côté – qui a été bâtie en 1806.

 

24 mai 1806

prenant en considération la demande des paroissiens de l’église succursale de Sayrac

d’une somme de 120 fr pour leur aider à finir les réparations essentielles et dispendieuses faites à leurs frais à ladite église, telle qu’un mur latéral et le clocher, considérant qu’une telle dépense était au-dessus des moyens de la commune  et que le dévouement et le désintéressement de ces habitants mérite d’être encouragé , le conseil a délibéré d’accorder la somme demandée pour le parachèvement dedits ouvrages à 120 fr

4° séance – Délibérations, page 17

 

Par contre le curé Albert dans son rapport de 1846 à l’archevêque écrit que l’église fût bâti vers l'an 1780.

Il l’écrit 70 ans après la date avancée. On peut penser cette affirmation recevable (écrits consultés ?, témoignages). Même si le 9 mars 1906, lors de l'invenraire, on note : "La  construction de l’église remonte si loin qu’il n’ a pas été possible à l’agent de connaître la date".

 

En 1831 et 1841, il n’y a qu’une seule cloche (clocher « bisau » cf visites pastorales).

 

De multiple raisons étayent par ailleurs cette approche

- au moment de la Révolution, il y a un curé constitutionnel qui semble demeurer un moment et un capucin de Villemur ; l’église semble être demeurée en usage dans les premiers temps,

- l'église est demandée pour le culte catholique dés que cela est possible - le 16 juillet 1800

- des travaux ont été faits dés le concordat, 

- les travaux seront légitimement nécessaires à diverses époques par la suite.

       

- en 1839,  le toit a besoin d’une restauration urgente et sur les 7-8 fenêtres 4-5 sont entièrement pourries, aucune ne ferme, il faut absolument les renouveler…les autres sont très vieilles, le plafond de l’église et de la sacristie est en mauvais état.

- le maire en 1839 promet de faire tout ce qui est nécessaire pour que la réparation soit faite à l’église de Sayrac.         

- en 1840, il est toujours question du toit, ce qui indique que les travaux sont encore à effectuer. Travaux toujours pas fait en 1846.

 

 

- le curé Albert va pousser à la réalisation des travaux (1846 - 1858)

Dans le rapport de 1846 il indique :

« les murs souffrent un peu du côté du mauvais temps à cause de l'humidité. La toiture est en assez mauvais état, le plafond menace de tomber comme a déjà fait celui de la sacristie. Les ressources de la fabrique suffisant à peine pour fournir aux dépenses du culte divin, sont nulles pour fournir aux réparations. La paroisse est renfermée dans la paroisse de Villemur. Plusieurs fois sur la demande de M. le curé et de la fabrique, le conseil municipal a voté des fonds et on ne les  jamais employés. La sacristie est très petite, elle l'est même trop. Il ne serait ni difficile, ni coûteux de l'agrandir ».

 

Les dépenses en 1852 sont de 3.433 fr 57 ; la description de celles-ci  donnent à penser que les travaux sont entrepris, puisque les sommes sont déjà versés et les dons recueillis…restent 300 fr à trouver,

La lettre de 1852 donne la clef en parlant de « 9 ans de réparations majeures à l’église  à ½ exécutées » les travaux quasi-totalement à sa charge.

 

une nouvelle phase 1856- 1858 voit tout simplement la poursuite des travaux.

2 subventions de700 francs (1.400 fr)  seront accordées le 19 janvier 1856 et le 24 décembre 1857 pour « aider à couvrir les frais d’agrandissement de l’église »

 

On peut dire que les grands travaux d’aménagement ont eu lieu entre 1846 et 1858. Aussi donnons nous la date de 1858 comme date extrême de cette période de travaux.

 

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Quels aménagements ?

La base du bâtiment et les murs restent inchangés comme on peut le constater pour la nef côté cimetière, comme aussi en observant le mur du clocher grâce aux travaux de ravalement. Ceux-ci ont fait apparaître la structure du mur primitif et de l’ancien clocher (sa forme est bien apparent et décelable  dans l’actuel). De même les travaux de 2006 ont fait apparaître le sommet des anciennes fenêtres.

 

De même les chapelles peuvent être antérieures aux travaux de la période 1843-1858, puisque les visites canoniques de 1831 et 1841 font l’une et l’autre mention de 2 chapelles avec deux petits autels, l’un dédié à ND, l’autre à St Jean, mais cette information ne nous renseigne pas sur la dimension des chapelles. La sacristie elle a été agrandie à l’évidence après 1846.

 

Par contre on élèvera l’église, on mettra une voûte à la place du plafond (encore attesté en 1839 et lors de la visite pastorale de 1831 et 1841).  Le porche, lui, se situe, semble-t-il, entre 1831 et 1841, puisque la première visite indique « point », alors que la seconde note : « un, propre ». 

 

Lors des visites pastorales de  1831 et 1841 : il est noté précisément : pour la pavé : en bon état, pour les murs et vitraux : en bon état, pour voûte et lambris : la voûte est un plafond en planche, pour la charpente : en bon état neuve depuis peu ?? ou a peu près ??, pour la couverture : idem.

 

 

Les travaux de peinture et d’aménagement intérieur de l’église au printemps 2008 ont conduit une main discrète, instruite et diligente à faire sceller cette pierre sur le mur des fonts-baptismaux (chapelle saint Jean-Baptiste). Ainsi nul ne pourra oublier la provenance de cette pierre et ce qu’elle identifie : la création de la chapelle baptismale, lors des travaux qui, à l’issue de la révolution, furent effectués après le concordat et le retour à la liberté d’exercice du culte catholique.

 

les documents photographiques :

 

 

                                      

 

 

                                      

                                     

 

 

              

              

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Voici le procès-verbal de la visite du 9 mars 1906

Inventaire de 1906

Direction Générale des Domaines

Département haute-Garonne- Direction Toulouse

 

L’an 1906, le 9 mars à 1 h ½ du soir eut llieu l’Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Sayrac, inventaire dressé en exécution la loi du 9 décembre 1905.

 

…en présence de M. Dayet Marius Jean-Pierre desservant de la fabrique paroissiale de Sayrac, de M. Tesseyre Louis président de la fabrique, M. Ourmières Jean, secrétaire, M. Vergnes jean, trésorier, de M. Robert et Brousse faisant partie du bureau des marguilliers

inventaire fait par M. Louis Amigues   percepteur à Villemur, dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le Directeur des Domaines à Toulouse

 Il a été là [manifesté] une protestation contre l’inventaire dés notre arrivée par M. Dayet, desservant de la dite paroisse, annexée à la fin du présent.
 

 

Autel en marbre rouge

300

6 grands chandeliers avec flamberges

50

2 candélabres à 5 branches

15

6 urnes blanches dorées avec fleurs

12

1 Christ doré de 50 cm de haut

15

2 appliques à 3 branches

10

2 appliques avec flamberges à 3 branches

5

2 petits chandeliers

3

1 tapis blanc / autel avec rabat

2

6 tableaux tête de mort

5

2 échelles simples

2

6  statues Ste Germaine, St Jean, Ste vierge – ND de Lourdes–

et autres sur socle non scellées au mur.

80

1 tapis de laine sur les marches conduisant à l’autel

2

1 escalier portatif avec rampe à 4 marches

3

2 consoles ?? en bois

2

1 lampe en verre

1

1 fauteuil velours rouge et 2 chaises sans dossier  également garnies

25

8 appliques à 5 branches et 4 autres à 3 branches

15

1 barrière de communion en fer avec main courante  en bois, scellée au mur et au sol

25

A gauche de l’église dans la chapelle St Joseph

1 autel en bois plaqué plâtre élevé en brique

60

Sur l’autel 4 petits chandeliers cuivre

6

4 urnes blanches garnies de fleurs argentées

6

1 statue de St joseph, 1m,20 haut

10

3 tableaux avec cadre – bois doré – pour les offices

3

1 tapis blanc avec frange

2

1 pupitre   en bois hauteur indiquée (1m 50)

2

5 bancs pour chanteurs ??

10

1 classeur en bois pour ranger livres

2

illisible

10

1 banc en bois

1

1 tapis moquette  la marche au-devant de l’ autel

5

60 chaises ordinaires

45

Chapelle de St Jean Baptiste

Autel en bois avec marche sur le devant non scellé

40

1 petit Christ

5

Une statue de St Jean Baptiste

5

4 Chandeliers en métal blanc garnis de flamberges

4

1 urne blanche garnie  de fleur

2

Un tableau représentant le baptême du Christ

2

1 baptistère en marbre pour baptême avec eau bénite

15

1 catafalque  pour cérémonie funèbre

3

1 barrière et main courante en bois

10

Chapelle de la Vierge

1 autel en marbre blanc en brique , scellé au mur

300

4 chandeliers dorés avec flamberges

5

4 urnes blanches garnies de felurs dorées

5

1 Christ doré 50 cm de haut

10

1 statue de la vierge

10

2 bancs

2

1 marche en bois couverte d’un tapis

3

1 tapis  blanc à frange sur l’autel

2

1 confessionnal avec un tableau représentant el Christ

40

29 chaises à pliant

M. le desservant revendique les 29 chaises alléguant que c’est la propriété exclusive des paroissiennes

Les tabernacles des 3 autels ont été trouvés ouverts et vus par l’agent chargé de l’inventaire.

145

Dans la nef

6 appliques en cuivre, à 7 branches

6

2 appliques à 3 branches

2

3 statues : St Antoine, Ste Vierge et autre

25

1 chaire en bois couleur noyer avec escalier de marches scellée au mur

200

1 chemin de croix

20

1 suspension servant de lustre

 5

1 pendule

15

1 tableau représentant le Christ sur la croix de 2 m de haut x 1 m 50

15

1 banc à dossier

3

1 bénitier pierre de 1 m 10 de haut

10

7 cloches petites avec 7 cordes fil de fer pour sonnerie, ces dernières descendant dans l’église même

300

Dans la sacristie

1 calice ordinaire

60

1 ciboire en cuivre doré

20

Une paire de burette  verre avec plateau

2

1 aspersoir

1

2 encensoir

15

2 candélabres cuivres à 5 branches

5

2 candélabres cuivres à 3 branches

5

2 chapes l’une blanche, l’autre dorée

20

1 série d’aubes et surplis

10

2 croix, l’une en bois et fer ; l’autre en métal blanc

15

1 corbeille en cuivre ??

2

1 meuble à casier contenant les ornements du desservant

40

2 ornements blancs, 2 rouge, 1 violet, 1 vert, 1 noir

100

2 chandeliers en métal blanc avec flamberges

4

1 dai avec accessoires divers pour le montage sous panache en mauvais état

40

Un prie-Dieu

5

 

 

La fabrique paroissiale de Sayrac a soldé  un compte en 1905 sans excédent de recette. L’agent a trouvé cependant dans la cassette à 3 clefs qui a été ouverte devant lui 6 fr  qui n’est pas disponible, cependant  que d’après les dires de M.le desservant cette dernière ayant une affectation.

La  construction de l’église remonte si loin qu’il n’ a pas été possible à l’agent de connaître la date.

Pas d’archives trouvées, brûlées probablement lors de la Révolution

Le cimetière appartient à la commune est d’une contenance environ de 250 mètres (valeur 200 fr)

 

Devant l’Eglise une croix en fer montée sur pilier brique de 1m 50 de haut, érigée sur terrain communal avec inscription  1838 (valeur 50 fr) 

Le présent inventaire et le classement qu’il comporte tous droits et moyens de l’Etat et des parties réservées

Sur notre réquisition, M. Dayet, Tesseyre, Ourmières, Vergnes, Robert et Brousse requis par nous de déclarer qu’à leur connaissance, il n’existe pas d’autres biens susceptibles d’être inventoriés que ceux portés au présent procès-verbal,

En conséquence nous avons clos le présent inventaire contenant 6 rôles, le 9 mars 1906 à 1 h 30 du soir et après lecture faite, nous l’avons signé seul, les comparants ayant refusé de le revêtir de leur signature. Amigues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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