Hospice et Hôpital   



    

 

 

Hospice et hôpital  

 

Établissement de charité - hôpital au XVIIe siècle

 

L’hôpital de Villemur avant la Révolution n’a pas de sœurs pour le servir. Il « ne servait que d’asile à des malheureux passants »[1]. Une rue du vieil hôpital, au quartier Saint-Jean en garde mémoire. En 1831, lors de la visite pastorale, au sujet des œuvres de charité, il est noté : « il y a un vieux bâtiment qui était autrefois un vieux hôpital ». Il se situe à l’extrémité du faubourg Saint-Jean, avant l’intersection de la route du Born et de la route des Filhols.

 

On l’attribue son origine à Henri de Navarre, à la suite de son passage en 1585. Celui-ci, frappé par la pauvreté de celui qui existait rue de l’abattoir, demande un nouvel hospice, qui est construit vers 1615[2] .

La maison et les terres de l’hospice ont été vendues  dans la première partie du XIXe siècle.

 

Création d'un Hospice en 1852 : Saint-Jacques

 

Le curé Fieuzet amène la municipalité à fonder  un  établissement de charité dans la partie de la maison seigneuriale des vicomtes dont le principal propriétaire est M. Jean-Jacques Maury, demeurant à Toulouse. Avec l’accord de ce dernier, il en fait don à la commune en 1851. Il s’agit d’une partie de la maison du vicomte, distincte de celle déjà été donnée aux Frères des Écoles chrétiennes[3]. Par ailleurs, Mlle Marie-Aimée Beudot, décédée en 1844, avait fait un legs  de 10.000 fr., à la condition que cette somme serait employée à l’établissement d’un hôpital à Villemur. Deux autres legs avaient été faits également dans ce but : de Mme de Vacquié[4] et de M. Batut. Le curé Fieuzet participe aussi par un don de 3.300 fr. L’hospice Saint-Jacques de Villemur est agréé par arrêté du préfet en date  du 18 novembre 1852. Les Filles de la Croix de Saint-André  vont s’installer cette même année, venues à la demande du curé Fieuzet. Il y avait 10 lits gratuits en 1853[5].

 

L’ hospice Saint-Jacques reçoit un avis favorable de la municipalité pour changer les Filles de la Croix par les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, la demande ayant été faite le 5 juin 1859 par la commission administrative de l’hospice[6]. Une convention est établie le 30 avril 1860 entre les administrateurs[7] de l’hospice de Villemur et la Supérieure générale de la Congrégation. Trois sœurs arrivent à Villemur en mai 1860. La convention fait aussi mention d’un aumônier ou chapelain.

 

Maison de retraite Saint-Jacques

En 1958, l’hospice est transféré sur la rive gauche, dans la vaste maison léguée par Mme Marchet, à la suite de la fermeture du collège tenu par les pères Salésiens. Le nombre de lits passe en quelques années de 15 à 65. Puis un nouveau pavillon est construit en 1968. Quatre religieuses continuent à servir cet établissement.

Les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul quittent la maison de retraite Saint-Jacques en décembre1980. 



[1] Cette précision est de septembre 1722.

[2] Notes sans mention de sources (archives  provinciales des Filles de la Charité).

[3] Il faudrait démêler comment M. Maury et le curé Fieuzet sont devenus, l’un et l’autre, propriétaires du château des vicomtes. M. Maury devait être propriétaire de la partie devenue Hospice, tandis que le curé Fieuzet était propriétaire de l’école des Frères (cf. litige entre la mairie et les héritiers Fieuzet, en 1892). En tout cas, il ne semble pas que le curé Fieuzet ait été le propriétaire de la totalité de l’immeuble, même s’il en dispose.

[4] Jean-André-Antoine de Vacquié avait fait un legs au bureau de bienfaisance : le 10 juin 1829, une ordonnance royale autorise le bureau de bienfaisance de Villemur à accepter une rente annuelle et perpétuelle de 5 hectolitres de blé.  

[5] Statistiques de la France ; tome 6, Statistiques de l’Assistance publique de 1842 à 1853, Strasbourg, 1858 : état de l’année 1853 - gratuits : 5 hommes, 5 femmes ; nombre de malades admis dans l’année 1853 -  adultes :  3 hommes, 4 femmes, 1 fillette. Trois médecins et chirurgiens et quatre religieuses et servants sont au service de l’hôpital. Durée moyenne du séjour : hommes, 2 jours ; femmes, 20 jours. Le prix moyen de la journée : 0,75 fr.

[6] Quels motifs à ce changement. Dés le départ, le curé préférait les Filles de la Croix, alors que la Mairie souhaitait les Sœurs de Saint-Vincent de Paul. La municipalité semble avoir récusé par la suite les Sœurs de la Croix parce qu’elles refusaient de soigner les hommes. Le curé Fieuzet avait quelque a priori vis-à-vis des Soeurs de Saint-Vincent de Paul.

[7] Les signataires sont :  Brusson, président, les administrateurs : Pendaries, Savières, autre Savières, A. Saint-Plancat, Bousigues. Et le Père J.B. Etienne, supérieur général de la Congrégation de la Mission et des Filles de la Charité. Et Sœur Elisabeth Montcellet, supérieure générale.

      


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