Histoire et Traditions locales   



 

 

Histoire et Traditions locales

Récits, Ecrits... et traditions locales 

 

au regard des documents

 

récits, écrits

et Histoire Villemurienne

 

 

Par "Histoire et Traditions locales", se trouve identifié un énoncé - récit donné, souvent diffusé par un écrit - repris ensuite par tous, considéré comme certain, sans preuve donnée, ni source indiquée, colporté   par la suite ainsi.  Il peut provenir de la tradition orale et recevoir une forme écrite ou inversement avoir été écrit un jour et dés lors communément reçu.

 

 

Cet énoncé peut :

-         appartenir au genre légendaire (fait colporté par la tradition orale) ; "on raconte", "on  a entendu dire", "on a toujours dit". Evénement imaginé, façonnant l'imaginaire collectif.

-         provenir d’une interprétation erronée ou partielle (document ou élément isolé des autres données), interpolation de données.

-         résulter d’une confusion  faite entre deux situations, deux lieux, deux documents.

-         résulter d’une hypothèse plausible et pouvant comprendre des éléments de vraisemblance (mais est-ce suffisant ?)  mais qui dans sa formulation ou dans sa réception devient un fait assuré, sans qu’aucun document ne soit venu l’étayer de quelque façon et apporter la moindre preuve.

 

 

 

Enoncé  "Histoire et légende"

Eléments considérés 

Bondigoux

 

 

Bondigoux

Confusion entre le hameau de Rouquette et la paroisse de La Rouquette

 Cf. fichier ADHG  internet,  Jeannette Lagarde (p  50 et 52).

La paroisse de la Rouquette annexe du Born (tout comme le Fraïsse qui est la commune de Bondigoux) se trouve dans la Tarn sur la commune de Montgaillard.

 

La Magdelaine

 

Magdelaine (la)

La Magdelaine, colonie de lépreux ?

On  a écrit  « il est fort probable sinon certain que le village était à l'origine une magdelaine, une colonie de lépreux. Ce site convenait très bien au séjour de ces malheureux que l'on voulait couper du monde. Il est masqué, sur la rive gauche du Tarn, par la présence du cimetière originel toujours utilisé ». Faute d’indications probantes, cette probabilité reste une hypothèse. D’ailleurs l’auteur ajoute « l’histoire de ce village est mal connue, en raison des rares vestiges laissés sur son territoire et l’absence presque complète de documents dans les archives de Villemur et de La Magdelaine ».

Marcel Peyre in notice : « La Magdelaine à  la recherche de son passé » .

Hypothèse recevable, mais que rien n'est venu étayer à ce jour.

Les léproseries s’organisent aux XIIe-XIIIe siècles. Les études sur les léproseries dans le département de la Haute-Garonne ne connaissent pas un établissement à la Magdelaine. Il nous a été récemment indiqué « qu’à ce jour, rien ne permet de localiser une léproserie à la Magdelaine » [communication personnelle en octobre 2010 de M. Didier Paya, ayant en 2007 présenté « les léproseries toulousaines : nouvelles données »].

La lèpre n’est pas alors facile à diagnostiquer (personne présentant des troubles de peau – coloration, taches livides, déformations, tumeurs, certaines mutilations). La personne jugée lépreuse après le diagnostic du médecin assiste à une cérémonie de « séparation ». Rite qui marque la fin d’une forme de vie sociale, l‘entrée pour toute la vie dans une léproserie. La vie y est une reproduction de celle des communautés paroissiales, avec deux juridictions, celle relevant de l’Evêque, celle relevant des autorités communales.

La lèpre existe en France depuis le Haut Moyen Age, mais elle devient au XIIe siècle un fait social. Les léproseries sont des lieux de relégation, d’enfermement social. Cf. Joël Autret, l’hôpital aux prise avec l’histoire, l’Harmatan, Paris, 2004,  p. 36-38.

A Toulouse, il y avait trois léproseries, à Saint-Cyprien, à Arnaud-Bernard et à Saint-Michel. Sept léproseries existaient encore au XVe siècle. Dans la Haute-Garonne, Henri Marcel Fay mentionne  la maladrerie de Castanet, les léproseries à Castanet, Grenade, Sainte-Foy, Montesquieu, Noë, Saint-Félix [cf Lépreux et Cagots du Sud-Ouest notes historiques, médicales, philologiques suivies de documents, éd. H. Champion, 1910]. La lèpre est considérée comme ayant disparue dans les dernières années du XVIIe siècle. Les biens des léproseries toulousaines sont affectés à l'hôpital des Incurables en 1696.

L’église reçoit pour vocable Marie-Madeleine (1500, 1538). Le culte de sainte Marie-Madelaine s’est répandu au XIIe siècle. C’est dans ce même temps où l'on assiste au développement de ce culte  que Leus ou Leves va recevoir le nom de La Magdelaine.

 

 

 

Le Born 

 

 

05/07/2012

 

 Il est courant de lire cette affirmation que l’église du Born a été construite par les Anglais. Affirmation souvent reprise.

Aucune source donnée.

 

 

 Cette affirmation nous est connue par la notice historique de l’instituteur Ulysse Bédé (en 1885).  Cette affirmation devient par là même officialisée et bénéficie  d’une aura et d’un crédit certain. Mais cela suffit-il ? En fait, cette paisible affirmation  ne paraît pas s’accorder à deux faits :

- ce que nous savons de l’occupation des « Anglais » [désignation qui demande d’ailleurs à être précisée. Qui était ainsi désigné par ce terme ? des compagnies de routiers anglo-gasconnes ]. On estime que ni les anglais, ni ces routiers n’ont investi cet espace entre Tescou et Tarn.

Il apparait nécessaire de mieux connaître cette guerre en notre région. [voir notre commentaire p. 126, et notre page sur la guerre de cent ans],

 - l’étude architecturale de l’église, fait apparaître des éléments de construction antérieurs au XIVe-XVe siècles (éléments de l’époque romane).

 

Le maire, le 18 août 1851, dans une lettre adressée au Préfet écrit : « l’église paroissiale du Born date de 1250 et fut construite par les moins de l’abbaye de Moissac », affirmation  davantage fondée [cf. p. 130].

 

 

Magnanac

 

Magnanac

L’église  transférée en 1820 du carrefour à son emplacement actuel (cf M. Peyre : notes sur Magnanac)

 le cadastre de 1812 apporte la preuve que l'église se trouvait alors à son emplacement actuel.Par ailleurs l'architecture de l'église montre à l'évidence les remaniements de l'édifice. Les travaux du XIXe viennent modifier la structure de l'église de 1616.

 Magnanac

Oldekop

« le domaine de La Garrigue fut acquis

par M. Oldekop d'origine hollandaise.

Son père avait servi

Louis  Bonaparte  placé  par  son  frère  Napoléon  sur  le  trône  de  Hollande.  A  la  chute  de

l'empire  en  1815,  il  se  fixa  en  France.  En  1852  le  fils  de  l'ancien  roi  de  Hollande,  Louis

Napoléon devint empereur des français sous le nom de Napoléon III. Le fils Oldekop, attaché

à sa personne comptait parmi ses familiers. C'est lui qui vivait au château de La Garrigue »

Les Oldekop appartiennent à une lignée russe et allemande établie dans le service des armes.

Un  Oldekop  avait  été  agent  consulaire  de  la  Russie  à  Amsterdam  en  1785.  Des  Oldekop

s’établissent  à  Bordeaux  au  temps  de  la  Révolution.  Christian Jean-Pierre,    en  l’an  XII  à Talence  (Gironde) [15 août 1804]  Talence, 33400,  négociant  à  Bordeaux,  naturalisé  le  11  novembre  1831, consul du Danemark,   épouse  en  1841 

Honorine Gasc, fille de Jean Gasc (1802 - 1875) et de Marguerite Honorine de Malpel-Latour (1805 - 1874 ). 

 

Christian Oldekop est le fils de Gotlieb Théophile Oldekop, né en 1764 - Reval, Estonie,  négociant  à Bordeaux et de Marie Françoise Nancy Bontemps-Dubarry  (1778-1804) mariage le 5 septembre 1798, à Bordeaux,  

 

Gotlieb Théophile Oldekop, né en 1764 - Reval, Estonie est le fils de  Otto Wilhelm Oldekop et de Anna Catharina Rodde.Odde.

Magnanac

Mme Honorine Oldekop, née Gasc égérie de Napoléon

(cf M. Peyre : notes sur Magnanac)

 

Le fils Oldekop, attaché

à sa personne comptait parmi ses familiers. C'est lui qui vivait au château de La Garrigue. Or

Mme  Oldekop,  son  épouse  était  de  notoriété  publique,  l'égérie  de   l’empereur. 

Rien à ce jour n’est venu le démontrer.

 

Le livre de Hector Fleischmann, Napoléon

III  et  les  femmes,  d’après  les  mémoires  des  contemporains,  les  pamphlets,  les

journaux  satiriques,  des  documents  nouveaux  et  inédits,  Bibliothèque  des  curieux,

Paris,   1913,   ne   le   fait   pas   entrevoir   -   Honorine   Gasc   ne   s’y   trouvant   pas

mentionnée.

M. Philippe Savignac, apparenté à cette famille, écrit : « ayant consulté les quelques

correspondances échangées entre les différents membres de cette famille et je n’ai pas

trouvé  d’indices  permettant  d’accréditer  la  thèse  évoquée.  Honorine  Gasc  avait

certainement  une  belle  voix  pour  voir  en  elle  la  future  Malibran,  certainement  que

Napoléon III avait eu l’occasion d’apprécier ses talents à Paris ou ailleurs, de là a

penser  qu’elle  en  fut  par  la  suite  l’égérie  …On  n’en  trouve  effectivement  aucune

preuve tangible » (communication personnelle de juin 2011).  

La notoriété publique nous est à cette heure inconnue..

 Magnanac

Passage de Napoléon III à Magnanac

(cf M. Peyre : notes sur Magnanac)

 

« C'est  pourquoi  Napoléon  III  fit  plusieurs séjours à Magnanac »  

 

Rien à ce jour n’est venu le démontrer..

 

Quant à la venue du prince Louis Napoléon Bonaparte, à Toulouse, il faut retenir le voyage  effectué les 5-6 octobre 1852, avant son mariage célébré en janvier 1853 ; Il gagne alors  Montauban par Saint-Jory. Plus tard, à partir de 1855,

la famille impériale se rend dans les Pyrénées (Saint-Sauveur), [H-P], notamment

en 1859. 

 

 Magnanac

Don des tableaux

 

Il légua à l'église du village deux tableaux qu'on peut voir au fond de la nef, deux peintures

dont  les  dimensions  sont  impressionnantes  mais  de  facture  très  académique  et  d'un

pompiérisme  décevant.  Par  ce  geste  l'empereur  voulut-il  demander  au  ciel  de  pardonner l'accroc fait au contrat conjugal qui le liait à Eugénie ? »

Ce geste de donner des œuvres d’art à différents édifices dont des églises était une pratique courante. Il est difficile d’en déduire quoi que ce soit.

 

 

Mirepoix-sur-Tarn

 

Mirepoix-sur-Tarn

 On a pu lire que l’église de Mirepoix avait reçu pour titulature les saints Cyr et Julitte lors de sa reconstruction

 

 Ce changement intervient au début du XIXe siècle, entre le Concordat et 1841. Les documents consultés ne nous ont pas permis de préciser davantage. Mais en tout ce changement n’est pas lié au transfert de l’église pas

Mirepoix-sur-Tarn

On lit aussi : l’ancien édifice gotique, autrefois possession de Conques (cf. dépliant ASV)

 

* La photo de l’ancienne église avant sa démolition ne nous permet pas d’identifier un édifice gothique.

* ancienne possession de conques ? Cette possession constitue une éventualité (mention ajoutée et quasi-unique au cartulaire avec cette autre mention dans une bulle de 1245).

Mirepoix-sur-Tarn

19/07/12

On lit : la nouvelle église fut construite par M. Constant Brique (cf. dépliant ASV)

La source identifiée est l’ouvrage des ed. Flohic ; une erreur de lecture a conduit à associer deux données distinctes et à écrire : Constans Brique (brique désignant en fait bien sûr le matériau). Il s’agit de M. Jean-Baptiste Constans, entrepreneur à Bessières.

 

Sayrac

 

Sayrac

La pierre de fondation trouvée aux fonts baptismaux indûment prise comme pierre de fondation de l’église et de sa construction après la Révolution, en 1806

(cf dépliant  et présentation de l’ASV)

La méconnaissance du lieu où a été trouvé cette pierre (i.e. la chapelle des fonts baptismaux construite lors de la reprise du culte au Concordat) conduit à cette extrapolation au vu de l’inscription : « elle fut bâtie en 1806 ».
Ce n’est pas l’église qui a été bâtie en 1806 mais la chapelle baptismale. L’église initiale est du XIIe ;  elle a été reconstruite  une nouvelle fois avant la Révolution en 1786.

Sayrac

Un valet d’Aubuisson, Bedel, accompagnant son maître [Jean-François] se fixe à Barcelonne en 1792 conservant le nom de Sayrac, le patronyme devenant Sayrach.

Cf  M. Peyre dans sa note sur les Vaquié et d’Aubuisson,

« Le valet Bedel – valet de Jean François d’Aubuisson -  franchit avec lui les Pyrénées, mais  ne le suivit pas en Amérique .Il semble que ce Bedel soit resté en Catalogne espagnole où  on lui donna le nom de son village d’origine…On dota Bedel du nom de Sayrach »

comme aussi la réception à Sayrac et Villemur faite à M. Sayrach de Barcelonne vers 1990/93

« Nous avons récemment accueilli une famille de Barcelone qui porte ce nom et se considère comme la descendante de notre domestique sayracois. Elle a visité le village, les rares vestiges du domaine d’Aubuisson et pris contact avec quelques personnes dont M. l’abbé Mayzen, Etienne Ramond, et le colonel Bénech [Llaurent Teysseyre]. », Bulletin municipal de la commune de Villemur, 1993

La correspondance reçue de M. Jaume P.  Sayrach  le 8 mai 2007, qui était venu à Sayrac, indique que cette famille est à la recherche de ses origines françaises. Son installation en Espagne est connue pour être antérieure à la Révolution française. Une provenance française datant du XVIe n’est-elle pas avancée ? 

On notera que Jean-François d’Aubuisson ne s’est pas dirigé vers l’Amérique latine mais vers l’Allemagne.

 

D’ailleurs c’est de manière inexacte qu’on relie les d’Aubuisson de Voisins établis à Sayrac aux d’Aubuisson  installés au Salvador, ascendants du major Roberto d’Aubuisson, un des fondateurs du parti ARENA et chef des escadrons de la mort. (dont l’assassinat de Mgr Romero).  Cette famille salvadorienne provient des d’Aubuisson de Ramon ville Saint-Agne comme le montre la généalogie établie par des membres de la famille d’Aubuisson (cf. les recherches  généalogiques de MM Roger et Philippe d’Aubuisson  sur leur famille et sur la branche  d’Amérique latine qui les ont conduit à reconnaître dans cette branche des descendants des d’Aubuisson  de Ramonville et non des d’Aubuisson de Voisins (communications de M. Roger  et Philippe d’Aubuisson

 

Villemur

 

Villemur

 Peyrusse desservant de Villaudric et Sayrac

Pendant la Révolution, sa présence à Villemur est bien assurée.

Nous ne savons pas ce qu'il devient au moment du Concordat. Nous le retrouvons vicaire, puis curé à Saint-Béat.

 

 

Histoire générale du canton

 

le pastel :

production ?

Commerce ?

transport ?

Divers auteurs, historiens locaux - ici pour le Villemurois - mais on le constate aussi ailleurs,  associent  volontiers leur terroir à la production du pastel, heureux d’inclure celui-ci dans l’aire qui  a connu, par ce commerce, un développement extraordinaire en pays toulousain et dans l’Albigeois. Or cet attrait pour le pastel, renouvelé ces dernières années, ne suffit pas à légitimer cette généreuse extension et attribution[cf. M. Peyre p. 49, J. Lagarde, p. 155 - se référant à l'étude de Ph. Wolff : Commerces et marchands de Toulouse vers 1359 - vers 1450, Paris, 1954]

 

 

voir notre page Agriculture où nous apportons des pécisions:

 

La production de pastel n'avait pas cours dans cet espace du Nord-toulousain.

 

 

La rivière du Tarn est une des voies de commerce pour le pastel albigeois en direction de Bordeaux à partir de 1520....au cours de la troisième période.

[cf. Christian Cau]

 

 

La Magdelaine Mirepoix-sur-Tarn Sayrac, Villematier, Villemur, Magnanac, Le Born

Le Terme, Bondigoux


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