Histoire du Quercy   



 

 

SIÈGE de VILLEMUR

      dans

 

Histoire du Quercy,  Cathala-Coture

Histoire politique, ecclésiastique et littéraire du Querci

1870, page 69

 

Thémines fut, depuis, le soutien du parti du roi dans ce coin du Royaume. Il avait fait une espèce de place d’armes de la ville de Montauban, qui couvrait tout le pays et par celle de Villemur qui était royaliste et jusqu’aux faubourgs de Toulouse.

 

Les toulousains fatigués par ce voisinage engagèrent le Duc de Joyeuse qui commandait dans la ville pour la ligue à faire le siège de Villemur.

 

Thémines en fut averti et fit de concert avec les montalbanais les préparatifs nécessaires pour secourir cette place.

Armée du duc : 5.000 hommes.

Le duc d’Epernon à qui le roi avait donné le gouvernement de Provence était parti de l’Angoumois avec quelques troupes pour se rendre dans cette province et voulant entrer dans le Langudoc par le front de Moissac, prend Moissac.

 

Joyeuse décampe de Villemur non par peur d’Epernon comme dit Mézeran, mais pour aller à lui et l’empêcher d’entrer dans la province, il le manqua et ne put rejoindre que 2 régiments de son arrière –garde, arrêtés à la Cour-St-Pierre. Il les battit, mais s’enfuit par peur d’être pris entre 2 feux : Montabalnais et Epernon.

 

Thémines sachant que Joyeuse  retournerait à Villemur, profitant de son absence et y envoya 80 hommes et 2 coulevrines, qui après avoir tiré sans relâche pendant 5 jours, firent une si franche brèche qu’il résolut de donner l’assaut.

 

Thémines qui attendait ce moment, je jeta dans la place à le tête de 300 cuirassers – assaut donné le lendemain – combat meurtrier – pertes. Joyeuse fit sonner la retraite.

 

Thémines sort, tailla en pièce un régiment de toulousains, détruisit une grande partie des travaux et rentra triomphant dans le ville.

 

Devant cette résistance Joyeuse demanda des renforts, reçoit des troupes de l’Albigeois et du Rouergue. Les vivres commencent à manquer, la ville étant bien enserrée.

 

Dans la nuit du 18 au 19 octobre 1592, arrivée des renforts de Thémines ; arrivée devant le camp des ligueurs avant le jour. Les chefs avaient cru trouver la cavalerie de Joyeuse dispersée dans les villages voisins, ils se trompèrent. Avertis à temps tous les ligueurs s’étaient réunis auprès du général – combat furieux, et pendant plus d’une heure la victoire balança entre les 2 parties.

 

Thémines sort en tête d’une troupe de soldats d’élite, nettoya promptement la tranchée, courut à l’artillerie pour la tourner contre les ligueurs.

 

Joyeuse voulut aller la défendre avec une partie de ses troupes ; les soldats prirent ce mouvement pour une fuite et gagnèrent la rivière du Tarn, espérant se sauver à la faveur d’un pont de bateaux qu’on y avait construit.

 

Joyeuse, voyant la déroute, sans ressource, suivit les fuyards et d’engagea sur le pont, qui se trouvait trop chargé, fondit sous eux. Presque tous se noyèrent avec Joyeuse. Saisie de l’artillerie et de 22 drapeaux.

 

  

les montabalnais se portèrent au secours de Reyniès qui s’empara de Villemur. Reyniès ayant été sauvé du massacre de la St Barthélémy par Vesins qui était son ennemi.

 

 

1570

Sérignac, frère de Terrides, suivi de quelques compagnies volontaires entra dans la Haut-Languedoc, prit Buzet par escalade, poussa jusqu’à Rabastens.

Histoire du Quercy – Cathala-Coture

 


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