Fieubet-Caumont   



 

 

Bernard de Fieubet-Caumont

Vicomte de Villemur

1658-1666

 

homme de cour,

secrétaire des commandements de la reine,

         Anne d’Autriche [mère de Louis XIV],

conseiller d’Etat,

et intendant des finances,

greffier, secrétaire des États de Languedoc.

 

document : données historiques sur la famille Fieubet

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Bernard de Fieubet est le fils « puis-né » de Guillaume[1] de Fieubet et de Marguerite de Saint-Pol. Est-il né vers 1620 ?
Son père, Guillaume de Fieubet [mourut à 44 ans en 1635  alors qu’il venait d’être nommé premier président  du Parlement de Provence, et se trouvait chez son frère à Paris] lui lègue la
terre de Caumont
[2]. Aussi  le nomme-ton Fieubet-Caumont ou Fieubet de Caumont.

 

Il appartenait, à une très ancienne famille de robe.

 

Son père, Guillaume, était le fils de Arnaud Fieubet qui acheta à Mervilla.

Arnaud[3] Fieubet avait eu 2 fils :  Gaspard et Guillaume.

 

Guillaume, le second, est  le père de Bernard, vicomte de Villemur en 1658 et de Gaspard qui  sera associé à son frère. Les deux frères garderont la vicomté huit ans (Louis XIV la reprenant en 1666), Bernard l’ayant acheté à Louis Ardier de Vineuil, c’est-à-dire au frère de sa tante paternelle.(se nommant Claude Ardier de Vineuil, femme de Gaspard de Fieubet, Trésorier de l’Epargne, frère de Guillaume, son père).

 

Nous ne savons rien de l’ état matrimonial de Bernard de Fieubet. Etat présumé, puisque son gendre, François Gabriel de Roguier, a succédé à son beau-père dans l’office de secrétaire des Etats.

 

Son frère, Gaspard[4], homme de loi remarquable, fut président aux requêtes en 1643, puis avocat-général au Parlement de Toulouse en 1645, et enfin premier président à la même Cour, de 1653 à 1687.

du Parlement de Toulouse[5].

 

 

Quant à Bernard de Fieubet de Caumont

Il fut homme de cour, influent

secrétaire des commandements de la reine, puis intendant des finances[6] ,conseiller d’Etat

A la cour, Secrétaire des commandements. Il gagne la confiance de la régente Anne d’Autriche [mère de Louis XIV].

Il est par la suite greffier, secrétaire des États de Languedoc.

 

Un de ses cousins germains, Gaspard Fieubet rempliera les fonctions de  chancelier auprès de la reine Marie-Thérèse d’Autriche, épouse de Louis XIV.

 

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vicomte de Villemur

1658-1666

 

[Page 59- 60 Sevène]

En exécution d'un édit du mois de mars 1639, relatif à l'aliénation, sous la réserve de la faculté de rachat, des domaines du roi, messire Louis Ardier, chevalier, seigneur de Vineuil, se rendit adjudicataire de la vicomté de Villemur le 6 septembre 1643. Le nouveau vicomte et les représentants de la communauté habilités par délibération du conseil général en date du 25 juillet 1644 ratifièrent la transaction du 2 novembre 1606, par acte dressé le 27 par le notaire Bascoul. Il y eut d'abord des hésitations quant à l'exercice de la justice, dont le siège était occupé en 1651 par un juge du vicomte mais fut de nouveau uni à la judicature de Villelongue. Denis de Busquet reparut en 1652 avec sa qualité de lieutenant de cette judicature[7].

 

Malgré la démolition du château, le titre de capitaine châtelain avait été concédé par le roi au sieur des Bros de Reyniès. A la mort de ce seigneur, son fils, Etienne de Seguin des Bros de Reyniès, fut investi du même titre par lettres patentes du 19 avril 1650[8] .

 

Le chevalier de Vineuil céda la vicomté à Bernard de Fieubet-Caumont, chevalier, conseiller du roi en son conseil et secrétaire des commandements de la reine-mère, par acte du 20 août 1658 de Mes Gaultier et Pallu, notaires an Châtelet de Paris. Le chevalier Bernard s'associa son frère, Gaspard de Fieubet, chevalier, conseiller du roi en ses conseils, premier président du Parlement de Toulouse, au prix de 60,000 livres tournois, moitié du prix payé par Bernard, suivant acte du 31 décembre 1659, notaire Custos, de Villemur.

 

Louis XIV dégagea et reprit le domaine de la vicomté en 1666[9]. Le siège de justice devint lieutenance principale de la judicature de Villelonguie et fut occupé par Jean de Molinier.

 

Lors de la réorganisation des maîtrises des eaux et forêts qui suivit l'édit réglementaire du régime forestier d'août 1669 et qui fut consacré par des lettres patentes de mars 1671, Villemur devint le siège de la maîtrise de Toulouse avec titre de maîtrise particulière ès-sénéchaussées de Toulouse, Montauban et Lauzerte au siège de Villernur. En dépendaient les forêts de Verdun, Montecli, Saitit-Porquier, Garrigue-Clare, la Grézigne, Sivens, Giroussens, Buzet et Villemur. Notre ville conserva ce tribunal pendant plus d'un siècle. Un arrêt du conseil d'Etat du 4 juillet 1776 rétablit le siège de la maîtrise à Toulouse.

 

La population de Villemur, qui avait fourni un contingent considérable à la religion réformée, paraît avoir été accessible à de rapides conversions. La reconstruction de l'église Saint-Michel fut entreprise en l'année 1673, aux frais du chapitre de Saint-Etienne de Toulouse, de l'évêque que de Montauban, du recteur et de la communauté.



[1] Biographies toulousaines ou dictionnaire des personnages historiques, 1823, p 228 -  Guillaume de Fieubet -  fils de Arnaud de Fieubet , né à Toulouse en 17 85, montra de rares talent dans les charges de la haute magistrature dont il fut successivement revêtu. Créé d'abord avocat général au parlement de Toulouse , et puis président à mortier dans la même cour, son mérite peu ordinaire attira sur lui les regards de Louis XIII. Ce prince le nomma premier président du parlement de Provence; mais Fieubet ne put assez servir le roi dans les fonctions de cette place importante. La mort le surprit à Paris peu de temps après avoir prêté, en 1628 , son serinent entre les mains du monarque , qui le regretta vivement. Fieubet eut deux fils, Gaspard  et Bernard , devenu dans la suite secrétaire des commandements d'Anne d'Autriche, et intendant des finances.

[2]  Revue Historique de Toulouse - Etudes sur le Vieux Toulouse, 1935, p. 269. Moulencq  dans son histoire du Tarn et Garonne indique que Bernard de Fieuzet est qualifié  seigneur de Caumont en 1647.

[3] Arnaud de Fieubet eut deux fils, Gaspard et Guillaume. Le  premier, Gaspard, entra dans les charges de finance et devint trésorier de l'Epargne ; le second, Guillaume, après avoir rempli tour à tour les offices,  d'avocat général et de président à mortier au Parlement de Toulouse, mourut au moment même où le roi Louis XIII venait de le nommer premier président du Parlement de Provence. Le buste de ce savant magistrat, frappé par la mort , en pleine carrière, à l'âge de quarante-quatre ans, a sa place dans notre Panthéon municipal. Guillaume eut deux fils, Bernard, qu'on appela de Caumont-Fieubet, et Gaspard, qu'il nous importe surtout de connaître, parce qu'il fut le constant protecteur , le patron avoué de Germain Lafaille.

[4]  Biographies toulousaines ou dictionnaire des personnages historiques, 1823, p 229 «Gaspard de Fieubet -Il était fils de Guillaume de Fieubet et de Marguerite de Saint-Pol ; il fut élevé avec son frère Bernard , et l'on confia principalement le soin de leur éducation à Parisot , célèbre avocat de cette époque, qui ne négligea rien pour ouvrir leur esprit , et leur inculquer l'amour des sciences et des belles-lettres. Ses soins furent couronnés d'un plein succès. Gaspard de Fieubet, à l'âge de dix-huit ans, ne parut pas déplacé dans la charge de président des requêtes au parlement de Toulouse, place qu'il remplit avec distinction. Ses vastes connaissances se développant, le roi voulant d'ailleurs récompenser en lui les services de son père, le fit son procureur général dans le même parlement. Fieubet remplit avec zèle, distinction et capacité, le poste qui lui était confié ; il donna durant les troubles de la minorité de Louis XIV , des preuves de sa fidélité , et soutenu d'un petit nombre de magistrats comme lui dévoués au maintien des vrais principes , il retint le mouvement général de sa compagnie , qui la portait du côté des adversaires de la cour. Ces services ne furent pas perdus ; Gaspard de Fieubet n'avait pas encore trente-un ans révolus lorsqu'il reçut la nouvelle de sa nomination à la place de premier président au parlement de Toulouse, vacante par la mort de N... de Berlier. Il donna tous ses soins dès-lors à ce que la justice fût rendue avec diligence et impartialité ; il veilla attentivement sur ce qui se passait dans les nombreux tribunaux inférieurs qui ressortaient de la cour. Favorable au clergé , il savait cependant l'empêcher d'empiéter sur les droits de la magistrature. Toujours devant lui le bon droit du pauvre et du malheureux l'emportait sur les prétentions et les sollicitations coupables de l'homme riche ou en faveur. Savant dans les lois , il préférait les appliquer , à les interpréter. Il parlait gravement , et toujours à propos. Sa mémoire était prodigieuse; il prononçait sans hésiter des arrêts de demi-heure , sans jamais confondre les différents chefs , ni se méprendre sur les dates. Il écoutait les plaideurs sans impatience, et trouvait dans l'étude et la pratique de la religion , ses délassements et ses plaisirs. Attaqué à quarante-trois ans par la goutte, il souffrit avec courage, sans interrompre ses travaux , et mourut l'an 1686 au château de Caumont dans le Toulousain (campagne gersoise), où il avait été voir le marquis de la Valette son beau-frère, regretté amèrement de sa compagnie dont il fut le modèle, et de ses compatriotes patriotes dont il fut l'exemple et le soutien  Le chancelier le Tellier et le fameux Colbert l'honorèrent d'une estime et d'une amitié particulière. Louis XIV , en apprenant sa mort , dit à ceux qui l'environnaient, que c'était un des plus grands juges de son royaume, un des plus attachés à son service , et qu'il aurait beaucoup de peine à trouver un sujet de ce mérite pour remplir la place qu'il avait tenue. Gaspard de Fieubet avait épousé en premières  noces Marguerite de Montpapou, dame d'une beauté extraordinaire et d'une grande piété ; il se remaria à Gabrielle de Nogaret d'Epernon.

[5] Lettre de Colbert à M. de Fieubet, premier président à Toulouse le 20 septembre 1672 – note : « Gaspard de Fieubet, président des requêtes au parlement de Toulouse à dix-huit ans, puis procureur général, enfin premier président à 31 ans. Mort le 8 novembre 1686, âgé  de soixante-quatre ans. — Louis XIV, en apprenant sa mort, dit qu'il perdait un des plus grands juges de son royaume et qu'on aurait peinte à le remplacer ». Colbert écrit à la fin de sa lettre : « J'ajoute encore à ce que je viens de vous dire que le Roy ne veut pas que M. votre frère [Bernard de Fieubet, secrétaire dos commandements de la reine, puis intendant des finances]  se mêle de cette affaire, ni en prenne aucune connaissance directement ni indirectement, n'étant pas persuadé que son entremise y ait jusqu'à présent apporté aucune facilité »

[6] Lettres, instructions et mémoires de Colbert, p. 664

[7]  Livre des comptes consul. et registre des délibérations.

[8]  Délibération du 17 octobre  et son annexe,

[9] Délibération du 30  novembre 1666.

 


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