Enseignement et écoles   



  

 

Enseignement

écoles

XVIe-XVIIIe siècles

 

 

école à la charge de la communauté

Une école existe à Villemur dés avant 1581, la communauté disposant d’un maître d’école.

 

Le 22 janvier 1630 chez Me  Bascoul, notaire :  Jean Malbert, Honorat Blanqual et Pierre limosi consuls, Pierre Cazes syndic confient la  charge de régent et maitre d’école à Villemur à Me Michel Choppy natif de Lastic en auvergne pour un an à compter du jour  du bail «  de régir et gouverner lesdites écoles s‘occuper avec affection et assiduité selon l’ordre requis à bien enseigner et apprendre les bonnes lettres tous les écoliers et enfants  qu’ils soient pauvres ou riches qui s’offriront à lui qui seront à ces fins confiés par les habitants de Villemur sans distinction ni exception de personnes  mais indifféremment même d’y apporter pour l’instruction des dits des enfants  et écoliers, tout le soin, diligence et fidélité nécessaire et dépendant de ladite charge de régent et pour cet effet de faire résidence ordinaire et assidue dans ladite ville sans pouvoir habiter ailleurs ni faire aucune autre fonction moyennant la somme de 180 livres tournois ».

Les consuls tenus de mettre à sa disposition une maison pour écoles

source : document mis en ligne par JCHR.

 

En 1651, il y a deux régents, trois en 1698 et pendant le XVIIIe siècle[1].

 

La nécessité de donner un enseignement aux filles appartenant aux familles protestantes converties au  catholicisme  fait rétablir, en 1787, une régente « chargée de leur apprendre à lire et à prier Dieu ». Vers la fin du XVIIe siècle, l’instruction et l’éducation  sont données à toutes les filles indistinctement. L’école des filles est confiée à deux sœurs de la Providence de Toulouse en 1703[2].

 

                            Ecole des frères et des soeurs

 

En 1849, le curé Fieuzet  réalise son souhait auquel il travaille déjà, depuis deux ans, à savoir,  installer une communauté des frères de la Doctrine chrétienne [ou des Ecoles chrétiennes] à Villemur. Cela n’a pas été sans difficulté. Il y a les arcanes administratives : un telle réalisation implique outre le Curé et le Maire, le Recteur d’Académie, le Préfet et même le Ministre de l’Instruction Publique, M. de Falloux, des politiques influents : M. Gasc, le colonel Espinasse[3], Limayrac. Le projet voit enfin le jour à la fin de l’année 1849, lors de l’installation de la. Communauté que préside le Prévôt-Vicaire Général. Cette école s’établit à l’ancien château de la vicomté de Villemur, là où se trouve aujourd’hui l’école de la Sainte-Famille, place Jean-Jaurès.

 

A la suite de la loi du 30 octobre 1886, l’école est laïcisée et les frères quittent l’établissement le 5 octobre 1992. C’est alors une école laïque de 1892 en 1894. L’établissement sera retourné aux héritiers Fieuzet au terme d’abord d’un procès pour non respect  clause, puis d’une transaction à l’amiable. Ce bâtiment est ensuite vendu en 1897 par les héritiers à la famille Brusson qui installe et dirige  alors une école de filles établissement jusqu’en 1940. Par la suite, cet établissement est dirigé par les Sœurs de la Sainte-Famille d’Amiens.

 

En mai 1850, le curé Fieuzet fait part d’un nouveau projet : il fait au Conseil municipal  la proposition d’établir un hôpital et une école primaire pour les filles qu’il confiera aux sœurs  de la Croix de Saint-André, chose faite, avec l’installation d’une communauté des sœurs de la Croix, préférées aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, en 1851. Cependant en 1860, ce sont les filles de la Charité (soeurs de St Vinvcent de Paul) qui remplaceront les sœurs de la Croix. En 1897, l’école paroissiale des filles s’installe dans l’ancienne école des Frères dans la bâtiment acheté par M. Brusson, là où elle demeure aujourd’hui, place Jean Jaurès. Mme Brusson dirige l’école jusqu’en 1940. En 1904, y est fondée une école maternelle  Les sœurs de la Sainte-Famille, installées en 1941 se retireront en 1990.

 

 

les propriétaires au XIXe siècle

M. Roques, maire est un des co-propriétaire de cet ensemble. Il a un projet ambitieux, voulant faire de cet ensemble un centre administratif. Le projet d'acquisition  de tout ou partie date de 1835. M. Roques était prêt à céder soit l'ensemble des bâtiments pour 36.000 F, soit la partie logeable avec la moitié de la cour pour 21.000 F, disposé à accorder des délais et des facilités de paiement. Le conseil, le maire s'étant retiré propose l'achat de la totalité des bâtiments pour 27.000 F ou à défaut d'accord sur cette offre, l'acquisition de la partie logeable pour 18.000 F. M. Roques, trouvant la proposition insuffisante ne donna pas suite. Il n'y eut aucune suite.

 

Par jeu successifs de ventes et de successions, on trouve par la suite comme co-propriétaires M. Maury (propriétaire du domaine de la Forêt) et le curé Jean-François Fieuzet, l’un et l’autre, propriétaires du château des vicomtes. M. Maury devait être propriétaire de la partie devenue Hospice, tandis que le curé Fieuzet était propriétaire de la partie devenue l’école des Frères (cf. litige entre la mairie et les héritiers Fieuzet, en 1892). En tout cas, il ne semble pas que le curé Fieuzet ait été le propriétaire de la totalité de l’immeuble, même s’il en dispose.

Le  9 novembre 1847  le curé Jean-François Fieuzet fait don à la Commune de Villemur : Article 1. « Une maison à haut et bas étages, une cour et un jardin, le tout contigu et situé dans la Ville de Villemur. Ces objets confrontent du levant à la rue du temple, du midi à la rue haute du Malpel, du couchant à Maison, Cour et Jardin de M. Maury, et du nord à l’article ci-après et à Cour et bâtiment de M. Balat. Article 2. Une petit Cour contiguë aux articles précédents et qui est de la largeur d’un mètre quatre-vingt-deux centimètres. Elle confronte du levant à la Cour de M. Balat, du midi à Jardin compris dans le premier article ci-dessus, du couchant à Cour de M. Maury et du nord à l’article ci-après. Article 3. Et partie à prendre à l’aspect du couchant d’un emplacement contigu à l’article qui précède et qui sera de même largeur… ». Les conditions sont ainsi énoncées : « Ledit M. Fieuzet veut et entend que les objets de la présente donation servent pour l’établissement des frères de la doctrine chrétienne (c’est ainsi qu’ont souvent été désignés les Frères des Écoles chrétiennes, fondés par Jean-Baptiste de La Salle) dans la ville de Villemur et qu’ils n’aient d’autre destination ni pour le présent ni à l’avenir, de telle sorte que le non accomplissement de cette clause par le fait de la commune de Villemur produise la révocation et l’annulation de la sus-dite donation. » Suivent l’acceptation du maire de la commune, M. Jean-Baptiste Antoine Victor Gay, le 19.10.1849, et le décret du 21.08.1849, signé du Président de la République, L. N. Bonaparte,  autorisant la commune d’accepter cette donation aux conditions indiquées.

 

  

Les frères, eux,  établissent en 1892 leur école, Petite rue Saint-Jacques, devenue ensuite rue des Potiers  dans une maison, propriété de Valade, achetée par l’abbé Raymond Esquié et Jean-Marie Brusson .Après la fermeture des établissements congréganistes, les frères « laïcisés » y resteront jusqu’à l’incendie de l’établissemnt intervenu en 1941. 

L’école va s’établir un temps – deux à trois ans – dans des locaux attribués par le Maire, relevant des dépendances du théâtre actuel à Saint-Jean, dans l’ancien domicile du docteur Laffon, puis, quelque temps, aux Greniers du Roy. Elle est par la suite accueillie à la maison Marchet, dans des locaux de l’école Saint-Pierre – aujourd’hui maison de retraite Saint-Jacques.               

 

 

 



[1] AM-Villemur, délibération, 15 juin 1754, Mgr l’Évêque  donne son approbation pour le régent latiniste.

[2] Amédée Sevène, op. cit., p. 151. Cf. AM-Villemur, diverses délibérations ; ADHG B 921.  

[3] Le colonel Henri Espinasse fut député légitimiste de la Haute-Garonne – il l’était en 1849 ; lors du coup d‘Etat du 2 décembre 1851, il prit le plais législatif, fut fait général en 1852, plus tard Ministre de l’Intérieur.  M. Gasc, quant à lui, était un brillant avocat, il habitait le château de La Garrigue à Magnanac et était un homme politique : il était député légitimiste en 1849,  sera ensuite conseiller d’Etat, conseiller général de Villemur 

 école Saint-Pierre

L’école Saint-Pierre vient par la suite prendre le relais de l’école des Frères. Elle occupe la maison Marchet, léguée pour des œuvres dès 1934[1]. La nouvelle école se construit en 1939-1941. En septembre 1941, le directeur est encore le Frère Prouet, frère des Écoles chrétiennes, assisté d’un père salésien. Arrive en septembre 1942, le père Auguste Arribat, comme directeur effectif de « l’Institution Saint-Pierre ». Cette année-là, il y a 85 élèves répartis en quatre classes. Le père Arribat dirige l’établissement durant les années sombres de la guerre. Ce prêtre salésien a marqué bien des élèves qui ont fréquenté « Saint-Pierre ».  Son action courageuse en faveur de familles juives et son témoignage de constante bienveillance et de sainteté ont conduit à l’ouverture d’un procès en béatification instruit au diocèse de Toulon-Fréjus. Le Père Joseph Rossi succède au Père Arribat. En 1950, les salésiens quittent l’école Saint-Pierre, école florissante avec 150 élèves. L’école est remise à l’autorité diocésaine.



[1] Une donation proposée par Mme Albert Marchet est acceptée en 1934 par Don Pierre Ricaldone, Recteur majeur, supérieur de la Société salésienne. En 1939, on presse les salésiens. Don Ricaldone autorise alors les constructions.

                                          Ecoles communales

      XIXe-XXIe siècles

L’Ecole  actuelle Anatole-France a pris place en 1912 dans le bâtiment du presbytère municipalisé – construit par Esquié - par suite de la décision prise par le Conseil municipal du 5 juillet 1908[1] et au devis descriptif des travaux de rénovation présenté par l’architecte départemental Joseph Thillet en 1910 pour 6.960 fr.

Cet établissement comprend l'école maternelle, rue Gambetta et le cycle 3 sur les allées Charles de Gaulle.

 

Les écoles des allées Charles de Gaulle ont été construites lors de la reconstruction de Villemur après l’inondation de 1930.Aujourd'hui  au n° 27 des allées, se trouve l'Institut de Rééducation Saint Exupéry. Il s''agit d'un ITEP.

  • Les Instituts Educatifs, Thérapeutiques et Pédagogiques sont des structures médico-sociales accueillant des enfants et adolescents qui présentent des difficultés psychologiques dont l’expression, notamment les troubles du comportement, perturbe gravement la socialisation et l’accès aux apprentissages.
  • L’accueil en Institut Educatif, Thérapeutique et Pédagogique se fait en internat ou demi-pension. L’enseignement est dispensé soit au sein de l’établissement lui-même par des enseignants spécialisés, soit en scolarisation à temps partiel dans des classes ordinaires ou spécialisées, d’établissements scolaires proches, avec l'appui des professionnels de l'ITEP. L'orientation vers un Institut Educatif, Thérapeutique et Pédagogique se fait par décision de la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (C.D.A.P.H) du département de résidence de l’enfant.   source internet :  Haute-Garonne - Aide handicap -Villemur-sur-Tarn.

Puis, dans les années 1957, est créé le collège -  le cours complémentaire qui trouve place, à quelques pas. Ce bâtiment constitue aujourd'hui l'école élémentaire Anatole-France.

 

 

Ecoles maternelle  (crèche, av Gal Leclerc) et élémentaire Jules Michelet cycle 2 (rive droite - rue Emile Pendaries)

 

Le collège Albert Camus sur la rive droite, rue Urbain Vignères

Le collège en 2011 comprend  46 professeurs,  431 élèves répartis  en  4 classes de 6ème (116 élvèves), 4 classes de 5ème (102), 4 classes de 4ème (101), 4 classes de 3ème (112)

Il y a aussi 57 élèves à la SEGPA (info sur le site du collège au 23 juin 2012).

 

La construction d'un  nouveau collège à Villemur-sur-Tarn d’une capacité théorique de 600 élèves avec une SEGPA (section d'enseignement général et professionnel adapté) de 64 élèves est décidé. La réalisation du projet est confié au  groupement Jean-Pierre Lott (architecte)/ Beterem / Oasiis /Gamma Conception (BET)
 

 

 

 



[1] A la suite de la réception de la circulaire préfectorale, « le Maire dit que le Curé ne peut payer une pareille somme [le prix de la location correspondant à la valeur locative]. Il estime d’ailleurs que M. David âgé de 84 ans mérite tous les égards de la population auprès de laquelle il remplit depuis plus de 40 ans son ministère ; aussi lui répugne-t-il de se prêter vis-à-vis de lui aux vexations qui résultent de l’application de la loi de séparation. Les conseils municipaux étant autorisés à nommer un gardien pour les immeubles anciennement affectés à l’exercice du culte ou à la résidence des desservants, M. le Maire propose de conférer le gardiennage à M David. Et de lui concéder à titre d’indemnité la jouissance gratuite des locaux du presbytère ». AM-Villemur, délibération 3 mars et 7 avril 1907, 6 octobre 1907, 5 juillet 1908. 


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