Enquête 1846   



 

 

ENQUÊTE DIOCÉSAINE

 

 DE 1846

 

 

En 1846, Mgr l'archevêque de Toulouse fit une enquête dans tout son diocèse

pour établir un état des paroisses[1].

 

voici le questionnaire[2] :

 

l'église

-        est-elle en bon état d’entretien ? indiquer si elle offre de l’intérêt sous le rapport de l’art ?

-         est-elle suffisante pour la population ?

-          ce qu’il y a à y faire ?

Indication et détail sommaire des dépenses à faire pour acquisitions pour travaux de reconstruction, d’agrandissement ou grosses réparations ? 

Ressources présumées que les fabriques ou communes pourront y appliquer ?

Déficit ?

 

 

Le presbytère

-         Est-il tenu à loyer, et pour combien par an ?

-         appartient-il à la commune ou à la fabrique ?

-         est-il en bon état d’entretien et suffisant pour sa destination ?

Indication et détail sommaire des dépenses à faire pour soit acquisitions  et constructions s’il n’en existe pas, soit pour agrandissement, reconstructions ou   grosses réparations ?  de celui qui existe ? Evaluation approximative des dépenses nécessaires .

Ressources présumées que les fabriques ou communes pourront y appliquer ?

Déficit ?

 

 

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VILLEMUR

 

 

Arrondissement de                                                            Toulouse

Canton de :                                                                       Villemur

nom de la paroisse du lieu de la situation des édifices :       Villemur

Titre sous lequel est érigé l’église :                                      curé

population de la paroisse :                                                 4000

 

Eglise

- est-elle en bon état d’entretien ? est-elle d’intérêt ?

Il lui faut tout ce qu’elle a .

elle n’offre aucun espèce d’intérêt

Elle n’est rien moins que solide.

 

- est-elle suffisante pour la population ?

Elle est petite d’un gros tiers.

Elle est si basse qu’on y étouffe en été.

 

- ce qu’il y a à y faire ?

Sa reconstruction est indispensable.

L’urgence en est reconnue par tout le monde.

Evaluation approximative des dépenses nécessaires

D’après un avant projet de reconstruction fait par M ? Rivet, ingénieur, il y a 8 ou 10 ans.

50.000 francs seraient nécessaires.

 

- Ressources présumées de la part de la fabrique ou commune ?

La fabrique ne peut rien faire. La commune avait promis de s’imposer il y a 8 ou 10 ans pour une somme de 10.000 francs . M. le curé pour pareille somme.

Déficit ?

30.000 francs

 

Presbytère

Il appartient à la commune .

Il est en bon état d’entretien grâce aux soins de M. le curé qui pour l’approprier à ses besoins et à ceux de ses trois vicaires, y a dépensé de ses deniers propres plus de 3500 francs. Les réparations qu’il y a à faire sont légères.

 

 

MIREPOIX

 

 

Arrondissement de                                                                  Toulouse

Canton de :                                                                              Villemur

nom de la paroisse du lieu de la situation des édifices :              Mirepoix

Titre sous lequel est érigé l’église :   succursale St Cyr et Ste Julitte, patrons

date du décret ou ordonnance d’érection à cause de son antiquité,

                                                 on n’a pas de décret ou d’ordonnance

population de la paroisse :     environ 560 âmes

 

Eglise

- est-elle en bon état d’entretien ? indiquer si elle offre de l’intérêt sous le rapport de l’art ?

Sous le rapport de l’art, elle n’offre aucun intérêt, de rien . Elle laisse bien des choses à désirer pour son ornement, mais la fabrique ne peut pas y suffire, n’ayant ni rente, ni fondation .

est-elle suffisante pour la population ?

Oui absolument parlant elle est suffisante.

 

- ce qu’il y a à y faire ?

Sa reconstruction est indispensable.

L’urgence en est reconnue par tout le monde.

 

- Indication et détail sommaire des dépenses à faire pour acquisitions pour travaux de reconstruction, d’agrandissement ou grosses réparations ? 

On estime que pour les travaux de construction et grosses réparations de cette église de Mirepoix, il faudrait une somme de 3990 francs. En effet elle est top basse, n’ayant que 5 m d’élévation. Aussi on y étouffe en été. Elle est trop humide en hiver, étant trop enfermée dans la terre. Aussi tout  se gâte, tout se pourrit, les dorures, les ornements, les linges, ce qui fait désirer depuis longtemps une grosse réparation, mais les moye,ns pécuniaires manquent .

 

Ressources présumées que les fabriques ou communes pourront y appliquer ?

On espère que la fabrique pourra y appliquer la somme de 1000 francs ; mais la commune ne peut rien faire ..

Déficit ?

2990  francs

 

 

Presbytère

- est-il tenu à loyer, et pour combien par an ?

Non, il est occupé par M. le desservant

 

- appartient-il à la commune ou à la fabrique ?

Il appartient à la commune

 

- est-il en bon état d’entretien et suffisant pour sa destination ?

Il est suffisant pour sa destination   , mais il est très mal bâti. Aussi il nécessite tous les ans des réparations qui surchargent la commune. Dernièrement encore il a fallu refaire à neuf un mur principal qui menaçait ruine, et pour payer la main de l’ouvrier, il a fallu emprunter, la commune étant sans ressources.

 

 

Indication et détail sommaire des dépenses à faire pour soit acquisitions  et constructions s’il n’en existe pas, soit pour agrandissement, reconstructions ou   grosses réparations ?  de celui qui existe ? Evaluation approximative des dépenses nécessaires .

le presbytère existant étant très mal bâti et par conséquent très peu solide, a toujours besoin de réparations

1° la muraille qu’on a refaite à neuf a besoin d’être reprise

2° le mur de terre qui ferme qui ferme le jardin menace ruine

3° le toit déjà vieux a aussi besoin de réparation. Pour consolider ce presbytère et procéder aux réparations urgentes il faudrait la somme de 350 francs.

Ressources présumées que les fabriques ou communes pourront y appliquer ?

la fabrique et la commune n’offrent aucune ressource pour cela. Néant

Déficit ?

350 francs

total pour les 2 édifices : 3340 francs

 

Observations :

Depuis longtemps nous gémissons de voir les besoins de notre église de Mirepoix, mais n’ayant point les ressources suffisants, il nous a été toujours impossible de procéder aux grosses réparations jugées nécessaires par Mgr l’archevêque lors de sa dernière tournée. Le produit des chaises qui est notre seule et unique ressource, suffit seulement pour l’entretien ordinaire du culte, nous souhaitons donc, dans cette occasion, M. le Ministrte des Cultes vienne à notre secours, et nous aviserons ensuite aux grosses réparations que demande la majesté du dieu qui habite dans nos saints temples. C’est le vœu de tous les habitants de cette paroisse .

 

 

SAYRAC

 

Pour Sayrac[3], nous disposons de la réponse suivantes.

        une feuille grand format: belle et ample écriture. -

 

Etat de l'Eglise et du presbytère de Sayrac 

 

1 / Eglise .

L'église est dans le hameau de la paroisse appelé Sayrac. Elle est succursale depuis le concordat. J'ai trouvé dans les annales de Villaudric qu'elle était paroisse en 1667. Mr d'Aubuisson m’ a dit qu'elle l' était il y a plus de quatre cent ans [4]. Sa nouvelle population ne va pas à trois cents âmes . L'Eglise est suffisante pour sa population. Il n'y a rien de remarquable sous le rapport de l'art. Elle fût bâti vers l'an 1780. Les murs souffrent un peu du côté du mauvais temps à cause de l'humidité. La toiture est en assez mauvais état, le plafond menace de tomber comme a déjà fait celui de la sacristie . Les ressources de la fabrique suffisant à peine pour fournir aux dépenses du culte divin, sont nulles pour fournir aux réparations. La paroisse est renfermée dans la paroisse de Villemur. Plusieurs fois sur la demande de M. le curé et de la fabrique, le conseil municipal a voté des fonds et on ne les  jamais employés . La sacristie est très petite , elle l'est même trop. Il ne serait ni difficile, ni coûteux de l'agrandir.

 

2 / Presbytère.

Il n'y a pas de presbytère . L'habitation où je suis appartient à plusieurs personnes. Il ne faudrait que la mort de quelqu'un d'elles pour me priver de la moitié. Mr d’Aubuisson a la bonté de payer le loyer d'une partie et du jardin. En somme, le curé est très mal logé.

Sayrac le 18 Janvier 1846

 


[1] Archives de l'Archevêché.

[2] tel qu’il se dégage de la réponse de M. le curé de Mirepoix qui reproduit intégralement les questions .

[3] Réponse du curé Barthélemy ALBERT qui était là depuis 1843. Il décédera à Sayrac en 1888 ayant restauré l'église et organisé lui-même avec l’aide et la participation des paroissiens à la construction du presbytère.

[4] Nous savons depuis l'ancienneté de cette paroisse apparaissant dans plusieurs documents du Moyen-Age         cf le livre d'Amédée Sevène sur Villemur , cf aussi le cartulaire de Conques. Les  premiers documents attestent l’existence d’une communauté  (paroissiale) à Sayrac vers  1250 – comme d’une église .

 

 

LAYRAC

 

Plusieurs courriers  ont été adressés à Mgr l’Archevêque à ce sujet.

 

Layrac le 7 Janvier 1846

Monseigneur

 

Conformément aux ordres de votre grandeur, j’ai l’honneur de vous transmettre les renseignements suivants sur l’état actuel de l’église et du presbytère de ma paroisse.

 

1° Arrondissement de Toulouse, Canton de Villemur, Paroisse de Layrac  (sous l’invocation de St Blaise).

 

2° l’Eglise est adjacente au presbytère ; elle est sise ou  placée à l’extrémité du village (levant) sur une petite élévation.

 

3° Elle est érigée sous le titre de succursale à la suite du concordat de 1801, à la même époque où furent érigées les autres églises paroissiales avant la première révolution .

 

4° La paroisse de Layrac se compose actuellement de 437 habitants.

 

L’ église

5° Rien de plus triste, ni de plus délabré que l’église de Layrac. Construite dans le plus mauvais goût du monde , elle est petite pour la population depuis surtout que les habitants des  paroisses voisines la fréquentent. Ce qui arrive tous les dimanches, parce qu’elle est au centre de quatre paroisses ; Montvalen, Bondigoux, Mirepoix, La Magdelaine. Monseigneur l’Archevêque en 1841 rendit une ordonnance pour diverses opérations majeures y furent  exécutés.

 

6° Il a été jusqu’à ce jour impossible à la fabrique de réunir des ressources suffisantes pour que cette ordonnance produisit son effet en 1840, c’est à dire avant la visite de Monseigneur, la fabrique avait déjà fait faire un plan et un devis qui portent à la somme  de 12630, 75, le montant des dépenses à faire.

 

La fabrique à déjà réclamé en 1840, en 1842, en 1844 auprès de Monsieur le Préfet qui a  constamment  renvoyé les pièces au Conseil Municipal de Layrac, lequel en reconnaissant d’ailleurs l’urgence des réparations ou reconstructions à faire à l’église toujours remis l’exécution faute de fonds disponibles. La fabrique depuis le 13 Octobre (8bre) 1939 a déjà délibéré dix fois au moins sur le même sujet.

 

7° Tout ce qu’a pu faire la fabrique, çà a été à force de zèle et d’économie de réaliser une somme de 1750 fr déjà en caisse et 200 fr alloué dans on budget pour cette année.

 

8° Dépenses  à faire pour réparation majeure ou reconstruction

de l’église de Layrac             12630,75

… de la fabrique                    1750

                        déficit           10880,75

 

 

presbytère

Le presbytère appartient à la commune . Il a besoin d’être réparé.
Le plafond du principal appartement a besoin d’être refait. Les contrevents et deux portes intérieures doivent être renouvelés.
Le presbytère étant petit et mal distribué a besoin d’être augmenté d’une chambre qui serait faite ou tirée d’une de ses dépendances 

Total des dépenses à faire                                         300 F

Ressources de la fabrique  et de la commune             000

                        déficit                                               300

 

Total des dépenses à faire pour l’église et le presbytère          12930, 75

Total des ressources de la fabrique et de la commune               1750

                                                                                             11160, 75

J’ai l’honneur d’être avec le plus profond respect,

de votre Grandeur, Monseigneur,

le Très humble et très obéissant serviteur .

Bonnes, prêtre desservant

 

*********************

 

Département de la H-G ;

 Bureau de l’architecte du département ;

église de Layrac

 

Toulouse le 4 Mars 1845

Monsieur le Préfet,

 

 Le Conseil de fabrique de  l’église de Layrac ayant pris une délibération par laquelle il déclare qu’il y a urgence à ce que l’église de cette paroisse soit reconstruite et demande qu’il y soit pourvu, vous m’avez chargé, de me transporter dans cette commune, afin de procéder à la vérification de l’église, et de vous adresser mon avis et mon opinion sur les réparations à faire ou bien sur l’opportunité de la reconstruction de l’église .

 

En présence de M. le Maire, d’un membre du Conseil municipal ; de M. le Curé et d’un membre du Conseil de fabrique, j’ai procédé à la vérification de la dite église, le 22 du lois dernier .

 

Après avoir parcouru et examiné avec une grande attention l’ensemble du bâtiment et toutes ses parties, j’ai reconnu que l’état actuel des constructions ne présentait point de signes d’insolidité[1] assez graves pour faire craindre une chute prochaine, soit de l’entier bâtiment, soit de quelques unes de ses parties ; mais j’ai remarqué que les dispositions et les proportions de l’église n’étaient point convenables, que le volume d’air n’était pas assez considérable, vu le peu de hauteur du plancher, que ce plancher et les charpentes exigeaient une prochaine réparation que cette église n’avait ni fonds baptismaux, ni chapelles, que les dimension du bâtiment n’étaient point suffisantes pour contenir la population  de Layrac.

 

Qu’enfin, le clocher situé sur un mur mitoyen avec le presbytère  offrait pendant les forts coups de vent, de sérieuses craintes  aux habitants du presbytère dont la vie pourrait être compromise.

 

Diverses observations m’ont conduit à approuver le projet des habitants de Layrac qui est de modifier les divers inconvénients que je viens de signaler, mais cette modification ne peut avoir lieu par une restauration faite à l’état actuel des choses, car le bâtiment solide tout au plus pour subsister tel qu’il est, ne pourrait supporter de grandes réparations sans compromettre les fonds qu’on y emploierait.

 

Je pense de même qu’il serait plus commode d’opérer une reconstruction totale.

 

Dans le cas où cette pensée serait adoptée, M. le Curé m’a affirmé que plusieurs personnes pieuses avaient consenti l’obligation écrite de fournir de suite annoncées la somme de 12000 F mais qu’elles ne voulaient rien offrir si on exécutait une restauration à cause de la conviction où elle sont, que l’argent dépensé à cet objet serait très mal dépensé.

 

M. le curé m’ a présenté un projet de reconstruction dressé par  M. Delor, architecte  des hospices civils. Il m’a paru très convenablement disposé pour les besoins de la commune . Le devis sommaire qui accompagne les plans, porte la somme totale de la dépenses à environ 24000 F. On pourrait peut-être réduire cette dépense, si on supprimait des parties qui seraient plus tard exécutées, alors il serait facile à la commune, sans faire de trop  grands sacrifices d’entreprendre une reconstruction totale de l’Eglise.

.

J’ai l’honneur d’être  avec un profond respect,

Monsieur le Préfet,

l’architecte du Département

 

pour extrait conforme à Layrac le 12 marsd1845, le maire : Amat

pour copie conforme , Bonnes, curé desservant 

 

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Toulouse le 10 Mars 1845

Monsieur le Maire

 

Au mois d’Avril dernier, M. le Président du Conseil de Fabrique de l’église de Layrac me fit parvenir une délibération de ce conseil, portant à ce qu’il y a nécessité à ce que cette église soit reconstruite et contenant la demande qu’il y soit pourvu.

 

Je donnai mandat à cette époque à M. Chambert, architecte du Département, de visiter l’état de l’édifice de l’église et de rédiger ensuite un devis des réparations qu’il jugerait nécessaires .

 

Cet architecte vient de me remettre son rapport, duquel il résulte que le bâtiment dont il s’agit, ne présentent pas de signes qui puisent faire craindre sa chute prochaine ; mais d’un autre côté, on ne pourrait sans changer les conditions de solidité y faire les améliorations que la disposition actuelle réclame.

M. Chambert propose donc de reconstruire totalement l’église.

 

Il annonce en même temps qu’un projet de reconstruction a été dressé, et qu’il serait possible de le ramener à exécution en supprimant certaines parties qui pourraient n’être exécutées que plus tard.

 

Je crois devoir vous communiquer sous ce pli tant la délibération prise par le conseil de fabrique que le rapport de M. l’architecte du département, afin que vous puissiez aviser à ce qui convient le mieux aux intérêts de la Commune de Layrac.
Vous jugerez sans doute utile d’en entretenir le conseil municipal la prochaine session légale.

 

Je vous prie de me renvoyer les pièces ci-jointes en dressant copiue de la délibération qui interviendra.

 

recevez , Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée

Pour le Conseiller d’état Préfet en congé

le secrétaire Général délégué

pour extrait conforme à Layrac le 12 mars 1845,Maire Amat

pour copie conforme : Bonnes, prêtre desservant

 

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Layrac le 7 Janvier 1846

Monseigneur,

 

Pour compléter les renseignements que j’ai l’honneur de vous transmettre sur l’état de l’église que je dessers, je dois ajouter ce qui suit.

 

A la suite d’une délibération de la fabrique, prise en 1844, Monsieur le Préfet donna mandat à M. Chambert architecte du département de visiter l’état de l’édifice de l’église de Layrac et de rédiger ensuite un devis des réparations qu’il jugerait nécessaires.

 

M. Chambert n ‘a pu remplir qu’en 1845 sa commission et le 4 mars dernier, il a fait à M. le Préfet le rapport dont j’ai l’honneur de vous envoyer l’expédition, ainsi que la lettre de M. le Préfet à M le maire de Layrac. le dit rapport, parfaitement exacte sur tout ce qui regarde l’état de l’église de Layrac et les réparations ou reconstructions nécessaires ne l’est pas tout à fait pour les 12000 F dont il est dit que j’ai garanti la somme sur des titres certains fournis par mes paroissiens. J’ ai déclaré, il est vrai qu’ayant certaines obligations écrites , la fabrique pouvait espérer de fournir le montant de cette somme  mais je n’ai entendu répondre de rien et bien m’en a valu ainsi qu’à la fabrique, car les obligations qui lui avaient été consenties sous seing privé ayant été rédigées[2] dans l’intention que toutes seraient valables, et néanmoins dans un sens ?? et avec des conditions contradictoires  , la fabrique s’est vue obligée de les rendre individuellement à chacun des souscripteurs, pour éviter les tracasseries et les graves inconvénients qui se présentaient pour le curé et les marguilliers.

 

Connaissance de cette démarche a été donnée par la fabrique, en juillet dernier au Conseil municipal de Layrac.

 

J’avais  présenté à M. Chambert  deux devis, l’un fait par  l’ordre de la fabrique en mai 1840 portant les dépenses à la somme de 12630 fr,75

l’autre devis fait depuis par M. Delor et auquel la fabrique est tout à fait étrangère  m’avait été procuré par un propriétaire de ma paroisse, ce devis qui se porte à 24000  avait convenu  à M. Chambert .

 

La Fabrique se trouve donc n’avoir d’autre ressources pour l’exécution du plan et du devis qu’elle a à faire et dont le chiffre se porte à la somme de 12630, 75 que la somme de 1750F.

 

Monseigneur, l’église que je dessers est dans l’état le plus pitoyable  et me semble mériter la menace d’un interdit si on ne la  répare pas d’une manière considérable au moins en exécutant votre ordonnance de 1841. Les dégradations deviennent  de jour en jour plus considérables. Je crains bien que si votre Grandeur n’intervient de quelque manière soit auprès des paroissiens qui ont grandement besoin d’être stimulés, soit auprès de qui de droit, un si triste état de choses ne dure encore longtemps, au scandale de la religion.

 

J’espère , Monseigneur, que votre vigilante et tendre sollicitude trouvera quelque moyen pour qu’il y ait dans ma paroisse qui n’est pas d’ailleurs entièrement dépourvue de piété, une église décente et convenable au culte de Dieu .


J’ai l’honneur d’être très respectueusement

de votre Grandeur, Monseigneur,

le très humble et obéissant serviteur.

Bonnes, prêtre desservant

 

 

 

 



[1] insolidité : mot surchargé ( le s mis à la fin du mot a été barré)

[2] toutes – a été barré


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