Eglises & chapelles   



 

 

Eglises et chapelles foraines

 

              

               plan établi et publié par AVH - Amis du Villemur Historique 

               "les Eglises de Villemur sur Tarn " novembre 2007, page 68

                         reproduit avec l'aimable autorisation de AVH [août 2009]

 

Ville de Villemur

 

église

Saint Jean

de Villemur

Située dans le quartier saint Jean[1],

« joignant le cimetière, sur le bord de la rivière,

à proximité

du Port-Bas »

Raymond fils de Guillaume de Villemur donne en 1115 cette église à l’abbaye de Moissac.

L’évêque de Montauban percevait les 2/3 de la dîme[2] ; Eglise démolie pendant les troubles[3] des guerres civiles et religieuses.

 

Saint Roch

Chapelle 

On évoque une célébration qui eut lieu en  1610 lors de l’avènement au trône de Louis XIII (cloche sonnée, procession - au temps du recteur Berenguier)

 

 

    

     carte Cassini

 

Rive gauche

 

Saintes Escariètes[4]

Annexe de Villemur

 

aujourd'hui commune et paroisse de Villematier

Eglise située « joignant la rivière du Tarn et un ruisseau où il y avait un grand précipice ».

A Calar[5]

 

Visitation de Notre-Dame

 

Chapitre St Etienne Toulouse [3/4 dîme]

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Rebâtie semble-t-il  vers la fin du XVII° sur un emplacement offert par Bertrand de Sers, seigneur de Sagnes, dans une pièce de terre des Murats[6]. En 1673 les matériaux provenant de l’église de Canet servirent à réparer Stes Escariettes

 

 voir page consacrée à certte paroisse : Saintes Escariettes

  

Sainte Raffine

 

commune de Villemur

 

aujourd'hui paroisse du Terme et précédemment de Magnanac

En ruines après les guerres de religion, complètement abandonnée, ne fût pas rebâtie.

La  topographie gardait encore mémoire du lieu en 1680 .

En 1141, l’église de sainte Raffine est donnée  avec les droits et dîmes afférents à l’hôpital Saint Jean de Fronton et à Eschafred prieur de celui-ci par Bernard de Prat avec ses frères et sœurs .

 

Sainte Marie de Rojols

 

commune de Villemur.

 

aujourd'hui paroisse de Magnanac.

Annexe de l’église de Magnanac

En 1141, donation par Pierre de Villemur et ses enfants à l’hôpital Saint-Jean de Fronton avec tous ses droits. Don complété par Bernard Gayral et son frère Pons. De même fit le  seigneur Hugues  de la Prade  renonçant à ses droits sur le dimaire de ce lieu. 

 

 

Rive droite

 

Favayroles

ou Fablayroles

 

la croix

de la pierre

ou de la peyre.

 

commune de Villemur.

 

aujourd'hui paroisse de

Villemur

Située au lieu dit Favayroles ou Fablayrolles

ou aussi « En Gourg »

ou encore « la Croix de la pierre ou lapeyre ».

 

[au-dessus de Villemur, au sommet du coteau en direction de Bondigoux, par le chemin de crête]

 

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Il ne subsistait dans la mémoire que les restes d’un cimetière. Au début du XX° subsistaient quelques restes infimes (décombres : morceaux de briques, tuiles).

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Les inhumations dans ce cimetière sont régulièrement mentionnées sur les registres de Villemur.

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Les archives de Mgr Guy Terrancle de Villemur/Varennes nous ont permis  de situer la propriété de ce lieu à divers ascendants : Garrigues/Blancal : ainsi l'acte de Vente le 29 juin 1724 entre Delle Jeanne de Cabrol veuve Pruet et Arnaud Garrigues de Villemur - au terrroir Fablayrolles d'une pièce de terre, où il y avait antérieurement une église et un cimetière que la communauté céda à la dite demoiselle

 

Saint Pierre

de Canet

 

Les fillols

la forêt

 

commune de Villemur.

 

aujourd'hui paroisse de Villemur.

 Le plan établi par AVH, 2007 p.68 situe cette église à hauteur de l’intersection de la D29 et D14  (domaine de la forêt).

 

comprend les filhols

cf actes notariés.

Saint-Pierre

 

Chapitre St Etienne Toulouse [3/4 dîme]

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En 1650, le chapitre fit rétablir cette chapelle[7].

Démolie ensuite en 1673 ; des matériaux de cette église furent utilisés pour la réparation de Saintes Escariettes. Le cimetière près de l’ église existait encore, en friche,  vers 1950 avec des tombes repérables, traces subsistantes encore lors de labours (soulèvement d’ossements, morceaux de briques).

En 1723, on parle ce dette chapelle au passé...

 

 

 

On observera que les 2 paroisses annexes du Born - Le Fraysse et la Rouquette -   sont plus éloignées du Born que de telle autre paroisse voisine. Ainsi Le Fraysse se trouve bien plus près de Bondigoux, et La Rouquette de Montgaillard. Les propriétés et  prises de possessions des abbayes expliquent cela. Comme c’est aussi et  autrement le cas entre Bondigoux et son annexe Villematier de l’autre côté du Tarn, appartenant l’une et l’autre à 2 diocèses différents.

 

Le Fraisse[8]

ou Le Fraysse

Annexe du Born

 

commune de Bondigoux.

 

aujourd'hui paroisse de Bondigoux.

 

 

Aux portes de Bondigoux près de  la route de Bondigoux à Montvalen (D 61)

 

 

église Saint-Etienne

 

Abbaye de Conques

et chapitre Cathédral de Montauban (1/2 dîme).

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Détruite pendant les guerres de religions sans qu'on puisse préciser la date (cf délib Villlemur 29 janvier 1723). Elle se situait sur l’ancienne route de Villemur à Rabastens. Eglise paroissiale, annexe jusqu’à la révolution de la paroisse du Born

En 1733 le chapitre cathédral de Montauban percevait la ½ de la dîme du Born et du Fraysse[n].

En 1723 il y a seulement la masure du clocher.

 

L’église du Fraysse et son cimetières sont encore attestés en l’an VI de la révolution. : vente aux enchères  (cf AM Villemur – délibérations) ;

 

On notera cependant que l'état du diocèse de Montauban en 1799 ne fait pas mention de cette paroisse. Elle a donc dû disparaître, le cimetière, seul, survivant jusqu'à la révolution.



[n] cf Jeannette Lagarde, "raconte-moi Bondigoux," page 59. Celle-ci présente plusieurs plans anciens de ce quartier situant bien l'espace de cette paroisse.

Voir parcelle 58 dite le clouquié.

 

Jeannette Lagarde considérant divers chemins de Saint-Jacques de Compostelle envisage que l'un d'eux (le chemin de St Georges) venant de Conques, passe par Le Born, puis Le Fraysse, pour rejoindre la route de Rabastens à Toulouse (op. cit. Lagarde page 59)

 

 

   

 tracé  aproximatif de la paroisse du Fraysse

(sur une carte topographique IGN  n°64, 1981) 

à partir des 3 plans publiés par Jeannette Lagarde.

"Raconte-moi Bondigoux" pages 26, 58, 165.

 

Coteaux : vallée du Tescou 

 

La Rouquette[9]

Annexe du Born

 

La Rouquette

fut commune,

rattachée à Montgaillard en novembre 1832

 

commune de Montgaillard (81).

 

aujourd'hui

paroisse de Montgaillard.

On  lit parfois que cette paroisse pouvait se trouver aux portes de Bondigoux près de  la route de Bondigoux à Montvalen (D 61)

 On la situera plutôt au dessus de Montgaillard, le Tescou traversé (suivant la localisation portée sur la carte de Cassini)

 

Il convient de ne pas confondre  le lieu dit de Roquette dépendant de la paroisse de Villemur sur  la route de Bondigoux à Montvalen – hameau de Roquette, où habitaient notamment les Roquette. Les actes de ces familles sont souvent passés à Bondigoux (baptêmes et sépultures). Ils célébraient en effet les évènements de la vie chrétienne à Bondigoux.

 

et la paroisse de la Rouquette

 

 

 

La Rouquette, paroisse, se trouvant sur la rive droite du Tescou.

 

église dédiée à

St Pierre-aux-liens

 

Chapitre cathédral de Montauban - dîme : 1/2

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Seigneur temporel :

le roi

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Le chapitre cathédral de Montauban[1] bénéficiait en 1733 de la moitié de la dîme du Born et de ses annexes Larouquète et Fraysse.

 

La Rouquette[2] 210 familles 30 communiants.

L’église fut interdite à cause de sa vétusté (au XVIII°)

 

 La Rouquette succursale du Born – Peuple assez nul, environ 55 communiants «  il ne reste qu’une vieille église, qui était interdite longtemps avant la révolution ». Pendant la Révolution, la plupart des paroissiens se rendaient à Verlhac. M. Marti n’a prêté aucun serment, et fut approuvé en 1800 comme curé.


[1] Amédée Sevène, Notice sur Villemur. Ce même chapitre a la moitié de la dîme de Tauriac et de son annexe Vilette et du tiers de celle de Mirepoix.

[2] Etat du diocèse de Montauban à la fin de l’ancien régime - en 1799, cité par Daux, Histoire de l’Eglise de Montauban

 

                             

                                    tracé  de l'espace  aproximatif de la paroisse de la Rouquette

                                     (sur une carte topographique IGN  n°64, 1981) 

 

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Sources – Notice sur Villemur, Amédée Sevène, 1898

Les églises de Villemur – AVH Association les Amis du Villemur Historique, les églises disparues de la commune de Villemur  68-69

 



[1] Sevène, Notice sur Villemur, 1898, page 44

[2]

[3] Sevène p. 44 : Actes Me Guillaume Pendaries  7 août 1612, et Me Timbal 4 juin 1615 ; délibération 30 mai 1677.

[4] S’écrit de toutes les manières : Saintes-Escariettes, Sainte Scariète,Sainte-Cariète

[5] cf  les églises de Villemur – AVH, 2007

[6] Sevène pages 61-62

[7] Sevène pages 61-62

[8] Sevène page 163

[9] Sevène Page 163

 

 

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Documents

 

24 janvier 1723

 

Il a été dit - que M. Durouson écrivain de cette commune aurait fait quelque séparations au tableau du grand autel de l’église de la présente  ville et d’autres tableaux de la dite église a fait à certaines raisons de certaines fournitures dont il demande d’être payé.

que le dit sieur syndic  et le procureur d’office et les voix recueillies, l’assemblée a prié M. le curé de vérifier l’état que ledit Durouson a donné et règle ce qu’il faut lui faut payer pour son travail et fourniture, et au pied d’icelui  MM les consuls lui tireront mandement sur le trésorier de la communauté  de ce que le dit curé aura trouvé à propos de payer audit Durouson, de même pour le travail que Jean Donnadieu  menuisier a fait à raison de ce.

Il a été dit que l’église de la Vinouse dépendant du consulat est en mauvais état qu’elle menace chute.

Le sieur syndic et procureur d’office oui les voix recueillies  a été délibéré qu’il sera dressé un devis des réparations  nécessaires à faire à l’église  dont on fera faire des proclamations pour être envoyées à Mgr l’intendant afin qu’il plaise à sa Grandeur d’en passer le bail au dernier moinsdisant et d’imposer la somme qui sera contenue en la dernière moinsdite.

Plus il a été proposé que dans ce consulat il y a plusieurs locals vacants  dont la communauté en supporte les tailles comme emplacement en était anciennement l’église du Fraisse où il y a encore la masure du clocher, celui où était l’église appelée de Canet et …celui où était la chapelle appelée de Rajols  dont le tout fut détruit et démoli dans le temps des guerres des calvinistes et comme ces locals cultes peuvent se rendre utiles à porter du revenu, il se trouvera des personnes qui les prendront et de se chargeront d’en payer les tailles, même en donneront quelque chose à ladite communauté. Il serait à propos d’en faire des proclamations  requérant être sur ce délibéré … autre où était l’église et cimetière de sainte raffine.

Que les dits sieurs et syndic et procureur d’office et les voix colligées, a été délibéré que les locals ou emplacements seront mis aux enchères à condition que ceux à qui l’adjudication  en sera faite seraient tenus  outre ce qu’ils donneront à la communauté  de se charger de ce compoix des locales  et des matériaux du clocher du Fraisse, sera employé à faire en gardefol à l’endroit du jardin par M. le comte de Belisle vicomte de Villemur, de Alexandre Benech et qu’il a cédé à cette communauté en remplacement de partie de foiral Notre-Dame qu’il a pris pour la construction d’une grange ou magazin, il sera aussi employé la tuile d’une vieille masure de muraille inculte et qui a croulé , où il y avait anciennement une fontaine appelé danger ?? qui sera à ces fins démolies, et les dites proclamations faites et les dites et les offres et susdites recettes, seront envoyées avec expédié de cette délibération, le tout attaché à une requête qui sera présentée à Mgr l’intendant afin qu’il plaise à sa Grandeur en autorisant la présente délibération  permettre la passation des baux.

 

Traces au temps de la Révolution

biens d’abord affermés :

le 21 germinal an IV  [10 avril 1796] pour un an

-         l’ancien cimetière de Stes Scariette sauf les chênes : Mathieu aîné, 3 livres

-         le cimetière du Fraysse : 1 boisseau, Junière

 

puis biens vendus par adjudication

-         Le sol  de l’église et le cimetière du Fraisse [1 boisseau ½ de la fabrique du lieu]est adjugé le 14 fructidor an IV [ 31 août 1796] à Junières, cultivateur pour 47 livres

-         Ancien cimetière de Canet [14 ares 65 centiares de la commune de Villemur] adjugé le 11 germinal an XI [1er avril 1803] à Pendaries, propriétaire pour 44 livres.

sources : Henri Martin, Documents relatifs à la vente des biens nationaux - Département de la Haute-Garonne, 1924, page 315

 


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