D'Aubuisson de Voisins & Lespinasse de Saune   



 

Les familles

d'Aubuisson de Voisins

& 

Lespinasse de Saune

 

         

 

Ces deux familles se sont succédées à Sayrac.

 

           

 

1 / D’  AUBUISSON DE VOISINS

 

 

Noble, notable ou hobereau ? [1]

 

Une information  rencontrée[2]  nous apprend qu’il s’agit d’une famille de noble origine, établie en Languedoc, Seigneur de Nailloux et de  Ramonville-Saint-Agne.

 

L’ouvrage de Jules Villain[3] présentait des données généalogiques riches et instructives.

 

Les notes de travail de M. Marcel Peyre apportaient une connaissance de la présence des d’Aubuisson dans la vallée du Tarn depuis le XVII°

 

Les recherches de Pierre Salies apportent un renouvellement de l’approche « nobiliaire » des d’Aubuisson et précisaient la distinction des branches et d’Aubuisson de Voisins ainsi que les passages des titres et biens de frère en frère pour parvenir à une nouvelle souche.

 

Les recherches contemporaines menées par des membres de la famille des d’Aubuisson[4] complètent ces diverses données.

 

A l’égard de chacun, nous reconnaissons notre dette. A chacun, notre gratitude.

 

Par ailleurs lors d’une première présentation[5] que nous avons faite, le passage des d’Aubuisson aux Lespinasse se trouvait précisé.

 

 

 

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NOTES de Marcel Peyre –Décembre 2006

Traces des d’Aubuisson à Sayrac/Villemur

 

Des traces au XVII° - XVIII°

-         en 1631,  la destruction des fortifications de la place de Villemur : le château fort  ainsi que les remparts[6].Ceci corrobore les données de pierre Salies présentant les Daubuisson comme des entrepreneurs de travaux.

         voir document de l'abbé Jean Lestrade : particularités inédites

-         en 1631, les Daubuisson viennent à Sayrac.[7]  On peut raisonnablement penser que c’est bien alors qu’il menait ce chantier[8] à Villemur, , qu’il a pu acheter des biens dans la contrée, notamment à Sayrac.

-         en 1743, les héritiers de noble d’Aubuisson sont assignés pour comparaître devant le subdélégué de Montauban (Villemur dépend de la juridiction de cet évêché  pour « répondre et défendre » (sic) les intérêts de la communauté, le curé de Sayrac ayant démoli le presbytère et devant le reconstruire à ses frais.[9]

 

NOTE de Alphonse Brémond[10]

C’est Germain  d’Aubuisson, écuyer, capitoul en 1663, 1670 qui fût déclaré noble en vertu de son capitoulat par jugement souverain, rendu par M. Bazin de Besons le 30 septembre 1670.

 

 

 

 

NOTES Pierre Salies

Le suivi de la présence des d’Aubuisson à Sayrac nous le devons à Pierre Salies[11] :

Pierre d'AUBUISSON  fut Conseiller du Roi et Contrôleur en l'Election de Comminges[12]. A sa mort (1667), il possède : trois maisons à Toulouse, une métairie à Lalan­de, la maison de la Claquière et la métairie de la Vialle à Pibrac, la métairie du Tucol[13] à Sayrac, divers biens à Villemur, Vacquiers, etc., mais plus rien à Nailloux.

 

Les relations demeurent étroites avec l'autre branche, ce qui explique la présence des prénoms

- Germain (1622)

- Jean-Germain (1628),

donnés par parrainage à deux enfants de Pierre, qui en eut au moins dix, dont encore

- Jean (1620)

- Etienne

- Pierre (1626)

- autre Pierre (1629).

 

Un Conseiller en l'Election de Comminges, Pierre de COMIGÈRES, fut le parrain du premier Pierre, né en 1626. Ayant légué ses biens, en 1652, à Pierre d'AUBUISSON son collègue, il voulut que l'hérédité passe ensuite à son filleul, à la charge de porter son nom et ses armes. Celui­-ci, marié en 1658 à Perrette d'ALAIX, de Duesmes en Bour­gogne, avocat au Parlement Capitoul en 1677-78, devint donc Pierre d'AUBUISSON de COMIGÈRES. Mais il n'eut pas de postérité. Son frère Jean hérita des nom, armes, et office de Conseiller.

 

Leur frère Pierre d’Aubuisson, né en 1629, épousa, en 1678, Françoise de VOISINS, de Pibrac-Cornebarrieu, et en eut deux enfants:

 

Aaron et Françoise, mariée, en 1714, à Pierre de VENDAGE de MALEPEYRE.

 

Aaron, seigneur de Cornebarrieu, n'eut pas d'enfant de Françoise de COUPILHAC, épousée en 1729. En ses testa­ments, dont le dernier fut fait l'année de son mariage, il régla l'ordre de dévolution de ses biens, nom et armes, et mourut le 19 janvier 1730.

 

Ce fut Pierre-François, son cousin, qui continua le nom de d'AUBUISSON de VOISINS. 

 

Puis son fils, Germain, époux de Marguerite de RIVALS de GREUSES.

Enfin, son petit-fils, Jean-François, qui épousa, en 1768, Jeanne-­Françoise DASSIÉ.

De la nombreuse famille de ce couple, un rapport de l'an VII assure que, sur sept enfants alors vivants, on compte deux émigrés et cinq républicoles.

 

 

NOTES –Archives d’Aubuisson

Aaron d’Aubuisson  aura pour héritiers ultérieurs[14] noble Jean-François Daubuisson et Jeanne Louise d’Aubuisson, enfants de Germain d’Aubuisson et de Margurite de Rivals de Greuses, le père étant le frère d’Aaron d’Aubuisson qui alors possédait Sayrac

 

RECHERCHES  faites à Sayrac

Pour notre compte, les recherches personnelles menées  sur les registres paroissiaux de Sayrac ont permis de situer les d’Aubuisson de Voisins à Sayrac entre 1700 et 1840, puisque les actes principaux de la vie se trouvaient accomplis là (naissances, baptêmes, mariages, décès).

 

Plusieurs questions au cours des recherches se sont trouvées posées :

-     quelle était leur implantation toulousaine au XVIII°? où résidaient-ils ? outre leur position de propriétaire terrien, que faisaient-ils

quelles connaissances de la fratrie d’Aubuisson durant  la période révolutionnaire[15] ?

quels sont  les faits et gestes connus des uns et des autres, quelle est leur situation?[16]  

 

Plusieurs de ces questions se sont trouvées pour une part éclairées ? Ce sont ces résultats qui sont ici présentés. D’autres restent encore à résoudre ou du moins à approfondir.

 

D’aubuisson -  habitations toulousaines

quelques adresses repérées et notées[17] :

Jean D’Aubuisson

Quai de Tounis

1703

Cm Germain d’Aubuisson époux Marguerite de Rivals – habitation de Jean François son frère

Rue des Magères

1749

Jean Pierre Marguerite

16, Rue des fleurs

1820

Jean François d’Aubuisson

6 rue des nobles

1841

Dame Anne Catherine d’Aubuisson de Voisins

14 Rue Ste Anne

+ le 29 mars 1849 (71 ans) acte 1778

D ????

Trèbes

 

Noël François Lespinasse de Saune,

29 rue Saint Aubain

arrondissement St Pierre

1815

1816

Lespinasse de Saune

La Dalbade

 

Hemet

Arrondissement  St Augustin

1816

 

Germain d’Aubuisson[18] ( fils cadet) x Jeanne de Maruc + le 30 avril 1691 à  54 ans

Contrat de mariage du 23 octobre 1850[19]

 

A la révolution les d’Aubuisson de Voisins possèdent :

Il a 2 fils émigrés[20]

2 maisons à Toulouse (3°section, n° 106 et 392)

le domaine  de « las cabanes » à Sayrac 125 arpents environ

le domaine de  Bruniquel dont la métairie de « Payrol » 90 arpents

 

 

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Registres paroissiaux de Sayrac

 

Pierre[21] x Françoise du CEILLIER de Pibrac ( + 26/04/1710) MR Sayrac le 04/11/1700

1 -. Françoise[22], née   le 14/10/1701 x (âgée de 35 ans) le 15 janvier 1737[23]

                        1 - 1 Jean-Pierre MALFRÉ (36 ans, veuf) Me chirurgien à Montclar-de-Quercy

2 -. François[24], né le 18 janvier 1703 ; + le 14 septembre 1716[25]

3 -. Jean-François [26], né  le 08/06/1704 x Sayrac

            Jeanne de BESSON

                        3-1 . Marguerite, née le 13 juillet 1730[27]

4 – Germain[28], né le 26/01/1706 x Sayrac le 8 juillet 1742

                        décédé[29] le 19 juillet 1752

ses 2 enfants Jean-Fraçois et Jeanne-Louise sont mentionnés en 1753 comme héritiers de leur oncle Aaron d’Aubuisson, frère de noble Germain.

Marguerite de GREUSSES de RIVALS [30]de Magnanac

 

Contrat de mariage[31] le 9 mai 1742

Ils ont pour enfants :

4 -1  Jean-Joseph, né le 19 mars 1744 [32] , décédé le 21 décembre 1749 [33]

4 -2 Jeanne-louise, née le 24 décembre 1745 [34]  

4 -3 Jean-François, né le 25 janvier 1747[35]            

5 – Anne[36], née le 10/05/1707

6 – Jean[37], né le 21/04/1709

 

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Génération fin XVIII° -XIX° (dont le passage de la période révolutionnaire)

 

Jean-François d’Aubuisson de Voisins- noble[38]  et notable, + à Sayrac le 20 Avril 1808 à 61 ans -  

x Jeanne-Françoise DASSIÉ  dont il a eu 7 enfants[39]

 

1 - Jean-François[40] - né le 19 avril 1769[41], baptisé le 21 avril[42] à la cathédrale Saint Etienne. Il a pour parrain noble Jean François d’Aubuisson, écuyer et pour marraine : Dame Catherine Bousat, veuve de noble César Dassié, avocat au Parlement,

Il est Officier de la légion d’honneur, Chevalier de Saint Louis, Mainteneur des Jeux floraux., Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences de Toulouse, élu membre Correspondant en 1821 de l’Institut[43] pour la section de minéralogie.

§         études à Sorèze (achevées en 1786 – il y avait acquis les premières notions de minéralogie)

§         entreprend des études de droit[44] publicse destinant à la diplomatie.

§         devait partir auprès de l’ambassadeur d’Espagne au Portugal, mais la mort soudaine de celui-ci mit un terme, à Bordeaux, à l’entreprise ce projet. Il demeura à Toulouse,

§         En 1789 est reçu comme aspirant au corps royal d’artillerie[45]

§         à la révolution, il quitte la demeure familiale en 1792, « passe en Espagne d’où il est envoyé en Allemagne »[46],

§         sert dans les armées royales ou du Prince de Condé durant 13 ans et 6 campagnes,

§         Il se retire en la Saxe, il est élève de Werner à l’Ecole de Freiberg[47]  de 1797 à 1902,

§         Revient clandestinement voir ses parents et les siens,

§         le 21 janvier 1803 est nommé adjoint aux collections et à la Bibliothèque à l’Ecole des Mines à Paris avec un appointement de 1.500 fr,

§         il rentre au pays en 1805[48],

§         13 février 1807, attaché au corps des mines (Annales mines Boucheron) séjour de 5 ans dans le Piémont comme ingénieur nommé,(départements de la Doire et la Sésia),

§         passeport[49] délivré à J. F. d’A., ingénieur des mines en 1809.

§         ingénieur en chef de première classe[50] au corps impérial des mines –Direction à Toulouse, nommé[51] 1811,

§         En 1811 il suit les mines de Vicdessos et de Rancié ,

§         Le 5 février 1816, la croix de Chevalier de Saint Louis lui est remise par son cousin le Marquis d'Aubuisson, de Ramonville,

§         au corps royal des mines, minéralogiste et  hydraulicien avec notamment l’alimentation en eaux de Toulouse, les « fontaines », le château d’eau, travaux de 1817 à 1828,

§         il a été conseiller municipal à Toulouse durant 14 ans[52], membre de l’académie des jeux floraux en 1820,

§         auteur en 1828 de « l’histoire de l’établissement des fontaines de Toulouse », [ed. Douladoure],

§         une lettre du curé Fieuzet de Villemur le présente avec son frère curé de  la paroisse Saint-Pierre comme l’auteur d’un plan de restauration du presbytère de Sayrac[53].

 

 

Il a épousé N[54].

 

Il meurt sans enfant le 20 Août 1841[55] « à l’âge de 72 ans ». Les obsèques ont été célébrées à la cathédrale Saint-Etienne, sa paroisse.

 

 

§         l’année 1816 jusqu’au 24 octobre 1817. Il obtient le « Diplôme minéralogie Dresde » (texte en allemand, diplôme imprimé), comme ingénieur en chef des Mines du30 juin 1818.

 

 

Dans les documents, on trouvera une liste des publications, articles et ouvrages.

-         12 mars 1812, membre de l’Académie des Sciences et des Belles Lettres de Toulouse

-         12 février 1819, nommé mainteneur des Jeux floraux (Toulouse)

-         8 avril ? diplôme de la Société royale d’Agriculture et des Arts du département de l’Ariège – reçu comme membre associé honoraire et libre.

-         5 février 1821, nommé membre correspondant de l’académie royale des Sciences (Paris)

-         25 juillet 1821,  diplôme Suisse ( Societas Naturae Scrutatorum Helvetoum)

-         22 janvier 1823, inscrit comme membre de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale

 

 L'émigration fut composée surtout de nobles et de prêtres, mais pas uniquement, et commença dès le 14 juillet 1789. La révolution décida la confiscation et la vente des biens des émigrés (2 septembre 1792), l'exécution de tout émigré pris les armes à la main (9 octobre 1792), le bannissement à perpétuité des émigrés et la peine de mort contre ceux qui repassaient la frontière (23 octobre 1792). Une nouvelle loi plus complète fut publiée le 28 mars 1793. On dressa et imprima une liste générale des émigrés, qui comprenait plus de 30000 personnes. Bonaparte accorda l'amnistie aux émigrés par sénatus-consulte du 6 floréal an X (26 avril 1802), mais de nombreux émigrés étaient déjà rentrés en France. Les derniers ne revinrent qu'en 1814. La loi du 5 décembre 1814 rendit aux émigrés leurs biens confisqués par l'Etat et non vendus. La loi du 27 avril 1825 affecta à leur indemnisation 30 millions de rente au capital d'un milliard (le fameux milliard des émigrés).

           

2 -  Jean-Pierre-Marguerite – dit le chevalier d’Aubuisson –

né à Toulouse le 18 mai 1770[56], chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint Louis[57]. Il donne un bon résumé de son itinéraire dans la lettre adressée au duc de Berry[58]. .

§         il avait été admis en qualité d’élève dans le corps royal de l’artillerie. Mais il n’y entra pas suite aux évènements[59] (1789),

§         en1791 intègre le corps des officiers avec lequel il a fait la campagne de 1792 dans l’armée du Roi - aux ordres des princes, frères de Louis XVI, et toutes les autres campagnes aux ordres du Prince de Condé – en Allemagne à Worms -  [il a fait les campagnes de 1793,94,95,96,97]. Il a servi en Russie, en 1797 lorsque le prince de Condé passe au service du Tsar (armée dissoute en 1800)

§         à l’issue de la Révolution, il rentre n France et étudie les sciences exactes (1802),

§         maître de mathématiques à Toulouse à Toulouse, changé en juin 1805,

§          il est choisi pour professer les mathématiques appliquées  au lycée de Marseille (5° et 4° classe) le 27 prairial an XIII (16 juin 1805)[60]. En 1809, il a déjà plus de 10 ans d’exercice dans l’enseignement,

§         « le chevalier d’Aubuisson enseigne les mathématiques appliquées à la faculté des sciences[61] et dirige l’observatoire de Toulouse de 1806 à 1822 »

q       professeur d’astronomie à l’école Spéciale des sciences en juillet 1809[62],

q       professeur de mathématiques appliquées à la faculté des sciences de Toulouse – et à l’observatoire. Il est également nommé secrétaire de cette faculté (lettres des 5 et 25 juillet 1809),

q       docteur ès sciences (cf lettre du 12 juin 1810), titre délivré sur recommandation, en conformité avec le titre de professeur,

q       directeur de l’observatoire[63] en 1812 ?, confirmé le 26 juin 1814[64].

§         En 1812, un rapport de police le décrit de bonne moralité, attaché au Gouvernement et il remplit ses devoirs avec zèle.

§         Le 31 octobre 1815, il est reçu Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint Louis, par Son Altesse Séré­nissime Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé. Il demeure très actif au service du Roi et de sa cause[65]. On en a un témoignage dans la lettre au duc de Berry alors qu’il est  directeur de l’observatoire.

§         Il habite alors 16 rue des Fleurs[66] où se trouve l’observatoire.

 

- il épouse dame Etiennette Honorine Cruzy Marcilhac[67] dont il aura 2 filles dont Félicité et une autre, Nina religieuse du Sacré Cœur.

- il meurt   accidentellement : il s’est noyé en se baignant dans la Garonne le 23 juin 1822[68].

- peu de jours avant sa mort il avait acheté un bien à 1 lieue ½  de Toulouse pour 73.000 fr, surévalué. Avait été déjà payé 35.000 fr.[69]

 

3        - Anne Victor Ignace[70]: né le 31 juillet 1772 à Toulouse.

il s’enrôlât dans les armées de la république et combattit en Espagne[71].

Il reçoit les ordres mineurs le 4 Septembre 1802, sous-diacre le 17 Décembre 1803 ; diacre le 17 mars 1804 ; prêtre le 26 Mai 1804 (cahier-Table des prêtres).

§         vicaire à ND. du Taur  de 1804 à 1814,

§         puis à la cathédrale Saint-Etienne,

§         chanoine titulaire en 1816,

§         curé de Montastruc de 1818 à 1821,

§         curé de Saint Pierre de 1821 à 1830.

Sa présence à Sayrac est attestée lors du projet  de rénovation du presbytère, élaboré par son frère, ingénieur des mines, en 1834. En septembre 1841, il célèbre un baptême à Sayrac[72].

Il est décédé à Toulouse le 19 février 1854.

 

4        - Jeanne Jacquette[73] épouse Hilaire Alexandre  Just Pasteur de Claverie, capitaine de cavalerie à  Castel Léon (Castellon) au service du Roi d’Espagne. Campagne de Catalogne en 1794 dans l’armée espagnole, blessé à la montagne Sainte Madeleine.

Elle reviendra à Sayrac en août 1805 et novembre 1806 ; elle donnera naissance à 2 filles baptisées en l’église de Sayrac

2 enfants nés en 1805 et  1806  baptisés dans l’église de Sayrac

·       l’aînée, Marie-Louise-Jeanne-Françoise-Barbe-Nathalie  qui a eu pour marraine Barbe de Lespinasse née Claverie, tante maternelle.

·       N.

En 1804 elle réside à Trèbes.           

Son mari a laissé 2 livres de raison qui demanderaient à être consultés[74].           

5        -  Anne Joséphine, née le 30 mai 1771[75], veuve d’un officier de Louis XVI

ayant  épousé Alexandre de Castéras Laurière, officier de cavalerie.

Elle habite Trèbes dans l’Aude.

 

6        -  Marie-Anne-Eulalie,[76] née le 5 février 1778[77] qui restera célibataire.

 

7        -             note : nous n’avons trouvé dans les divers relevés que les noms

de 6 enfants[78]. Pierre Salies site un document qui en compte 7 .

On pourrait trouver ici  un nom mentionné par Marcel Peyre :

 

Eleonore [Anne-Eleonore ?], ayant épousé  Henri-Emmanuel de Vacquié qui fut maire près la révolution, consul pendant la restauration[79].

Elle pourrait être la dernière enfant, née vers 1779-80.

·       un seul fils, mort à l’âge de 8 ans.[80]

 

 

 

Situation au cours de la Révolution[81]:

-         le père Jean-François demeure, semble-t-il, à Sayrac ainsi que toutes ses filles Joséphine, Louise, Jeanne et Anne :

-         l’inventaire des biens nationaux, la séquestre de ceux-ci, biens retrouvés ensuite.

Remboursement[82] des frais de séquestration, payés par Daubuisson père le 22 octobre 1794.

-         2 enfants (garçons) sont déclarés absents depuis le commencement de 1792[83]

Deux enfants sont régulièrement répertoriés comme émigrés[84]. Ils ne sont pas nécessairement nommés[85].

Nous savons  par différents écrits[86] qu’il s’agit de Jean-François qui est passé en Espagne, puis de là a gagné l’Allemagne et de Jean Pierre Marguerite qui a le même itinéraire.

 

Aux dires de Jean Pierre Marguerite, les deux frères ont la même durée de service[87] , « les mêmes jours de service dans le même corps »

-         Nous ne savons rien du parcours de Anne Victor Ignace.

 

A.M. Villemur

 

la notice « villemurienne » Jean-François - comme son frère Jean Pierre Marguerite - aurait émigré en 1993 en Espagne[88] 

« il émigre en 1793, trouve asile chez l’officier espagnol, son beau-frère. Il put gagner l’Amérique espagnole où il fit souche[89]. Son valet Bedel franchit avec lui les Pyrénées, mais  ne le suivit pas en Amérique[90]. Il semble que ce Bedel soit resté en Catalogne espagnole où  on lui donna le nom de son village d’origine…On dota Bedel du nom de Sayrach »[91].

 

Les sources de ces informations nous demeurent inconnues[92]. La notice citée  semble ignorer le célèbre hydraulicien dont une rue de Toulouse porte le nom et qui était le propriétaire du domaine de Sayrac, momentanément conseiller municipal de Villemur. 

Décédé sans enfant, sa nièce Félicité, fille de son frère Jean Pierre Marguerite, directeur de l’Observatoire, héritera de ses biens.

 

o       Jean-François (le minéralogiste et hydraulicien)

§       passe en Espagne, puis gagne l’Allemagne

o       Jean ‘’Pierre’’ Marguerite (le directeur de l’observatoire)

§       en Allemagne, puis en Russie

o       Anne Victor (le prêtre)

§       « le plus jeune fils de Victor d’Aubuisson, Ignace s’engage dans l’armée des Pyrénées, cela pour éviter l’arrestation de son père et de sa sœur Eléonore âgée de 14 ans et la saisie de leurs biens qui échapperont ainsi à la vente commune des biens nationaux » .[93]

 

Les d’Aubuisson dans la vie locale

Jean-François d’Aubuisson sera  présent à la vie locale

-          en mai 1834, il dénonce[94] à l’autorité diocésaine le curé Brassier au sujet du changement de l’horaire de la messe et  du grand mécontentement des gens.  Brassier pour sa défense dit à son sujet :  « vous connaissez l’homme et vous savez qu’il un petit peu fou ; c’est sans médisance ou au moins sans calomnie ». Le curé Brassier semble indiquer une certaine animosité existante[95]

-         le 4 décembre 1836, le curé Sicard évoque M. D’Aubuisson[96] au sujet du presbytère.

-         en 1837, il est conseiller municipal[97] de Villemur. 

-         le maire l’évoque aussi dans un courrier du 8 juin 1837 au sujet du presbytère[98], véritable serpent de mer..

 

son frère prêtre, Anne Victor d’Aubuisson, aussi. Sa signature accompagne un acte célébré (baptême par ex.)

 
 
 
             

[1] Réflexion  introductive de la note parue dans le bulletin municipal  de Villemur en 1993. Nous ne saurons davantage développer ce propos et lever l’alternative. Anobli certes en 1670, notable apparemment , bobereau [petite noblesse qui vit sur ses terres] sans doute, mais pas seulement.

On voit cependant cette branche bien inscrite dans ce terroir  à Sayrac tout au long du XVIII° siècle, et  reparaître un temps en 1803 avec les d’Aubuisson  (Claverie).

*MR à Sayrac de Pierre François d’Aubuisson et de Marie Anne de Champlard le 31/05/1712 – enfant Marguerite + 18/08/1716

*MR de Françoise d’Aubuisson et de Jean-Pierre Malfre le 15/01/1737

*MR de Germain Daubuisson de Voisins et de Marguerite de Greusses le 08/07/1742

de Pierre François Daubuisson et de Françoise du  Cellier le 04/11/1700 – enfant François + 14/09/1716

* Jean Joseph Daubuisson + 6 ans le 21/12/1749

[2] En langue anglaise  (site internet : http://freepages.genealogy.rootsweb.com/~corpusnobiliorum/aubuisso.html )

[3] Jules Villain – La France Moderne – Grand dictionnaire généalogique, historique et biographique – Haute-Garonne & Ariège, 1913 – 2° partie , T 2 p 1554

[4]  M. Philippe d’Aubuisson (Mme Jean-Paul Cazard). M. Philippe d’Aubuisson nous a permis l’ accès aux archives Lespinasse de Saune (documents s’étendant sur trois siècles). C'est aussi M. Roger d'Aubuisson.

[5]  Décembre 2005,

[6] Notes de Marcel Peyre : seules sont épargnées la Tour de défense, car elle abrite le moulin et les porters de la ville. M. d’Aubuisson propose de ne pas raser les murs d’enceinte, mais de garder une hauteur de murs qui servirait de parapet et d’appui aux maisons attenantes.

Il semble que ces conseils ont été suivis d’une part en qui concerne les maisons de la rue du rempart Notre-Dame qui surplombent la Balat (fossé N-D) et d’autre part en bordure du ravin avec les « escoussières ».

[7] Ils ne sont pas de la noblesse de robe. La vente des offices s’est faite au siècle suivant. - M. Peyre.

[8] Contrats passés et taches entreprises  correspondant  à la présentation de Pierre Salies.

[9] Cf Marcel Peyre –  qui ajoute : nous ne connaissons pas la suite donnée à cette affaire.

[10] Nobiliaire Toulousain, 1863, p.40.

[11] Archistra, n° 26, 1977

[12] Provisions du 31 mars 1626, A.D. Hérault B 35.

[13] Il semblerait ici qu’il y ait eu confusion. Ce lieu dit n’est pas connu à Sayrac

[14] Inventaire du domaine de Sairac chez Me coulom

[15] Cf AD  2QA  et  AM de Villemur, Cahiers des Délibérations.

[16] Un certain nombre d’informations présentées par Marcel Peyre  dans le bulletin de Villemur.

[17] Nous n’avons pas recherché les 2 maisons à Toulouse, mentionnées par l’inventaire des biens nationaux .

[18] Ces informations sont données par Jules Villain – La France moderne, Grand dictionnaire généalogique, historique et biographique – Haute-Garonne & Ariège, 1913,  T2 – 2° partie – p 1554 « nous n’avons pu – dit Villain  citant Saint-Allais– établir la filiation de cette branche que nous retrouverons à Toulouse à la fin du XVIII° ». Concernant le mariage  d’Aubuisson-Maruc des conervgences avec les apports de Mme Cazard, même si on constate des divergences de date. 

[19] 23 octobre 1650 - date que l’on lit sur la copie consultée. En désaccord avec d’autres dates données.

[20] Cf AD 2 Q A.

[21] Nommé Pierre-François (de Toulouse) dans l’acte de mariage du 4 novembre 1700 et dans l’acte de baptême d’Anne en 1707. Témoin : Pierre Garrigues de Toulouse. Nommé seulement Pierre dans actes de Baptême et/ ou de mariage de sa fille (1737). Porté Pierre bourgeois domicilié à Toulouse  en1703.et en 1709, porté domicilié à Toulouse et Sayrac en 1701, 1704 ; porté écuyer en 1704 et en 1737 (mariage de Françoise).

[22] Baptisée à Sayrac le 23 octobre 1701. Parrain : Jean d’Aubuisson de Toulouse ; marraine Françoise des Voisins

[23] Le père est porté : écuyer . Témoins : Jean-François d’Aubuisson

[24] Baptisé à Sayrac le 11 janvier 1703. Parrain : Germain de Maruc de Toulouse ; marraine Jeanne du Ceillier de Montauban.

[25] Sépulture le 15 septembre 1716 ; témoins Jean Champlard, vicaire de Villematier et Joseph Muret de Sayrac.

[26] Baptisé à Sayrac le 13 juin 1704. Parrain : Jean d’Aubuisson de Toulouse ; marraine : Françoise d’Aubuisson Toulouse.

[27] Baptisée à Sayrac le 6 septembre 1730. Parrain : Pierre d’Aubuisson, seigneur de Cornebarieu ; habitant Toulouse ; marraine Marguerite de Pocheville de Toulouse – le père est désigné comme écuyer

[28] Baptisé à Sayrac le 2 février 1706. Parrain : Germain de Maruc ; marraine : Jeanne de Bourguignon.

- mentionné  domicilié à Sayrac en  1744, 1745, 1747.

[29]  Mentionné dans l’ acte du 10 mars 1753 (inventaire).

[30]  de Greusse de Rivals, Abbé de Lavaur, frère de l’épouse.

[31]  Noble germain d’aubuisson de Voisins, seigneur de Caussanus

Fils de défunt noble Pierre François d’aubuisson et de dame Françoise du Sellier, assisté de noble Jean François Daubuisson don frère d’une part  et demoiselle Marguerite de Rivals habitante de cette ville, fille de défunt Messire Guillaume de Rivals seigneur de Greuses et de défunte Marie de  Clausade assisté de messire Jean Louis de Rivals chanoine et [… ???] de l’église de Lavaur, son frère et de Marie Augustin de Rivals, sieur de Langlade,  chevalier de l’ordre militaire de Saint Louis, ancien capitaine des Grenadiers au Régiment de Noailles

[32] Baptisé à Sayrac le 23 mars 1744. Parrain : Jean-François d’Aubuisson de Toulouse, oncle paternel  ; marraine : Anne de Rivals, de lavaur, tante maternelle.

[33]  Sépulture le 22 décembre 1749 à l’âge de 6 ans  ( = N 1743) – domicilié à Sayrac.

[34] Baptisé à Sayrac le 27 décembre 1745. Parrain : Louis Guillaume de Pouzols de Magnanac ; marraine : Jeanne de Besson de Toulouse, tante paternelle.

[35] Baptisé à Sayrac le 28 janvier 1747. Parrain : Jean d’Aubuisson ; marraine : Françoise de Rivals.

[36] Baptisée à Sayrac le 11 mai 1707. Parrain Aaron d’Aubuisson ; marraine Anne d’Aubuisson, sœur de la baptisée

[37] Baptisé à Sayrac le 26 avril 1709. Parrain Jean Pendaries et marraine Marie-Anne Olivier de Villaudric.

[38] – Noble et Ecuyer cf acte de baptême de son fils Jean-François à Toulouse en 1769. Considéré comme « descendant des seigneurs de Blagnac, eux-mêmes descendants de Simon de Montfort » |[Indication donnée par  Maurice Manière, archiviste diocésain , «  Le clergé du diocèse de Toulouse, du XIX° et XX° » , Eché, 1984. au sujet de Victor d’Anne Victor Ignace, prêtre].

[39] Nous en connaissions 6 – ce qui est exact en 1813 selon un document énumérant chacun et donnant le chiffre de 6, Pierre Salies citant une source en dénombre 7 : un (e) décdédé(e) entre 1793 et 1813.

[40]  Ce Jean-François d’Aubuisson   de Voisins, est le célèbre minéralogiste et hydraulicien, l’ingénieur en chef  de première classe directeur au corps royal des mines, officier de la légion d’honneur, chevalier de Saint Louis, membre correspondant de l’Institut de France, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences de Toulouse selon les indications  de Pierre Salies : « Jean-François d’Aubuisson de Voisins, né le 19 Avril 1769,  fils de Jean-François et de Jeanne Dassié. Célèbre minéralogiste et hydraulicien. Mort  à Toulouse le 21 août 1841 ». – Dictionnaire des rues de Toulouse 1989  … Il fit ses premières études à Sorèze. A 18 ans il se destine au droit –  on le destine plutôt à la diplomatie mais un décès en décide autrement . En 1789 il est reçu comme aspirant au corps royal d’artillerie. Officier d’artillerie avant 1791. Il prit du service dans l’Armée de Condé, il ne put rentrer en France qu’en 1805.  Il avait profité de son séjour en Allemagne pour suivre les cours de Werner à Freiberg de 1797 à 1802 tout comme Leopold von Buch. Le Conseil des mines se l’était attaché  dans ces circonstances exceptionnelles en le nommant ingénieur des mines et conservateur de ses collections, nommé dans le corps d’ingénier des mines le 13/02/1807 . Il passa 5 ans dans le Piémont. En 1817, membre du conseil municipal de Toulouse . Il a écrit  en 1801-1802 un ouvrage en trois volumes sur les mines de Freiberg , en 1819 un traité de Géognosie en deux volumes et divers mémoires par la suite . Son traité d’Hydraulique a connu 2 éditions (1834 et 1840). Son œuvre est complétée par son Traité du mouvement de l’eau dans les tuyaux de conduite paru en 1836. C’est évidemment l’application toulousaine qui reste  dans les mémoires avec le captage et le distribution des eaux effectuées de 1817 à 1828 .. On lui doit le grand travail de distribution d’eau.  -    pour une ville de 50.000 âmes, doter de 200 pouces d’eau pure = 43 litres/seconde à raison de 80 litres par habitant – 16000 m de conduite alimentant 111 bornes fontaines et 5 fontaines monumentales. Jean-François d’Aubuisson écrira lui-même « l’histoire des fontaines de Toulouse » en 1828…. Membre du Conseil d’Arrondissement et du Conseil municipal, il écrivit plusieurs courriers au Vicomte M. Lainé, président de la chambre des députés, ministre et pair de France , le 21/07/1816, comme les 05/09/1816 depuis Rodez et le 02/10/1816 de Toulouse pour  dire son mécontentement vis-à-vis de son député : M. de Villèle. M. d’Aubuisson apparaît comme un contre-révolutionnaire  actif.

Allié à une famille distinguée du pays, sans enfant. Il meurt le 20 Août 1841. [Le « dictionnaire de Toulouse »  Novembre  2004  indique seulement  : (1769-1841) ]. Le Vicomte de Panat est déclaré ‘’son parent’’, notice nécrologique des Annales des Mines.

[41] Une situation assez  embarrassante – et inexpliquée, nous sommes en présence  de 5 dates différentes :

-          le 16 avril 1769 ( son frère – note manuscrite des éloges BM Toulouse, Annales des Mines Boucheporn (1847)

-          le 17 avril 1769 donnée par le site sur la légion d’honneur.

-          le 19 avril 1769 (Pierre Salies – dictionnaire des rues de Toulouse et article d’Archistra ; la copie de 1786 que nous reproduisons). Le baptême le 21.

-          le 16 août  1769 cité par le vicomte de Panat – son parent, académie des Jeux floraux.

-          le 17 août 1762 cité par les annales des Mines ( livre du centenaire, 1897)

Entre le 16 et le 19 avril 1769, le choix est difficile. Chacune a des arguments. Nous retiendrons le 19. 

[42] Nous avons consulté un acte établi le 11 décembre 1786, dûment authentifié.

[43] http://www.annales.org/archives/x/oeuvre.html

[44] Note manuscrite de Anne Victor Ignace, son frère, au début du livre des éloges, BM Toulouse.

[45] Metz ?

[46]  Note manuscrite de Anne Victor Ignace, son frère, au début du livre des éloges, BM Toulouse.

[47] Autorisation à continuer son cours de minéralogie – autorisation du ministre plénipotentiaire de la République française près la cour Electorale de Saxe du 20 nivôse an 10 (10 janvier 1802)

[48] Cf Annales des Mines, Boucheporn (1848).

[49] Cf Archives nationales – passeport 1793-1818 – n° F/7/3564

[50]  Porté ingénieur en 1810- almanach impérial pour l’année 1810 , et ingénieur en chef 1ère Classe  au ‘’corps des ingénieurs des mines’’  1841 - Extrait de Annales des Mines ,pages 805 et suiv.

[51] 2 mai 1811 où il succède à Brochin – cité par le site de la mine du Rancié  [Auzat-Vicdessos] ) et les Eloges (nales des Mines).

[52] Eloges de Brassine.

[53] Le maire de Villemur mentionne le 8 Juin 1837 à l’archevêque de Toulouse :  « qu’en 1834, au temps du curé Sicard - pour réparer ce logement – plans et devis avaient été  dressés par M. D’Aubuisson, ingénieur des mines assisté de son frère, curé de Saint-Pierre à Toulouse ».

[54] ‘’allié par un mariage, d’ailleurs modeste sous le rapport de la fortune, à une famille distinguée du pays,.sans enfants à son grand regret, mais reportant sur des nièces et des sœurs  ces soins tout paternels ....’’ cf Annales

[55] Nous avons relevé nous même sur le registre des sépultures  de la paroisse Saint-Etienne 1841 – acte 234, la sépulture de Jean-François d’Aubuisson le 20 Août 1841. Il habitait 6 rue des Nobles – aujourd’hui rue Fermat [allant de la place Saint-Etienne à la place Saintes Scarbes] .

[56] Date, cf  Jules Villain – La France Moderne – Grand dictionnaire généalogique, historique et biographique – Haute-Garonne & Ariège, 1913 – 2° partie , T 2 p 1554. Il s’agit bien du directeur de l’Observatoire de Toulouse qui succéda à Hadancourt et Vidal qui essayèrent de prolonger la période d’effervescence du siècle précédent. Il est alors  le père des deux  filles en bas-âge, nièces dont se chargera Jean-François son frère suite à son décès. Il est bien en ce cas le père de Félicité qui épousera Adrien Lespinasse de Saune. Il est celui que l’auteur de l’éloge de Jean-François désigne comme « l’un de ses frères, son ancien compagnon d’armes et d’études, directeur de l’observatoire de Toulouse périt victime d’une horrible catastrophe, laissant ses 2 filles en bas-âge »  - éloge aux jeux floraux .

[57] Il semble que ce soit en 1818 cf lettre de M. de Guilhermy du 11 septembre/30 novembre 1818.

[58] Pierre d’Aubuisson de Voisins né à Toulouse en 1770, destiné dés sa plus tendre jeunesse au service du Roi, avait dirigé ses études pour entrer dans le corps royal d’artillerie ; il refusa d’y entrer en 1789 parce que la volonté du Roi n’était pas libre. Ce refus le fit admettre dés l’instant de son inauguration en 1791 dans le corps des officiers avec lequel il a fait la campagne de 1792 dans l’armée du Roi aux ordres des princes, ses frères [frères de Louis XVI], et toutes les autres campagnes aux ordres du Prince de Condé [il a fait les campagnes de 1793,94,95,96,97] Jusqu’au moment où il est allé au service de la Russie ; alors il a eu plusieurs fois l’honneur d’être de garde auprès de votre Altesse Royale.

Sa famille l’ayant rappelé en France en 1802, son goût pour la science et son désir de ne point être inquiété pour ses opinions fondées sur un dévouement absolu à la cause du Roi, le firent entrer dans l’instruction publique comme professeur de mathématiques, puis il a été nommé directeur de l’observatoire de Toulouse. IL n »’a pas un seul instant perdu de croire et de concourir au rétablissement  de son légitime souverain et quoique son expérience lui fit connaître que sans une discipline très sévère (impossible à établir) et sans un chef qui put imposer par son autorité, il ne pouvait se former de parti vraiment utile, il n’hésita pas  comme capitaine dans celui qui se forma au commencement de 1814 pour s’opposer à tout projet du congrès de Chatillon [NDLR : le 5 janvier, ouverture du Congrès de Châtillon entre les quatre grandes puissances alliées et la France]  qui aurait pu être contraire au rétablissement des Bourbon. Le voisinage de l’armée anglaise lui faisait entrevoir quelque probabilité de succès.

[59] Cf le récit de son parcours – lettre au duc de Berri – ce dernier : Charles-Ferdinand de Bourbon, duc de Berry, second fils du comte d'Artois a été assassiné le 29 septembre 1820.

[60] Lettre du Ministère de l’Intérieur – Département de l’instruction Publique que nous avons consultée.

[61] Il a dés lors de grade de docteur ès sciences le 12 juin 1810.

[62] Cf lettre du Grand Maître de l’université impériale  M. le Préfet de la Haute-Garonne du 5 juillet 1809

[63] «  Comme un mauvais présage, le 19e siècle s’ouvre avec la mort de Darquier le 9 janvier 1802. Les directeurs successifs de l’Observatoire, Hadancourt, Vidal, d’Aubuisson, essaient en vain de prolonger la période d’effervescence du siècle précédent. Peu à peu, l’Observatoire de Toulouse s’enfonce dans une profonde léthargie. Le bâtiment, mal équipé, mal entretenu, se délabre avec les années ; Desplas, Marqué-Victor et Vauthier, dirigeants peu entreprenants, ne parviennent pas à inverser la tendance .La nomination de Frédéric Petit en 1838… » ; l’éloge de Jean-François d’Aubuisson aux jeux floraux le situe comme: ‘’ l’un de ses frères, son ancien compagnon d’armes et d’études, directeur de l’observatoire de Toulouse périt victime d’une horrible catastrophe, laissant ses 2 filles en bas-âge’’. Si la société  d’Astronomie populaire de Toulouse consultée (courrier de septembre 2005) ne paraissait pas (re)connaître  Jean-Pierre-Marguerite d’Aubuisson comme un des directeurs de l’observatoire toulousain, confirmation nous a été donnée par l’Association des Toulousains de Toulouse et par les recherches faites auprès de l’Académie des sciences de Toulouse. Il s’agit du chevalier d’Aubuisson . Quand est-il directeur, en 1812 ?  selon ce que peurt laisser penser la lettre  du Recteur d’Académie dans une lettre du 9 mars 1814.

[63] Cf notice  nécrologique – Académie des Sciences, inscriptions et Belles Lettres – Histoire de l’académie de Toulouse n° 60120 p.300. « M le chevalier d’Aubuisson de Voisins (Jean-Pierre-Marguerite) était né en mai 1770 d’une famille ancienne et considérée ». … « Un accident funeste a enlevé le chevalier d’Aubuisson dans un âge où il pouvait encore nous rendre de nombreux services [en note on lit : il s’est noyé  en se baignant dans la Garonne le 23 juin 1822] ».

« Il venait d’être admis en qualité d’élève dans le corps royal de l’artillerie lorsqu’il courut se ranger sous les drapeaux des Princes frères du Roi sur les bords du Rhin. Il fit alors la campagne de 1792 et passa ensuite à l’armée de Condée, dans laquelle il servit activement jusqu’à l’époque où elle fût licenciée . Rentré en France après la révolution du 18 brumaire, il se consacra à l’étude des sciences exactes, il fut choisi pour professer les  mathématiques au lycée de Marseille. Nommé directeur de l’observatoire à l’époque où M. Vidal se retira à Mirepoix.

[64] Cf lettre de M. Malaret, maire de Toulouse du 26 juin 1814 que nous avons consultée. Egalement cité par le document communiqué par l’Association des Toulousains de Toulouse, extrait de l’ouvrage : « ils observaient les étoiles, cinq siècles d’astronomie toulousaine » – catalogue d’exposition – organisée par les Archives Municipales du 21 juin au 18 décembre 2002.. Le document ajoute : « Il observe les occultations d’étoiles, et les taches du soleil. Les mémoires qu’il rédige pour l’Académie des Sciences de Toulouse porte également sur les perfectionnements qu’il est possible d’apporter à divers instruments comme le cercle répétiteur et le sextant ». Il appartient à la dernière génération post-révolutionnaire qui maintint une reconnaissance nationale à l’établissement toulousain . Celui-ci se situait sur une tour des remparts (à l'angle du boulevard Carnot et de la rue du Rempart-Saint-Etienne) où Garipuy et Darquier avaient multiplié leurs observations. 

[65] Cf les 2 brouillons d’une lettre adressée au Duc de Berri

[66] Cf  adresses de courriers en 1818

[67] celle-ci - semble-t-il, Etiennette d’Aubuisson,  est décédée le 17 octobre 1883 à 87 ans , obsèques à ND la Dalbade le 18 octobre.

[68] Cf notice  nécrologique – Académie des Sciences, inscriptions et Belles Lettres – Histoire de l’académie de Toulouse n° 60120 p.300. « M le chevalier d’Aubuisson de Voisins (Jean-Pierre-Marguerite) était né en mai 1770 d’une famille ancienne et considérée ». … « Un accident funeste a enlevé le chevalier d’Aubuisson dans un âge où il pouvait encore nous rendre de nombreux services [en note on lit : il s’est noyé  en se baignant dans la Garonne le 23 juin 1822] ».

« Il venait d’être admis en qualité d’élève dans le corps royal de l’artillerie lorsqu’il courut se ranger sous les drapeaux des Princes frères du Roi sur les bords du Rhin. Il fit alors la campagne de 1792 et passa ensuite à l’armée de Condée, dans laquelle il servit activement jusqu’à l’époque où elle fût licenciée . Rentré en France après la révolution du 18 brumaire, il se consacra à l’étude des sciences exactes, il fut choisi pour professer les  mathématiques au lycée de Marseille. Nommé directeur de l’observatoire à l’époque où M. Vidal se retira à Mirepoix.

M. le chevalier d’Aubuisson était un homme d’une grande simplicité  de mœurs, sévère pour lui-même et indulgent pour les autres, d’une piété douce et d’un dévouement sans bornes à la dynastie légitime. Il était chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis » .

[69] Dans une note, non datée, à ce sujet, on lit : « il serait de l’intérêt de la veuve de ne pas prendre le bien … le contrat est passé, mais il est encore au bureau des hypothèques ».

[70]  Date,  notice Villemurienne , (bulletin d’information, 1993).

[71] Cf Marcel Peyre.

[72] Un enfant né à Villaudric, né de père inconnu. (registres de catholicité de  Villaudric – archives archevêché).

[73] Date, notice Villemurienne, (bulletin d’information, 1993).

[74] AD Perpignan – 2 cahiers : 10 J 49 et 50 (fond Boixo) –  l’un commencé en  1803 (2 parties : histoire de sa vie et de sa famille ;  description de la santé de ses jeunes enfants), l’autre en 1810 : inventaire de ses biens, notice sur son épouse et ses enfants

[75] Date, Villain op. cité, p 1554. Déjà veuve en 1804

[76]  Date, Villain, op. cité,  p 1554

[77] Date, idem

[78] Cf p.10 note 40.

[79] Cf Marcel Peyre , notice 1993 « Les 2 fils aînés d’Aubuisson  émigrent en Espagne avec Henri-Emmanuel de Vacquié futur époux d’Eléonore. – chacun accompagné de son valet. D’Aubuisson par ses relations obtient un poste honorifique à la cour de Madrid. Il sera délégué par le gouvernement espagnol en Amérique latine et se fixera au Salvador » Marcel Peyre.

« Bonaparte octroie l’armistice aux émigrés. Ignace d’Aubuisson revient au pays ainsi qu’Emmanuel de Vacquié et le valet de ce  dernier Terret  de celui-ci dit « sans-souci ».

Henri Emmanuel de Vacquié est le dernier représentant d’une dynastie dont le membre le plus éminent fût le maire prestigieux qui administra la commune pendant les premières années de la Révolution.

Les propriété d’Henri Emmanuel furent vendues comme biens nationaux en 1792. Ils comprenaient la ferme dite du Pont délicat appartenant aujourd’hui à M. Cisiola et sise près des lieux occupés par les établissements Borja et aussi le domaine du Roussel où résidait M. Eeckoutte. C’est un boulanger qui disait-on ne donnait du pain que s’il entendait le son de l’or qui acquit le roussel. Le Pont Délicat fût acheté par un certain Dastros.

He,nri Emmanuel de Vacquié époux d Eléonore d’Aubuisson n’eut qu’un fils mort à l’âge de 8 ans. Sans descendance directe, il avait légué sa maison de Toulouse à l’église de la Daurade et une autre qui existe toujours à la sortie de l’église de Magnanac sur la route de la Garrigue. On l’appelle le couvent, car elle a été légué aux sœur de la croix chargées d’éduquer les jeunes filles. Un don de 1200 fr or est fait à l’hospice de Villemur afin de créer 12 lits. Henri Emmanuel de Vacquié fut consul pendant la restauration. » M. Peyre (2006)

CT - Un frère de Henri Emmanuel pourrait être :  Marie Jean Henri  de Vacquié, né à Villemur le 3 juillet 1761, ancien militaire, prêtre en 1813  (52 ans), vicaire à Saint-Sernin, curé de Reyniès [T-Gne], chanoine titulaire 1825, décédé à Toulouse le 30 janvier 1839.

[80] Marcel Peyre.

[81] Lettre  du 9 messidor an 3 (AM Villemur)

Liste des individus absents de leur domicile

- Vacquié Henri dit Saint Martin, officier du Régiment de ci-devant Champagne – cavalerie, absent depuis mai 1790

- Daubuisson fils aîné bourgeois absent depuis le commencement de l’année 1792

- Daubuisson fils second bourgeois, depuis le commencement de 1792

Cette lettre comporte un extrait des registres de délibération de Villemur du 3 février 1791.

9 brumaire an 3 – délibération p 10 (AM Villemur)

appréciation des personnes mise en cause

Jean-François Daubuisson reconnu par ses concitoyens pour un homme probe,  vertueux, et bienfaisant ayant donné depuis la révolution des preuves de son patriotisme été justifié par le suffrage de tout le peuple du reproche d’avoir participé à l’émigration présumée de ses 2 enfants lesquels s’étaient échappés de sa maison dans un temps où il ne pouvait s’y opposer à cause d’une maladie grave qui le retenait dans son lit, ayant élevé ses enfants qui lui restent dans l’amour des lois et de la patrie .

Joséphine, Louise, Jeanne et Anne Daubuisson sœurs n’ayant peu participé à raison de leur âge à l’émigration de leurs frères, s’étant toujours montré les unes et les autres populaires et ayant constamment [11]  manifesté des sentiments conformes à la révolution, aimant le peuple et leur patrie d’après les renseignements fournis à leur égard par le comité constituant.

[82]  Département de la Haute Garonne – district de Toulouse – Bordereau : Recette néant; Remboursement des frais de séquestration 122 livres 6  - «  Je soussigné, receveur des Domaines et Bois nationaux, près le District de Toulouse reconnaît avoir reçu de M. Daubuisson père d’émigré habitant de Toulouse la somme de 122 livres 6 sols - Bordereau ci dessus , et ce pour le remboursement des frais exposés et raison de la séquestration de ses biens suivant l’état de recette et dépense autorisé ce jour d’hui par le district du département. La main levée accordée au dit Daubuisson par autre arrêté du département du 28 brumaire dernier confirmatif de celui du district du 23  - Dont quittance, sans préjudice d’aucuns droits et actions…Fait à Toulouse le 1er frimaire de l’an 3ème de l’ère Républicaine.

[83] AM. Villemur, 1793.

[84] Cf  Pierre Salies - De la nombreuse famille de ce couple, un rapport de l'an VII assure que, sur sept enfants alors vivants, on compte deux émigrés et cinq républicoles.

[85] Cf  AM Villemur – lettre de 1793

[86] Cf  la lettre biographique de Pierre Marguerite au duc de Berry, les notes de Anne Victor Ignace au sujet de Jean-François, sans oublier les nombreux hommages à leur sujet.

[87] Brouillons de la lettre au duc de Berry

[88] Il nous semble que des confusions sont pu  s’introduire  concernant  l’exacte identité et la désignation des enfants, leur lieu d’émigration, leur situation familiale et  l’ordre générationnel (par ex. Anne Victor Ignace est prêtre et non le père de 3 enfants).

[89]  Cf  Bulletin d’information de Villemur de 1993 -  «  On ne saurait oublier une branche d’Aubuisson trop tristement célèbre, outre atlantique : la major Roberto d’Aubuisson (1943-1992), chef des escadrons de la mort au San Salvador, considéré comme le responsable de l’assassinat de Mgr Romero. Il était le  chef de ARENA      (Nationalist republican Aliance), fondé en septembre 1981 par des militaires d’extrême droite, combinant anti-communisme et nationalisme, semant la mort. Il fût candidat d’extrême droite à la présidence et ne fût pas élu » .Les d’Aubuisson sont par ailleurs nombreux en France : quelle est l’origine française de Roberto Cordero d’Aubuisson  né en 1944 à Santa Tacla (San Salvador), fils de don Carlos  (décédé en 1954) et de doña Joaquina Arrieta qui élèvera ses 4 enfants : Carmen, Roberto, Carlos et  María Luisa, en travaillant comme employée de l’inspection générale des Services électriques. Roberto d’Aubuisson est décédé  le jeudi 20 Février 1992 dans un hôpital de la capitale, des suites d'un cancer de la gorge. enterré le 22. Son fils Pierre sera blessé le 19 mai 1994-

Son autre fils Roberto est un des député du Libertat.

[90] Quel lien entre ces d’Aubuisson  du Szlvador et les d’Aubuisson de Voisins  qui  avaient une demeure familiale à Sayrac ? Les recherches  faites par M. Philippe D’Aubuisson  ainsi que les contacts personnels qu’il a eu avec des descendants  venus en France (famille Herodier)  connaissent une branche au San Salvador. Est-ce celle d’où proviendrait aussi Roberto d’Aubuisson ? Ce n’est pas certain.

Ce qui le serait par contre, aux dires de M. Ph. D’Aubuisson en février 2007 - c’est que cette branche Américaine  n’est pas issue des d’Aubuisson de Voisins (Sayrac), mais d’une autre plus ancienne.

[91] La notice de 1993 ajoute : « Nous avons récemment accueilli une famille de Barcelone qui porte ce nom et se considère comme la descendante de notre domestique sayracois. Elle a visité le village, les rares vestiges du domaine d’Aubuisson et pris contact avec quelques personnes dont M. l’abbé Mayzen, Etienne Ramond, et le colonel Bénech. », Bulletin municipal de la commune de Villemur – 3 groupes familiaux des milieux de l’architecture, du journalisme ou de l’imprimerie (communication  Peyre et Benech).

[92] Tradition orale ? autres sources ? Il serait intéressant de connaître le parcours de cette ‘’tradition’’et de l’étudier.

[93] Marcel Peyre, note de 2006 – communication   à Christian Teysseyre.

[94] Porté propriétaire à Seyrac 

[95] Lettre du curé  Brassié - 6 Mai 1834 –  Sayrac « aux Bousigues » au vicaire général , M. Berger  « je sais moi qu’il n’y en a  point d’autre que la volonté d’un homme que ma présence trouble ; c’est M. le marquis de Voisins qui voudrait me savoir à 100 lieues parce que j’ai annoncé l’an dernier  que ceux qui ne se confessaient jamais pourraient  bien mourir comme ils ont vécu …peccato vestro moriemini … Brassier, prêtre. »

[96] C’est une maison glaciale, étroite, incommode ; il est impossible de la réparer. Les réparations projetées de M. d’Aubuisson ne serviraient de rien. D’ailleurs c’est à mon dépens qu’on les ferait . M. d’Aubuisson loue il est vrai une chambre de la maison que j’habite ; il la loue 30 Francs , mais depuis il a supprimé de supplément qu’il donnait depuis 40 au curé de Sayrac, que le propriétaire fasse les réparations projetées et alors le loyer n’est pas suffisant ; je l’augmenterai, mais je ne puis pas donner 130 francs pour le loyer d’une chambre à Sayrac . C’est cependant ce qui arriverai si je condescendais aux offres de M. d’Aubuisson ou même alors serais je privé d’un jardin dont on me laisse encore jouir pour quelque temps.

Je n’ai aucune décharge pour mettre mes petites provisions de bois, de vin, de légume. Je suis réduit à les enfermer dans quelque mauvais coin.

[97] Lettre du curé Fieuzet de Villemur le 5 janvier 1837 : l a paroisse de Sayrac n’offre pas  les mêmes ressources  que les autres paroisses. Sur 24 conseillers municipaux , il n’y a peut-être  que M. Daubuisson de Voisins  qui habite Sayrac, il est alors bien difficile qu’il s’en trouve un nombre suffisant pour voter les fonds nécessaires à l’érection d’un presbytère à Sayrac ».

[98] Le maire reconnaît que le logement de M. le curé de Sayrac n’est pas convenable, vérité reconnue depuis longtemps par le conseil municipal. Une somme de 600 à 700 - en 1834 pour réparer ce logement – plans et devis dressés par M. D’Aubuisson, ingénieur des mines assisté de son frère, curé de Saint-Pierre à Toulouse – avait reçu l’approbation du conseil (pour se dédommager réduction à 50 fr de la somme des 100 fr donnés à M. le curé de Sayrac  au titre d’indemnité de logement.

 

                  

des   d’Aubuisson aux Lespinasse de Saune

 

Jean-François d’Aubuisson de Voisins, marié, n’avait pas eu d’enfant. Son frère mourut encore jeune, laissant deux enfants jeunes dont il s’occupa.

ces deux enfants sont les 2 sœurs d’Aubuisson : Félicité et Nina religieuse du Sacré Cœur[1]

Félicité était la nièce de Jean-François d’Aubuisson fille de Jean-Pierre Marguerite . Elle hérita des biens de son oncle à Sayrac à sa mort en 1841.Elle avait épousé Adrien Lespinasse de Saune en 1842. Les premières mentions qui nous sont connues des Lepinasse à Sayrac sont de 1851.

 

                 Ach. diocèse Toulouse - mariage Lespinasse - d'Aubuisson

            

 

Félicité d’Aubuisson  est décédé le 8 juin ;

obsèques le  10 juin 1871 (acte 185 paroisse ND la Dalbade)  à l’âge de 50 ans ND la Dalbade.

 

     On notera aussi, relevée sur les registrees de la cathédrales:

           Marie Anne Catherine d’Aubuyisson de Voisins –

           obsèques le 29 mars 1849 à la cathédrale

           Saint-Etienne – 71 ans ;  habitant 14, rue Sainte Anne (n° 90).

 

 

Les Lespinasse et leur présence à Sayrac :

Lettre du curé  Barthélemy Albert  du 22 octobre 1851 – à l’archevêque

Il renvoie à la lettre qu’il a envoyé à l’Archevêque le 17 octobre où il exposait les intentions de M. Lespinasse de Saune relativement à la concession d’un terrain indispensable pour la construction d’un presbytère à Sayrac.

« M. Lespinasse de Saune offre de donner 20 ares de terre pour bâtir le dit presbytère et pour faire un jardin convenable. »  [1ère citation de M. de Saune-17 octobre 1851]

 

 

2 / LESPINASSE    DE   SAUNE [2]

 

Le 28 juin 1842 en la cathédrale Saint-Etienne[3] Marie-Félicité d’Aubuisson de Voisins[4], - fille majeure de + Jean-Pierre Marguerite d’Aubuisson  et de dame Etiennette Honorine de Cruzy Marcilhac [Félicité née en 1821 [?], décédée le 8 Juin 1871 à l’âge de 50 ans] - nièce de Jean-François d’Aubuisson, ingénieur des mines

 épouse Noël-Adrien-[5] Barthélémy Lespinasse de Saune[6] ajoutant Sayrac aux possessions lauragaises.

les Lespinasse[7] étaient de riches bourgeois toulousains vraisemblablement enrichis au XVI° dans le commerce du pastel, possédant de vastes domaines avec maison de maître et 10 métairies.

 

Un Lespinasse sera élu capitoul, fonction qui conférait de droit l’anoblissement du titulaire. Les Lespinasse ajouteront à leur nom « de Saune », cour d’eau qui traverse leur domaine.

Ils avaient le domaine de Caragoude près de Caraman et de Sayrac, un hôtel situé rue de la Dalbade à Toulouse, prés de l’Eglise, aujourd’hui cet hôtel a disparu [8].

 

Adrien étaient de fils de François Noël Lespinasse qui avait épousé Marie Bonaventure Hemet[9]

 

Ils eurent 6 garçons[10]:

1– Xavier s.j.  – Noël, Marie, Xavier, Etienne né le 27 octobre 1843 à Toulouse[11] à 1 h. du matin (signe au baptême de son frère Henri en 1850). Etudes au collège Sainte-Marie (collège des jésuites - Toulouse) . Entre dans la Compagnie de Jésus le 13 octobre 1860 . Enseigne physique et mathématiques. 22 ans ministre ou procurateur à Madrid et à Uclès (Espagne), à nouveau à Vals-près le Puy. Décédé le dimanche 15 Septembre 1901 au Caousou     .

 

2– Joseph[12],  – François, Marie Armand Joseph  , né le 17 juillet 1846 (20 h) à Toulouse[13]; décédé le 1er Décembre1927 à 81 ans à Sayrac.  

a épousé Marie, Jeanne de SARRIEU née en 1845, décédée le 26 Décembre 1921

à 76ans

                                    1–1 Louise  née en, décédée le 13 Janvier 1954

a épousé Ernest GAULDRÉE  BOILEAU de LACAZE   de St Amans Valtoré  « gazé » à la guerre de 1914-18,

décédé le 20 Février 1937[14]à 55 ans à Sayrac (né cq en  1882)

4.1.1 Henri de Lacaze[15], né le 29 Janvier 1910, ondoyé le 2 Février,  a épousé  Elisabeth FAJETOU[16]. Les Fajetout étaient originaires de Carmaux, puis établis à Villemur – fille adoptive ?

                                                            Ils auront 2 enfants.

1–2  Gabrielle, célibataire. décédée vers 1970 à la maison de retraite de

    Castelsarrasin .

                              

 

3 – Gabriel (Jean-Marie-Adolphe-Gabriel) , « le commandant » , lieutenant de vaisseau (Nov 1887) capitaine de frégate qui transporta la statue de la liberté à New-York – , né à Toulouse le 11 juillet 1848 à 18 h[19]; décédé à Sayrac le 6 janvier 1939 à 12 h, Capitaine de Vaisseau en retraite, Officier de la légion d’honneur,

Il entre dans la Marine en 1865 (port Toulon), Aspirant le 2 octobre 1868, Enseigne de vaisseau le 15 août 1870, Lieutenant de vaisseau le 18 mars 1879. En 1881, à bord du croiseur "Thémis", Division navale des Mers de Chine et du Japon.  inhumé à Sayrac.. Célibataire .

 

4– Henri, s.j. – Marie Adrien Emile Henri - né le 7 juillet 1850 à Toulouse[20], élève des jésuites, ; à 15 ans avait fini sa philosophie ; Refus de la dispense  d’âge pour commencer les études supérieures, obtient  donc son baccalauréat  en science  l’année suivante ; prépare polytechnique ; en 1869 entre à l’école polytechnique en même temps que celui qui  deviendra le  maréchal Joffre[21], lieutenant de Paris au moment de la guerre de 1870, poursuit dans l’artillerie de terre (Fontainebleau ; au 23° d’artillerie à Toulouse) . Il entre au noviciat de la compagnie de Jésus[22] en Février 1876 après une année de réflexion au long de 1875. . En 1879-80 il enseigne les sciences au collège des jésuites de Toulouse, de 1881 à 87 Uclès en vieille Castille cycle de 4 ans de  théologie ; ordonné prêtre le 26 juillet 1883 par Mgr Valero, évêque de Cuença. Il y reste encore un an . recteur du Collège de Tivoli à Bordeaux . Davantage reconnu comme « professeur » que comme « orateur », en 1887 à Bordeaux jusqu’en1893 (6 ans), fait sa dernière année de noviciat à Castres . A Paris durant l’année 1896 au services des ressources pour les mission (procure de la mission de Madagascar), en 1898, recteur du collège de Montpellier[23] . Nommé Evêque Evêque titulaire de Rhizonte (siège nominatif en tant que coadjuteur de Tananarive) le 22 novembre 1899, ordonné le 18 février 1900 ; évêque titulaire de Madagascar/Tananarive le 30 août 1911[24] . Retiré le 7 mars 1927. Décédé le mercredi 7 Août 1929 à 7 h 30 à Tananarive, inhumé dans la cathédrale de Tananarive.

 

5 - Louis, - Marie Jean Etienne  Louis- Né le 21 juin 1852 à Toulouse [25];  décédé le 27 Juillet 1933 à Sayrac  ;  célibataire .           

 

6 – François, s.j. né le 3 Août 1858 à Caragoudes Etudes au collège Sainte-Marie. Il entre dans la Compagnie de Jésus le 9 octobre 1875.  [novice[26] Uclès – Espagne (1887)] . Ordonné prêtre en 1889. Il  a passé plus de cinquante ans à Toulouse ; ministre et économe au Caousou, ministre à la résidence de la rue des fleurs, puis onze ans supérieur de la résidence (1909-1820), supérieur du collège de la rue des 36-Ponts, encore ministre de la Résidence (1924-1931), enfin supérieur de la villa Saint-Régis, maison des Pères et des frères malades, où il s’est éteint âgé de quatre-vingt-cinq ans, après une vie bien remplie[27] . Décédé le 25 novembre 1942.                        

          

 

au cimetière de Sayrac

tombe  au vieux cimetière côté gauche [28] :

« Ici repose  Jean Marie-Adolphe-Gabriel[29]

Lespinasse de Saune - 1848 –1939

commandant du bâtiment « l’Isère » ;

 il transporta à son bord

de Rouen à New-York en 1885

la statue de Frédéric-Auguste Bartholdi   

la liberté éclairant le monde »

 

En reconnaissance Bartholdi a offert au commandant Lespinasse de Saune une reproduction de la Statue de la Liberté. Haute de cinquante deux centimètres on peut lire gravé sur le socle en marbre:                                                                                     

  ***

"Souvenir à Monsieur le commandant de Saune qui a transporté en Amérique, au nom de la France, la statue colossale de la LIBERTE (1885)".                       Signé Bartholdi.

 

                                    la photo de la statuette est exposée
                             dans la salle de la mairie de Caragoudes (site)

                         ***

 

 A l’église de Sayrac, plaque dans le nef ,

 côté gauche[30] :                                                            

« Henri Lespinasse de Saune [31]           

ancien élève de l ‘école polytechnique,

Evêque de RHIZONTE[32],

Vicaire Apostolique de Tananarive

1850-1829 »

 

 

[1] Ces informations sont nous sont connus d’une part  par l’éloge de Jean-François d’Aubuisson prononcé à l’académie des  Jeux Floraux – déjà cité , et d’autre part  par ce que dit  de sa mère et de sa tante Mgr Henri Lespinasse de Saune.

[2]’les Lespinasse, parents des Claverie, eux-mêmes alliés aux d’Aubuisson’’ cf bulletin d’information de Villemur  1993 – voir notre éclairage à ce sujet .

[3] témoins : Eulalie d’Aubuisson de voisins ; d’Aubuisson, veuve Claverie . Gironde de Cruzy ; Silvie Lespinasse de Saune

[4] Celle-ci avait une sœur , religieuse du Sacré Cœur (collège Sainte-Marie) cf  le témoignage de  Mgr Henri Lespinasse de Saune . Marie-Félicité d’Aubuisson est décédée le 8 Juin 1871, obsèques à ND la Dalbade le 10 juin (acte 185).  De sa succession , une terre V 469 (9a, 40 cent)  sera vendu par les 6 frères Lespinasse de S.  à « Louis Germain Teysseyre gendre Marty » . Mgr Henri Lespinasse de Saune  écrit : « Le cardinal Desprez disait qu’il  y avait à Toulouse deux mères de famille éminente, ma mère et une cousine de ma mère, Mme de Raymond-Cahuzac ». La  mère de Mgr de Saune meurt  quand la guerre de 1870  finissait.

[5] Il fit partie de l’A.A. (l’ « Association des amis » – était une fraternité sacerdotale, selon une tradition établie) dans les années 1842-1852, affiliation relevée par Jean Contrasty ;

[6] Il avait été un des fondateurs de l’Institut Catholique de Toulouse - cf Bulletin de l’Association Amicale   de Tivoli- varia Eloge de Mgr de Saune par M. l’Aumônier [.1930 ,p..59] . Information vérifiée in Semaine Catholique de Toulouse 1877, p.627 et 638 : Adrien de Saune est un des 10 laïcs et des 16 membres constituant le comité diocésain institué pour la propagation de l’œuvre  - avec M. Victor de Marsac qui demeurait place Saint-Etienne. Le comité réuni le 7 mai 1877, avait écrit au pape  le 16 avril précédent.

[7] Ces informations sont reprises de l’article paru dans le bulletin municipal  d’information de Villemur à l’occasion de la célébration du souvenir – à la mémoire du commandant de Saune en  1993.

[8] Sources : tradition orale familiale . Le dictionnaire des rues de Toulouse signale les Lepinasse au n° 6 de la rue de la Dalbade. cf Chalande - Histoire des rues de Toulouse, 1919, réimpression 1973, p 72 : « propriété de l’avocat Jean-Baptiste Lespinasse, capitoul en 1733 et 1735, et passèrent à ses enfants après la Révolution » . Le N° 6 – de fait - aujourd’hui n’existe plus, sans être très loin de l’église, faisant angle avec la rue  Pierre Brunière (face à l’entrée de l’Institut Catholique) ; à la place se trouve  l’école primaire publique Fabre (dont l’entrée est au 9 rue St Remesy).

Sous la terreur un Lespinasse de Saune exerce un ministère clandestin cf Mgr Tournier dans « vie du chanoine de Garrigou » p.80.

Des informations concernant les 2 autres frères Lespinasse membres de la Compagnie de Jésus nous ont été aimablement communiquées par le P. Henri de Gensac, s.j. bibliothécaire .

[9] Acte de mariage civil de François Noël Lespinasse (dans tout le texte ‘’de Saune’’ absent) et de Marie Bonaventure Hemet :  François Noël Lespinasse – 47 ans,  né à Toulouse arrondissement   Saint-Pierre, fils de feu Bernard  Lespinasse et de Marie Thérèse Sauniers  (témoin Jean Bernard Lespinasse, son frère, 56 ans, agriculteur Drémil Lafage) et  Marie Bonaventure Hemet – 32 ans, arrondissement St Augustin, née à Auch, fille de feu Nicolas Louis Lespinasse et de Jeanne Marie Dulong –Auch.

[10] Un acte de vente de février  1896 énumère : Joseph (Toulouse) ; Louis (propriétaire) ; Gabriel (capitaine de frégate) ; Xavier, Henri et François , jésuites à Toulouse.

Un acte de Novembre énumère : Joseph et louis (Sayrac/Toulouse) ; Xavier et François (à Uclès en Espagne) ; Gabriel (lieutenant de vaisseau) ; Henri (jésuite Bordeaux).

Tous ont été baptisés à ND la Dalbade paroisse de la famille Lespinasse, par leur oncle chanoine titulaire de la cathédrale : Anne Victor Ignace , décédé en 1854.

[11] Baptisé N-D la Dalbade le 29 octobre 1843 à 14 h. Parrain : Adrien Xavier Hemet, négociant , paroisse ND du Taur ; marraine , Etiennette Honorine d’Aubuisson de Voisins née Cruzy Marcillac, grand-mère maternelle, cathédrale Saint-Etinne. Témoins Hemet prêtre, D’Aubuisson née de Puylaroque, Claverie de Boixo.

Il «a expiré doucement  suite à une apoplexie » . « Devant la dépouille de celui qui disparaît aujourd’hui, dit l’express du midi, nous nous inclinons avec vénération. Nous lé félicitions d’échapper aux maux que verront ses frères et de s’en aller dans cette région, si différente de la notre, où la justice et le triomphe sont pour les persécutés ».

[12] Joseph est plutôt souffreteux. Durant la guerre de 1870, il part avec les mobiles vers Besançon. On le sait presque à bout de forces physiques et morales (notice Mgr Henri L.de S.)

[13] François, Marie Armand Joseph  baptisé ND la Dalbade le 21 juillet 1846 . Parrain : Armand de Crazy Marcilhac – paroisse St Jacques Montauban ; marraine : Silvie Lespinasse de Saune . Témoins : Crazy d’Aubuisson ; d’Aubuisson née de Puylaroque ; Isaure Lespinasse de S. ; Victoire d’Aubuisson ; Marie de Boixo ; Claverie de Boixo ; Eulalie d’Aubuisson..

[14] Le téléphone était au nom de M. de Lacaze.

[15] Interné à la clinique de Fronton, enterré à Sayrac. Guy de Lacaze, tenant café à Montauban, fût héritier de « Saune ». 

[16] Décédée à Albi le 19 Juin 1996

[17] Christian , en 1993 passa à Sayrac – cf photo avec Yves Béziat  près de la tombe du commandant de Saune. Il vivait à Carmaux, père d’une fille, travaillant dans une verrerie (renseignements Pierre Bénech).

[18] Philippe, fut  intendant dans une école dans le Lot ; puis en Alsace où il a épousé la fille d’un concessionnaire Peugeot ; il y vit  (renseignements Pierre Bénech , 1993).

[19] Marie–Adolphe, Jean, Gabriel baptisé à ND la Dalbade à Toulouse le 14 juillet 1848 à 16 h, fils de Noël Marie Barthélemy Adrien Lespinasse de Saune et de Félicité, Marie Louise, Catherine d’Aubuisson de Voisin. A eu pour parrain, Xavier Adolphe Hemet, prêtre de la paroisse, pour marraine : Jacquette d’Aubuisson  de Voysins, veuve de Claverie de la paroisse St Etienne. Les témoins (signatures) : d’Aubuisson, veuve Claverie ; Cruzy d’Aubuisson ; d’Aubuisson ,née de Puylaroque ; Isaure  Lespinasse de Saune ; Silvie de Saune, Claverie de Boixo; Eulalie d’Aubuisson ; Marie de Boixe ; Victoire d’Aubuisson ; d’Aubuisson de Voisin chanoine titulaire de la Métropole.

[20] Marie Adrien Emile Henri baptisé à ND la Dalbade le 15 juillet 1850. Il a pour parrain : Henri de Crazy Marcilhac représenté par Emile d’Espourieux, étudiant ; marraine : Adrienne, anth ?? Thérèse, Célestine Lespinasse de Saune. présents : Célestine L.; de S. marraine ; Marie de Boixo ; Victoire d’Aubuisson, Jules de Boixo et Paul (enfant). Signe Xavier de Saune (enfant). Officier d’artillerie, 23° régiment d’artillerie de Toulouse  (lieutenant)

[21] Celui-ci disait un jour à Mgr de Saune : «  tu nous a tous dépassés ». 1930 p.63 – Bulletin Association des Anciens Elèves de Tivoli – Eloge de M. l’Aumônier.

[22] sans son testament spirituel, il dit que sa vocation religieuse date de l’âge de 6 ans . 

[23]  C’est alors qu’un beau jour, le P. de Scoraille lui donna rendez-vous à la gare de Béziers , pour lui apprendre entre deux trains, qu’il était nommé évêque à Madagascar, Coadjuteur du Vicaire apostolique de Tananarive, recevant le titre d’évêque  Rhizonte . Il sera ainsi coadjuteur de Mgr Cazet du 30/03/1900 à 1911.

[24] 10 mai 1913,  définition du nouveau diocèse de Tananarive

[25] Baptisé ND la Dalbade le 23 juin. 1852 . Parrain Xavier Lespinasse de Saune ; marraine Jeanne Françoise Victoire d’Aubuisson de Voisins. la signature du parrain et marraine sont celles d’enfants . Témoins Silvie de Saune ; Marie de Boixo ; Isaure de Saune

[26] attesté   à Uclès  comme son frère Xavier en Novembre 1897– dans un acte d’échange  de Saune –Teysseyre. Henri cette année est mentionné demeurant à Bordeaux. En Février 1896, dans un acte de vente les 3 frères sont

portés demeurant à Toulouse.

[27] Il a été de plus directeur d’œuvres de piété ou de charité : la Congrégation des anciennes élèves du Sacré Cœur, l’œuvre des Campagnes, l’Apostolat de la Prière dans la ville de Toulouse, l’œuvre des vieillards délaissés .  

« Il avait un amour de prédilection pour les petits et pour les humbles ; il souffrait de leur misère, se faisait tout à eux et son bon cœur lui inspirait des délicatesses dont ils lui témoignaient leur reconnaissance d’une manière touchante » (notice nécrologique) .

[28] Inscription  inaugurée le samedi 25 Septembres 1993 .

[29] l’Annuaire de la Marine et des colonies de 1871 porte : « Marie Adolphe Jean Gabriel Lespinasse de Saune, Officier de la Marine Nationale, né le 11 juillet 1848 à Toulouse – entre dans la marine en 1865 (port Toulon). Aspirant le 2 octobre 1868., Enseigne de vaisseau le 15 Août 1870, Lieutenant de vaisseau le 18 mars 1979. En 1881, à bord du croiseur « Thémis », Division navale des Mers de Chine et du Japon. »

Elève de l’Ecole Navale ; promu lieutenant de vaisseau en 1879, puis capitaine de Vaisseau en 1898. Il acheva sa carrière en 1908 ; il  fût élevé à la dignité de chevalier de la Légion d’honneur le 05/07/1882.Il a navigué pendant 43 ans sur toues les mers du globe. En particulier en extrême-orient ainsi que sur les mers arctiques. Il a commandé le Jean Bart, le Vulton, l’Isère et le Petithouars. Le gouvernement français lui a confié la mission de  transporter l’œuvre monumentale de Frédéric-Auguste Bartholdi , « la liberté éclairant le monde » à bord de l’Isère , bâtiment placé sous le commandement du Lieutenant de Vaisseau Lespinasse de Saune. L’Isère quitte Rouen le 21 Mai 1885 et après 25 jours de mer arrive à New-York le 17 Juin., débarque sa cargaison prestigieuse du 22 au 25 juin  et , ayant quitté New-York le 5 juillet regagnera Brest le 21 juillet. La statue  transportée sur « l’ile aux cygnes », elle sera inaugurée en présence de son auteur le 15 Novembre 1889 cf  document américain.. A sa retraite « le commandant de Saune » demeurera presque continuellement à Sayrac . Les anciens ont gardé le souvenir d’un homme coiffé de sa casquette de marin qui, chaque dimanche  venait à pied à l’église. très affable. Le 19 mai 1912, il avait été élu maire de Caragoudes.

[30] Inscription  inaugurée le samedi 25 Septembres 1993 

[31] Ces indications sont conformes aux 2 brochures éditées par la Procure de la Mission de Madagascar

(Tananarive) –Paris 15°.

 Cependant en 2004 sur le site internet   http://www.katolsk.no : chronology of Erections of catholic dioceses an other territorial Juridictions  , on trouve quelques variations. Or on observera que les information sont complètes et   précises.

 on trouve ces renseignements concernant Mgr Henri Lespinasse de Saune :

Il était né le 2 Juillet 1850  à Toulouse

Le 22 Novembre 1899 il est nommé

Nommé Vicaire Apostolique  Coadjuteur de Madagascar Septentrional  & nommé Evêque titulaire de Risinium /Risano ancien siège de la province de Dalmatie supérieure, Métropole  Docléa}]

Ordonné évêque le 18 Février 1900 :

 l’Evêque consécrateur principal fût Mgr Jean-Marie Barthe, S.J, évêque de   Trichinopoly –Inde . originaire de Lézignan.

Les évêques co-consécrateurs : Mgr Charles Lavigne S.J. et Mgr Hugh M. Bottero, des Missions Etrangères de Paris

le 30 Août 1911, il devient  Vicaire Apostolique   de Madagascar Septentrional 

le 10 Mai 1913 , il est nommé Vicaire Apostolique de Tananarive

il se retire  le 7 Mars 1927 à 76 ans

il meurt le mercredi  7 août 1929à 8h,

inhumé dans la cathédrale de Tananarive.

[32] ce titre est un titre de rattachement à un évêché disparu ; car tout évêque doit avoir un « siège ». Dés lors un évêque auxiliaire, coadjuteur reçoit cette catégorie de titulature – comme Mgr Gaillot, évêque de  Parthenia –jusqu’à ce qu’il devienne l’évêque titulaire  en recevant alors le titre de son siège ...

 

Les d’Aubuisson de Voisins 

 

 la Révolution de 1789 et leurs biens

 

La grande peur  sur la rive droite du Tarn se répandit  entre le 1er et le 5 août 1789, prenant le relais  de la rumeur qui saisit Toulouse les 29-30 juillet.

 

 

q       Les biens déclarés biens nationaux sont d’abord estimés : la valeur – estimation des propriétés bâties et non-bâties s’élevait pour Sayrac à 4.065 Livres.

o       le recensement des biens des nobles et de l’Eglise, puis des ventes des biens nationaux  répertoriés[1] apportent des données détaillées pour Sayrac :

 

§         les biens de d’Aubuisson[2] parent d’émigré – d’une valeur globale de 94.257 Livres, [le domaine de « las cabanes » estimé à  30.000 livres n’ a pas été acheté] .

 

o       L’ensemble des biens nationaux de Sayrac (de 1ère origine , c’est à dire biens d’Eglise) vendus représentera 39 ha, 92 a 04 cent  soit 13,9% de la superficie de la paroisse/commune ( 287 ha) pour un prix adjugé (des biens vendus) de 22.971 Livres . Il y a eu 23 ventes, dont 3 propriétés bâties seulement (2 concernent les biens de la paroisse : presbytère et bien de l’obit). 

o       Les biens de 2° origine - des d’Aubuisson - ne seront pas achetés[3].

 

Evaluation des biens d’Aubuisson

 

Propriétés  bâties :

-         2 maisons à Toulouse (3°section, n° 106 et 392)                                        22.000 livres

-         le domaine  de « las cabanes » à Sayrac 125 arpents environ                      30.638

bois, prés, vignes etc…

-         le domaine de  Bruniquel dont la métairie de « Payrol » 90 arpents              41.257

terres et bestiaux

                                                                                                            TOTAL     94.257 livres

 

Droits divers

Rentes locataires constituées à Sayrac                                                                      1.949 livres

Dettes passives                                                                                                      50.260

 

Les biens trouvèrent divers  acquéreurs . parmi eux on relèvera ::

·      Daubuisson : 2 biens, 1 maison (obit) et une terre.



[1] Henri Martin , Documents relatifs à la vente des biens nationaux , éditions Privat, 1916.

[2] Par comparaison la valeur d’estimation des immeubles Clarac : 287.666 ; Boyer-Tauriac : 491.358 ; Viguier : 42.993.

[3] Au contraire, il semble que les Daubuisson  aient été acquéreurs (rachat de biens d’Eglise ? cf obit).

 

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