Compléments et nouveautés   



 

Mise à jour du 1er septembre 2012

 

compléments et nouvautés

 

Églises et chapelles

du canton de Villemur-sur-Tarn 

 

     

 Christian Teysseyre et AREC 31, ed Empreinte, novembre 2011, 35 €

 lire aussi :

la présentation donnée à Villemur le 10 janvier 2012

Récits et écrits - Histoire et légende, tradition orale au regard des documents et des recherches présentées

 

voir nos errata clic ICI

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En complément

(communications, précisions, corrections à l'ouvrage)

 

 

 

Situation et reconstruction

des églises après les guerres de religion

 

état au 18/08/2012

 

église

date

référence

Villemur

St Michel

10 mai 1673

Jean Dagan doyen du chapitre cathedral de Montauban et vicaire général de Montauban, Pierre de Cominhan chanoine archodiacre et célérier,  Mathieu Boulay chanoine et député du chapitre cathédral de Toulouse et M. Beauvestre notaire dudit chapitre, Antoine Delery curé de Villemur MM Serin, Tremolet, Regimont, Hugonnet, Bories – Martin SaintMartin maçon de Montech, Barthelémy Meric me maçon de Catalens : démolir l’église et en bâtir une au même endroit sur les anciens fondements

Pi erre Custos,

3 E 21852  f° 112

Villemur

 St Jean

Semble en usage  au 1er septembre 1658 une « chapelle » en l’honneur de St Jacques y a été fondée

Nous pensions jusqu'à ce jour (oct 2012) qu'il s'agissait de St Jean l'évangéliste. Deux actes sans doute possible parlent de l'église Saint Jean Baptiste

Pierre Custos

3 E 21840, f° 255

 

 

Richard Jean

28 et 29 mai 1581

Villemur

St Roch

Eglise existant en 1610,  lors de la mort d’Henri IV, on y sonne la cloche de l’église où s’assemblaient les catholiques

Guillaume Pendaries, 1610 f°100

Villemur

Dominicaines

Couvent et prieuré  – Ste Marie

2 juillet et 4 décembre  1564

Prieure du monastère : Jeanne de Rochefort-

Couvent et église  hors les murs ; on y enterre en 1655

Jacques de Pinu

3 E 26861

Temple protestant

On le bâtit en 1599

Coté rue St Rémisy

 

Canet

8 juin 1650

Bernard Delafon chanoine église métropolitaine St Etienne de Tse, à la demande instante des habitants du rpeiuré – Jean Pierre Maynier charpentier, Jean Maury, Piertre Crousy Me maçons Tse, Bertrand Crousy  Me charpentier de Villemur : rebâtir l’église dudit prieuré conformément aux articles dressés par le chapitre et agréées par Antoine Savières, syndic des habitants de Canet.

Jean Bascoul

3 E 21808, f° 130

Favayroles

 

 

Bondigoux

 

 

Layrac

 

 

Mirepoix

 

 

La Magdelaine

 

 

Villematier

13 novembre 1616

Jacques Roumagnac lab de Villematier , Cledier de Saignes – Arnaud Constans,  Jean Auriole Jean Bosc, Jean Ormières - réquisition concernant la poursuite des travaux (on a commencé d’élever les murs)

Guillaume Pendaries

3 E 21766 f° 204

Sainte Escariette

Saignes

 10 avril 1611

les travaux commencés  se sont pas achevés du fait d’un contentieux entre la communauté paroissiale et le chapitre cathédral St Etienne de Toulous – accord avec Jean Taillefer dit cadet, syndic des habitants et paroissiens

Pendaries

3 E   21 763 f° 70

Sayrac

 

 

Magnanac

11 et 13 juin  1617

 André Roumagnac syndic des habitants et paroissiens de Magnanac – Jacques Laboisse chanoine  église métropolitaine de Toulouse et Pierre Fournier hab de Fronton pour le grand prieur de Fronton – Antoine Golces, Jean Viernes maçons Rabastens, Arnaud Bordes maçon et Jean Miquel Me charpentier de Fronton :

bâtir et construire l’église de Magnanc (prendre la tuile provenant de la démolition)

Guillaume Pendaries

3 E 21767 f°133, f° 136

Ste Raffine

 

 

Le Terme

 

Guillaume Pendaries

3 E 21763 f° 2

1er janvier 1611

Antoine Gairal de Rodez a rompu la cloche

 

 

 

 

 

 

 

  

par paroisse et communauté

 

 

état au 18/08/2012

 

Bondigoux 

12/04/2012

situation de Lobaressés

Nous avons plutôt suivi l’hypothèse Pradalié/Lagarde  au sujet de la localisation  de Bondigoux et de Lobaressés.

Régis de la Haye commente ainsi : - Luparessas super Tarnis fluvium [i.e. Lobaressés] p 65 et note 32

« La situation semble importante. A première vue les possessions de Pons Hugues et d’Aton se situent dans la plaine inondable du Tarn. L’église devait s’y trouver aussi. » 

10/04/2012

Saint Roch, titulaire de l’église

« canton de Villemur »  p 82  et p. 115 note 141

Un acte notarié parle en 1689 de l’église paroissiale Saint Roch

[cf Guilhalme Vidal veuve de Georges Calmettes vivant boucher de Bondigoux : sépulture souhaitée dans l’église paroissiale St Roch - Timbal

2 janvier 1689].

 

 

Le Born

02/04/2012

Cimetière de Saint Cornely/Saint-Corneille

« canton de Villemur »  p. 146

On enterrait encore avant la Révolution au cimetière de Saint Cornely cf le testament de Pierre Pendaries puiné fils + Jacques lab de Labejeau qui demande à être enseveli dans le cimetière Saint Cornely dudit Labejeau, consulat du Born vicomté Villemur du Custos [cf Custos, 30 décembre 1773].

 

 

Layrac-sur-Tarn

22/12/2011

« canton de Villemur »  pp.166-167 :

Le maire empêché. Situation rappelée à deux reprises dans le même passage relatant l’année 1851 :

Le curé Bonnes écrit le30 juin 1851 (ADT) que le maire « est empêché  pour cause de malversation depuis 22 mois », c’est à dire depuis août 1849.
Mais par ailleurs, le journal de Toulouse mentionne l’acquittement à l’issue du procès en cour d’Assises (pour malversation) le  16 novembre 1850.

Cela veut-il dire  que, malgré l’acquittement, l’éloignement de Layrac est apparu souhaitable ?

Commentaire Christian Teysseyre (CT)

 

 

 

La Magdelaine-sur-Tarn

10/04/2012

« canton de Villemur »  p191 et 221 note 1

Dénomination : La Magdelaine de Leves

Une découverte fortuite (et pour l’instant, unique)  dans les actes de catholicité (BMS)  de la paroisse de La Magdelaine :  l’acte de sépulture établi par le vicaire  Courdy le 22 février 1729 mentionne que l’inhumation  de François Galan a eu lieu  au cimetière de « la Magdelaine de Leves ».

 

 

© ADHG- BMS La Magdelaine-sur-Tarn

 

Cette  formulation  au cours du XVIIIe siècle  retiendra l’attention. La conjonction des dénomination (« la Magdelaine », « Leus »)  est alors encore connue et  l’identification en un même lieu reconnue, même si cette précision est ordinairement omise.

 

Mirepoix-sur-Tarn

27/03/2012

Patrimoine campanaire

« canton de Villemur »  p. 246

Le curé archiprêtre de Roquemaure, Mulot, curé de son annexe Mirepoix  a baptisé une cloche de l’église Saint-Pierre le 2 juillet 1780. Son poids 327 livres. Source – Registres paroissiaux. (CT)

27/03/12

« canton de Villemur »  pp note 68

Tant à Mirepoix qu’en d’autres lieux (cf. par ex : les registres paroissiaux d’avant la Révolution de Mirepoix, Paulhac), on rencontre de temps à autre la mention  « Mirepoix sur Tarn ». (CT)

cf Paulhac19/10/1739, 21/11/1741, 03/09/1742

 

Villematier

17/12/11

« canton de Villemur »  page 269

L'église de Villematier a été reconstruite après les guerres civiles et religieuses en 1616. cf acte  passé chez Me Pendaries le 13 novembre 1616 : " depuis quelques jours, les maîtres-maçons qu'ont ont entrepris les murailles de l'église, ont commencé de travailler et désirent travailler jusqu'à la fin de la besogne" [ 3E 21766 f° 204]. Communication de Pierre Villa s’après les relevés de Jean-Charles Rivière.

Sainte-Escariette

 

04/06/12

La  reconstruction de la première église après les guerres civiles et religieuses :

Nous apprenons par un acte du 10 avril 1611 passé chez Me Pendaries – qu’à ce moment l’église n’est pas encore terminée du fait

d’ un contentieux existant entre la communauté paroissiale de Saintes-Carittes et le chapitre cathédral Saint-Etienne de Toulouse d’une part et entre la communauté et leur syndic d’autre part.   

 

Jean Taillefer, dit le cadet, syndic de la communauté, à la suite des renonciations respectives de poursuite de procès – entre celle-ci et lui) « sera tenu à ses dépens comme il le promet de poursuivre l’exécution du jugement obtenu contre ledit chapitre Saint-Etienne et sy avant que le bâtiment de ladite église soit parachevé jusqu’à la nef conformément au jugement ».

Lui a été payée la somme de 6 livres tournois, 10 sous.
Aimable communication de Jean-Charles Rivière

 

 

Villemur-sur-Tarn

 

10/04/2012

Devis de la reconstruction de l’église après les guerres de Religion, en 1673

« canton de Villemur »  pp. 345-346

 devis de construction de l’église Saint-Michel : 10 mai 1673

Jean Dagan docteur en théologie prêtre doyen du vénérable chapitre de Montauban (et vicaire général de Mgr l’illustrissime et révérendissime père en Dieu messire Pierre de Bertier, conseiller du Roi en tous ses conseils , évêque et seigneur de Montauban, monsieur maître Pierre de Cominihan docteur en Ste théologie, prêtre chanoine archidiacre et cellerier, M. Me Mathieu Boulay aussi docteur en sainte théologie prêtre chanoine et député du vénérable chapitre Saint-Etienne de Toulouse par délibération du sixième du courant retenu par Me Beauvestre notaire et  secrétaire dudit chapitre, Me Antoine Delery aussi docteur en sainte Théologie prêtre et curé de Villemur, MM. Me Jean Serin docteur et avocat en la cour, Jean Tremolet marchand, Guillaume Regimont me tailleur d’habit, Jean Hugonnet, consuls et le sieur Raymond Pierre Bories marchand apothicaire sindic modernes dudit Villemur lesquels chacun les concerne et commette et en exécutant les articles par eux passés sur le sujet de la bâtisse de l’église saint Michel dudit Villemur en date du 12 avril dernier qui sont au pouvoir du dit qui sont au pouvoir dudit sieur Serin 1er consul, de gré ont volontairement fait bail de la bâtisse de la dite église à Martin  Saint Martin me maçon de Montech, Barthélemy me maçon Catalens

Clause solidaire de bailler bonnes et suffisantes cautions connues et agrées par lesdits sieurs dans 8 jours prochains précisément sous peine de répondre de tous les dépens, dommages et intérêts dont ils pourraient souffrir et encourir et ce aux pactes et conditions suivantes exprimées auxdits articles, et premièrement lesdits Saint-Martin Meric et Pemeja entrepreneurs seront tenus  de démolir l’église qui est présentement audit Villemur rais terre et même endroit, ils en bâtiront une nouvelle sur les entiers fondements s’ils se trouvent assez forts pour soutenir ladite bâtisse ) telle distance que la nef et le presbytère (i e. le sanctuaire) puissent voir 5 cannes 6 pans de largeur dans œuvre, de plus seront tenus de faire la nef de la dite église de 17 cannes 2 pans de longueur et le presbytère 4 cannes et ½ faisant en tout les dites longueurs 21 cannes 6 pans ; de plus s’il arrive que es fondements et endroits où il sera jugé nécessaire et les dits fondements seront jetés sur le grep ou terre ferme et fait de mortier franc c'est-à-dire de chaux et sable, comme aussi les murailles sera fait de mortier de terre, de plus est pacte arrêté  que les murailles de ladite église et du presbytère auront 6 cannes de hauteur sur le pavé de ladite église et en montant les dites murailles, on laissera de chaque côté 2 arceaux pour y faire 4 chapelles de ladite église et le presbytère sera carrelé de tuile plaine bien choisie sans qu’elle soit piquée et le carrellement sera velu, les murailles sur terre de ladite église et du presbytère auront dans toute leur étendue 3 pans et ½ d’épaisseur et pour supporter les courbes du plafond il sera fait un cordon tout autour de ladite église de la hauteur de 3 tuiles assises qui seront taillées savoir la première en rond et les autres deux carrées – de plus seront tenus lesdits entrepreneurs de laisser 10 jours à ladite église savoir 2 au chœur et 8 à la nef chacun des 10 jours  aura 10 pans de hauteur et 6 pans de largeur dans œuvre et afin qu’il soit fait suivant le terme de l’art il sera fait à un chacun un glacis de 2 pans d’auteur et les piliers desdits jours seront taillés et faits en embrasure par le dedans et le dehors seront taillés en chanfrain et au-dessus seront faits par retombée, au-dedans et au-dehors sera fait un arceau en chanfrain

De plus seront tenus les entrepreneurs de faire 2 portes auprès du presbytère et aplomb du jour de la nef qui se trouvera au-dessus, chacune desdites portes sera de 8 pans de largeur et 10 de hauteur et seront faites de bois de peuplier […] le dedans de l’église sera enduit et blanchi savoir à la hauteur de 10 pans du mortier de terre et le dehors sera enduit de mortier franc perdu et rejointé, lesdites murailles faites la charpente sera posée en la manière suivante et premièrement le toit de la dite église et presbytère  sera fait  à 2 penchants composé de 10 pitrons de sapin, lesquels prendront 3 pans de chaque bout desdits pitrons, il sera mis une queue d’yronde chevillées avec les pitrons et seront faites de bois de chêne et les chevilles seront de fer, lesdits pitrons seront garnis des arbalestriers nécessaires, savoir d’une équille de bois de chaine de 1 pan de carré, les branches seront faites de puals dhagut garnis de leurs soubarbes et contrevents, le toit sera fait d’un biscle posé sur lesdites équilles qui ira d’un bout de ladite église jusqu’à l’autre et une ventrière de chaque côté pour supporter les  chevrons du toit, les chevrons seront posés au-dessus dudit biscle et sablière qui sera mise sur la muraille dans toute son étendue et seront lesdits chevrons posés à distance de 2 pans ½ l’un de l’autre, lesdits chevrons seront faits de filles piquées de hauteur de 5 pouces au foreget ; et les dits chevrons seront ornés d’un quart de rond sur le bout du dehors, ledit toit sera fait de lattes claires suivant la coutume dudit Villemur à la réserve du forejet qui sera des aix rebottes et de tuile canal au dessus, le tout bien cloué et chevillé de plus seront lesdits entrepreneurs de faire un lambris dans toute l’étendue de ladite nef et le presbytère en anse de panier, et pour supporter ledit lambris les dits entrepreneurs seront tenus de faire de courbs de bois de chêne qu’il appuieront d’un bout sur le cordon de la dite muraille et de l’autre bout attachés aux pitrons[…]

Démolir ladite église. Les fondements à faire à neuf, à la réserve de la muraille qui est à l’entrée de la dite église à quoi il ne sera rien touché

Les dits entrepreneurs seront  de remettre les fonts baptismaux en l’état où ils se trouveront lors de la démolition et tut le bois qui sera tiré de la tribune appartiendra à la communauté dudit Villemur - 3.350 livres t.

Relevé Jean-Charles Rivière 

Celui-ci précise : « cet instrument n'est signé ni par les parties, ni par le notaire ».

 

« canton de Villemur »  page 329

Deux curés successivement sont condamnés à la déportation.

Un seul sera réellement déporté. Commentaire CT

18/01/2012

« canton de Villemur »  page 348 – Patrimoine campanaire.

Le 2 août 1754 le curé Guillaume Maignes procède à la bénédiction des trois cloches. L’une d’elle pèse onze quintaux, dix et huit livres un quart (557 kg environ) la seconde huit quintaux, cinquante six livres trois quart (420 kg) ; la troisième cinq quintaux, quatre-vingt-douze livres et demi (290 kg), lesquelles furent fondues le 31 juillet dudit an par Chrestien de Lorraine.
Communication de Jean-Claude-Marie François (registres paroissiaux de Villemur)

 

30/03/2012

« canton de Villemur »  pp 318-319

L'église des sœurs religieuses du monastère de Villemur est attestée en 1565. On y faisait des sépultures. Source : le testament de damoiselle Marguerite Ymberte, 6 avril 1565 -cf Jacques Pinu, notaire de Villemur, ADHG, 3E 26862, 1565, f° 51.

Communication Jean Charles Rivière.

10/04/2012

« canton de Villemur »  p. 322

le changement de roi annoncé à Villemur - 1610

Minutes de Guillaume Pendaries 1610  - f° C et CI

Soit notoire à la postérité que notre très grand très bon et très auguste roi Henri quatrième du nom fut malheureusement assassiné le 14ème du présent mois de mai 1610 jour de vendredi sur les 4 heures du soir en venant de l’arsenal et s’en allant au louvre à Paris, étant  [tué] dans son carrosse par un ange du diable du pays d’Angoulême ,nommé François Ravailhac  soi disant maitre d’école lequel lui donna deux grands coups de couteau dans le ventre après lesquels sa majesté en vécut qu’un quart d’heure et rendit son âme bienheureuse à Dieu sur la 4ème marche du grand degré du Louvre au très grand et indicible regret de tous ses très bons sujets qui ont perdu non seulement leur  grand et invincible roi très chrétien mais bien le père de tout le peuple fidèle   la nouvelle duquel inhumain cruel et  parricide exécrable étant arrivé à cette ville de Villemur

Le mercredi 19ème dudit mois environ le midi ; le lendemain bon matin fut assemblé le conseil général dans la maison commune où se trouvèrent unanimement les habitants de la ville d’une et d’autre religion auquel conseil M. de Belluion en l’absence de Mgr le maréchal de Lesdiguières notre vicomte fit une harangue et en peu de mots représenta l’exécrable parricide très proditoirement [i.e. traitreusement] commis en la personne de notre roi semonçant de tout son pouvoir le peuple de s’entretenir en paix, promettre et jurer solennellement fidélité et service à l’état et à la couronne de France et de reconnaître Mgr le Dauphin pour notre vrai et légitime roi, ce que toute l’assemblée aurait trouvé bon et d’une volonté franche promis et juré la main levée à Dieu de reconnaître pour vrai et légitime roi mondit seigneur le dauphin Louis treizième de nom et de se maintenir en paix sous l’obéissance de celui-ci et de mondit seigneur le maréchal Lesdiguières notre vicomte et s’entraimer et chérir les uns les autres  d’une et d’autre religion et cependant qu’on se tiendrait sur ses gardes en attendant de meilleurs nouvelles et le 23ième dudit mois jour de dimanche sur le tard ayant reçu l’arrêt donné par cour et chambre de l’édit de Castres suivant le contenu de celui-ci le sieur de Belluion assisté des 4 consuls et de la plupart des habitants fit crier à haute voix « vive le roy » par les rues et carrefour de la ville et sur le patus de l’église Saint Roch auquel même temps M. Berenguier recteur fit sonner la cloche de l’église o ù s’assemblèrent les catholiques qui sortant en procession chantant le Teum laudamus firent le cours accoutumé et se trouva en ladite procession au double de catholiques qu’on ne croyait être dans Villemur et qui fut remarqué tant de l’un que de l’autre parti, de quoi Dieu fut grandement loué étant arrivée à l’église dans laquelle fut aussi criée à haute voix notre roi de France et de Navarre louis treizième de ce nom auquel Dieu le créateur donna longue et heureuse vie prudence savoir sagesse de telle sorte qu’il puisse heureusement pourvoir aux affaires du Royaume à l’honneur et gloire de Dieu et soulagement de son peuple

Relevé Jean-Charles Rivière

10/04/2012

Une évaluation des guerres de Religion 

« canton de Villemur »  p. 322

Chez Me Blanquios une relation et état des biens des pauvres de Villemur faite par Jean Lala et Guillaume Cassé le 17 mai 1626 retenue par me Bascoul ; acte nécessaire pour justifier les bienfonds et ventes qu’avait alors l’hôpital. « Il y a des particuliers qui ayant payé des rentes au sindic des pauvres tous les ans refusent de les payer ce qui est une diminution de leur revenu.

Cette vérification fut faite après la vente que M. de Lesdiguières fit au roi de la vicomté de Villemur en 1621, temps auquel la communauté mit en règle ses affaires qui avaient été en désordre pendant les troubles de la religion, les huguenots s’étant emparés des biens de l’église des pauvres et des catholiques, les obligèrent à prendre la fuite ayant massacré plus de 4.000 personnes, tant prêtres ; religieuses que autres catholiques, détruit les églises, le couvent des religieuses, volé les vases sacrés, reliquaires, ornement et les cloches, ce qui était de grand prix ».

Relevé Jean-Charles Rivière,  Bascoul – 3 E 21786

10/05/2012

Patrimoine campanaire 

« canton de Villemur »  p 338

13 juin 1655 cf délib du 2 août

300 livres reçues du sieur Derspanche receveur des tailles octroyés aux habitants de la paroisse en l’assemblée de l’assiette du présent diocèse tenue à Montech l’année dernière pour la partie du dédommagement du logement des régiments de Saint Luc et Poyane savoir 113 livres 5 sols payés à Jean Oustrières qui aurait fait prêt  et dont emploi dut fait à l’achat d’une cloche de la dite paroisse 113 livres 5 sols payés …cf  contrat d’obligation le 29 mai 1651 ou pour le intérêts de la somme empruntée 130 livres employées à l’achat de 3 tableaux qui ont été mis à l’autel de ladite église et le surplus a été employé aux frais de l’obtention de l’arrêt du Parlement de Toulouse poursuivi au ,om du dit Vigie comme marguillier de ladite église contre le syndic du chapitre St Etienne de Toulouse -  frais faites (sic)  pour le recouvrement de la somme de 300.

Relevé JCHR

12/04 2012

 

Le(s) temple(s )de Villemeur

« canton de Villemur »  pp. 413-414

-21 avril 1599 Me jacques Esteverin

Hilaire Seigne, notaire royal et avocat, le 21 avril 1599, donne et lègue 600 écus pour construire et aider à bâtir le temple de la présente ville où la parole de Dieu se prêche à payer par ses héritiers lors de la construction.

-2 mai 1664 Me Pierre Custos

Consuls  et Me Jean Bories bourgeois de Layrac  sindic moderne de Villemur  Bail à Bertrand Crouzy charpentier

Réparations à la maison qui sert pour les écoles sise joignant le temple : paroi tombée  du côté de la maison  de Daniel Vert dit Naude et Escrozailles la rue entre deux. Fermer l’ancienne porte du coté de la rue St Rémizy joignant le temple

Faire une porte à neuf du coté de dite rue de vert et joignant la maison d’Antoine Labal

Fermer 2 fenêtres qui sont du coté de la rue St Remisy

Refaire faire à neuf une cheminée de brique avec un manteau de bois du coté de la muraille du temple neuf

Relevé JCHR

 

Cimetières des Réformés

« canton de Villemur »  p. 397

Un  lieu d’inhumation . Le testament du notaire  Esteverin, le 8 août 1652,  indique sa dermande d’être « enseveli au cimetière de ceux de la religion réformée de Villemur »

De même Hilaire Seigne, également notaire, le 21 avril 1599, avait demandé sa sépulture - sans aucune pompe funèbre suivant l’ordre de la religion chrétienne réformée dont il fait profession - au cimetière de Villemur.

Relevé JCHR

 

28/07/2012

L'église des sœurs  religieuses du monastère de Villemur, attestée en 1565. On y faisait des sépultures. Source : le testament de Damoiselle Marguerite Ymberte, 6 avril 1565, PINU (Jacques), notaire de Villemur, Villemur-sur-Tarn, minutes 1565, f° 51, Archives départementales de la Haute-Garonne, cote 3E 26862.

Info Jean Charles Rivière, 30 mars 2012

 

Saint Jean de Villemur

 

13 octobre 2912

Nous pensions jusqu'à ce jour que le titulature de cette église était St Jean l'évangéliste.

Deux actes de 1581  qui nous ont été communiqués par JCHR parlent sans conteste de Saint Jean Baptiste

-Chez Me Jean Richard, Villemur

Collation de la chapellenie fondée en l’église St jean, en  l’honneur de N-D pour Me Jean Amiel prêtre Le 28 mai 1581 que possédait précédemment Me Georges Gay , prêtre de Bondigoux et après sa mort Raymond Trémolières, prêtre de Villemur et depuis la mort de celui-ci vacante, chapellenie fondée par Guillaume de Penario l’année  1349 (Me Sabatier, notaire à Toulouse), chapellenie fondée en ladite église de monsieur St Jean Baptiste de Villemur, en l’honneur de ND.

- Chez Me Jean Richard, 29 mai 1581 – obit de chapellenie, au devant le patu où était l’église paroissiale Monsieur St Jean Baptiste hors les murs de Villemur du diocèse de Montauban… les témoins bas-nommés ont attesté de la ruine et de la démolition de ladite église St Jean, a pris ledit Amiel prêtre par la main droite et en vertu de ladite collation l’a mis en possession  rente réelle actuelle et corporelle possession de ladite chapellenie  par l’entrée et issu du patu de ladite église et au-devant du lieu où était le grand autel de ladite église.

 

 

 

 

Saint-Pierre de Canet

 

 

Canet [pp 411-412] comprenait les Filhols, Gendrous  (acte notarié de 1606)

les pauvres de l’hôpital Saint-Jacques de Villemur possédaient une partie de métairie  sur la paroisse de Canet [1594], l’autre moitié, appartenant aussi en colloge au chapitre Saint-Etienne de Toulouse (relevé JCHR Custos, 1614).

18/08/2012

L'arrentement du bénéfice de Canet et ses membres, Lagarde, Boulous, Le Jeusne, Laboisse (Guilhaume Pndaries,  notaire de Villemur, 25 juin 1616) mentionne le "prieuré de Canet et ses dépendances que sont Manhanac (lire : Magnanac), Le Terme, Saintes-Scarittes et Saint-Laurens."

18/08/2012

En juin 1650, le 8 juin un bail est passé entre Me Louis Bernard delafon  prêtre chanoine de l’Eglise métropolitaine St Etienne de Toulouse  du fait de sa charge et  Jean Pierre Maynier Me charpentier, Jean Maury, Pierre Bouty Me maçons, résidants  à Toulouse et Bertrand Crousy aussi Me charpentier résidant à Villemur  en vue d’exaucer la prière  des habitants demeurant sur le prieuré Saint-Pierre de Canet

Consistant à rebâtir l’église du prieuré selon la forme convenue (le document en précise tous les aspects conformément aux articles que le  chapitre cathédral a fait dresser et  agréés et consentis par Antoine Savières syndic des  habitants assisté de  Jean Chaubard Milhet, André Chaubard charpentier, Antoine Ramond et Barthelémy Chaubard). Ceci comprenanit en premier lieu la démolition de la muraille du côté du midi jusqu’à 2 pans sur le pavé et les 2 piliers qui servaient à porter l’arc doubleau et de les remettre de l’épaisseur d’une tuile et ½ avec les autres murailles de la vieille église sur le les vieux fondements – en quoi feront la porte à l’endroit  où celle-ci  souloict [se trouvait - avoir coutume ?)  dict être de 6 pans largueur et hauteur proportionnée avec 2 fenêtres  de chaque côté de même grandeur que celles qui étaient et 2 autres fenêtres au chœur pour donner jour à l’autel de 2 pans de large et 3 de hauteur… Il s’agit aussi  de remettre toutes les  murailles de  pareille hauteur de 20 pans au-dessus du pavé et à niveau l’une de l’autre sans qu’ils soient obligés de démolir le surplus de la murailles de ladite église qui est et reste encore bonne, mais bien de faire celles qui sont ici exprimées savoir 2 pans de hauteur…  et aussi de faire l’autel de maçonnerie au lieu où il souloict être proportionné avec un degré servant de marchepied,  d’enduire tout le dedans des  murailles sur toutes leurs longueurs et hauteurs. Il faudra encore recouvrir toute l’église de  le chœur  avec de la bonne tuile canal  et mettre une fermeture de la porte à 2 parties de bois. Le tout 600 livres 200 maintenant, 200 à la moitié de l’ouvrage , 200 à la fin à Duplanté, trésorier des deniers du chapitre.

communication JCHR

 

 

 

 

 

Favayroles 

 

 

 

 

Magnanac

 

11/05/2012

Le 13  juin 1617 bail est passé par  André Romanhac praticien habitant Villemur, syndic des habitants du lieu de Magnanac assisté de Me Jacques Laboisse chanoine en l’église, Me apothicaire de Saint-Etienne de Toulouse (ayant charge du chapitre) et de sieur Pierre Fournier bourgeois habitant du lieu de Fronton, faisant pour et au nom du sieur grand prieur dudit Fronton, le dit Romanhac  de son plein gré  établit un bail avec Antoine Golce,  Jean Viernes maçons de la ville de Rabastens, Arnaud Bordes aussi maçon et Jean Miquel Me charpentier habitant dudit lieu de Fronton pour bâtir et construire l’église Saint-Pierre de Magnanac (Manhanac).

 

 *faire 20 canes de murailles de longueur et 3 canes de  hauteur sans comprendre le fondement ni les poutres d’une tuile ½ d’épaisseur à mortier de terre et sable savoir 9 canes devers le midi et 1 cane côté du septentrion et joindre entièrement les murailles de chaque côté du chœur de ladite église à celle du clocher et abaisser les murailles du chœur  pour la remettre de même hauteur de 3 canes

*faire aussi l’entrée de ladite église au septentrion, de 6 pans de largeur et  de 10 pans de hauteur et une autre entrée de porte devers midi joignant le clocher de largeur de 4 pans et 1 cane de hauteur, voûte à mortier de chaux et de sable , y mettront les gonds plombs chacune a une pierre ensemble pour fermer les portes et feront lesdites portes doubles de bois aix bien garnies de clous reilhes ferrures et clés et tailleront les tuiles desdites portes comme celui que parait encore.

*faire 5 fenêtres auxdites murailles pour donner clarté dans ladite église à l’endroit que sera plus commode voûtée à mortier fait à chaux et sable de 2 pans ½ de largeur et de 5 pans de hauteur à chacune desquelles mettront une grille de fer et une toile cirée

Et à l’autel  feront 3 degrés de brique à mortier fait de chaux et sable de la largeur de ladite église, laquelle seront tenus de carroner[carreler] et enduire les murailles au-dedans de mortier à chaux et sable et après pinceller [passer les peintures]

* si bon leur semble prendre toute la tuile qui provient de la démolition de ladite église et encore celui qui proviendra de ladite muraille qui s’abaissera

*faire la couverture de ladite église

*et ledit Romanhac comme s’engage à faire tous les charrois nécessaires et à  porter le tout au bas de ladite église excepté les 7 rasals et balestriers que lesdits entrepreneurs seront tenus de faire porter à leurs dépens -  laquelle besogne ils seront tenus d’avoir faite et parfaite en la susdite forme dans 3 mois

1.040 livres tournois (chacune livre de 20 sous)

Blaise Berenguier prêtre et recteur de Villemur

Me Jean Dellong recteur du Terme

Guillaume Laffont prêtre et recteur de Magnanac

Communication Jean Charles Rivière

 

Sayrac

 

 

 

Le Terme

 

 

 

Topographie - Paroisses : délimitation

 

 

Paroisses : délimitations

*Magnanac comprend Griffoul (acte notarié 1649), Cambon (acte notarié 1692)

*Canet [pp 411-412] comprenait les Filhols, Gendrous  (acte notarié de 1606)

les pauvres de l’hôpital Saint-Jacques de Villemur possédaient une partie de métairie  sur la paroisse de Canet [1594], l’autre moitié, appartenant aussi en colloge au chapitre Saint-Etienne de Toulouse (relevé JCHR Custos, 1614).

 

La métairie du pont appartenant à Mgr le vicomte sise dans la paroisse de Magnanac (acte notarié 1660)

 

 

 


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