chronologie des évènements   



 

BATAILLE  DE  VILLEMUR

 

chronologie des évènements

 

   

          ébauche d'une chronologie

 

A partir de l’histoire Générale du Languedoc (dom Vic et dom Vaissette)

 

 

1)    

 

L’armée de Joyeuse (4000 fantassins y compris 1500 lasquenets - i.e. soldats mercenaires et 600 maître) est conduite vers les environs de Montauban le 22 juin (15 juin lit-on ailleurs).

2)    

22 juin

Joyeuse s’empare  du château de Montbequi, Montbartier, Montbeton, Saint-Maurice, assiège le château de Labarthe, puis attaque le château de Mauzac qui se rend.

3)    

fin juin

Joyeuse vient assiéger Villemur à 4 lieues de Toulouse et 3 de Montauban – Villemur place que commandait Antoine Latour de Reyniès  (260 hommes).

4)    

 

Les consuls de Montauban dépêchent Thémines, leur gouverneur de se porter au secours des assiégés : celui-ci envoie au-devant une cinquantaine d’arquebusiers qui avec Padoüe trouve moyen de se jeter dans la place..

Thémine rencontre le duc d’Epernon, beau frère d’Ange de Joyeuse, Le duc d’Epernon se rend en Provence dont il a reçu le gouvernement.. Thémines l’engage à le soutenir

5)    

8 juillet

Joyeuse décampe à l’approche de Thémines aidé par le duc d’Epernon.

Joyeuse se porte sur le bords de la forêt de Villemur, du côté du Born

6)    

 

Le duc d’Epernon avec 400 maîtres et 500 arquebusiers s’avance vers Villemur et se saisit d’une coulevrine que Joyeuse avait laissée de l’autre côté du Tarn , coulevrine qu’il n’avait pas eu le temps de retirer  (disposée en vue de battre le moulin).

Epernon se lance à la poursuite des ligueurs, les attaque dans leur camp – escarmouches assez vives.

A la nuit chacun se retire de son côté.

7)    

Juillet

Epernon avec ses troupes va à Saint-Nauphary, puis soumet  Moissac et Montech, il reprend le château Mauzac et quelques autres forts au voisinage de Montauban. On lui demande d’aller soumettre quelques château du côté de Montels en Albigeois. Mais il se rend chez sa mère, mme de la Valette, au château de Caumont  dans le diocèse de Lombez.. il laisse le soin de cette mission albigeoise à S. Maigrin et Bonouvrier, ses maréchaux de camp qui se mirent à la tête des régiments de Bourdeille et de Matha . Ils se joignent à Thémines ; ils entreprennent le siège du château de La Cour Montels en Albigeois où les ligueurs tiennent garnison.

 

8)    

8 juillet

Joyeuse s’était retiré en Albigeois, se met à la tête de 400 chevaux et de 400 arquebusiers,  s’avance vers le château de la Cour, puis prend Thémines au dépourvu et le fait attaquer par Roger de Comminges, vicomte de Bruniquel (qui est tué dans le combat)

Il enfonce les royalistes avec ses troupes

 

9)    

 

Thémines  [avec S. Maigrin]  est obligé de se retirer vers Montauban, harcelé par les ligueurs., rejoignent leurs troupes près de Montbeton, font volte-face et poursuivent les ligueurs jusqu’aux portes de Montels, reprennent 2 coulevrines , font quelques prisonniers et es retirent  sous le canon de Montauban, d’où le duc d’Epernon, de retour du château de Caumont, conduisit ses troupes en Provence par le Languedoc

10)  

 

Joyeuse marche vers Laguépie, il donne l’assaut du château le1er août,. Joyeuse fait raser la ville.

11)  

10 septembre

Puis Joyeuse se rend à Villemur sur l’avis d’Honus et Montbéraud, ses conseillers, Villemur qu’il  assiège à nouveau. Il commence à l’attaquer le 10 septembre.

-régiment des lansquenets

-régiment de Bidou

-régiment de S.Conez

-9 compagnies de cavaleries

de Joyeuse, d’Honous, d’Ambres, de Saint-Vinsan, de Camps, d’Apchier, de Cornusson, de La Courtête, de Charanelles – 540 maîtres

Les principaux officiers : S. Vensan sénéchal de Rouergue et maître de camp, Apchier, Montberaud,Moussoulens de la maison d’Honous –maréchal de camp, et pardaillan commandant de l’artillerie

 

12)  

 

Reyniès, assigé, sort de la place, va demander des secours  à Montauban et l’autorisation  de disposer des deniers royaux du diocèse du Bas-montauban – mais rien.

Il laisse le commandement de Villemur à son fils, le baron de Mauzac, Chambert et la Chaise

 -écrit à d’Eyme de se jeter dans Villemur

13)  

 

Deyme avec 50 arquebusiers ( capitaine Arnault) et 10 pièces de canon se jette dans la place

Garnison : 200 soldats ; 250 habitants de porter les armes

14)  

 

Joyeuse arrive avec 2  canons, prend quelques places autour de Villemur. Quelques résistances devant Montclar.

15)  

 

Joyeuse fait son camp entre Montauban et Villemur.

Il fait un pont au-dessous de Villemur avec les bateaux qui lui avaient été amenés des vivres.

16)  

17 septembre

(date dom Vic –Escudier)

Joyeuse ayant fait dresser une batterie de 8 canons et 2 coulevrines fit battre en brèche

17)  

 

Joyeuse reçoit un secours de 1200 hommes d’auvergne et du Gévaudan

18)  

18-19 septembre

-         assaillants :

·        batterie de 10 pièces à la porte saint Jean

·        7 du côté de la rivière

tirs de 200 coups

-         assiégés

·        batterie sur le toit de la maison de la ville

 

Ligue - Joyeuse = 4000 hommes à pied (dont 1400 lanquenets levés par le duc de Mayenne en Allemagne) et 600 cavaliers(maîtres)

Place de Villemur  – Reynès + Deymes + Mauzac = 700 (soit  380 de la place, 320 de Thémines)

Armées Royales Messilac, Chambaud, Lecques 

organisées 3 corps = 2500 hommes à pied (fantassins), 500 à 600 cavaliers

19)  

19 septembre

Thémines arrive auprès de Villemur à 21 h. et entre dans la place avec ses troupes à l’insu des ligueurs (320 soldats, 120 maîtres, 200 arquebusiers rassemblés à Montauban) .

20)  

Le lendemain

20 septembre

Joyeuse fit donner l’assaut

 

21)  

 

Thémine résiste

Thémine fait une sortie, bat le régiment des toulousains envoyés à Joyeuse avec beaucoup d’armes et de munitions ; il comble les travaux

oblige les assiégeants-ligueurs à retirer leurs batteries et à changer de camp. [Deux jours avant Joyeuse avait reçu un renfort]

22)  

 

Joyeuse se porte auprès de la forêt de Villemur

Il reprend son ancien camp qu’il environne de retranchements et recommence à battre en brèche.

Il reçoit les renforts de 1200 hommes d’Auvergne e du Gévaudan conduits par S. Vensan, d’Honus, et d’Apchier. Joyeuse reprit son ancien camp qu’il environna de retranchements pour le fortifier et recommença à battre en brèche

23)  

 

Chambaud (venant d’être nommé gouverneur de Castres et du Haut Languedoc pour les royalistes à la lace de Montgommery), Lecques (gouverneur du diocèse de Lavaur, et Montoyson qui Montmorency avait confié le commandement de toutes  ses troupes)  avec 600 maîtres et 2500 arquebusiers arrivent à  Montauban avec l’intention de marcher contre Joyeuse et de le forcer à lever le siège. Ils se postent à Bellegarde (à 2 lieues de Montauban)

24)  

 

Joyeuse passe la rivière avec sa cavalerie (300 arquebusiers et 300 lanquenets) et attaque les troupes de Chambaud, Lecques, Montoyson à l’improviste et met leur cavalerie en fuite. Il est sur le point de se saisir de leur canon qu’ils faisaient conduire à Belmont lorsque Chambaud et Lecques repoussent les ligueurs, les poursuivent et les obligent à repasser la rivière (100 ligueurs tués).

Honous favorise la retraite de Joyeuse. S.Giniès qui fut ensuite lieutenant de la compagnie des gens-d’armes du conétable, eut le bras cassé d’un coup de pistolet que lui tira Moussoulens son proche parent.

25)  

 

Messillac, le vicomte de Gourdon, et Guiscart arrivés avec des renforts tiennent conseil avec  Lecques et Montoyson et conviennent de marcher incessamment, d’attaquer le duc de Joyeuse dans son camp et de l’obliger à lever le siège.

L’armée est partagée en 3 corps :

-         Messillac en avant-garde

-         Chambaud, dans la bataille

-         Lecques, en arrière garde

avec une cavalerie de 600 hommes

ils avancent enbataille jusqu’à Saint-Nauphary.

26)  

 

Joyeuse a dispersé sa cavalerie en divers quartiers aux environs de Villemur

27)  

18 octobre

nuit du 18 au 19

Les armées royales marchent de Saint Nauphary sur villemur toute la nuit.

28)  

Lundi 19 octobre

au soleil levant

*Cluzel (500 arquebusiers) s’efforce de saisir de la forêt de Villemur

*Joyeuse averti de leur approche fait tirer 3 coups de canon pour retirer sa cavalerie

*Cluzel et Montoyson, ayant attaqué le 1er  retranchement forcent 200 hommes à se retirer dans le 2° retranchement où Joyeuse accourt.

*Les ligueurs (400 arquebusiers) défendent le 2° retranchement. ½ heure

*Chambaud commande à son neveu porte-enseigne de jeter le drapeau (l’enseigne colonelle) dans le camp des ligueur pour exciter l’ardeur de ses troupe.

*Aussitôt le Colonel Cluzel, les capitaines du Mas,de Lunel, et Marennes de Montpellier escaladent le retranchement et poussent les liguers jusqu’au gros de l’armée.

Thémines, juge les circonstances favorables, sort de la ville à la tête de la garnison, prend l’ennemi à revers et le repousse.

*les ligueurs pris entre 2 feux [Thémines qui sort de Villemur] et les troupes de Chambaud. Les ligueurs ne peuvent plus résister et prennent la fuite.

29)  

 

les ligueurs se voient pris entre deux feux, ne peuvent plus résister. Ils prennent alors le parti de fuir. La plupart tâchent de sauver en passant sur le pont de bateaux jetés sur le Tarn, mais la foule est si dense que le pont coule. D’autres essayent de sauver en traversant la rivière à la nage, plusieurs seront submergés par les flots.

30)  

 

Joyeuse ayant rallié 120 cuirassiers s’en va droit aux batteries pour sauver le canon, mais il est abandonné par ses troupes qui se débandent. Il demeure seul avec Moussoulens et Villegli et voire le jeune S.Geri., Moussoulesn et un troisième.

31)  

 

Joyeuse se noie voulant prendre le pont de bateaux, qui est rompu après le passage de ses troupes en débandade – cherchant alors un gué qu’il manque.

Moussoulens se sauva à la nage, mais les 2 autres  furent faits pprisonniers.

32)  

 

Les fuyards sont poursuivis jusqu’à Bessières et mis en pièces

Les lanquenets de Joyeuse se sauvèrent à un village  à 2 lieues de là.

La compagnie de jean de St Jean sgr d’Honous fut poursuivie pendant une lieue et se retira sans aucune perte

33)  

25 octobre

Montmorency écrit au roi au sujet de la défaite et de la mort du duc de Joyeuse devant Villemur

34)  

 

Moururent :

80 noyés

-         Espandeillac

-         Pardaillan commandant de l’artillerie

-         Bidou, maître de camp

-         Le conseiller d’ Ouvrier (au Parlement de Toulouse) qui se trouvait là par occasion

-         Pradel, sergent de bataille

-         Labia (colonel)

Prisonniers :

43 prisonniers

-         Vicomte d’Apchier

-         Saint Gery[1], maréchal de camp

-         De Biden

-         De Roussillias

-         De Lagarde

-         De Doumas

-         De Moumeton

-         Le capitaine Clavenart

Peu de prisonniers :

-----

Les royalistes prirent :

-la cornette blanche

-27 drapeaux ou enseignes

-3 canons  et 2 coulevrines, toutes les munitions et tous les bagages et équipages (estimés à 200.000 écus).

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Ligueurs :

400 à 500 tués (lanquenets)

[certains donnent 2000 ou 3.000 tués] 

800 noyés

43 prisonniers

royalistes :

25 à 30 tués

 

35)  

 

Le corps de Joyeuse trouvé 4 jours après la bataille, sans aucune blessure (vêtu d’un pourpoint de satin blanc et des bizettes d’or et de chausses de canelle) fut apporté d’abord à Villemur.

Il y resta 6 semaines et fut rendu par Montmorency. La dépouille mortelle fût accueillie dans l’église du couvent des minimes, pour être inhumée dans le choeur de la cathédrale Saint-Etienne

36)  

Un sonnet  pamphlétaire

de calomniateurs

[Histoire Générale du Languedoc ;  tome 9 ,

additions et notes

page 46]

 

«  Joyeuse, fils de Mars, de a fortune aussi

à qui l’heur et la guerre ont été si sortable

que de nom et d’effet, tu étais redoutable

bravant, jeune et petit, ce grand Montmorency

 

Hé ! d’où vient que  tu laisses ainsi

En proie aux ennemis ton ost épouvantable ?

D’où vient qu’un Scipion, hardi, fier, indomptable

Fuit de crainte et de peur, et d’effroi tout transi

 

Ha ! c’est un coup du ciel, et tout tel que Maxence

Reçut en paiement de pareille arrogance

(blasphémateur, cruel, infâme en ses amours)

 

tu as de ce tyran (Maxence) imité les allures ;

ainsi, pour rendre égaux vos misérables jours

Tarn  et Tybre ont lavé et couvert vos ordures. »

 



[1] Saint-Gery, seigneur de Roqueboulliac était auprès de Scipion de Joyeuse lorsqu’il fut tué.

 


 

 


 

 

 

 


 

 


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