chapellerie    



 

 

 

Chapellerie

 

 

Au XIXe siècle, Villemur voit la fabrique de chapeaux se développer et contribuer un temps au développement de la cité.

 

 

 « la chapellerie : des chapeaux de feutre fabriqués avec la laine des moutons du pays et avec les poils  de la fourrure de lapins que les « pelharòts » (les chiffonniers) « récoltent » dans les chaumières pour quelques  sous : « pelharòt ! pelharòt ! », un cri qu’on entendra encore après la dernière guerre tous les jeudis dans les  rues de Villemur… alors que la chapellerie a disparu vers la fin du XIXe siècle, tuée par l’industrie anglaise qui produira plus et à meilleur prix avec de la laine importée d’Australie à bon marché. Pour Villemur cette crise est une catastrophe, qui sera traduite par une chanson humoristique dans la langue du pays, où le compositeur anonyme  évoque  les  chapeliers  dans  « la  dèche »  quittant  Villemur  car  ils  ne  peuvent  rembourser  les  dettes contractées au café :

« A Vilamur battoun la décho

Totis los capelièrs s’en van

Podon pas reparar la detto

Qu’an faïto al cafè Balandran. » 

 

La reconversion des chapeliers dans les métiers du bois sera très imparfaite ».

 

Cf Geoges Labouysse, Vòlon viure al pais, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

La ruine de la chapellerie eut deux causes : d'abord une certaine désaffection pour le chapeau due aux caprices de la mode mais surtout la concurrence de l'Angleterre qui, avec la laine d'Australie disposait d'une matière première abondante et à bon marché que sa grande industrie en plein essor transformait en produits fabriqués en grande série à des prix imbattables. La reconversion se fit mais plutôt mal. Marcel Peyre page 46

En 1888, M. Miailles travaille les peaux de lapin pour la fabrication de chapeaux de feutre.  La chanson des blés durs – Brusson Jeune  1872-1972, Loubatières, 1993,  Gérard Brusson, p 192.

 


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