CAILHASSOU   



 

 

Jean-Louis CAILHASSOU

 

le colonel Cailhassou

 

 

Il est   le 2 février 1770 à Villemur dans la rue qui porte aujourd’hui son nom, alors nommée rue Cambon [et non en1774 comme on le lit parfois de manière inexacte, acte de naissance que nous avons consulté].  Fils de Jean Pierre Alexis Cailhassou et de Anne Marie Charlotte Ducos.

 

Volontaire en 1792.  En 1793 il s’enrôle dans les armées de la République.

Son tombeau à Villemur constitue un précieux mémorial, par le rappel des jalons de sa vie : 56 ans de service et de campagnes. Il est blessé de trois coups de lance à la poitrine et de trois coups de feu. Il termine sa carrière comme colonel d’infanterie et de gendarmerie.

 

Le 24 janvier 1811, le régiment de l'Isle de Ré est organisé par décret impérial. Les bataillons sont formés uniquement de conscrits réfractaires.

Le 8 avril 1811, Jean-Louis Cailhassou écrit à Joachim Murat «Sicil Rex» : « J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre lettre en date du 18 mars dernier, par laquelle vous m'annoncez que Sa Majesté l'Empereur, par décret du 3 mars du même mois m'a nommé au grade de major dans le régiment de I'Isle de Ré. Je m'empresse de vous informer que je partirai demain 9 avril pour me rendre à mon nouveau poste.»

Le 30 avril 1811, un important contingent de conscrits réfractaires débarque à Saint-Martin-de-Ré. Dans le courant du mois de mai, le nouveau Major Cailhassou accoste sur l'île où il inculque à des recrues peu enthousiastes, l'art de la manœuvre militaire et l'amour de la patrie. En décembre 1811, les déserteurs et réfractaires à l'île de Ré atteignent l'incroyable nombre de 12 000 hommes.

 

En avril 1812, le major Cailhassou quittera l'île de Ré pour Berlin. Son régiment de l'Isle de Ré deviendra le 132ème de ligne formé à 4 bataillons et 3 batteries à pied. En 1813, il  est colonel au 132° régiment…la couleur des parements et des revers est bleue avec lisérés jaunes pour différencier les réfractaires. Ces hommes se distingueront durant la campagne de Russie. Le 13 novembre 1812 à Wolkovski, durant deux jours le 132ème de ligne défendra vaillamment le pont de Wolkovski, face à l'assaut de 33 000 Russes. Le 22 janvier 1813, le major Cailhassou arrivera à Varsovie, avec les rescapés du 132ème régiment de ligne. Les soldats ont marché 470 kilomètres par un froid implacable, laissant la moitié de leurs camarades ensevelis dans les glaces. [ces précieuses informations proviennent de  http://ameliefr.club.fr/ile-de-re.html]

 

Nommé colonel d’infanterie en 1814 [14e Régiment d'Infanterie Légère].

 

Sous le 2° empire il commande la garde nationale à Toulouse.

Il sera aussi maire de Toulouse, nommé par l’empereur – selon le mode de désignation d’alors- du 24 juin 1852 au 01 septembre 1855.

Il est aussi conseiller général de Saint-Martory,

Président de la Société (philanthropique) Saint-Martin,

Président de la Société de Sainte-Hélène

Il est commandeur de l’ordre impérial de la légion d’honneur

 

 

M. le Préfet de la Haute Garonne – M. West -  à la mairie,  la séance d'installation de la Municipalité et du Conseil municipal en septembre 1855 :

«  Je regrette, Messieurs, de ne pas voir parmi vous l'honorable M. Cailhassou, qui, après avoir servi pendant quarante ans, son pays en brave soldat, a trouvé dans son dévouement, dans ses loyales et pures intentions, la force de suffire encore aux devoirs nombreux de l'édilité. Je prie ses adjoints et vous tous, Messieurs, d'être auprès de M. Cailhassou les interprètes de mes sentiments officiellement exprimés dans cette enceinte, et vous le ferez de cœur , parce que ces sentiments sont les vôtres et ceux de toute la population toulousaine ». (Journal de Toulouse, le 9 septembre 1855).

 

En 1855, Cailhassou, ancien maire, remet une somme de 1,900 fr. restant à sa caisse particulière. M. le maire propose de verser cette somme dans la caisse municipale.

Plusieurs membres rendent hommage à M.Cailhassou, et le conseil adopte la destination des

fonds proposée par M. le maire. Sur la proposition de M. le maire, le conseil vote à l'unanimité une somme de 5,000 fr. destinée aux familles des blessés de Crimée (séance du 15 septembre 1855 – Journal de Toulouse)

 

Il meurt le 25 août 1861 à 1 heure du matin, après une courte maladie (précision du ‘’journal de Toulouse’’), à l’âge de 95 ans.

Ses obsèques ont eu  lieu demain lundi, 26 à la paroisse Saint Etienne, à 9 heures 3/4 du matin. La cérémonie sera terminée à 10 heures 3/4.

 

Il est inhumé à Villemur. 

 

sur le caveau  de Villemur (inscriptions gravées) :

né à Villemur, volontaire de 1792,

Services et campagnes 56 ans,

colonel d'infanterie, de Gendarmerie, et de la Garde Nationale de Toulouse,

commandeur de la légion d'honneur,

chevalier de l'odre royal et militaire de Saint-Louis,

chevalier de l'ordre royal des Deux-Siciles,

décoré de la médaille de Sainte-Hélène,

blessé de deux coups de lance à la poitrine,

et de trois coups de feu, maire de la ville de Toulouse,

membre du Conseil Général de la Haute-Garonne,

membre du Conseil municipal de Toulouse,

Président de la Société Philanthropique de Saint-Martin,

décédé le 25 août 1861.

 

Sources :

-         Marcel Peyre, Villemur-sur-Tarn, du passé au présent

-         Journal de Toulouse 

-         http://ameliefr.club.fr/ile-de-re.html ; Site sur Napoléon, page sur l’ile de Ré : Ré :une terre chargée d'histoire, par Marie-Hélène Legrand

 

 


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