BRUSSON   



BRUSSON

les Brusson

Une dynastie d’entrepreneurs

 

 

La patronyme Brusson apparaît pour la première fois à Villemur à la fin du XVI°. Les Brussson sont alors protestants, sûrement émigrés soit de Champagne, soit de Bourgogne.

Entre 1592, année du siège de Villemur et 1598, 4 baptêmes sont mentionnés dans un registre du consistoire ;  trois de ces enfants sont de Bertrand Brusson. On  retrouvera plus tard  les Brusson dans les registres catholiques, le premier acte est de janvier 1633 avec l’acte de sépulture de François Brusson.

 

Le premier Brusson connu : Bertrand, mentionné comme meunier et comme nautonier au Port-Haut (actes notariés de 1605 et 1606). Son frère Guyot épouse Bonne Rieux (cm du 22 décembre 1608) ; il habite rue de Castelpailhard (auj. rue des remparts Notre-Dame)..

 

Les Brusson se développent (alliés à diverses reprises aux Sabatié). S’ils sont parfois meuniers, le plus souvent ils vivent de la rivière : mariniers, nautoniers, radeliers, pécheurs de poissons

 

François Brusson vieux marinier marchand

 (1632- ?)

 

Souche des Brusson manufacturiers

Il est connu par des actes où il achète un petit bateau (1670)  ou passe commande d’un bateau (1672). Il afferme le droit de pêche du Tarn sur l’étendue de la ville pour 6 ans.

Il est le fils de Jean Brusson meunier (+ 1648) et d’Antoinette Sabatière (+1683)..

Il s’est marié 3 fois :

-         avec Jeanne Roques (cm 6 juillet 1659). Aucune trace de célébration de mariage ni quelque autre acte.

-         avec Anne Esquier (xR le 26 janvier 1678), fille de Jean, maître srger (et veuve de Raymond Hugonenc). Elle meurt le 28 juillet 1681

-         avec Catherine Merle – cf baptême de ses 5 enfants.

Le plus jeune François né en 1701, meunier

-épouse en 1727 Antoinette Lezat, décédée en 1741 après la naissance du 5° enfant

-il épouse en 2° noces Marie Tournier veuve de Pierre Peperty.

Ses derniers garçons du premier mariage épouseront les deux filles de Marie Tournou et de Pierre Peperty.

                          *Barthélemy né en 1730,

                              épouse en 1755 Elisabeth Peperty

                           *Jean né en 1733,

                              épouse en 1764 Jeanne-Raymonde Peperty  

de cette union, naît Jean Brusson, « Jeantet » ou « le Jeantet ». Il est cultivateur, scieur de long, charpentier de marine,charpentier de chaussée (+ 13 février1846).

Celui-ci épousera Françoise Fabre dite Sirié le 25 décembre 1795.

 

 

Jean Brusson, dit Jeantet,

 entrepreneur de travaux publics

(1773-1846)

 

Il est le premier entrepreneur. Il est né le 17 juillet 1773, fils de Jean Brusson et de Jeanne-Raymonde Peperty. Il va abandonner les premiers métiers dont celui de marinier et de scieur de long, pour travailler vers 1826-1828 pour le compte des nouveaux propriétaires des moulins (la famille de Tauriac). Il reçoit  la charge  de surélever de deux étages chacun des moulins des 2 rives. En 1830, réparation en urgence de la chaussée.

Dés lors Jeantet devient entrepreneur de travaux publics. Ainsi, il construit le premier pont suspendu sur le Tarn en 1832, travail qu’il va mener à bien avec l’aide de son fils Antoine (5 juillet 1833, début des travaux ; 9 novembre 1834, ouverture du pont)..

Jeantet Brusson  de Françoise Fabre dite Sirié a 4 enfants dont :

 

-Antoine, dit Brusson aîné, construit la nouvelle écluse en 1838 sur la rive droite Suite à une crue en 1844 qui voit la chaussée s’effondrer, une nouvelle chaussée est reconstruite entre 1846 et 1848 par Antoine Brusson.

Il dirigera aussi – bénévolement – la construction de la nouvelle église de Villemur en 1856, sur le plan de l’architecte départemental Jacques Jean Esquié. Antoine Brusson assistera à la bénédiction de l’église qui aura lieu le 2 juin 1859, mais non à la consécration, différée en 1863, étant alors déjà décédé.

Antoine Brusson sera maire de Villemur, nommé en 1846, révoqué en 1846, puis élu en 1855, conservant sa fonction jusqu’à sa mort en 1860. Il meurt sans descendant.

 

-Son frère Arnaud, dit Brusson jeune (1805-.1882)  Il achète en 1846 la métairie de la Fontaine sur l’ancienne paroisse de Saintes-Escariettes.

Il se marie le 27 janvier 1827 avec Marguerite Janil, sage-femme, de Mirepoix-sur-Tarn.

Il aura pour trois enfants Anne (1829-1829), Antoine (1830-1882) et Jean Marie Elie (1840-1916) qui fonde l’usine en 1872 .

Entrepreneur de travaux publics, il construit notamment des ponts suspendus ou en maçonnerie : ainsi le pont suspendu de Bessières (1852), Mirepoix-sur-Tarn (1856), le pont sur l’Hers vif, le pont en maçonnerie au port de Boulbonne (1860-1862),  le pont de Venerque (1862-1864).

 

 

Jean Marie Elie Brusson, entrepreneur industriel

(1840-1916)

 

Jean Marie Elie Brusson, né le 9 février 1840, a été l’élève de l’école cu Caousou, puis du pensionnat Saint-Joseph.. Il est ensuite l’assistant de son père, participe à la construction du pont de l’Hers et se passionne pour l’abbaye de Boulbonne [Cintegabelle], il construira le porche du cimetière de Villemur à l’identique sur celui de l’abbaye.

Il se passionne aussi pour la paléontologie et les antiquités. Il mène des fouilles et publie les résultats :

-         1865 « lors de coquilles terrestres et d’eau douce…retirées des dépôts alluviens sur lesquels est bâti Villemur »

-         1868 : fouilles  dans l’ancienne forêt de Villemur et dans une vigne prés de cette ville sur la rive gauche du Tarn : ustensiles de pierre antérieurs à la conquête romaines, haches en silex ; vase en céramique ; médailles romaines, statuette d’Osiris

Il épouse Marie germaine Apollonie Nicol (1843-1910) ; contrat  de mariage passé le  20 avril 1864, célébration du mariage le 19 juillet à Cintegabelle.

Il auront un seul enfant : Antonin Marie (1865).

 

En 1871, aux lendemains de la défaite, Jean Marie Elie crée l’entreprise manufacturière Brusson jeune, fabriquant des « pâtes d’Italie ». Dans ce but il afferme à son cousin Jean Brusson l’usine faisant dépendance du moulin de la rive droite du Tarn – ce sont en effet les 2 fils d’Antoine Brusson qui sont devenus les copropriétaires des moulins et usines de Villemur, avec les deux filles du marquis de Lostange, Jean Brusson, l’aîné d’Antoine est le régisseur à la suite de son père. L’entreprise se développe rapidement et prospère

-         en 1875, Jean Marie Elie Brusson achète les bâtiments de l’ancienne ferronnerie [locaux des anciens établissements Gausserand, Castelbou et Cie] aux propriétaires de la Société Courthiade et Cie, obligés de mettre leur usine en vente - ils s’étaient lancés aussi dans la fabrication de pâtes.  En 1876, dans ses vastes bâtiments, Jean Marie Elie installe également une société de mégisserie (Molinier-Brusson), société dissoute en 1881.

-         en 1883, il achète à Barthélemy Galan une terre de l’autre côté de la route de Villebrumier et y établit une nouvelle usine à gaz. Cet achat lui permet de créer un embranchement particulier avec la nouvelle ligne de chemin de fer Montauban-Saint Sulpice, ouverte en décembre 1884

-         en 1883, construction de l’habitation des Brusson

-         en 1885, il commence la fabrication du pain de gluten ainsi que l’utilisation du gluten pour l’enrichissement des pâtes alimentaires.

-         en 1886, achat des moulins et usines de la rive gauche à Jean et Jean Helie Brusson aînés, à Melle Claire de Lostanges et à sa sœur Anne (qui épousera M. de Laya)..

-         en 1888, pour vingt ans, un bail entre Jean Marie Elie Brusson et Antoine Sabatié qui ayant créé une scierie (Sabatié Fils et Pélissier) assure et fournit tout le système d’emballage à l’entreprise Brusson.

 

En 1891 il acchète à Mmes de Grancey et de Luppé le vaste domaine de Sagnes qui leur vient de la famille de Solages, jouxtant celui de La Fontaine qu’il tient de son père Arnaud.

En 1897, il confie la succession de l’entreprise à son fils Antonin.

 

Il se lance ensuite dans l'entreprise politique :

- il devient un élu local, maire de Villemur durant 10 ans de 1896 à 1906,

- il est aussi élu au Conseil Général du 21 juillet 1901 au 28 juillet 1907,

- il aspirera au sénat.

 

Pour soccompagner son action politique et son combat de "républicain libéral",  il se lance dans l'entreprise de presse. En 1901, il crée un journal "le Paysan, organe de défense agricole". Ce journal hebdomadaire, paraît tous les samedis. Il sort de l'imprimeruie Brusson, bénéficie d'une équipe de rédaction et de correspondants aussi, irrigant le nord-toulousain. "le Paysan" paraîtra du début 1905 à la fin 1906.

 

Il est décédé le 3 juillet 1916.

 

Antonin Brusson

(1865-1940)

 

Il est né le 22 juillet 1865. Il  va l’école Sainte Marie du Collège du Caousou, puis au pensionnat Saint-Joseph (bac Sciences).

Il manifeste de la passion pour les lettres – il suivra des cours de Latin à l’institut L. Vié, et aussi pour la Musique, dés l’enfance. Il aimera jouer de l’orgue à Montastruc ou à Cintegabelle où il fera restaurer généreusement l’orgue en 1928 (Villemur sera longtemps démuni d’instrument à son grand regret). Il crée en 1887 la « lyre de Villemur » composée de 35 musiciens. Il présidera la société philharmonique Clémence Isaure.

Il succède à son père en 1897.

Il épouse Gabrielle Rous le 9 février 1892 à Puylaurens.. Il auront trois enfants :

-         André né le 11 juillet 1893

-         Jeanne (1897) qui épousera Gaston de Peytes de Montcabrier

-         Marie Louise (1899) qui épousera Jacques Larenaudie.

Il fut capitaine d'infanterie pendant la guerre de 1914.

 

En 1906 des difficultés de trésorerie conduisent Antoine et son père à mettre l’usine en commandite par actions.

En 1906 Antonin Brusson achète les moulins et usines de la rive droite – dont la tour médiévale aux hértiers de Raoul de Lostanges et d’Antoine Brusson, à savoir Mme de Laya, Mlle de Lostanges, Mme Joséphine Brusson épouse Roques, Mme Marie-Thérèse Brusson épouse Irisson (but industriel et sentimental)

En 1925, il s’éloigne quelque peu des affaires et se consacre davantage aux recherches historiques et archéologiques.

Ainsi en avril 1933, il présente au congrès des Sociétés Savantes, à Toulouse, un mémoire sur la tour du moulin de Villemur à partir du procès-verbal de 1688, un travail plus ample entrepris - qu’il ne pourra cependant mener à son terme - sera publié en 1939.

Plaquette : Pour commémorer l’inauguration de l’orgue de Cintegabelle,28 octobre 1928, par Antonin Brusson. Antonin Brusson était membre de la Société archéologique du midi.

 

En 1897, le 26 mai,  il rachète l’ancienne école libre à son ancienne propiétaire, Mme Sénac [héritière du curé Fieuzet qui l’avait acheté ce bien  personnellement et légué avec des clauses conditionnelles à mairie pour en faire une école], suite au départ des Frères de la Doctrine Chrétienne, chassés par le maire Albert Monruffet en octobre 1892. Dans des situations difficiles son épouse Gabrielle en assure la direction, elle cèdera en 1940 l’école aux sœurs de la Sainte Famille d’Amiens (un groupe étant alors réfugié à Villemur).

M. Antonin Brusson est mort à Villemur, dans la nuit du 6 au 7 décembre 1940.

 

André Brusson

 (1893-1984)

 

Né en 1893. Sa scolarité  se passera à Toulopuse, pensionnat Saint-Joseph, au  Caousou, puis au pensionnat de  Paasy-Froyenne près de Tournai en Belgique, enfin à l’école Sainte Geneviève à Paris. Il  entrera à l’Institut Economique (qui deviendra l’ESSEC).

 

Il épouse à Fourquevaux en 1925 la baronne Huguette de Sulzer-Wart d’origine Suisse, descendante de Joseph Fouché (duc d'Otrante, comte Fouché (1759-1820) .

 

Ils auront 4 enfants : Jean (1926), Antoine (1927), Renée (1928),  Gérard (1931) auteur du chapitre sur « générations Brusson »,  François (1939),  Marie Gabrielle (1941).

 

André Brusson  meurt le 16 septembre 1984.

 

 

La période de sa vie durant la Grande guerre a retenu l'attention de Remy Cazals  dans une étude faite sur les carnets des combattants de 1914-1918 - plusieurs  de ses travaux s'intéressent à André Brusson cf le chapitre du "temps des blés durs".

« André est dans la cavalerie puis dans l'artillerie lourde. Il arrive sur le front en mai 1915. Dès juin, il demande à être muté dans l'aviation et fait jouer le piston. Une première tentative échoue et il n'obtient satisfaction qu'en octobre 1916, grâce au général S. En attendant, il n'a connu que des secteurs calmes, et il a eu tellement de permissions en 1916 que ses parents eux-mêmes doivent le modérer : "Nous sommes au regret de n'avoir pas osé te faire obtenir cette permission tant désirée. Tout Villemur aurait jeté les hauts cris et nous aurait peut-être aussi plus tard lancé des pierres à toi et à nous. Il faut penser à l'avenir, aux révolutions futures qui pourraient arriver ou pourront arriver après cette affreuse guerre. Beaucoup sont révoltés contre les S. et autres qui passent leur temps tranquillement ici pendant que des malheureux se font tuer dans leurs tranchées qu'ils occupent depuis le commencement des hostilités" (p. 90). André Brusson apprend à piloter à Etampes jusqu'en février 1918. A cause d'une série de grosses bêtises, il est renvoyé dans l'artillerie. Le jour même où il arrive à sa batterie, il se porte volontaire pour aller à Orléans apprendre à conduire les tanks, et il ne revient sur le front qu'en septembre. Entre temps, il fait de merveilleuses promenades avec "le fils D.", avec "de Ch. (grande famille de Vendée)". Au Bourget, il rencontre de P., "toujours au camp retranché et bien disposé à y rester" (p. 82-93) ».

cf Traces de 14-18, et le  colloque international de Carcassonne, 24-27 avril 1996,

voir aussi : http://www.imprimerie-d3.com/actesducolloque/editercarnets.html

 

 

Sources : les informtions présentées proviennent le "la chanson des blés durs", principalement du chapitre de Gérard Brusson "générations Brusson".

-« la chanson des blés durs », Brusson jeune 1872-1972, Loubatières, 1993 - générations Brusson par Gérard Brusson (dont des  tableaux généalogiques).  

-Voir aussi Marcel Peyre, Bulletin municipal de Villemur

-Antonin Brusson, industriel et musi­cien, Pierre Salies, Archistra n°124, pp. 86- 93

 

 La crise

 

« Brusson jeune, spécialisée dans les pains de mie et les biscottes, est reprise par une nouvelle société. Au prix de 45 suppressions d'emplois. A Villemur-sur-Tarn, la nouvelle des 45 licenciements est tombée comme un couperet, en fin de semaine dernière. Elle a escamoté la reprise de Brusson jeune, fleuron de l'économie locale depuis 1872.

Depuis le dépôt de bilan et la liquidation judiciaire décidée fin juin par le tribunal de commerce, l'avenir de la fabrique de Villemur était très incertain. François Brusson, président du directoire et arrière-petit-fils du fondateur, annonçait que l'entreprise repartirait d'une autre manière. C'est fait avec «Financière deVillemur», une société créée à cet effet et dirigée par M.Verri, un homme du secteur, fort d'une expérience dans l'agroalimentaire, notamment dans le secteur laitier. La reprise est lourde sur le plan social puisque sur 84-employés (certains à mi-temps), 45 quittent l'entreprise. A part quelques dossiers de préretraite, il s'agit surtout de licenciements secs.

Tout s'est passé en quelques jours […]. La famille Brusson qui a toujours été attachée à l'aspect social de l'entreprise (la semaine de 35 heures a été mise en pratique en 1997) passe la main dans des conditions délicates». Brusson qui a compté jusqu'à 600 employés entre les deux guerres, représente un patrimoine immobilier important. »

La dépêche 12 octobre 1999

 

En 1997, les pains de mie à longue conservation représentaient une production annuelle de 1.500 tonnes et la moitié du chiffre d'affaires (30 MF).La dépêche 12 octobre 1999

 

En mars 2001, la vente des bâtiments la « Financière de Villemur » met fin au bail conclu avec l'artiste Driss Sans Arcidet. L'Association Atelier produits finis artistiques était installée depuis sa création en 1995 dans la partie désaffectée de l'usine Brusson.

Or  les bâtiments doivent être alors vendus et les locaux vides au moment de la transaction. C'est la mairie de Villemur qui se porte acquéreur.

Driss Sans Arcidet, artiste professionnel de renommée internationale avait un double projet : exporter le nom de Villemur-sur-Tarn à travers l'Europe et perpétuer l'histoire de l'usine à travers le « Musée Khombol ». L'évacuation de l'atelier a pu être reportée en juin 2001.

La Dépêche 4 mars 2002

 

 

 

 

 

L'histoire de Brusson débute au lendemain de la guerre de 1870 quand cette famille abandonne le secteur sinistré des travaux publics pour la fabrication des pâtes alimentaires.

Le choix de Villemur s'explique par la présence d'un blé très particulier, le mitadin dont on tirait, grâce au moulin à eau, installé sur la rive opposée du Tarn, la semoule nécessaire à la fabrication des spaghettis et coquillettes.

Brusson a connu son âge d'or entre les deux guerres, avec 600 employés, une succursale en Belgique. L'entreprise était un leader sur le marché des pâtes au gluten. Et depuis 1885, elle fabriquait un pain au gluten, conseillé aux diabétiques.

Le 17 septembre 1885, L'usine Brusson jeune, de Villemur, obtient  à l'Exposition d'Envers (Belgique) la médaille d'or pour son importante fabrication de pates alimentaires.

Brusson est aussi la seule à produire les cheveux d'ange, ces vermicelles très fins. Ces cheveux d'ange comme le secteur des pâtes alimentaires Brusson tomberont, en 1971 dans l'escarcelle de Panzani.

L'entreprise de Villemur s'était lancée alors dans les biscottes puis dans le pain de mie en 1983. Pains de seigle, complet, au son, spécial grillé composent la gamme Brusson comme le braiserol, pain grillé moins friable.

En 1997, les pains de mie à longue conservation représentaient une production annuelle de 1.500 tonnes et la moitié du chiffre d'affaires (30 MF).

Brusson avait développé les produits bio, biscottes au son, biscottes complètes.

L'entreprise villemurienne a été touchée en 1992 par le «clash» d'Escoulan-Disco Sud-Ouest qui lui a valu un plan de redressement. 

 

 

Colloque de sorèze, 2006


Philippe Delvit et  Sylvia Terjanian

Le fonds d’archives des Établissements Brusson jeune
à Villemur-sur-Tarn : pour une histoire de l’industrie
agro-alimentaire au XIXe et au XXe siècle

L’entreprise Brusson Jeune installée sur la rive droite du Tarn dans le moulin de la Tour connaît un essor rapide et annexe rapidement la rive gauche pour développer son activité.

L’entreprise sera une société familiale tout au long du XXe siècle et sa vente, en 1999, entraîne le dépôt aux Archives départementales de la Haute-Garonne.

Cette entreprise de pâtes alimentaires va très vite diversifier ses activités en direction des produits dits de « régime ». Les Établissements Brusson Jeune disposaient d’une autonomie de production, car ils contrôlaient le processus de fabrication de la matière première au produit fini.

Le fonds d’archives se compose d’une centaine de mètres linéaires de documents papier, mais recèle également des documents figurés dont 600 photos et plaques de verres ainsi que de nombreux objets publicitaires. Nous pouvons distinguer les archives du personnel, en nombre, très utiles à l’histoire ouvrière et les archives commerciales. L’innovation caractérise l’action des fondateurs et se trouve être la clef de la réussite de l’entreprise que l’on peut qualifier d’atypique pour la région.

 

HISTOIRE DE L’INDUSTRIE EN MIDI-PYRÉNÉES DE LA PREHISTOIRE A NOS JOURS
Congrès de Sorèze (Tarn) 23-25 juin 2006

 

 

Selon l’internaute (2008):

646 personnes portent le nom Brusson aujourd'hui en France  

le nom de Brusson vient au 14.042 rang

Les départements dans lesquels les Brusson sont le mieux représentés :

Saône-et-Loire (71) : 269e nom

Haute-Savoie (74) : 663e  

Côte-d’Or (21) :   1 213  

 Indre-et-Loire (37) :   1 496  

Hauts-de-Seine (92) :   3 031

 

 

 

En 1846, Arnaud  Brusson achète pour 29.500 fr aux frères lacostes de montauban, la métairie de la Fontaine (soit près de 38 ha). Leur père l’avait acheté le 28 fructidor an II – 14 septembre 1794 à Guy de Ménoire qui avait été obligé de se défaire de  un nouvelle écluse sur la rive droite ses propriétés rurales de Villemur pour pouvoir continuer les travaux de la chaussée.

La chanson des blés durs – Brusson Jeune  1872-1972, Loubatières, 1993, Gérard Brusson, p. 180.

 

En 1891 Jean Marie Elie  achète à Mmes de Grancey et de Luppé le vaste domaine de Sagnes qui leur vient de la famille de Solages, qui jouxte celui de  La Fontaine, qu’il tient de son père Arnaud. Cf op. cit., Gérard Brusson, p 198

 

 


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