Bonnes feuilles   



 

 

Lectures et découvertes

bonnes feuilles

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2 pauvres meurent à Bondigoux

le 29 octobre 1712 décède à la métairie de M. Custos vers 7h-8h du soir une mendiante de 60 ans, dénommée Anne Blanc originaire du Ségur près de Cordes.

et le 3 juin  1713, au château de M. de Blasy, un pauvre qu’on reconnaît être de la paroisse de Condel (nommé Darbillan) qui avait été bordier de M. Pygeron de Rabastens

 

 

 

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Eglise du Terme rebâtie en 1745-46

 

« Le lundi 26 septembre 1746 notre Eglise paroissiale du Terme a été bénie par Maitre Michel de Verthamon de Chavagnac, conseiller du roi en ses conseils, Evêque et seigneur de Montauban, qui y a de suite prêché un sermon convenable et très édifiant. Elle avait été bâtie à ses dépens sur le local de l’ancienne qui tombait en ruine et qui fut démolie par son ordre, n’étant que de terre, à l’exception du clocher qui était de brique, et le lendemain matin, nous y avons célébré en actions de grâces la sainte messe afin qu’il plaise à la divine bonté de conserver ce monument de la piété du zèle et de la charité de mondit Seigneur Evêque. Nous avons en même temps avec notre peuple prié le bon Dieu de lui en accorder la récompense au centuple, et que par sa foi et ses œuvres pastorales, il mérite la vie éternelle. Nous avons demandé à Dieu la même grâce pour nous et d’exaucer les prières de tous les fidèles qui entreront dans cette sainte maison qui est dédiée au Dieu tout puissant et à l’honneur de Saint Etienne, diacre et premier martyr – ce que je certifie Philippi, prêtre ».

Pages 462-463 registre 1639-1749.

 

Les sacrements ne sont plus célébrés à partir de janvier 1745 au terme, mais à Magnanac (l’ acte du 23 janvier indique la démolition de l’église et l’édification d’une nouvelle église).

La nouvelle église aura pour premier baptême celui de François Brousse le 2 octobre 1746  fils de Raymond et Anne Esquié.

 

 

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Théodore Strawinsky, peintre, fils de Igor Strawinsky a séjourné avec son épouse Denise [Guerzoni] à Villemur [fin 1940 – été 1942] d'abord à Brucelles de la fin 1940 à début 1942, dans une petite maison mise à leur disposition par Maurice Auberjonois, puis à Magnanac, début à mi-année 1942.

Au cours de cette période il a réalisé diverses œuvres, dont des portraits. Parmi ces portraits, sont connus ceux de Désiré Barbe, maire de Villemur [dont le tableau avait été commandé par  Maurice Auberjonois], de  Madame Bernard, femme du docteur Bernard de Villemur-sur-Tarn, de Madame Oldekop et de sa fille Simone, de la famille de Naurois.

Est-ce alors qu'il est momentanément interné à Toulouse, arrêté par le gouvernement de Vichy. Il s'établit en Suisse ensuite.

Informations qui nous ont été  connues par une communication de la Fondation Théodore Strawinsky, 2, rue de Jargonnant, 1211 Genève 6 (Suisse).

 

 

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Un livre récent

aborde le siège de Villemur

et la bataille du 19 cotobre 1592

 

 

 

La bataille de Villemur

 

« Sur le déroulement même du siège, nous ne savons que peu de chose. Il se résolut dans une bataille finale que les royaux livrèrent le 19 octobre au petit jour. Si  Villemur était visé par Joyeuse, c'était la place montalbanaise qui tirait les fils de la mise en défense. Son gouverneur, Pons de Lorière, seigneur de Thémines, cherchait à polariser sur la petite ville du Tarn l'ensemble des effectifs militaires qu'il put faire venir en Haut-Languedoc. En juillet 1592, il dut le salut de la place à l’armée du duc d'Épernon alors de passage. En octobre, il remporta la victoire décisive grâce au rassemblement extraordinaire de forces dont il bénéficia. Montmorency-Damville envoya près de

3000 soldats commandés par ses fidèles colonels Lecques, Chambaud et Montoison. Si Matignon ne put répondre à cet appel, le gouverneur d'Auvergne vint avec quelques gendarmes et arquebusiers. Dans un camp comme dans l'autre, l'entreprise sur Villemur fut un temps d’intense concentration militaire, la bataille par laquelle il s'acheva n'étant de fait qu’un prolongement logique à cette convergence de forces sur ce petit périmètre. Le combat fut décidé par les royaux et consista à une prise en tenaille par surprise de l’armée adverse. Au petit matin du 19 octobre, l'avant garde des royaux commandée par le gouverneur d'Auvergne contourna le terrain d'opération par la forêt et surprit les avant-postes de Joyeuse qu'il renversa sans grande résistance. La bataille et l'arrière-garde de Lecques et Chambaud sortirent alors de la ville et prirent à revers le duc de joyeuse qui organisait la résistance ; il chercha à joindre ses positions d'artillerie en attendant l'arrivée de sa cavalerie qui campait imprudemment loin, mais en traversant le Tarn, le pont de bateau se rompit et il fut  happé par le courant ; le poids de son armure fit le reste. La débandade des Ligueurs fut alors totale : cette armée mal payée et recomposée au terme de cinq mois de campagne s'évanouit dans la nature, abandonnant armes, artillerie, vivres et chevaux. »

 

Souriac Pierre-Jean, Une guerre civile, affrontements religieux et militaires dans le Midi Toulousain (1562-1596), Ed Champ Vallon, coll  Epoques, fin octobre 2008, p. 261

[reproduit avec l'autorisation de l'auteur]

 

 

 

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L’église de Villematier au XIX°

 

L’église est en construction quand arrive l’abbé Etienne-Jean Simon Donnadieu en 1852

Il poursuit les travaux et en avance les sommes nécessaires. Il quitte la paroisse le 15 août 1859

 « dans le cas où je quitterai Villematier, je laisse l’église dans un état de décence et de propreté, les principales réparations son terminées, tout le mobilier de l’église est remis à neuf, mon successeur n’aura qu’une seule chose à faire de l’église, c’est une voûte » écrit-il le 5 janvier 1859.

 

Il a établi une congrégation des fille de la Croix de Saint-André. Sœur Zénon en sera la supérieure en 1860. La communauté a un fermier.

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Son successeur l’abbé Jean Guillaume Tissier, curé de Villematier en 1859

-  fait construire une tribune, 280 fr. payée le 22 avril [1860 ?]

-  fait mettre le plafond, 260 fr payé le 1er mai 1860. 

-  fait ériger un chemin de croix (demande du 10 décembre 1859),  acheté 150 fr ; payé le 15 avril à M. Lacavalerie, Rue de la Pomme.   

- fait mettre des vitraux -  Les vitraux étaient encore à ma charge mais la fabrique par une délibération du mois de janvier voulut en accepter la responsabilité payable en 2 annuités . Pourquoi la fabrique de Villematier a-t-elle voulu accepter la responsabilité de ces vitraux ? En voici la raison. J’ai payé 260 fr pour elle, puisqu’il y avait une voûte en papier qui ressemblait, lorsque la porte était ouverte, à une mer agitée par la tempête. 3 fois la Sainte eucharistie m’ a été enlevée du ciboire et j’ai eu à éprouver toutes les peines du monde à recueillir les saintes espèces. Certes la réparation était urgente.

- fait mettre 3 cloches : « J’ai acheté 1500 fr de cloche [3 NDLR]; j’ai vendu les vieilles 800 fr ».

 

Ses dépenses furent rapidement engagées dés son arrivée.. Ceci lui valut des oppositions

Ainsi une lettre de Constans du 8 janvier 1860 donne une description des travaux pour dire qu’il a tout bouleversé, malgré une délibération - il a construit dans l’église :

1° une tribune qui est inutile, parce que l’église étant déjà assez grande pour a population,

2° Il a changé le chemin de croix et a fait vendre l’ancien, un dimanche sur la porte de l’église, à raison de 10 sous chaque tableau.

3° il a fait faire un plafond en planches et derrière l’autel il a fait une grande ouverture pour y mettre des vitraux,

4° enfin aux autres fenêtres il a fait aussi placer d’autres vitraux.

Aujourd’hui tous ses travaux sont finis.

 

 7 décembre 2008

 

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Un orgue à Villemur au XVI°

 

 

1556 vit un orgue trouver place dans l’église de Villemur.

C’est un événement marquant dans l’histoire de la cité.

Il témoigne d’une approche nouvelle de la liturgie et de la musique sacrée,

comme aussi d’une manière dont la ville de Villemur se considère et se met en scène

dans un espace  « culturel » nouveau par rapport aux autres villes de la région toulousaine,  albigeoise ou montalbanaise.

 

 

Orgue de Villemur

 

1556 en le 8 juillet André de la Costure compositeur d’orgues à Salon-salau ?? en Comengea confessé avoir passé marché  en commande sur serment avec monsieur Vaissié consul-connu et Simon Godinelle rendu de la ville de Villemur au diocèse de Montauban …jurant et arguant de leur jeu bien en discours et payant dans 6 semaines prochaines venant la trompesque concerne - premièrement 3 portenom pour le bon jeux des flûtes en leurs orgues de l’eglise de Villemur aménagée,   requierent :  plus ? fer au jeu de  timbales d’étain et l’orbe souscelle de tout orgue en nature d’accord aucun prix si le besoin en est possible - en le  couvert leur tournerons plus haut 2 leviers en dessus 7/12 ?? pour nettoyage et réparations – si ordre boucherons ? ? 28 d’étain et 18 de plomb pour faire es jeux de timbale et régler ??régir ?? les anches plus que moins mauvais sur orgue et elles auront ? taille en réduction 12 ou 10 seulement et le reste payerons comme continuera le besoin coupelles et échassier par Albert dans les 6 semaines, ce jour le frère Pierre … faisons,

….Despumette de Este demeurant à Borbone (houlborne) de Sougre à Carbonne,

 Lev de La Costure, Pierre et  Mathurin Cosin de Villemur et Johan Rabineau etc 

 

Sources : relevé d’un chercheur, AD  Haute-Garonne – copie aimablement communiquée par M. Sengès

 

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Villemur, Ville de la paix

 

Conférence de la paix

 

Connétable Charles de Luynes –Henri de Rohan

7/12 octobre 1621

(1er siège de Montauban 18 août -6 novembre 1621)

 

on trouvera cette page dans le menu : la Bataille de Villemur

la conférence de la paix

des documents y sont présentés - avsents de cette page-ci.

 

 

nouveaux combats

Les guerres de religions, après maints édits de pacification,  trouvèrent  enfin leur terme avec l’Edit de Nantes le 13 ou 30 avril 1598 (13  dit-on habituellement)

 

En 1620 Louis XIII  pour limiter les revendications protestantes liées à la restitution des biens du clergé en Béarn (dont ils demandent l’annulation) et le soulèvement général du Midi qui s'ensuivit,  intervient militairement, d’abord en Béarn, puis le 15 mai 1621, il  fait mettre le siège devant  Saint-Jean-d’Angély (la ville se rend le 24 juin), enfin Luynes met le siège[1] devant Montauban qu'il ne put prendre (18août - 6 novembre 1621), la cité étant puissamment fortifiée et bien défendue par les milices bourgeoises. Montauban ne sera pris que l’année suivante avec une autre stratégie.

Entre temps Luynes, le connétable est mort alors  qu’il attaquait de la place de Monheur, il meurt de maladie devant elle le 15 décembre 1621.

 

Le siège

Donc le siège commença le 18 août 1621 ; Louis XIII le lèvera le 6 novembre[2]. .Le roi surveillait les opérations depuis le village de Piquecos[3] sur une pente abrupte où il s’était installé au château, villa de l’évêque  (château assez étroit, bâti sur les coteaux de l’Aveyron, dominant la plaine). De ce château, Louis XIII pouvait servir de point d’observation.

Le siège met en présence Charles duc de Luynes (1578-1621), connétable de France et Henri de Rohan (1579-1638), chef du parti protestant, conduisant la résistance de la ville de Montauban. Le duc de Mayenne trouvera la mort le 22 septembre 1621 en tentant de s'emparer de Montauban défendue par le duc de Rohan.

 

Henri de Rohan conduit la résistance de Montauban

Henri de Rohan, de famille protestante, protestant convaincu  est un petit-fils du roi de Navarre, petit cousin d’Henri IV. Il devient un chef du parti protestant et alors que Louis XIII met de l’ordre dans son royaume, Rohan soutient la résistance des villes protestantes : Castres et Montauban. Il est présent dans cette zone où il exerce son influence, son commandement, sa détermination protestante dans la confession de foi calviniste.

 

Les armées de Luynes  échouèrent dans ce siège[4]. Après maintes tentatives, il fallut se rendre à l’évidence.

Le Maréchal de Lesdiguières participa à ce combat dans les troupes du Roi, Il attaque le Moustier[5]

 

 

La conférence de la paix

C’est durant de premier siège de 1621, qu’une tentative de paix eut lieu. Une conférence de paix  ou colloque fut envisagé pour convenir d’une paix séparée. Rencontre entre Luynes et Rohan avec la présence discrète d’un protestant royaliste : François Bonne de Lesdiguières[6], Vicomte de Villemur (alors présent dans cet espace de l’action royale). Rohan vient de Castres où il a été approché, Luynes de Piquecos.

 

Date

Bassompierre dans ses Mémoires (chronologie quotidienne) donne le 17 octobre 1621. Les rédacteurs des notes de l'Histoire Générale du Languedoc démontrent qu'il y a là une faute d'impression, qu'il faut lire le 7. Un autre écrit du même auteur comme divers chroniqueurs donnent les 11-12 octobre (cf documents ci-dessous). Si Rohan arrive le 8, on peut admettre que la rencontre eut lieu les 11-12.

 

Où eut lieu cette conférence

La réunion fut donc fixée à Villemur, petite ville entre Montauban et Castres[7]. D’ailleurs on nous précise que Rohan partit pour Villemur,

mais cette conférence de la paix  va d’abord être localisée entre Montauban et Villemur :

o       Rivière[8] disent certains récits (à une lieue de Montauban)

o       Reviers comme on le lit dans le Récit de l’Histoire Règne de Louis XIII[9] ou dans les Mémoires de Bassompierre ou encore chez Henri de La Garde[10] lorsqu’il évoque la rencontre programmée au château de Révier près de Piquecos.

o      ou Reyniès, comme cela est indiqué par d’autres[11] notamment les rédacteurs des notes de l'Histoire Générale de Languedoc  [transcription de Reviers de Bassompierre en Reniés ou Reyniez].

pour aussi se dérouler, semble-t-il, à Villemur[12] : " les pourparlers de paix que nous avons vus s'amorcer à Reyniès, puis à Villemur, entre Rohan et le connétable de Luynes."

 

Ce fut, on le devine un événement, la puissance militaire était forte. Les canons nous dit-on  oeuvraient bien plus qu’au temps des guerres de religion, le siècle précédent. Il y a tant d’espoirs attachés à ces rencontres de paix. Tous deux veulent la paix. Un traité tente de convenir  de la paix –mais ces tentatives ne recevront pas l’approbation du Roi.

Les deux hommes sont des personnages. Le dialogue que nous en donne le récit de l’Histoire du Règne de Louis XIII les révèle.

Ils sont par ailleurs alliés (par mariage), Rohan ayant épousé la cousine de Luynes[13].

 

Les récits de cette rencontre nous font  témoins  en quelque sorte de ce qui a pu caractériser cette heure d’attente où les manœuvres  n’étaient pas absentes. Ils nous font les spectateurs  de l’histoire de la France qui s’écrit par des personnalités hors du commun, à ce moment, ici

aux portes de Montauban..  Sainte-Beuve évoque cette rencontre et le récit qu’en fait Rohan : « il nous donne, dit-il, leurs deux discours, celui de Luynes et sa propre réponse. Ces deux discours sont fort bons, mais ils ont plus de relief que les actions qui s'y rattachent ».

 

Déconcerté par une résistance à laquelle il était loin de s’attendre, Luynes propoa à Rohan une entrevue qui eut lieu à Regniès, le 12 octobre 1621. Ce fut en vain que le nouveau con,étable employa tour à tour les séductions et les menaces pour amener le duc à abandonner le parti des rebelles. Il ne put éveiller dans son cœur ni l’ambition, ni la crainte ; la réputation d’honneur et la loyauté de Rohan sortit pure de cette épreuve. Luynes, le trouvant inébranlable, alla, dit-on, jusqu’à lui offrir « carte branche pour son particulier », mais Rohan dont le caractère était d’une trempe vraiment antique, lui répondit simplement « que sa conscience lui ordonnait de n’entendre qu’à une paix générale.

Furieux de l’échec que ses armes reçurent sous les murs de Montauban, Louis XIII, par lettres patentes données à Bordeaux le 27 décembre 1621, déclara Rohan criminel de lèse-majesté ; mais Sillery et Jeannin, tous deux partisans de la pais, réussirent à en faire différer la publication et l’enregistrement. On chargea même Lesdiguières d’entamer avec le redoutable chef huguenot des négociations pour la paix.  

La France protestante ou vie des protestants français, MM Eugène et Emile Haag tome 8, 1858 - article Rohan page 480.

 

"Rohan partit donc de Castres, se rendit à Villemur et delà à Reviers  [en marge, on lit "ou Regnier, selon le Mercure français"]il  arriva le 8 octobre."

La vie des hommes illustres de la France continuées par M. l’abbé Pérau licencié de la Maison et  Société Sorbonne, tome 21, Amsterdam, 1758.

 

L’échec

Cette conférence sera un échec parce que Rohan ne pouvait convenir à une paix séparée. Seule une paix générale pourra établir la paix, mais le roi n’en voulait pas. On dit aussi que les démarches de Luynes furent inconsidérés et maladroites et « que lorsque celles-ci arrivèrent aux oreilles du Roi, Louis XIII eut une vive colère. Il dit publiquement que le connétable n’aurait pas du traiter avec le duc de Rohan[14] ». Louis XIII dit-on encore ne pardonnera pas à Luynes son échec cinglant, militaire et diplomatique[15].Luynes meurt avant d’être disgracié.

 

Achat de la vicomté de Villemur par le roi

Le siège levée, le roi partant et passant par Montbeton, il fit l’acquisition des vicomté, châtellenie, terre et seigneurie de Villemur, consistant en une ville close, château et maison forte, avec bourgs et billages en dépendant, de la terre de Villebrumier et de la baronnie de Roquemaure avec la paroisse de Réal.(acte passé par  Pierre Valès notaire à Montech  pour 700.000 livres  dont 100.000 attribuées à M. de Belluion (notamment pour récompense pour son gouvernement). Le roi en prit possession le 16 novembre[16].

 

Sur le chemin difficile de la paix, Villemur est venu inscrire son nom comme ville de paix … même si les échanges vont en fait commencer  ailleurs, là où l’un rencontre l’autre. En effet  ces échanges  s’amorcèrent[17] à Reyniès puis ont pu se dérouler à Villemur.



[1] Les dates varient selon les auteurs si le début est bien le 17 (passé) avec l’arrivée du Roi, la levée du siège est parfois datée du 18 novembre  (Bassompierre ; Rohan) alors que les articles des sites Wikipedia et des 400 coupshttp://www.400coups.org/histoire_montauban/siege_de_1621.php indiquent le 6 novembre.Sevène p.53 dit que les assiégeants décampèrent le 14 novembre.

[2] cf note précédente.

[3] L’épouse du Roi et celle de Luynes demeurent à Moissac.

[4] En grande partie, du fait de son incompétence, note-on..

[5] Mémoires de Bassompierre.

[6] « Finalement Luynes se décidé à ouvrir de nouvelles négociations en les confiant à Sully et Lesdiguières. Le connétable espérait que Sully ferait pression sur son gendre et que Lesdiguières, par sa position de protestant loyaliste, serait un atout sérieux dans son jeu ». cf Divers aspects de la Réforme au XVI° et XVII° : études et documents , Jacques Allier, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Société de l'histoire du protestantisme français, 1975 , page 481

[7]Id : Divers aspects de la Réforme au XVI° et XVII° siècle – études et documents p 481 

de Jacques Allier, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Société de l'histoire du protestantisme français - 1975 - 645 pages. Villemur est à trois lieues Montauban.

[8] Mémoires de Rohan ; Revue des 2 mondes, 1877 ; collection des mémoires relatifs à l’histoire de France (Petitot, 1822)

[9] Michel Levassor, 1700

[10] Le Duc de Rohan et les protestants sous Louis XIII,1884, page 40

[11] Cf Janine Garrisson ; Société de l’Histoire de France p. 345 citant Bassompierre : « il s’en alla à 4 lieues de Picacos au château de Renies où il avait donné sûreté à M. de Rohan » . Cf aussi  «  Entre nous » n°52 de Villebrumier, http://entrenous.free.fr/en52/chateau.htm  .

[12] Cf La Mosaïque du midi  publié par Jean Mamert Cayla, 1840, se servant de l’Histoire du Règne de Louis XIII de Michel Levassor, 1700

Cf aussi Louis XIII et les 400 coups de Hector Joly, Janine Garrisson, Paul Duchein, Govert Basson, page 121.

[13] En 1605 Rohan a épousé Marguerite de Béthune  fille de Maximilien de Béthune, le futur duc de Sully.

[14] Revue historique 1910.selon le récit de Bassompierre

[15] Vie de Louis XIII de Louis Vaunois, page 247 [même si Luynes a eu en d’autres circonstances des réussites diplomatiques]…sans parler de l’intervention aussi convaincue qu’incertaine du Père Dominique qui conseilla au Roi de faire tirer 400 coups de canon : « Il lui dit qu’il fit tirer 400 coups de canon à coups perdus dans la ville, et que les habitants intimidés, assurément, se rendraient »…ce qui fut fait le dimanche 20 septembre. Il n’en fut rien ; la prophétie n’eut pas d’accomplissement. Là est l’origine de « faire les 400 coupes ». La ville dfe Montauban commémore et célèbre cet événement – cf  ttp://www.400coups.org/histoire_400_coups/legende_400_coups.php

[16] Cf Amédée Sevène, Notice sur Villemur, page 54

[17] Cf Louis XIII et les 400 coups, collectif dont Janine Garrisson, Privat, 2001, page 121. Janine Garrisson, d’origine montalbanaise est une spécialistes du protestantisme.

 

Document

 

Bassompierre – Mémoires 2° partie

[315]Le samedi 9 octobre [1621] - M. Chaulnes ne nous cella  plus qu’il se traitait entre M. le connétable et M. de Rohan, nous priant de le tenir secret. Il me dit de plus que M. le cardinal de Retz, M. de Schomberg et le père Arnoux contrariaient à l’accommodement, les 2 à cause de leur profession le troisième pour la certaine croyance qu’il [316] avait de prendre dans 8 jours Montauban, qu’il lui avait dit qu’il voulait être déshonoré et ne porte jamais épée à son côté s’il n’était dans 10 jours, au plus tard, dans la ville : ce qui me fit résoudre d’y aller le lendemain matin, et leur en demandai congé. Je ne pus le faire néanmoins pace que le matin ,  dimanche 10, les ennemis firent une furieuse sortie du côté de Ville-Bourbon, gagnèrent les premières tranchées qu’ils gardèrent assez longtemps [318] – Je m’en revins en notre quartier, plus confirmé que jamais que ces messieurs bâtissaient sur de faux fondements, et le dis à M. le maréchal de Chaulnes, le priant instamment de porter M. le connétable à une bonne paix s’il y trouvait jour, de crainte qu’il ne reçut, et le Roi premièrement, quelque notable dommage et honte. Il fut d’avis de me mener le lendemain lundi 11 à Piquecos avec lui pour en parler moi-même avec M. le connétable ; ce que je fis fort amplement, et le laissai partir ce jour même fort délibéré de conclure la paix s’il y voyait jour. Il s’en alla à 4 lieues de Piquecos à un château nommé Reviers où il avait donné sûreté  à M. de Rohan de lui venir parler ; ils conférèrent longtemps ensemble et approchèrent toutes choses de l’accommodement. Néanmoins, pour plusieurs respects, M. le Connétable n’y voulut rien conclure sans en avoir eu précédemment l’approbation du Roi et de son conseil. Il en revient seulement le mardi 12, bien tard, en envoya le soir même donner rendez-vous à messieurs de Chaulnes et de Schomberg de le venir trouver le lendemain mercredi 13, à Piquecos au [319]  conseil, où ils se rendirent, et M. de Chaulnes voulut que je le suivisse.

M. le connétable proposa au conseil secret (je n’y étais pas) les conditions dont il était demeuré comme d’accord avec M. de Rohan, qui étaient avantageuses et honorables pour le roi et utiles pour l’Etat, lesquelles furent trouvées raisonnables par tous ceux du conseil, qui étaient le Roi, M. le cardinal de Retz, M. le connétable (NDLR Luynes], M. de Chaulnes, M. de Schomberg et M. de Puisieux qui n’y était qu’en qualité de secrétaire d’Etat et debout, mais ne laissant pas d’en dire souvent son avis. Mais M. de Schomberg ajouta à son opinion que, bien que les articles apportés par M. le connétable ne fussent à rejeter, néanmoins qu’il ne conseillait pas que l’on les accordât présentement, mais que l’on les dilayât pour 15 jours attendu qu’en ce temps-là le Roi serait maître absolu de Montauban, et aurait les mêmes conditions en sa puissance que l’on lui offrait maintenant, et de plus hautes s’il en demandait ; et comme M. de Chaulnes répliqua qu’en cas que l’on ne prit point Montauban, si on était assuré d’avoir les mêmes conditions, M. de Schomberg dit que c’était un cas qu’il ne fallait pas poser parce que la prise en était infaillible ; qu’il en répondait au Roi sur son honneur et sur sa vie, et qu’en cas que cela ne fut, il voulait que le Roi lui fit trancher la tête. Sur quoi il fut résolu de remettre à quinzaine le traité et de le mander à M. de Rohan qui en attendait la réponse à Reviers.

Ce jour même, M. le maréchal de Thémines manda à M. le connétable que son quartier diminuait de gens à toute heure ; et que ses gardes étaient si petites [320] que si les ennemis entreprenaient sur eux ils seraient forcés d’abandonner leurs tranchées ; que pour cet effet, il le suppliait qu’il entrât tous les soirs de notre quartier 600 hommes pour garder le sien.

[331] …(Bassompierre reproche au connétable d’avoir)  « entrepris le siège de Montauban sans dessein, car vous ne vous y êtes embarqué que sur l’assurance que le comte de Bourfranc vous avait donné de trahir la place » – Il me dit lors que c’étais Esplan qu’il l’y avait engagé, et Schomberg empêché de d’en dépêtrer honorablement ; que le roi était bien mal satisfait de lui, et qu’il était fort content de moi, et qu’il me croirait désormais aux choses de la guerre et non lui…

 

Il me commanda ensuite d’embarquer M. de La Force à parler avec M. le duc de Chaulnes, ce que je fis pour le samedi 30 octobre, auxquels messiers de la Force et d’Orval, avec quelques uns des principaux de Montauban, sortirent par la porte de la ville, qui entre le bastion de la Garrigue et les cornes que nous attaquions, et environ à 200 pas de la ville, M. de Chaulnes et moi nous y trouvâmes. Nous nous saluâmes avec beaucoup de tendresse et d’affection ; ils prièrent qu’on ne parlât point en particulier, parce qu’ayant affaire à une ville jalouse et à un peuple soupçonneux, cela pourrait porter préjudice. Il y eut beaucoup de discours de part et d’autre qui, enfin, aboutirent de leur part qu’ils étaient très humbles serviteurs et sujets de sa Majesté, ne respiraient qu’une entière obéissance a ses volontés et commandements, pourvu que le libre et entier exercice de leur religion et les autres choses  accordées par leurs édits, soient ponctuellement observées et M. de Chaulnes conclut sur l’assurance que le Roi les recevrait en bonnes grâces quand ils se remettraient en leur devoir ? Voilà en quoi consista cette conférence et le fruit qu’elle apporta, qui fit bien connaître qu’ils n’étaient pas pour raccrocher le précédent accord non plus que M. de Rohan, qui n’y voulut plus entendre ; ce qui porta le Roi et M. le connétable à se résoudre le mardi 2 novembre, de lever entièrement le siège de Montauban.

 

Note : dans l’Histoire Générale du Languedoc, leurs auteurs indiquent une faute d’impression, car il ne peut s’agir du 17 octobre, mais du 7 qui est bien un jeudi.

 

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Le culte à Sayrac pendant la Révolution (en ligne le 10.08.08)

 

 

 Le culte  rétabli à Sayrac en 1800

 

Le culte à Sayrac  sera rétabli en juillet 1800

 En 3 jours, la procédure est conduite à son terme (cahiers des délibérations de la commune de Villemur) :

- demande de l’exercice du culte et de l’église affectée à ce but par Jean Couderc, Jacques Gilibert, Jean Muret et François Bardi

- 2 ministres du culte demandent d’exercer leur culte à Sayrac  Jean-François Laroque et  Etienne Henry Dassier.

 

 

Délibérations page 178

Aujourd’hui 27 du mois de messidor l’an 8 de la République française [16 juillet 1800]  une et indivisible, les maire et adjoint de la commune de Villemur assemblés dans le lieu ordinaire de leur séance

Se sont présentés les citoyens Jean Couderc, Jacques Gilibert, Jean Muret et François Bardi, tous propriétaires domiciliés tous les 4 du lieu de Sairac dans cette commune, lesquels o,nt dit qu’ils désirent faire exercer le culte catholique dans le lieu de Sairac, et pour se conformer à la loi du 7 vendémiaire an 4 et autres rendues sur la police des cultes, ils demandent que la cidevant église de Sairac leur soit délivrée à cet effet, ainsi que la clef d’icelle dont le Citoyens  Jean Couderc, l’un des comparants sera le dépositaire et la représentera à toutes réquisitions demeurant leur offre de se conformer à tout ce qui est prescrit par les lois précitées, apeine de tous dépens dommages et intérêts.

 

Les maire et adjoints de la commune arrêtent :

1° La cidevant église de Sairac est accordée aux comparants pour y faire exercer le culte conformément à leur demande ; en conséquence la clef en sera remise audit Jean Couderc

qui en restera le dépositaire et la représentera toutes les fois qu’il en sera requis.

2° les comparants demeurent chargés de l’entretien et de la réparation de la dite église conformément à l’article 2 de la loi du 7 vendémiaire an 4 ; auquel effet ils seront tenus de faire procéder à leurs frais par les citoyens  Jean Darasse dit faure et Jean Pierre Darasse son frère maçon et à la vérification de l’état actuel où se trouve ladite église.

3° les comparants sont également tenus de se conformer à la loi du dit jour 7 vendémiaire an 4 et autres à ce relatives concernant le choix du ministre qu’ils entendent employer pour l’exercice du culte.

Ainsi délibéré à la maison commune de Villemur, les jours et an que dessus. Ledit Couderc à signé avec nous, non les autres comparants pour ne savoir de ce requis.

 

NDLR : L'article 17 de la loi du 7 vendémiaire an IV  [29 septembre 1795] prescrit que l'enceinte choisie pour l'exercice d'un culte soit indiquée et déclarée à l'adjoint municipal

 

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Aujourd’hui 29 messidor de la République française [18 juillet 1800] par devant nous B Ratier adjoint de la commune de Villemur, en l’absence du citoyen Malpel maire et Pendaries Bremond ?? adjoint s’est présenté le citoyen Jean François Laroque ministre du culte catholique apostolique , romaine romaine lequel  a dit que désirant exercer  les fonctions de son culte   il désigne pour cet effet l’enceinte de la cidevant église de Sairac sise en cette commune et pour se conformer d’ailleurs à la loi du 21 nivôse dernier a fait en nos mains la déclaration suivante : je promets d’être fidèle à la constitution de quoi nous lui avons donné acte.

 

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Soumission Dassier page 179

Aujourd’hui 5 thermidor an 8 de la République française [24 juillet 1800]  par devant nous Frédéric Malpel maire et B. Ratier adjoint de la commune de Villemur, s’est présenté le citoyen Etienne Henry Dassier, prêtre ministre du culte catholique apostolique romaine lequel désirant exercer  les fonctions de son culte et pour se conformer à la loi du 21 nivôse dernier a fait la déclaration suivante : je promets d’être fidèle à la constitution

Ledit Dassier voulant se conformer à la loi du 7 vendémiaire an 4 désigne  l’intérieur  de la ci-devant église à Sairac pour l’exercice de son culte et en fait la demande.

 

 

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C'est avec le concordat signé le 15 juillet 1801 que l'on pourra parler de l'exercice du culte catholique de l'Eglise catholique apostolique et romaine, culte pleinement rétabli à Paques 1803.

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 La mort de Scipion de Joyeuse

 

 La mort de Scipion de Joyeuse a lieu le 19 octobre 1592

 Le duc de Montmorency écrit au roi  le 25 octobre 1592

 Henri IV l’apprend le 7 novembre d’un courrier du sr de Thémines

           cf lettre au duc de Nevers

 

Lettre du Roi Henri  IV du 7 novembre 1592 au duc de Nevers

Mon cousin

Comme je commençais à m’endormir, on m’est venu réveiller d’une très bonne nouvelle, de quoi aussi soudain je vous ai voulu faire part. C’est un gentilhomme que m’en envoyé le sieur de Thémines qui m’ a apporté la défaite de M. de Joyeuse devant Villemur où il est mort ; 2000 hommes aussi de morts et 5 canons de pris et 26 enseignes. Je vous prie d’en faire chanter le te Deum et tirer le canon. Je voudrais tous les soirs être réveillé par d’aussi bonnes nouvelles en peine de ne dormir point. Bonsoir mon cousin. 

 

 

 

 


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