BONDIGOUX   



 

 

BONDIGOUX

©

 photo crédit paroisse Villemur © CT

 

 paroisse

Diocèse

 civil

(au sein des Sénéchaussées)

Diocèse ecclésiastique

avant 1803

 

Saint Patron

Patronage

Possession de

BONDIGOUX

 

MONTAUBAN

MONTAUBAN

 St Orens

 Chapitre de Moissac

[1/3 dîme]

Nom d'origine gallo-romaine. Sans doute un personnage gallo-romain, qui aurait donné son nom au village [Bodenus, Boduacus], ou éventuellement germanique [Boddo]. Dénominations : Lobaressis vers 1317, Bondigono (1377), Bondigos (pouillé Montauban, 1500), Sancti-Petri  de Montdigos (1538), Les habitants se nomment les Bondigounais.

Avant la Révolution, cette communauté paroissiale dépendait de la communauté de Villemur (consulat de Villemur).

Avant 1317, elle relevait du diocèse de Toulouse, de 1318 à 1790 du diocèse de Montauban, après 1790 du diocèse de Toulouse.

La titulature principale est saint Orens (1er mai). Le patron secondaire est saint Roch.

 

 

Le droit de nomination à  la cure  revient conjointement à l’évêque et le chapitre de Moissac 

 

Plusieurs communautés sont repérables sur plusieurs sites du territoire

-         une implantation médiévale au bas du lieu-dit Saint-Martin, à l’anse du Souhet. Le site le plus anciennement connu se trouve, au nord du village, au lieu-dit « la mouline », qui, à l’époque féodale, possédait dans l’anse du Souhet,  un fort, un château faisant de Bondigoux un castrum dont aucun vestige ne subsiste aujourd’hui. Autour du château fort de la Mouline, des habitations se groupaient, comme sans doute au bas des coteaux de Saint-Martin

-         un prieuré de Lobaressés, là pense-t-on, là où se trouve l’église actuelle, environnée d’un habitat qui relève du XVIe siècle (communication Georges Labouysse).

-         Un lieu-dit Penavayre, aujourd’hui Vernhes, au bord du Tarn. C’est là que des historiens situent le site initial de l’église de Bondigoux. D'autres identifieraient ce site avec Lobaressés? 

 

Bondigoux (dénomination) apparaît peu dans les documents.  Le saisimentum de 1271 ne mentionne ni Bondigoux, ni Lobaresses. Une charte des coutumes est accordée en 1268 par Pierre de Lobaresses ( cf. Jannette Lagarde).

Le prieuré de Lobaressés est la dénomination la plus fréquente - Bondigoux n'apparaissant plus, à un moment donné.

 Plusieurs dénominations  des titulatures et patronages des lieux.  

On relève plusieurs vocables :

- Sainte-Marie, sanctæ Mariæ de Lobaresciis [1050-1150], [1240]

- église Sainte-Marie et prieuré. [Aymeric de Peyrac, chroniques, vers 1400]

- Saint-Pierre,  Sancto Petro de Lobaressas –[1249] [1730]

 prieuré de Saint-Pierre de Lobaressés [1420, 1445, Andurandy],

- Sancti-Petri de Montdigos [1538],

- Saint-Orens,  [rectorie de Saint-Orens - 1531]. 

Bondigoux est prise par les huguenots en novembre 1568. Le danger doit subsister à l’évidence pour qu’en 1586 soit indiqué que « la levée de la dîme y est estimée dangereuse ». 

 

Le vocable de Bondigoux semble supplanter celui de Lobaressés entre 1445 et  1486.


M. Gérard Pradalié, médiéviste, présente cette hypothèse

(communication personnelle de janvier 2011)

- n’aurait-on pas, avant l’an Mil, déjà deux églises, à Saint-Martin et Saint-Orens de Bondigoux/Pénavayre, Les dédicaces, en tout cas, semblent conforter l’hypothèse de leur ancienneté.

« L’apparition, vers l’an Mil ou peu après, d’un château (dans une boucle du Souhet) pourrait avoir attiré un autre habitat villageois et avoir poussé la famille seigneuriale de Lobaresses à y construire une chapelle (voire une église), dépendante sur le plan paroissial de Saint-Orens, du moins dans un premier temps. Cette chapelle ou église a pu porter une double dédicace (les dédicaces multiples existent), tantôt Saint-Pierre, tantôt Sainte-Marie (tardivement Notre-Dame). Ces noms, en particulier Pierre, sont plus en accord avec le contexte religieux des XIe-XIIe siècles (montée en puissance de l’Eglise romaine) que Saint Martin ou Saint Orens. C’est cette chapelle ou église qui aurait été donnée à Moissac pour devenir église du prieuré de Lobaresses, à une date mal connue, mais pas forcément vers 1050. Ce prieuré a pu renforcer le rôle attractif du château, ne serait-ce qu’en attirant une population de domestiques, et contribuer au développement du peuplement de Lobaresses ».

- Au regard du texte de 1050 qui établit Moissac dans la possession de Lobaresses, Gérard Pradalié, se demande si la présentation, mentionnant les droits de sépulture, n’est pas anachronique, « car nous avons là ce qui fait une église paroissiale. Or les paroisses avec leurs droits afférents ne se forment qu’une cinquantaine d’années plus tard. Ceci semble un faux, rédigé plus tard - c’est d‘ailleurs une notice –[écrit] destiné à revendiquer des droits paroissiaux pour l’église prieurale de Lobaresses, à contester donc les droits de l’église paroissiale de Saint-Orens et peut-être éliminer Conques.  Ce qui semble s’être passé. 

     Mais la population de la communauté (de la paroisse) a pu rester, pendant des siècles, éclatée entre deux, voire trois pôles (Saint-Martin), Saint-Orens de Bondigoux et son cimetière gardant longtemps le rôle de centre paroissial, dans un climat de tensions avec Lobaresses, c’est-à-dire entre les deux abbayes de Conques et de Moissac ».

« La situation ne semble pas avoir évolué ensuite jusqu’au XVIe siècle, avec une église paroissiale et une église du prieuré, lequel est rattaché au chapitre de Moissac en la personne du cellérier. Situation nouvelle qui semble favoriser dans les faits la disparition du prieur (même si le cellérier est encore appelé prieur en 1525 ; pour la dernière fois ?) et donc du prieuré, dont seuls les revenus rappellent l’existence passée. On peut avancer d’autres hypothèses : les inondations du Tarn en 1522, l’existence d’un noyau de population plus important à Lobaresses qu’autour de Saint Orens. Mais c’est l’effacement du prieuré en tant que tel qui me semble la principale explication du transfert du siège paroissial et du nom de la paroisse de Penavayre à Lobaresses. Il l’aurait en tout cas grandement facilité ».

 

 

M. Régis de La Haye

Présente cet état de la question communication avril 2012 - ICI

 

LES  ÉGLISES

On est en présence de deux églises

-         le prieuré de Lobaressés, possession de l’abbaye bénédictine de Moissac. Cette église demeurera prieurale jusqu’à la sécularisation de l’abbaye. Elle devient  église paroissiale et prend le nom de Bondigoux. Le document probant qui nous soit connu est celui de la translation du cimetière. Plusieurs périodes et motifs à ce transfert peuvent être retenus, transfert qui a pu avoir lieu entre 1525 et 1645, voire plus tard (absence d’éléments déterminants) : inondation du Tarn (1525) ? guerres de religion et église non reconstruite (1568) ? sécularisation de l’abbaye de Moissac avec son incidence sur le prieuré (1616) ?

-         L’église de Bondigoux, possession de l’abbaye de Conques. L’érosion rapide des possessions de cette abbaye se constate ici. Très vite Conques n’est plus mentionné. Bondigoux a été donné à  Conques vers 1100 ed cesse vers 1153.

 

Pénavayre avait église et cimetière

Ce lieu deviendra le domaine du duc de Lesdiguières, puis de la famille montalbanaise Blazy.

 

Dans les années 1047/1059/1072 ? une église appelée Loparecas  avec le cimetière et quelques revenus, est donnée à l’abbaye de Moissac, à l’abbé Durand de Bredons en Auvergne, abbé de Moissac,  par Pons  Hugo et son frère Aton. L’abbé  Durand « acquit selon l’appellation des gens,  Loparecas sur le Tarn  »

« Notice sur la donation, que Pons Hugues et Aton, son frère, ont ordonné d’écrire, en présence de l’abbé Durand, de l’église qui s’appelle en langue vulgaire Loparecas, qu’a donné ledit Pons Hugues, et tous ses frères avec lui, à saint Pierre et au monastère de Moissac, pour l’amour de Dieu, et à cause du dévouement pour la rédemption de son âme et des âmes de tous ses parents. Il donna donc, pour que cela soit connu plus clairement, tout le cimetière de l’église, et toute la moitié du droit aux dîmes, et la dixième part de ce port qui est sur le fleuve le Tarn, et ensuite toute la ville intégralement, exception faite de la seule moitié du marché de cette’’ villa’’ (demeure rurale/village). Ledit Pons Hugues donna donc audit monastère la condamine, qui est à côté de la nause, et à un autre endroit, à La Croix de la Peyre, 10 arpents de terre. Et Aton, le frère de Pons, donna une autre condamine, qui est à côté de cette condamine, près du cours d’eau. Cette donation a été validée par les susdits frères pour telle raison, que durant tous les siècles les moines du susdit monastère la conservent, et la possèdent sous d’heureux auspices pour l’assistance aux pauvres. Pons Hugues et tous ses frères ont validé ».

LOCALISATION  DES ÉGLISES

La localisation précise n'est guère enivisageable. Aucun document connu ne l'avance et ne peut confirmer une hypothèse.

Jeannette Lagarde, Véronique Gayraud, M. Gérard Pradalié voient Lobaréssés, là où se trouve Bondigoux aujourd'hui, et l'ancien Bondigoux au bord du Tarn à Pénavayre/Vernhes... avec une translation de lieu et de dénomination au XVIe-XVIIe siècles. Nous avons suivi cette hypothèse reçue.

M. Régis de la Haye, à la suite du document ci-dessus,  localiserait Lobaressés au bord du Tarn à Pénavayre.

 

TROIS FAITS CONNUS

Un cimetière et une église se trouvaient à Pénavayre/Vernhes

  • l’achat de Pénavayre  en 1645 par M. Blasy: « lieu anciennement nommé de Pénavaire, de la contenance de vint-quatre éminées, deux rases, six boisseaux [14, 47 ha], confrontant au levant terre de Jean et Pierre Molinier, terre de Jean et Pierre Molinier, frères,  terre de Jacques Pomier, et prés des héritiers de François Mestre, fossé entre deux, midi le grand chemin tendant de Villemur à Bondigoux, cimetière de Saint-Orens, couchant et septentrion, le ruisseau du souhet » [acte passé chez Me  Esteverim, le 3 janvier 1645]. 

La vente du cimetière a lieu. La date ne nous est pas connue. Les éléments consignés au sujet de la vente en 1715 font penser que la  période de la vente du cimetière correspond à celle de sa translation, i.e. en 1696.

Le cimetière est transféré dans le village actuel, près de l'église actuelle en octobre 1696. La translation du cimetière est immédiate et effective « Jeanne Marty fut ensevelie au nouveau cimetière derrière l’église et fut la première qui y fut mise » le 14 octobre 1696.


 

 Blasy ou Blazy. Marguerite de Solinhac épouse de Jean Blasy, bourgeois de Montauban, est décédée à Bondigoux le 23 février 1706 et inhumée dans l’église du lieu. Elle a deux fils : Jean, conseiller à la cour des Aydes de Montauban et Antoine Blasy de Bernoy, conseiller du Roi, et deux filles : Anne et Marthe. Les Blasy appartiennent à une riche famille bourgeoise de Montauban, alliée à plusieurs familles protestantes, appartenant par les offices à la noblesse de robe : les Constans, les Bardon. Blasy, négociant de Montauban, fermier de nombreux bénéfices de l’évêché, achète l’hôtel, près de la cathédrale, appartenant à Thomas d’Escorbiac, qui l’a reçu de son cousin, Guichard Constans.


 

Sources moissagaises

1 / Chronique d’Aymeric de Peyrac  (rédaction vers 1400) abbé de l’abbaye de Moissac, de 1377 à 1406.

2 / Inventaire ou répertoire général d’Evariste Andurandy, prêtre de Moissac (établi en1730).

 

 

L’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem  possède à Bondigoux « l’Hôpital-Bas » sur la route de Layrac, ainsi que la tuilerie.Il existe par ailleurs l’Hôpital-Haut. Ces lieux-dits de l’Hôpital se situent de part et d’autre de la route de Layrac [D22]. Il s’agit plutôt d’une désignation renvoyant au possesseur qu’à une fonction hospitalière attribuée, sans autre fondement. La possession de la tuilerie par l’Ordre de Malte est attestée en 1789, lors de la construction de la chaussée de Villemur.

 

 

SEIGNEURS DE BONDIGOUX

On relève la famille de Sers (Sers de Casteras) comme seigneurs de Bondigoux : Jean Pierre de Sers, sieur de  Saignes, épouse le  2 juillet 1632 Marguerite de Clarac (de Mirepoix). Il  donne naissance aux Sers de Bondigoux et Saignes. Son fils, Bertrand de Sers, seigneur Bondigoux, épouse le 19 octobre 1661 Anne Pagès.

 

FAMILLES ET  PATRONYMES DE BONDIGOUX 

Etre 1707 et 1717, cinq enfants de Jean Bernard de Chambon[1][1] et de Marguerite-Marie de Py de Marc naissent à Bondigoux. [Antérieurement, les Chambon de la Barthe sont mentionnés sur Layrac. Voir Layrac. Quant aux Clarac, voir Mirepoix.]

Parmi les familles de Bondigoux, on relève : Aché, Arnal, Baudouin, Bories, Brassier, Cailhassou, Calmettes, Chaubard, Esculié, Fignac, Gary, Gay, Londres, Pendaries, Rouzet, Roques, Terrancle,  Terrisse, Vernhes.

Les familles bourgeoises, propriétaires de métairies à la fin du XVIIe siècle, sont : les Blasy, Pomier, Dardenne, les Boyer de Tauriac.

 

Alexis-Marie Descuret, curé, prêtre réfractaire, témoin de la foi

  le 17 juillet 1740, à Millau, fils de André Descuret, avocat en Parlement, et de Jeanne Alric. Elève et membre de la Congrégation de la Doctrine chrétienne (les ‘’doctrinaires’’), il reçoit les Ordres de 1766 à 1771, diocèse de Rodez, des mains des archevêques d'Avignon et d'Aix et de l'évêque d'Alet. Il succède à son oncle, comme curé de Bondi­goux et de Villematier, son annexe.

Il est remplacé par le prêtre constitutionnel, le 19 juin 1791 et quitte Bon­digoux pour se retirer à Toulouse, rue des Fleurs, dans une maison qui lui appartient. Le 1er septembre 1792, il prête le serment de liberté et d'égalité (non schismatique), comme doctrinaire, logé rue Saint-Rome ; le 16 septembre, il prend un passeport pour Bagnères-de-Luchon, passe en Espagne. Peu après, rentre en France, est arrêté à Toulouse ; demande vainement, en décembre 1792, sa mise en liberté. L'Administration départementale trouve sa conduite mysté­rieuse et contraire aux lois et, le 23 février 1793, le condamne à la déportation.

Il reste encore plus d'un an dans les prisons de Toulouse et y subit divers interrogatoires. Enfin, le 22 avril 1794, il est conduit à Bor­deaux avec un convoi de onze prêtres déportés de l’Aude et huit autres Toulousains. Il est reclus au Fort du Hâ.

Pendant ce temps, les autorités mettent en vente sa maison de Toulouse et font l'inventaire des effets et meubles déposés à Bondi­goux chez les citoyennes Laroche, Darnaud et la veuve Fignac.

Malade, l'abbé Descuret entre à l'hôpital Saint-André le 8 sep­tembre 1794 et y meurt le 24  septembre de la même année.

Il a deux frères prêtres, dont l'un, Jacques-Laurent, est cordelier à Condom.

 

 

HISTOIRE DE L’ÉGLISE DE BONDIGOUX

 

 L'église postérieure aux guerres civiles et religieuses

Celle-ci ne nous est connue qu’à travers celle qui a dû être reconstruite après les guerres civiles et religieuses. Bondigoux est en effet mentionné dans la liste des églises reconstruites donnée par le chanoine Gayne. Le premier document  connu qui renvoie à cette église concerne les BMS et notamment les sépultures effectuées à l’intérieur de celle-ci (cf. 1635).   

 

                         

                       

                         Bondigoux 1865 © J.Lagarde et M. Estabes

La démolition de l’ancienne église  reconstruction d’une nouvelle église [1875-1899]

 

A/ première étape ; 1873-1875

Le projet est formé dés 1870. Les plans de l’architecte Germain Dutour sont  adoptés le 13 octobre 1873. L’adjudication a lieu le 19 octobre 1873. La première pierre fut posée et bénite le 4 janvier 1874 par Mgr Goux curé-doyen de la basilique Saint-Sernin [futur évêque de Versailles en 1877]. En avril 1874, les travaux sont déjà commencés. Ceux-ci consistent en la construction de la nef avec trois chapelles, du chœur et des deux sacristies. Le clocher est bâti jusqu’à la hauteur de l’édifice.

Le 18 octobre 1875, Mgr Desprez consacre l’église,

 

Semaine catholique de Toulouse du 24 octobre 1875, p 1022 : 

« le lundi 18 octobre, Mgr l’archevêque a consacré la nouvelle église de Bondigoux. La veille au soir, toute la population, M. le maire en tête, s’était portée à la rencontre du premier pasteur. Pendant toute la cérémonie, elle s’est montrée attentive aux rites sacrés, avide des instructions du pontife et empressés à la table sainte. La retraite prêchée pendant huit jours par M. l’abbé Darbon, de Couladère, le zèle et les sacrifices de M. le curé portaient leurs fruits. Le conseil municipal, le conseil de fabrique, la paroisse entière et M. l’architecte Dutour ont reçu de Mgr l’archevêque des félicitations bien méritées … une boite scellée aux armes de Mgr l’archevêque renfermant les reliques de Saint-Orens avait été religieusement exposé à la vénération des fidèles, dans un oratoire dépendant de la maison des sœurs ... Mgr l’Archevêque est venu de là à l’église, en procession. Il a procédé à la bénédiction et à la consécration des murs tant extérieurs qu’intérieurs, du maître-autel. A cette occasion, Mgr a accordé un an d’indulgences aux fidèles présents à la cérémonie. La dite église de Bondigoux a été bâtie d’après les plans de M. Dutour Germain, etc… ».

 

En 1890 des réparations sont requises aux murs, à la toiture de la nef et des chapelles.

 

B/ deuxième étape : construction du clocher, des chapelles et des fonts baptismaux [1898-1899]

Une  deuxième phase de travaux a lieu avec la construction du clocher, de deux  chapelles [côté nord, crées sur l’espace de l’ancien cimetière, transféré en 1878 là où il se trouve actuellement]  et des fonts baptismaux (1897 et 1899). Joseph Thillet en est l’architecte. 

 

La réception provisoire des travaux a lieu le 20 octobre 1898 et la réception définitive le 26 octobre 1899. Des travaux supplémentaires sont décidés le 8 juin 1899, selon le devis dressé en date du 21 mai précédent, travaux menés encore par Fauré, agréé le 27 juin.

 

 

L’église de Bondigoux a comme particularité les peintures murales réalisées entre 1908 et 1923 par le curé Moussié (sanctuaire, chapelles cf. Sainte-Germaine). Certaines n’ont pas été terminées. On lui doit le monument aux morts [il avait aussi réalisé les monuments aux morts du Born et du Terme]

Le sanctuaire connaît des modifications en 1945, l’autel perdant son ciborium ; d’autres aménagements interviennent et dans les années 1975, avec la mise en place d’un autel  tourné vers l’assemblée.

 

  

   Peintures murale du sanctuaire par  l'abbé Moussié © CT

 

Les mesures de l’église dans œuvre sont :  longueur 20,40 m ; largeur,  9 m ; hauteur de la nef, 12,60 m ;  hauteur du clocher (hors croix), 37, 50 m.

 

 

 Ecclésiastiques originaires de Bondigoux

- Mgr Louis Ricard (1868-1929) Evêque auxiliaire de Nice en 1923, évêque en 1926. Il avait été professeur au grand séminaire de Toulouse. Il a pour frère le général François Ricard (1848-1951). Tous deux sont nés à Bondigoux. Le général y est inhumé.

 

- M. Pierre Calmettes (1792-1857), prêtre de Saint-Sulpice (sulpicien), directeur au séminaire diocésain d’Autun – présent en 1826, professeur de morale et moraliste renommé. Il était né à  Bondigoux le 7 octobre 1792 et appartenait à une ancienne famille. Il passait, chaque année, les mois d’été à Bondigoux. Sur des questions difficiles, il était apprécié pour sa qualité de jugement, aussi bien  localement que par l’Archevêque. Il est décédé à Autun le 16 avril 1857.

 

 

 

SOURCES

ANDURANDY (E.),  Inventaire ou répertoire général des actes titres documents et des archives du vénérable chapitre de Saint-Pierre de la ville de Moissac, diocèse de Cahors, tome er, Moissac, 1730 [Mairie de Moissac].

DE LA HAYE (R), Moissac, http://home.kpn.nl/r.delahaye  [consulté février 2011]. L’auteur y présente  diverses publications dont :

- Apogée de Moissac. L’abbaye clunisienne Saint-Pierre de Moissac à l’époque de la construction de son cloître et de son grand portail,  thèse de théologie (histoire de l'église) à l'Université Catholique de Nimègue, 1995-2011 (actualisée) (pdf, sans illustrations, 329 pages)

- Aymeric de Peyrac, abbé de Moissac de 1377 à 1406, chroniques des abbés de Moissac.

Edition, traduction et annotation (pdf, 367 pages). 

Ibid, édition traduite et commentée par Régis de la Haye, Katholieke universiteit Nijmegen,  Masstricht, 1994.

FRAÏSSE (Ch.), Moissac, Histoire d’une abbaye, Mille ans de vie bénédictine, éditions La Louve éditions, Cahors, 2006,

GABOLDE (H.),  Monographie de Bondigoux (instituteur communal), avril 1885, BR 4° 584

LAGARDE (J), Raconte-moi Bondigoux, pro manuscipto, 1ère éd 1988, 2° éd revue et complétée,1997.

LAGRÈZE-FOSSAT (A.), Etudes historiques sur Moissac, 1872, rééd. 1993-1994

Treignac, 4 vol. Paris, réédition, 1994.

MÜSSIGBROD (A.), Die Abtei Moissac, 1050-1150, zu einem zentrum cluniacensischen mönchtums in südwestfrankreich, W. Fink Verlag, Mûnche, 1988.

PEÑA (N. de), Les moines de l’abbaye de Moissac de 1295 à 1334,  entre coutumes clunisiennes et nécessités économiques, cahier Mabillon,  Cahiers Mabillon 1,  Brepols, Turnhout (Belgique), 2001.

TEYSSEYRE (Ch.), Eglises et chapelles du canton de Villemur-sur-Tarn, AREC31,  Ed Empreinte, Portet-sur-Garonne, 2011.

 

 

LE  CHATEAU DE VERNHES ET SA CHAPELLE

 

[1]Au lieu dit Pénavayre, château  Blasy, chateau de Vernhes. 

 

Cette chapelle a été rebâtie en 1713. Elle est, nous semble-t-il, après l'église du Born, le plus ancien édifice religieux du canton non remanié

Le 13 juin 1842 le marquis de Tauriac obtient la permission de Mgr l’Archevêque de Toulouse de pouvoir faire célébrer la messe dans sa chapelle domestique.

En 1845, cette même chapelle recevra la visite de l’archevêque  Mgr d’Astros.

Elle comprend plusieurs sépultures de la famille de tauriac

 

Depuis janvier 1964, le château de Vernhes est une clinique.

Ses propriétaires successifs furent : le duc de Lesdiguière, vicomte de Villemur, qui le vendit à Jean Vernhes, bourgeois. Plus tard, en 1645, c’est le sieur Blaise Blasy, marchand de Montauban qui en est le propriétaire ; il fait construire la château  entre 1650 et 1700. Le pavillon de « la petite folie » porte la date de 1685. Les  Boyer de Lacoste-Mailhac, trois frères ensemble, achètent ensuite le vaste domaine de Vernhes en 1737 à Mme Marianne de Blasy, comtesse de Lussan, et à leur tour, le cèdent à leur neveu, le marquis de Tauriac qui y fait des travaux de 1739 à 1741. Sa descendance occupe le château jusqu’en 1853. Alors le marquis Amédée de Tauriac vend Vernhes à un ancien banquier, M. Saturnin Rémy dont le fils devient maire de Villemur et conseiller général. La dernière descendante  vend, en 1937,  ce qui reste du vaste domaine qui s’était amenuisé,  à M. Vidal. A nouveau le bien est vendu en 1949 à M. Bonzon. Commence alors, une nouvelle période de la vie de ce château.

 

                                                                                                                      

Chateau de Vernhes à partir du cadastre de 1812 ©  Bernard Rousse 

 

 

 

    chapelle  ©  CT

 

LA PAROISSE DU FRAÏSSE  ET  SON  ÉGLISE  

 

 

Cette paroisse [nom orthographiée  : Le Fraïsse, Le Fraisse, Le Fraysse]  se situe au-dessus de celle-de Bondigoux, sur  la droite de la route de Bondigoux à Montvalen (D 61, ancienne route de Villemur à Rabastens). Elle est limitrophe des paroisses de Bondigoux, Layrac, Montvalen, Le Born, Villemur.

 

   

     Le Fraïsse ©  à partir du cadastre de 1812 - Bernard Rousse    

 

L'église du Fraïsse a pour titulature  saint Etienne. Elle est une annexe du Born avant la Révolution, appartenant u consulat de Villemur (aujourd’hui sur la paroisse et commune de Bondigoux).

L' étymologie renvoie à " forêt de frênes".

La dîme revient au chapitre cathédral de Montauban – mense St Martin [1/2 dîme] et au curé du  Born. Le droit de nomination à  la cure revient à Mgr l’Évêque de Montauban. Le seigneur temporel est le marquis de Tauriac. La paroisse du Fraïsse, annexe du Born dépend, comme celle-ci et La Rouquette, du chapitre cathédral de Montauban en 1395. La mense saint Martin affermait les églises de Le Born, et ses annexes Le Fraisse, La Rouquette. Le chapitre cathédral de Montauban y possédait la ½ de la dîme, ce qui est attesté en 1733.

 

Un plan du Fraïsse de 1645 et un autre de 1748 situent, au lieu-dit « lou clouquié » en bordure du chemin de l’église du Fraïsse, côté ouest, en direction du Souhet, un passage, puis l’église et le cimetière attenant à celle-ci.

Le cimetière se signale d'une manière propre en hiver, au printemps, en été ; l’archéologie relève des vestiges apparents au sol du XIIe au XVIIIe siècle. A plusieurs reprises, des ossements ont été levés, au cours de labours, traces de l’ancien cimetière.

Le Fraïsse est mentionné dans le cartulaire de Conques, faisant l’objet de deux donations[1]. En 1060, on y parle d’une vigne

Le Fraïsse est mentionné dans le cartulaire de Conques, faisant l’objet de deux donations. En 1060, on y parle d’une vigne de Fraïsse, possession des moines. 

L'église est en ruine après les guerres civiles et religieuses. Elle ne sera pas reconstruite.

On y connaît les Taillefer au XVIIe siècle.

 

ANNEXE 

 

Données et hypothèses de localisation et de chronologie des églises de Bondigoux

 

Au château de Vernhes

lieu dit Pénavayre, près du Tarn.

Au lieu et emplacement de l’église actuelle de Bondigoux

XII

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

XVIe

église paroissiale

église de Bondigoux

 

 

 

*Loparecas  - 1047-59

*église dénommée Sainte-Marie de Lobaressés, entre 1050 et 1150 et  en 1240 (bulle, Sanctae Mariae de Lobaresciis).

* en 1240 Lobaressés n’est plus mentionné comme prieuré mais comme église Sainte-Marie. La mention de prieuré réapparaît en 1295 : oubli ? ou perte temporaire de son statut de prieuré ?[1]

« Nostre-Dame de Lobaresses, autrement Bondigoux »[2].

 

* Saint-Pierre de Lobaressés (prieuré sans doute, mais ce n’est pas précisé) – 1249 (réclamations de l’abbé de Moissac),

1445 et 1730 (Andurandy)

*prieuré dénommé Saint Pierre de Lobaressés 1420 (Andurandy) ; 

* prioratus Lobareciis  alias de Bondignos (Aymeric de Peyrac,  abbé de Moissac de 1377 à 1406,  )

*  le cellérier comme prieur de Bondigoux , 1486 (Andurandy) ; prieur de Bondigoux 1525 (Andurandy) ;

 

dénommée  Saint-Orens

 

dénommée St Pierre de Bondigoux (1538)

mais aussi  rectorie paroissiale de Saint-Orens (janvier 1531).

 

XVIIe

1645 vente de Penavayre à M.  Blasy.

L’église de Bondigoux devient l’église paroissiale

elle  prend le patronage de saint Orens.

 

XVIIe-XVIIIe

cimetière Saint-Orens

vente relatée en 1715.

Translation du cimetière en  octobre 1696.

 
On se souvierndra qu'une autre hypothèse pourrait être formulée,  localisant Lobaressés au bord du Tarn.
 

État des sources et de la recherche au sujet des  dénominations ou dédicaces

Quelle est la relation entre les diverses dénominations : Sainte-Marie, Saint-Pierre ? Ceci nous demeure une interrogation. Qu'est-ce que chacun des patronages recouvre-t-il et désigne-t-il ?

Il faut noter que tant les sources rencontrées que les historiens consultés n'indiquent qu’un seul patronage de l’église et du prieuré, soit Sainte-Marie, soit Saint-Pierre :

- église Sainte-Marie de Lobaressés [Bulle Grégoire IX en 1240, Aymeric de Peyrac vers 1400, les historiens moissagais : Axel Müssigbrod, Régis de la Haye, Chantal Fraïsse],

- prieuré Saint-Pierre de Lobaressés [1ère occurrence connue :Aymeric de Peyrac, vers 1400 et Andurandy, en 1730 ;  l’historien moissagais : Lagrèze-Fossat] – Saint-Pierre, seul [ 1ère occurrence connue : 1249, réclamations par l’abbé de Moissac cf. l’historien Lagrèze-Fossat].

La création d‘un prieuré à Lobaressés est située après 1240 par la plupart des historiens cf. Nicole de Peña ; Régis de la Haye ; Quant à Axel Müssigbrod, il considère celle-ci plus ancienne, avant 1240.

Enfin pour Aymeric de Peyrac (1400), Lobaressés et Bondigoux sont équivalents

 
 

[1] Cf. Nicole de Peña,op. cit., p.18. Celle-ci  dresse une carte des prieurés. Elle situe les prieurés de Lobaressés et de Villematier comme des prieurés créés après 1240.

[2] ADTG G 588 (Andurandy 1668 p 4 ) ; G 588 (dénombrement) – cité ainsi par Régis de la Haye, Apogée de l’abbaye de Moissac, op.cit. ; cf. http://home.kpn.nl/r.delahaye/apogee%20de%20moissac.pdf,  p. 118.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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