Biographies Sayracoises   



 

  BIOGRAPHIES  SAYRACOISES

 

                       en  hommage à ....     [cliquer sur le nom]

             

                              Pierre Benech

 

 

               en mémoire de....       [cliquer sur les noms]

 

       

               Jean-François d'Aubuisson

         

           Mgr Henri Lespinasse de Saune

 

           le commandant Gabriel

                       Lespinasse de Saune

                   

 

                         &

 

 

Jean Baptiste -Thomas FAURÉ

(1858-1940)

 

C'est à Sayrac que naquit, le 5 juin 1858, Jean-Baptiste-Thomas Fauré. Au sein d'une famille profondément chrétienne, il fut formé à la piété, et c'est dans ce milieu que germa sa vocation. Après ses études à la Communauté des Clercs de la Métropole, il entra au Grand Séminaire où se perfectionnèrent sa piété, son obéissance et son savoir.

 

Ordonné prêtre. le 7 juin 1884, il fut nommé le 18 juin, vicaire à Garac, où il ne passa que quelques mois. Le 1" mars 1885, l'administration diocésaine lui confia la paroisse du Terme, à quelques kilomètres de son pays natal et tout près de son oncle, curé de Villematier. Il y demeura quinze ans. C'est là que le jeune curé, sous la direction peut-on dire de son oncle et de celui qui l'avait orienté vers le sacerdoce. commença son ministère. Il fut comme il devait l'être toute sa vie, le bon pasteur, veillant sur ceux qui lui étaient confiés, Par sa bonté, son zèle. sa piété il sut conquérir le cœur  de tous, paroissiens et confrères. Il ne s'occupa pas seulement du bien spirituel de son troupeau, mais il voulut que ]'église fut digne de Celui qui l'occupe. Il en acheva la restauration commencée par son prédécesseur.

 

Le 24 juin 1900, c'est la paroisse de Plagne, doyenné de Cazères, qui lui est confiée avec son annexe Ausseing, doyenné de Salies. La distance entre les deux paroisses était de 6 kilomètres sans route directe, à cette époque, C'est à travers bois qu'il s'était lui-même tracé le sentier qu'il suivait d'un pas alerte et solide.

 

Le 15 mars 1906, il fut nommé à Montberaud dont il devait être le curé pendant trente-quatre ans. Sa réputation de bonté et de dévouement l’y avait précédé. Il eut tôt fait d'y conquérir le cœur  de ses nouveaux paroissiens. Dans cette paroisse très étendue. aux chemins montants et raboteux, il ne ménagea ni son temps ni ses forces. Il mit à profit sa facilité à se déplacer, sans fatigue apparente. pour visiter, toujours à pied, ses paroissiens et ses confrères. Mais ce qui lui tenait à cœur , et ce qu'il réalisa pleinement, ce fut l'embellissement et la décoration de son église, qu'il avait trouvé toute neuve, il est vrai, mais toute blanche :  « Elle est bien jolie. disait-il, mais un peu triste ». Il se mit à l’œuvre  et grâce à la générosité de ses paroissiens et à ses initiatives ]'église devenait peu à peu un monument splendide.

 

En 1934, son Jubilé fut l'occasion d'une grande solennité. Ce jour-là. il promit à ses paroissiens de rester toujours au milieu l'eux. Il a tenu parole. Au début de 1940. il vint à Toulouse demander à la science quelque adoucissement au mal qui devait le terrasser. Mais il eut hâte de rentrer à Montberaud. Il y est mort le 23 septembre.

 

A la cérémonie des obsèques, Monseigneur l'Archevêque rendit un émouvant hommage aux vertus et au zèle de l'excellent pasteur qui repose maintenant, dans le cimetière de Montberaud, à l'ombre de l'église et de la croix qu1l a fait aimer.

J. C. Semaine religieuse de Toulouse, 1940,  p 635.

 

Né le 5 juin 1858, baptisé le 6, fils de Jacques Fauré et de Anne Roumagnac. Il eut pour parrain Jean Baptiste Sérié et pour marraine Antoinette Fauré

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Thomas FAURÉ

 (1832 - 1894)

curé de Villematier de 1868 à 1894

Né à Sayrac en 1832,le 11 janvier. Il fut curé de Villematier de nombreuses années. Il nous est connu durant cette période. Il est l'oncle du précédent Jean-Baptiste-Thomas Fauré, qui lui a été curé du Terme

En 1874-75 de vives querelles intervinrent avec ses curés voisins, au sujet des limites territorilaes des paroisses, principalement avec l'abbé Bergé, curé de la Magdelaine au sujet de trois maisons "aux timbals", mais aussi avec son voisin de Magnanac au sujet des maisons de Pechnauquié à droite de la route de Toulouse à Villemur. Il fut invité à s'en tenir aux limites reconnues correspondant aux limites des sectionc civiles (cf cadastres).

    

plans  de1874 établis par M. le curé de La Magdelaine

Cette querelle pouvait avoir quelque rapport avec la population constituant la paroisse, le nombre d'habitants compris, mais plus profondément cela mettait en jeu la  définition du curé propre, du droit du curé de célébrer  baptême, mariage et obsèques de ses paroissiens. D'où l'importance des limites, quii de plus correspondaient aux limites des communautés et à l'identication de ses membres à celle-ci et à son église. Ainsi le curé de Magnanac rappelle que les fidèles de Pechnauquié sont attachés à leur église de Magnanc, non seulement parce qu'ils y célébrent les évènements de la vie chrétienne, mais parce qu'ils ont contribué aux travaux qu'elle a pu réclamer.

 Thomas Fauré avait eu quelques années plus tôt  quelque semblables oppositions avec son autre voisin, le curé de Sayrac, le curé Albert. Mais ici, C'est Fauré qui avait eu raison.

Il s'agissait des Bétirac ? qui avait franchi la route de Toulouse passant de Millères à la Bordasse, faisant construire de l'autre côté de la route. Le curé de Sayrac avait eu tout simplement la tentation de penser qu'ils faisaient toujours partie de sa paroisse, quoi qu'étant passés de l'autre côté de la route.

 

 


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